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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 13:16

Chaque semaine nous vous proposons une lettre d'Adèle de Batz

56. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

 

Adèle et Madame Belloc ont bien profité des méditations que M. Larribeau leur a données pendant son séjour à Trenquelléon. Elles se sont entretenues avec lui de la Société qui lui tient bien à cœur.

 

+ J.M.J.T.                                                                                       Ce 20 novembre 1806

Oh ! mon Dieu, dès ce moment, je me donne entièrement à Vous !

    Il vient de partir, ma chère Agathe, le digne, le respectable M. Larribeau. Il vint mardi soir, nous fit la méditation sur l'Église, sur le bonheur incomparable d'y être nées, et il dit le chapelet avec nous.

Mercredi, il fit la méditation sur l'attachement que nous devons avoir pour notre Dieu, et il dit de même le chapelet.

    Nous avons beaucoup parlé Dicherette et moi, de la Société qui lui tient bien à cœur. Il désire bien qu'elle s'augmente de dignes sujets. Il nous parla beaucoup du bon Dieu, et avec bien de l'ardeur. Que j'ai regretté que vous n'y ayez pas été. Enfin, Dieu a voulu vous priver de cette satisfaction : adorons sa sainte Volonté.

    Que je plains la pauvre Serène; nous en avons bien parlé. Il doit m'envoyer une lettre pour elle -pour quand nous pourrons la lui faire passer de quelque manière -. Elle est dans le chemin du Ciel ; il serait bien malheureux qu'elle perdit sa couronne. Ainsi, il l'exhortera fortement à avoir du courage et de la constance.

    Et Mlle Elisa de Saint-Beauzeil ? Je la désire bien, mais encore une fois, point de manches courtes : M. Larribeau nous l'a bien recommandé24.

    Voyez donc : recrutez, enrôlez, gagnons des âmes à Jésus-Christ. Et puissions-nous, par-dessus tout, sauver la nôtre. C'est là notre but, notre unique affaire : il s'agit d'une éternité ! ... Donnons-nous donc entièrement à Dieu, et protestons le-lui bien faisant les « Actes » de la semaine prochaine, qu'à proposés aussi M. Larribeau.

    Venons à l'article des commissions dont je vais vous accabler... Mille pardons, au moins ! C'est pour des choses que nous devons broder à M. Larribeau pour son église.

Je vous prie d'acheter un demi-quart et un seize de toile batiste de la plus magnifique ; un demi-quart et un seize de taffetas d'un joli rosé.

    Mme Belloc vous prie de lui envoyer deux petits écheveaux de coton tordu pour broder. Elle vous prie aussi de voir dans le tiroir de son armoire, dans une boîte, le reste de taffetas qui était resté du pied du Saint Sacrement de la chapelle, afin que vous voyiez ce qu'il a fallu de taffetas, et que vous en achetiez autant de beau taffetas cramoisi. Nous serions bien aise que vous puissiez nous envoyer cela samedi.

    Adieu, ma bien tendre amie, croyez-moi pour la vie votre chère amie en Nôtre-Seigneur.

                                                                                                                                                   ADÈLE DE BATZ

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