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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 09:07

180. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

 

+ J.MJ.T.                                                                                                Ce 29 mars 1813

 

0 mon Dieu, vous ne mépriserez pas un cœur contrit et humilié !

         J'ai bien soin qu'il ne le méprise pas, chère amie, car je suis bien misérable, et sans grande miséricorde, je suis perdue.

        0 doux Jésus, après tant de grâces que j'ai reçues de votre bonté infinie, comment ai-je pu vous être si infidèle ? Non, c'en est fait, je veux être à vous pour toujours.

         Hélas ! un seul péché mortel devrait nous faire pleurer éternellement, et combien n'en avons-nous pas commis. Écrions-nous donc : « 0 mon Dieu, vous ne mépriserez pas un cœur contrit et humilié ». Mais tâchons de le former en nous ce cœur, par une vive idée de la malice du péché, de ce qu'il nous fait perdre et de ce qu'il nous fait mériter. Mais surtout, la contrition étant un don de Dieu, demandons-la avec ardeur à l'Auteur de toutes les grâces, et qu'elle soit accompagnée d'une ferme résolution de nous corriger, coûte qu'il nous en coûte.

         Saint François de Sales, qui était naturellement vif et emporté, devint le plus doux des hommes; voilà de quoi ranimer notre confiance. Allons, faisons-nous y tout de bon. Voici tout à l'heure les grandes fêtes qui approchent, ne remarquera-t-on aucun changement en nous ?

Adieu, chère amie, je vous quitte pour aller à la Messe. Je vous embrasse en notre Jésus

                                                                                                                                                                                   ADÈLE

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