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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 09:30

Chaque semaine nous vous proposons une lettre d'Adèle de Batz

59. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

La lettre suivante contient un commentaire de /'« Acte » ainsi que l'annonce de trois nouvelles associées de Condom (Gers). Les associées de Condom, étaient des conquêtes personnelles d'Adèle, réalisées pendant le séjour annuel qu 'elle faisait auprès de ses tantes.

 

+ J.M.J.T.                                                                                    Ce 11 décembre 1806

 

Hâtez-vous Seigneur de venir à moi, afin que j'aille moi-même à Vous !

    Il se hâte bien, chère et bonne amie, ce Dieu de bonté, de venir à nous ; mais nous, nous hâtons-nous d'aller à Lui ? Hélas, II nous cherche et nous le fuyons ; II nous fait les invitations les plus pressantes : « Venez tous à Moi », et nous, toujours sourdes à sa voix, suivons bien souvent la voie que nous tracent nos propres passions.

    Cependant, voici le moment de nous corriger; voici le moment où le divin Enfant va naître. « Voici les jours de salut, voici le temps favorable ». Il est temps que nous préparions les voies au Seigneur ; que nous lui préparions dans notre âme une demeure digne de Lui ; que nous mettions tous nos soins à Le conserver, quand nous aurons eu le bonheur de Le recevoir. Disons-Lui : « Ah ! Seigneur, demeurez avec nous car le jour baisse ! » - « Sauvez-nous Seigneur, sans Vous, nous périssons ! »

    Demandons sans cesse au Dieu de toute force, celle qui nous est nécessaire pour vaincre les ennemis de notre salut : « Oh ! Dieu de mon salut, aidez ma faiblesse car je tombe sans Vous ! »

    Oui, chère Agathe, nous sommes dans l'âge des tentations ; l'heure du combat est arrivée ; armons-nous d'un véritable courage et combattons sans cesse, et, avec l'aide du Tout-Puissant, nous aurons sûrement la victoire. Le Dieu, fidèle dans ses promesses nous a promis son secours : « Celui qui espère en moi, ne périra jamais », dit le Sauveur.

    Mais tâchons de fuir tout danger, car le Saint-Esprit a dit : « Celui qui aime le péril, y périra ! ». Ainsi, chère amie, fuyons et cherchons tout notre secours en Dieu ! Aimons-Le, plus que jamais, et demeurons fermes dans son saint service.

    Nous avons, comme vous aura dit Dicherette, trois associées de plus : Mlle Joséphine Campagnol, Mlle Angélique Campagnol et Mlle Aurore Lafore. Oh ! chère amie, elles sont bien ferventes nos associées. Que celles d'Agen ne leur cèdent pas : elles sont les premières ; ce doit être aussi les premières en ferveur.

    Il me tarde bien de voir Mlle Elisa. J'envoie à Madame Belloc la liste de nos associées. J'espère que Dieu y répand ses bénédictions, puisqu'elles s'augmentent tant !

    Adieu, chère amie, ayant d'autres lettres à écrire, je n'ai le temps que de vous dire que je vous embrasse de tout mon cœur, en Celui de notre céleste Époux.

                                                                                                                      ADELE DE BATZ

 

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