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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 20:59

 

19 juin 2022 – Villeneuve-sur-Lot

 

« Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion. Donne-nous de vénérer avec une telle ferveur les saints mystères de ton Corps et de ton Sang, que nous puissions goûter sans cesse en nous le fruit de ta rédemption. »

 

      Frères et sœurs, Dieu donne et Dieu se donne.

Ce n’est sans doute pas étonnant pour Dieu de donner, puisqu’il est tout et qu’il vient vers les hommes, ses créatures, à qui il donne déjà la vie…

Mais ce qui est étonnant, c’est qu’il se donne lui-même en nourriture. A tel point que certains ont pu traiter les chrétiens de cannibales ! Il suffit de participer à une messe pour voir que ce n’est pas vrai, car la messe est publique et n’est pas un rite occulte ou sanguinaire…

 

      Vous avez peut-être entendu parler également du pélican, cet oiseau qui sort de son large bec (et non de ses entrailles comme on a pu le penser) les poissons péchés pour sa progéniture. Cette manière de faire, déjà peinte dans l’Antiquité égyptienne, a séduit Saint Jérôme et Saint Augustin. D’où le symbole du pélican pour parler du Christ ressuscité qui se donne lui-même en nourriture : « Prenez et mangez, ceci est mon corps...prenez et buvez, ceci est mon sang ».

Ou encore de la Séquence du Saint Sacrement écrite par Saint Thomas d’Aquin, nous entendons : « Ô bon Pasteur, notre vrai pain, nourris-nous et protège-nous, fais-nous voir les biens éternels. »

 

      Bref, tout converge : il s’agit de NOURRITURE. C’est une nourriture qui n’existe pas sans le DON. Comme Melchisédek qui fit apporter à Abraham du pain et du vin...Comme les apôtres qui doivent apporter à Jésus ce qu’ils ont, même peu...Comme nous-mêmes, qui ne recevons pas le Corps du Seigneur sans le don d’une partie de nous-même, pas seulement en offrande à la quête, mais tout simplement par le sacrifice de notre présence.

Et c’est une nourriture qui n’existe pas sans la LOUANGE, c’est-à-dire l’action de grâce pour la vie éternelle et le pardon des péchés que Dieu veut pour nous « et pour la multitude » !

 

     Si Jésus est lui-même la nourriture, « vérité, realité et substantialité » c’est-à-dire « vraiment, réellement et substantiellement » comme le dit le Concile de Trente suite à la Réforme protestante, c’est pour être toujours présent parmi nous comme il nous l’a promis. Et c’est pour se faire petit (comme une hostie) et quotidien (comme du pain), avant d’être notre Bien-aimé dans le ciel comme la chante le Cantique des Cantiques.

Voilà le fruit de sa Passion, voilà le fruit de sa Rédemption. Sachons donc le remercier de tout notre cœur pour ce mystère !

 

« Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion. Donne-nous de vénérer avec une telle ferveur les saints mystères de ton Corps et de ton Sang, que nous puissions goûter sans cesse en nous le fruit de ta rédemption. »

 

                                                                                                  Amen.

 

                                                                                                   Père Thibaud de La Serre

 

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