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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 21:00
APPEL À LA PAIX DE 236 PRÊTRES ET DIACRES ORTHODOXES RUSSES.
      Nous, prêtres et diacres de l’Église orthodoxe russe, chacun en son nom propre, lançons un appel à tous ceux dont dépend la fin de la guerre fratricide en Ukraine, avec un appel à la réconciliation et à un cessez-le-feu immédiat. Nous adressons ce message après le dimanche du Jugement dernier et dans l’anticipation du Dimanche du pardon.
      Le Jugement Dernier attend chacun d’entre nous. Aucune autorité terrestre, aucun médecin, personne ne nous l’évitera. Soucieux du salut de tous ceux qui se considèrent comme un enfant de l’Église orthodoxe russe, nous ne voulons pas qu’il comparaisse à ce Jugement, portant le lourd fardeau des malédictions proférées par les mères ayant perdu leurs enfants.
Nous pleurons l’épreuve à laquelle nos frères et sœurs ont été injustement soumis en Ukraine. Nous rappelons que la vie de chaque personne est un don inestimable et unique de Dieu, et c’est pourquoi nous souhaitons le retour de tous les soldats – russes et ukrainiens – chez eux et dans leurs familles, sains et saufs. Nous pensons avec amertume à l’abîme que nos enfants et petits-enfants en Russie et en Ukraine devront surmonter pour recouvrer l’amitié des uns avec les autres, pour se respecter et s’aimer mutuellement. Nous respectons la liberté de l’homme donnée par Dieu et croyons que le peuple ukrainien devrait faire son choix de manière indépendante et non sous la menace d’une arme, sans pressions de l’Occident ou de l’Orient.
Dans l’anticipation du Dimanche du pardon, nous rappelons que les portes du Paradis sont ouvertes à quiconque, même à une personne qui a péché lourdement, si elle demande pardon à ceux qu’elle a humiliés, insultés, méprisés, ou à ceux qui ont été tués par ses mains ou sur ses ordres. Il n’y a pas d’autre voie que le pardon et la réconciliation mutuelle. « La voix du sang de ton frère me crie de la terre ; et maintenant sois maudit et chassé de la terre qui a ouvert la bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère», dit Dieu à Caïn, qui était jaloux de son jeune frère. Malheur à toute personne qui se rend compte que ces paroles lui sont adressées personnellement. Aucun appel non violent à la paix et à la fin de la guerre ne devrait être réprimé de force et considéré comme une violation de la loi, car tel est le commandement divin : « Heureux les artisans de paix. »
      Nous appelons toutes les parties en conflit au dialogue, car il n’y a pas d’autre alternative. Seule la capacité d’entendre l’autre peut offrir l’espoir d’une sortie de l’abîme dans lequel nos pays ont été jetés en quelques jours seulement. Permettez-vous et permettez-nous à tous d’entrer dans le Carême dans un esprit de foi, d’espérance et d’amour.
Arrêtez la guerre !
 
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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 07:26

 

Les véritables enjeux du synode
sur la synodalité
eveques.jpg

Antoine Mekary / Godong

Jean Duchesne

L’essayiste Jean Duchesne, cofondateur de la revue de théologie "Communio", décrit l’enjeu du synode sur la synodalité qui doit aboutir en 2023 et souligne qu’il ne se limite pas à la place et au rôle des laïcs dans l’Église.
 

L’Église entière est engagée depuis septembre dernier dans un processus dit synodal, qui aboutira en octobre 2023 à une grande assemblée à Rome. L’affaire semble concerner surtout les « bons » catholiques (engagés et actifs), assez peu les simples « consommateurs » épisodiques (et déjà bien occupés par ailleurs) de sacrements et de liturgies, encore moins les « sympathisants » dont la vie religieuse reste soigneusement privée et sans allégeance institutionnelle, et pratiquement pas les incroyants. L’opinion publique n’est donc pas (pas encore ?) passionnée. Et pourtant, tout cela ne va nullement de soi et n’est pas sans enjeux.

Marcher ensemble

On pourrait d’abord trouver bizarre d’entendre parler d’un « synode sur la synodalité ». Serait-ce, mutatis mutandis, la même chose que se réunir pour débattre du fait qu’on se réunit ? Mais un synode n’est-il qu’une réunion ecclésiale de responsables et de délégués ? Le sens est plus précis, car le mot ne désigne un événement ponctuel que pour l’inscrire dans une dynamique. Il vient du grec sunodos, qui signifie « route » ou « chemin » (odos), « avec » (sun ou syn) d’autres, c’est-à-dire en compagnie, solidairement. La synodalité est ainsi le fait de marcher ensemble. Cependant, l’objectif visé (la synodalité) a toujours l’air de se confondre avec le moyen (un synode) choisi pour l’atteindre. On reste devant une lapalissade ou une tautologie : on chemine collectivement en faisant route de concert.

 

La redondance se justifie toutefois si l’on reconnaît qu’il ne s’agit pas là d’un objet à traiter à l’aide d’outils empruntés ailleurs, comme lorsqu’on fait un sondage, une étude ou un colloque sur une question donnée. C’est bien plutôt un mouvement qu’il ne suffit pas d’analyser de l’extérieur pour savoir ce que c’est et qu’en faire. Car il demeure incompréhensible et vain si l’on n’y entre pas soi-même. Le document préparatoire de ce synode annonce d’ailleurs : « Pour une Église synodale : communion, participation et mission ». Cela appelle bien au partage et à l’engagement, tout en indiquant que la finalité n’est pas un meilleur fonctionnement interne, mais l’ouverture aux autres et leur accueil.

L’Église « constitutivement synodale »

Ceci n’explique cependant pas tout. Car si la communion, la participation et la mission sont les composantes de la synodalité, l’appartenance à l’Église se vit déjà et depuis les origines sur un mode synodal. C’est ce qu’établit un document publié en 2018 par la Commission théologique internationale, qui conclut que « l’Église est constitutivement synodale ». On est alors amené à se demander s’il est bien nécessaire, voire seulement utile, de s’intéresser tellement à ce qu’on fait déjà, le plus souvent sans le faire exprès, peut-être pas parfaitement mais sans réticence expresse et sans se soucier de nommer la démarche.

La réponse à cette interrogation est double. D’une part, dans le principe, l’Église en chemin découvre sans cesse des dimensions qui lui paraissent nouvelles du trésor qui lui est confié. Elle peut se ressourcer dans sa Tradition, où la pratique de la synodalité est loin d’être inédite, même dans l’histoire récente. Pour ne donner qu’un seul exemple, à Paris le cardinal Lustiger a lancé en 1990 la « Marche de l’Évangile » (on voit affleurer dans cet intitulé l’origine de « synode »), ponctuée par une assemblée diocésaine en 1993. D’autre part, dans le contexte actuel, on entend dénoncer à l’envi le cléricalisme comme le défaut majeur qui, de mille et une façons, ruine le crédit du catholicisme dans la société contemporaine. La démarche synodale consiste donc à stimuler l’écoute, le dialogue et la prise de responsabilités par ceux qui ne sont pas prêtres ni religieux : laïcs en général et femmes en particulier. 

Démocratisation ou fait du prince ?

L’entreprise ne laisse toutefois pas d’être paradoxale. Car l’initiative ne vient pas de « la base », mais du sommet : le pape. Certes, des voix s’élèvent pour déplorer que le pouvoir soit monopolisé par un clergé de mâles célibataires et demander qu’il soit partagé de façon à la fois plus équitable et plus judicieuse du point de vue de l’efficience managériale. Or la démarche synodale ne marque pas plus le succès de telles revendications qu’elle n’exige une obéissance disciplinée à un oukase princier. Et cela pour une raison toute simple : c’est que l’Église n’est pas structurée par des rapports de force et d’efficacité, mais par le service. 

Un danger serait que le régime de démocratie d’assemblée donne à de beaux parleurs, dûment relayés dans les médias, l’occasion de pousser comme réclamées par la vox populi certaines mesures.

Lorsqu’un synode est convoqué, ce n’est ni l’exercice d’une domination ni l’abandon d’une part au moins de souveraineté, mais un service rendu au nom et à la suite du Christ, Seigneur parce qu’il se fait serviteur (Ph 2, 6-11). Et le but n’est pas de promouvoir quiconque, mais d’inviter chacun à se mettre selon sa vocation au service de tous afin d’avoir ainsi part à la vie même de Dieu. On n’a donc pas du tout là un processus de conformation à l’idéal démocratique de la société d’aujourd’hui ni à l’autoritarisme de celle d’hier, et bien plutôt un appel à s’offrir soi-même comme le font entre elles les personnes divines et comme le Fils est envoyé par le Père pour permettre aux hommes de le faire avec l’aide de l’Esprit.

Les risques de l’entreprise

C’est évidemment une démarche spirituelle. Elle est aisément interprétée de travers, de même que Jésus en son temps a été largement incompris. Un premier risque est que les « bons chrétiens » qui se donnent déjà à fond sans trop se chamailler entre eux soient peu motivés pour se réunir en plus afin de s’interroger sur le fonctionnement de leurs communautés et de l’Église. Un autre problème (évoqué en commençant) est que des discussions sur les moyens ont peu de chances d’attirer des gens auxquels la fin visée échappe plus ou moins. 

Un danger (peut-être plus sérieux) serait que le régime de démocratie d’assemblée donne à de beaux parleurs, dûment relayés dans les médias, l’occasion de pousser comme réclamées par la vox populi des mesures telles que l’abolition du célibat sacerdotal, l’ordination d’hommes mariés et de femmes, l’institution de ministères par élection et pour des mandats de durée limitée, etc. Ce ne serait pas la fin du cléricalisme, mais la cléricalisation d’un laïcat militant, où l’on ne peut guère voir la panacée rendant la foi enviable et même contagieuse.

Brebis sans berger ?

La démarche synodale n’a en effet pas pour but de rendre l’Église socialement plus performante, à l’intérieur comme à l’extérieur, en pratiquant une cinquième vertu cardinale : le dialogue. L’idée-clé de la foi chrétienne est que ce n’est pas l’homme qui, grâce à ses efforts, va vers Dieu, et qu’à l’inverse, c’est Dieu qui vient à lui le premier, lui donne d’espérer plus qu’il n’ose et ne cesse de le soutenir pour autant qu’il s’y prête. La synodalité est donc à considérer comme bien davantage qu’un moyen de faire la volonté de Dieu, et, plus foncièrement, une retombée de la disponibilité à son action. Si la synodalité est bien « constitutive de l’Église », ce n’est pas elle qui la « fait ». Selon les Pères, c’est l’Eucharistie qui « fait l’Église » et nourrit ainsi la synodalité. Et ce n’est pas le peuple assemblé qui peut déclarer : « Ceci est mon Corps ». Il y faut un envoyé expressément consacré. De même pour dire : « Je te remet tes péchés », afin de réintégrer dans la communion. L’enjeu de ce synode n’est donc pas simplement de donner aux laïcs leur juste place afin qu’ils s’ouvrent au monde et soient missionnaires. Il est aussi de redécouvrir le besoin qu’ils ont de prêtres sans lesquels ils restent « des brebis sans berger » (Mc 6, 34). Le service de la synodalité est inséparable de celui du ministère apostolique et sacramentel.

 
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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 09:00

 

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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 13:33

 

Frère Benjamin

L'émission "Ça commence aujourd’hui" consacrée aux vocations

Bérengère Dommaigné - publié le 19/01/22

 

L’émission "Ça commence aujourd’hui" animée par Faustine Bollaert diffusée ce mercredi 19 janvier sur France 2 a mis en lumière la vocation de quatre hommes d’église. Une émission fraternelle et lumineuse qui fait du bien.

 

       C’est un panel d’invités pour le moins inhabituel qu’ont pu découvrir les téléspectateurs devant l’émission « Ça commence aujourd’hui » diffusée ce mercredi 19 janvier sur France 2.  Intitulée « Ils ont consacré leur vie à Dieu », l’émission du jour a ainsi réuni quatre prêtres qui témoignent en toute liberté de leur vocation et de leur amour du Christ. Et c’est beau à écouter et à regarder. Sur le plateau donc, le père Pierre Marie Castaignos de l’abbaye d’Ourscamp, le frère Benjamin, « prêtre et chanteur », salésien de Don Bosco, le père René Luc de Cap Missio et le frère Jean Yves de la communauté Saint-Jean à l’église Sainte Cécile (Boulogne-Billancourt). 

Témoigner de « l’appel »
https://youtu.be/2_7zK79chy8

Avec ce format d’émission de 50 minutes, tous ont du temps pour s’exprimer et  raconter leur propre cheminement vers le sacerdoce ainsi que la joie qui les anime, dans leur vie consacrée à Dieu et aux autres. Le frère Benjamin qui découvre sa vocation à l’âge de 9 ans à Medjugorje, le père René Luc qui passe de voyou à catho, le frère Jean-Yves qui voulait trouver sa voie et pensait se marier, ou encore le père Pierre Marie qui travaillait dans la finance et l’audit. Tous racontent « l’appel », leur choix de vie, leur grande liberté et l’envie sans cesse de parler de Jésus et de vivre avec lui, comme une femme amoureuse avec son mari !

 
https://youtu.be/96RYZDl0-Hw
Une émission lumineuse et fraternelle qui fait du bien. Le père René Luc confie ainsi à Aleteia : « En plus du climat de bienveillance dans lequel nous avons été accueillis, c’était une vraie discussion entre nous quatre, qui ne nous connaissions pas et qui avons pu nous réjouir du parcours de chacun », tous différents et pourtant tous unis, appelés par un même Dieu. 
https://youtu.be/E8bmWLYxqDQ
Si elle est toujours dans l’écoute et la bienveillance, ce qui rend l’émission très agréable à regarder, l’animatrice et journaliste Faustine Bollaert est également très franche et confie ainsi à ses invités : « Vous m’avez tous dit que j’étais gonflée de vous inviter, pourquoi ? » Et chacun de témoigner avec ses mots et ses expériences que le contexte de l’Église étant difficile aujourd’hui, « c’est agréable de pouvoir parler, non pas de scandale, mais de Dieu et d’Amour », la remerciant ainsi pour l’invitation. « Voilà que France 2 , service public, fait de la publicité pour des curés ! », confie à Aleteia en souriant frère Benjamin, qui voit son nombre d’abonnés sur Instagram « exploser » depuis son passage dans l’émission.
 
https://youtu.be/41ScxVcdqBQ
Ces témoignages sincères et francs, à regarder sans modération en replay, ont réjouit l’animatrice qui remercie ainsi ses invités, « vous êtes concrets et pragmatiques, on découvre des hommes sympas et non rasoirs comme on imagine les prêtres, et on a envie de passer du temps avec vous ! »
 
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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 20:53

 

    

        Aide à l'Eglise en Détresse AED 

 

« En deux secondes, nous avons tout perdu. » L’hôpital des Sœurs de Notre-Dame-du-Rosaire a été en grande partie détruit par les explosions à Beyrouth, en août 2020. « Aidez-nous à reconstruire ce couvent, pour que nous puissions maintenir notre présence auprès de ceux qui en ont besoin. »

 

👉 Aidons le Liban à se reconstruire : https://don.aed-france.org/liban-reco...

Comment aider les Libanais

avec Franck Ferrand, Natasha St Pier et Grégory Turpin

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 20:23

      

        À l’occasion de la fête nationale du 14 juillet, nous vous proposons de prier et de faire célébrer des messes tout particulièrement pour la France, ainsi que pour ses soldats envoyés dans des zones difficiles.

       Les soldats français se sont engagés pour servir et défendre leurs pays. La plupart d’entre eux affrontent un quotidien difficile, avec peu de moyens. Certains soldats opèrent dans des pays où la situation est complexe, comme au Sahel. Ils risquent souvent leur vie.

       Prions pour les soldats français, et particulièrement pour les 30 000 militaires engagés au service de la France.

 

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 12:27

 

 

article publié par "Eglise Catholique en France" le 17 juin 2021  (accès au site )

 

     Le Père Bruno Sautereau est prêtre au sein du pôle missionnaire de Villeparisis en Seine-et-Marne. Passionné de football depuis sa plus tendre enfance, il témoigne de ce que ce sport lui apporte dans son ministère de prêtre. Rencontre.

 

 

Comment le football est-il entré dans la vie de votre famille ? Auriez-vous aimé faire carrière dans ce sport ?

 

 

 

      Dès petit, je jouais au football dans le bas de mon immeuble. J’ai suivi des entraînements dans un club en Seine-et-Marne. Sportif dans l’âme mais aussi sur le terrain, j’ai toujours associé mon parcours religieux avec le sport, notamment avec le football où j’ai joué à un poste de défenseur puis en tant que marathonien. Je n’ai jamais souhaité faire carrière dans l’univers footballistique car je voulais que ce sport reste une joie !

 

Comment arrivez-vous à concilier vos deux fonctions, celui de prêtre rattaché à un presbyterium en Seine-et-Marne et celui d’arbitre puis d’éducateur depuis une vingtaine d’années ?

 

     Je suis prêtre dans le diocèse de Meaux et j’officie en tant que délégué à la Fédération française de foot pour l’Ile-de-France. Je veille au respect du bon fonctionnement des matchs de football tous les week-ends. Incardiné prêtre en 1990, j’ai également exercé la fonction d’arbitre départemental et régional et d’éducateur pendant vingt-cinq ans auprès des jeunes. Ces diverses expériences m’ont permis de mieux comprendre le monde du sport de l’intérieur. Ces deux activités sont indissociables, elles font partie d’un seul monde, ce qui me permet de faire de belles rencontres ! Nous vivons dans un monde très compliqué où nous enfermons les individus dans les cases alors que toutes mes activités se rejoignent. « Tout est lié ! » comme le souligne le pape François ! Sur les terrains de football, nous rencontrons toutes les religions, nous mettons sur la table ce qui fait notre passion commune. Nous sommes comme des « frères » !

 

Quelles valeurs essayez-vous de transmettre aux jeunes générations ?

 

      A Villeparis, sur une commune cosmopolite de plus de 25 000 habitants, nous avons plus de 700 licenciés dont 130 filles âgées de 10 à 15 ans. J’entraîne une équipe d’enfants âgés de 6 à 9 ans. Le respect, la tolérance et le vivre-ensemble sont des principes fondamentaux dans le milieu sportif. Cela commence par le respect de soi-même mais aussi celui des joueurs de son équipe et des adversaires mais j’insiste également aussi sur le respect des règles du jeu, le respect des choses et le respect de Dieu qui intervient de manières différentes dans nos vies respectives … Je prône la non-violence car le football est une passion qui peut générer de la violence physique et verbale. Toute ma vie, je me suis battue pour lutter contre l’individualisme.

 

Quels messages souhaitez-vous leur adresser ? Comment les encourager à persévérer dans cette discipline malgré les barrières ?

 

 

 

      J’essaie de leur inculquer le dépassement de soi et la notion de collectif. On ne gagne pas avec ses pieds mais avec sa tête. Les médias individualisent le sport mais le rôle de l’entraîneur est de donner une unité ensemble. La société valorise toujours les premiers. Nous avons du mal à accepter la défaite, c’est toujours la faute des autres mais on ne perd pas à cause des autres mais à cause de soi-même. Les joueurs de football de l’Équipe de France sont à leurs yeux des modèles de réussite mais je leur rappelle qu’il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus et de nombreuses heures de travail pour intégrer le football professionnel. La concurrence est rude !

 

En tant qu’éducateur, le football permet-il d’apporter un cadre et des règles à des jeunes déstructurés ?  Est-ce un lieu d’éducation ?

 

      Le football reste un élément clé pour l’éducation aux règles de la société. C’est un lieu d’apprentissage, d’intégration et de socialisation. C’est un sport qui se pratique facilement dans la rue avec qu’un ballon. A la fin des années 2000, le maire de Melun m’avait demandé s’il était opportun d’affréter un car pour amener les jeunes des cités hors de leurs banlieues. Ils manquent d’infrastructures sportives. Je ne pouvais qu’encourager cette initiative qui leur permettaient de sortir d’un enchaînement de la violence et de la drogue. Cela engendre chez les parents l’espoir d’une destinée sociale. Je constate depuis plusieurs années une évolution les banlieues qui se ghettoïsent ; les matchs deviennent de plus en plus communautaires, et c’est là le vrai problème…

 

Voyez-vous le football comme un miroir de la société ? (à propos de la violence, du dopage ou de la corruption…) ?

 

      Ce sport est devenu universel. Le football est le premier sport en France en nombre de licenciés. Le football est le reflet d’une société très individualisée. Nous cumulons tout ce que la société a de richesses ou de défauts. C’est pareil pour l‘Église, Dieu nous fait rencontrer l’Autre. Nous sommes tous dans une équipe. Dieu nous fait confiance, il nous invite à nous respecter et à vivre-ensemble. C’est l’Esprit Saint qui nous aide à reconnaître l’Autre. Il ne faut pas rester dans son monde à soi.

 

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 21:32

 

 
 
Voici un lien vers le site de la Conférence sur le Futur de l’Europe. (cliquer sur l'image)
 
La perspective donné par le pape François dans ses deux dernières lettres encycliques peux servir comme fil rouge à suive.
 
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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 13:12

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 12:32
Déclaration à propos du projet de loi révisant les lois de bioéthique en discussion à l’Assemblée nationale.

Communiqué de Presse

Paris, le 09 juin 2021

#BIOÉTHIQUE

Déclaration à propos du projet de loi révisant les lois de bioéthique en discussion à l’Assemblée nationale.

Seule la fraternité peut accueillir durablement la fragilité.

      Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, réuni les 7, 8 et 9 juin 2021, exprime une fois de plus sa profonde inquiétude devant le projet de loi révisant les lois de bioéthique que l’Assemblée nationale examine en ce moment en troisième lecture. Le socle de la «bioéthique à la française» dont notre pays était si fier est définitivement gommé : la dignité propre à tout être humain petit et grand -n'est plus le point focal.

     Une fois de plus, la loi prétend autoriser des transgressions nouvelles en les «encadrant». Mais jamais un cadre ne tient. Inéluctablement, il finit par être effacé. Encadrer, c’est autoriser. L’humanité a grandi en s’imposant des interdits: interdit de tuer un innocent, interdit de l’inceste, interdit du vol, interdit du viol. Mêler des cellules humaines et des cellules animales ne doit pas être simplement encadré: ce qui doit être interdit, doit l’être clairement; ce qui peut être autorisé, doit l’être clairement également. Cela n’est possible qu'en référence à une vision réfléchie de la personne humaine et de sa filiation. Encadrer la recherche sur les embryons alors que cette recherche ne sera pas au bénéfice de l’embryon traité, c’est se permettre de manipuler les embryons humains comme un simple matériau. C’est se mettre en situation de domination technicienne de ce qui devrait devenir un être humain à part entière.

    Comme évêques catholiques, nous ne pouvons que dire à nouveau ce que nous disons depuis des années: la souffrance des personnes qui ne peuvent pas avoir d’enfant doit être accompagnée, mais plutôt que chercher toujours à étendre la domination des humains sur leurs propres commencements, nos efforts doivent d’abord porter sur la fraternité qui seule peut accueillir durablement la fragilité. Mettre en place un processus de fabrication d’enfants ne résout rien. La vie est reçue comme un don, un don que nous sommes appelés à transmettre, à partager avec d’autres.

     Le Conseil permanent remercie les parlementaires qui ont le courage de mettre en question la bonne conscience qui s’impose:leur témoignage restera pour la suite de l’histoire. La vie humaine est un don, tout être humain est un don qui mérite d’être accueilli par la société entière avec un infini respect.Il encourage les associations qui s’efforcent de mobiliser nos concitoyens sur ces sujets difficiles: le site internet de la Conférence des évêques relaie ici quelques-unes de leurs propositions.

 

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

 

Mgr Éric de Moulins-Beaufort,archevêque de Reims, Président de la CEF.

Mgr Dominique Blanchet, évêque de Créteil, vice-président de la CEF,

Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras, vice-président de la CEF,

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris,

Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois,

Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers,

Mgr Dominique Lebrun,archevêque de Rouen,

Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux,

Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre,

Mgr Pascal Wintzer,archevêque de Poitiers

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