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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 19:13

Dans les années 1930, sœur Faustine reçoit des révélations privées au cours de nombreuses apparitions du Christ. Ce dernier la charge de diffuser au monde entier le message de sa Miséricorde Divine, une mission que poursuivra le Père Michel Sopocko, son confesseur, après la mort de Faustine...

 

Bande-annonce : https://youtu.be/Xw_Om6ojGEc

Tarif normal : 6,80 €   Tarif + 60 ans : 6 €

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 20:33

Tout est lié: le chemin d'une écologie intégrale.

 

 

Soins palliatifs et écologie intégrale : Anne-Marie Aitken, Xavière, bénévole au sein de la maison médicale Jeanne Garnier n’a pas tout de suite vu le lien. À l’occasion de cet entretien, elle a relu son expérience à la lumière de l’encyclique Laudato si’. Rencontre. Par Florence de Maistre

 

Qu’est-ce qui caractérise la maison médicale Jeanne Garnier ?

 

      C’est une maison de soins palliatifs, située dans le XVe arrondissement de Paris, membre des établissements de santé privés d’intérêt collectif (Espic) et de la fédération des hôpitaux catholiques de Paris. Elle est gérée par l’association des Dames du Calvaire. Au milieu du XIXe siècle, Jeanne Garnier, 24 ans, perd son mari et ses deux enfants. Désespérée, elle se met à visiter les malades incurables, comme on disait à l’époque. Puis elle décide d’ouvrir un lieu pour accueillir ceux dont les hôpitaux ne voulaient plus et fonde en même temps une association de veuves qui consacrent leur temps aux malades. Pour Jeanne Garnier, quel que soit l’état physique ou psychologique de la personne, elle reste respectable. Il s’agit de l’accompagner en toute fraternité. En 1874, une de ses amies, Aurélie Jousset ouvre sur ce modèle “Le Calvaire” à Paris, avec une communauté des laïques consacrées qui habitent sur place, les Dames du Calvaire. Au milieu des années 80, le Card. Jean-Marie Lustiger sollicite La Xavière pour maintenir une présence religieuse au sein de la maison qui a pris le nom de Jeanne Garnier, en conserver l’esprit et développer l’intuition. Aujourd’hui, la maison accueille des personnes de tous horizons et de toutes confessions, des personnes en fin de vie mais aussi en temps de répit dans le cadre de traitements douloureux. Le traitement de la douleur fait partie des soins palliatifs, ceux-ci commencent quand les soins curatifs n’ont plus d’effet. Il s’agit de soulager la douleur physique, souvent augmentée de souffrances psychologiques, existentielles, et d’améliorer la qualité de vie. Accueillir, soigner, accompagner les malades, soutenir leurs proches et rencontrer les familles, telle est la vocation de la maison Jeanne Garnier. L’unité de soins palliatifs compte quatre-vingt un lits, mais la maison comprend aussi un accueil de jour pour les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, une résidence temporaire, un pôle de recherche médicale et une équipe mobile de soins palliatifs.

 

Quel est le rôle de La Xavière au sein de la maison ?

 

     Initialement, les Dames du Calvaire s’occupaient de tout. Petit à petit, la maison s’est restructurée avec l’arrivée de professionnels. Lorsque les Xavières prennent le relais des Dames du Calvaire en 1988, certaines d’entre elles sont déjà engagées au sein de la maison médicale Jeanne Garnier comme médecins et infirmières. C’était d’abord important d’être compétentes dans le domaine du soin avant d’accepter la mission. À l’époque, la question de l’accompagnement de la fin de vie est d’ordre éthique. Aujourd’hui encore, les fragilités et la mort sont occultées, personne ne veut en parler. Les Xavières ont souhaité répondre à cette question de société et témoigner du Christ. La fin de vie est une étape importante de la vie ! Nous sommes actuellement une communauté de sept Xavières à résider sur place, présentes au cœur de la maison. Il y a parmi nous des membres du conseil d’administration de l’association de gestion, deux médecins, une responsable des bénévoles et une responsable de l’aumônerie.

 

Comment vivez-vous votre engagement de bénévole ?

 

      Je suis membre depuis trois ans de l’association “Accompagner ici et maintenant” qui coordonne la centaine de bénévoles au service de la maison Jeanne Garnier. Je visite les malades une matinée par semaine et me rends disponible auprès de leurs proches. Avant d’être nommée au sein de cette communauté, je ne connaissais rien au monde de la santé. Ce domaine et cette démarche m’attirent, la présence bénévole est gratuite. Elle me renvoie profondément au sens de l’existence. Lorsque je m’approche d’un malade, c’est au cœur de ma vie que je suis replacée. Je vois combien cette vie est précieuse et comment on peut accueillir la mort qui en fait partie, et qui un jour sera décisive. Il s’agit aussi d’intégrer au quotidien toutes les petites morts présentes dans les diminutions physiques, les renoncements, le passage à la retraite, etc. J’aime la communauté que nous formons autour du malade et de sa famille : une communauté de soignants et de bénévoles. Une communauté présente au moment où les personnes se posent des questions existentielles profondes. D’une semaine sur l’autre, on ne sait pas si l’on reverra le malade, on passe le relais à l’équipe. Les malades ne nous appartiennent pas c’est un ici et maintenant. Je suis aussi secrétaire de l’association de gestion de la maison, ce qui me donne une vision plus large des problématiques du monde de la santé aujourd’hui et me permet également de réfléchir aux évolutions et innovations possibles pour une meilleure qualité de vie des personnes qui souffrent.

 

Quelle posture particulière adoptez-vous lors de vos visites ?

 

      Avant chaque visite, je me prépare, cela demande un silence intérieur. Il faut laisser ses soucis à la porte de la chambre. Le moment où l’on frappe est un moment clé, on ne sait jamais comment on sera reçu. Soit une relation s’instaure dès le début, soit la personne est trop fatiguée, je lui dis alors au-revoir. Souvent, le malade parle en premier et les échanges se déroulent au gré de ses souhaits. J’écoute, je me laisse guider, je n’ai pas de programme. Certaines conversations sont l’occasion pour la personne de relire sa vie et de se confier différemment d’avec des membres de sa famille. Certains témoignages et partages d’espérance sont très touchants. Parfois j’assure simplement une présence quand la personne ne peut plus parler. Parfois j’assiste aux derniers instants. C’est ainsi que j’ai accepté la demande d’une soignante pour une dame 90 ans, musulmane, mère de douze enfants. J’ai lu le Coran, un personnel de ménage a récité une prière, la dame est partie très apaisée. Ce moment était très beau. J’ai aussi découvert le rite juif du recouvrement du visage avec un drap blanc.

 

Comment votre expérience est-elle un chemin de l’écologie intégrale ?

 

       La clameur de la terre rejoint la clameur des personnes. Le soin de la terre rejoint le soin aux frères ! Il y a beaucoup de fleurs dans la maison, celles que l’on offre aux malades lors de l’accueil, celles que les familles apportent et les plantes qui restent. Quand le malade se repose, je prends soin des plantes. Je fais le lien ! Prendre soin des personnes et de la terre relève d’une même attitude ! J’ai récemment lu un article sur l’unité de soins palliatifs à Puteaux, la personne expliquait que c’est bien davantage un vivoir, un lieu de vie, plutôt qu’un mouroir comme on peut en avoir l’image. C’est de fait un lieu pour accueillir la vie et la mort comme un don, dont nous ne sommes pas propriétaires. Dans son encyclique le pape rappelle que la vie est gratuite, donnée, qu’elle fait partie de la Création. Ici, on sent vraiment cette interdépendance entre les soignants, les bénévoles et les familles : le malade ne nous appartient pas. Cette interdépendance aussi entre la vie et la mort : c’est une aventure collective qui nous marque les uns les autres. Nous appartenons à une humanité commune, d’où mon engagement. Nous sommes frères et sœurs en Christ ! Ce lien remet chacun devant ses limites et ses fragilités, avec sa manière de regarder tout être. Visiter un malade, c’est regarder le Christ malade, souffrant. Mais aussi accueillir le Ressuscité ! Il y a peu de temps, j’ai accueilli une jeune femme qui venait voir sa maman. Nous avons partagé un café et je lui ai souhaité bon courage pour accompagner sa mère. Ce mot “accompagner”, si courant pour nous, lui a fait tilt. Elle l’a répété puis est repartie avec comme avec une pépite. Elle a trouvé du sens à ce qu’elle était en train de vivre.

 

Qu’est-ce qui vous touche encore dans cette présence auprès des malades ?

 

      Je repense au paragraphe 226 de l’encyclique Laudato si’ “Nous parlons d’une attitude du cœur, qui vit tout avec une attention sereine, qui sait être pleinement présent à quelqu’un sans penser à ce qui vient après, qui se livre à tout moment comme un don divin qui doit être pleinement vécu (…)”. Ici, nous sommes invités à regarder la dignité de tout être humain. Même si je me méfie de ce mot de dignité qui peut être utilisé à d’autres fins. Nous sommes créés à l’image de Dieu. Au sein de la maison Jeanne Garnier, que l’on soit croyant ou non, quelque chose se laisse pressentir de l’ordre d’une transcendance. C’est difficile à exprimer. Quand le pape s’insurge contre le paradigme consumériste, c’est parce qu’il a une vision plus large. Le monde n’est pas un problème : il est à contempler, il est une page d’Évangile ! Je pense beaucoup à l’Évangile lors de mes visites, avec un infini respect, je porte cette question de Jésus “Que veux-tu que je fasse pour toi ?” Jésus est persuadé que c’est l’autre qui a la réponse ! Nous expérimentons pleinement l’appel du pape à plus de sobriété et de simplicité, à être attentifs aux moindres détails de la vie. En fin de vie, les masques tombent. Les personnes sont vraiment en vérité, et nous engagent nous-mêmes à l’être aussi, humblement. Nous ne sommes pas dans une position de domination mais de réception. Nous sommes tous renvoyés à nos fragilités, à nos forces aussi, c’est bien mystérieux. La vie n’est pas un problème à résoudre, mais à accueillir. C’est un lieu d’engagement personnel avec nos richesses et faiblesses, douleurs et joies. L’être humain dégradé renvoie à sa beauté. Je reste frappée par les visages, les yeux et les sourires. L’autre jour, une dame qui ne pouvait s’exprimer m’a comblée de son sourire. Peu après, je me suis assise à côté d’une autre personne, qui articulait des mots incompréhensibles et gémissait beaucoup. Puis, elle s’est mise à fredonner. Je lui ai demandé si elle entendait les oiseaux par sa fenêtre chanter comme elle. J’ai vu qu’elle avait compris ma question et que oui elle les entendait ! Ce sont de petites choses, ténues et profondes. C’est là où la vie passe. On ne la saisit pas, on se laisse saisir par elle !

 

Quel message souhaitez-vous partager ?

 

       Le dernier chapitre de La Xavière a choisi comme orientation “prendre soin, consoler”. Dans le contexte actuel, réaffirmons l’importance des soins palliatifs, formidables en France et ailleurs ! Des gens meurent mal, la solution n’est pas dans le suicide assisté, mais dans la création de lieux où les personnes sont accueillies dans l’intégralité de leur vie et soignées au plus proche de leurs besoins, afin de rester vivantes jusqu’au bout et d’accepter cette mort comme un passage. Le pape François parle beaucoup des cris de la terre et des pauvres. Cela m’évoque les douleurs de l’enfantement, la mort en est un aussi. Et certains durent longtemps. Mais chaque rencontre est une joie profonde dont je rends grâce.

 

https://www.jeanne-garnier.org

https://www.xavieres.org/

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 08:41

Les limitations restent les mêmes pour les cultes

Nicolas TUCAT I AFP

Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, 31 mars 2021.

Agnès Pinard Legry - Publié le 31/03/21

    Lors de son allocution télévisée ce mercredi 31 mars Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles restrictions et une généralisation des mesures déjà en vigueur dans 19 départements sur l’ensemble du territoire. Les limitations pour les cultes restent les mêmes et les messes publiques demeurent autorisées.

     Le discours d’Emmanuel Macron face à cette troisième vague était attendu et redouté par tous, dont les catholiques qui entrent ce jeudi dans le Triduum pascal. « En cette période de fêtes religieuses, je sais pouvoir compter sur vous afin d’éviter les rassemblements privés, les fêtes avec des amis, la famille, les proches… », a indiqué le président de la République. Mais les règles pour les cultes, où un protocole sanitaire strict est déjà en place, ne changent pas. Les messes publiques demeurent autorisées dans le respect des règles sanitaires et du couvre-feu à 19h.

      Emmanuel Macron a néanmoins annoncé plusieurs mesures phares dont un élargissement des règles en vigueur dans les 19 départements (limitation des déplacements à 10 kilomètres notamment) à l’ensemble du territoire national dès samedi soir et pour au moins quatre semaines. Il a également appelé à la généralisation du télétravail et annoncé la fermeture des écoles pour trois semaines avec une reprise progressive selon les niveaux.

Lire aussi :Départements confinés : la limite de 10 km s’applique-t-elle aussi pour la messe ?

 

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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 09:10

 

Article publié sur le site "Eglise Catholique de France"

 

      L’Église catholique s’alarme des conséquences qu’ont les privations de ressources et de rencontres sur les jeunes, à court terme et à long terme. « Il est temps que la jeunesse sacrifiée retrouve des interactions sociales, pour occuper toute sa dimension dans la société dont elle aura la charge demain », interpelle Mgr Percerou, évêque de Nantes en charge de la pastorale étudiante. Retrouvez dans ce dossier élaboré avec le Service national pour la Pastorale des étudiants, des témoignages ainsi qu’un grand sondage sur le malaise des étudiants catholiques.

      Malaise étudiant: face au désarroi, comment conserver un regard d’espérance ?
L’actualité de ces dernières semaines a jeté une lumière crue sur la détresse des étudiants, largement amplifiée par les restrictions dues à la crise sanitaire. Entre décrochage, isolement et précarité, le malaise devient toujours plus prégnant. Comment y répondre ? Quel regard de foi un jeune croyant peut-il porter sur cette situation éprouvante ?
 

Manuella Affejee - Cité du Vatican

      Depuis plusieurs semaines, le monde étudiant lève le voile sur son abattement et son exaspération. En France, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à les manifester dans la rue ou sur les réseaux sociaux, estimant appartenir à une “génération sacrifiée”.

      Depuis une année, les restrictions imposées par la pandémie ont contraint les universités et établissements d’enseignement supérieur à dispenser leurs cours à distance, en ligne. Ce pis-aller temporaire démontre aujourd’hui ses limites. La monotonie inhérente à ce mode de fonctionnement se conjugue en effet à l’isolement et à l’angoisse de l’enfermement dans des logements souvent exigus… Autant de facteurs qui concourent sur le long terme à un malaise grandissant chez les jeunes, chez qui la détresse psychologique peut parfois pousser au suicide.

      Beaucoup d’entre eux, ne pouvant exercer un travail, s’enfoncent en outre dans la précarité. Le gouvernement français a annoncé plusieurs mesures d’aide, mais celles-ci ne sont pas considérées comme suffisantes. Les étudiants, en grande majorité, réclament la possibilité de retourner à l’université, de retrouver leurs salles de cours et surtout, un lien vital avec leurs professeurs et leurs camarades.

      Pauline a 22 ans et elle est étudiante en sciences des religions; le père Régis Peillon, est quant à lui responsable national de la pastorale étudiante et aumônier national des chrétiens en grande école. Tous deux témoignent de leur situation présente, de leurs difficultés mais aussi des ressources que la foi peut apporter, en termes d'espérance, de charité et de fraternité:

Pour lire et connaître la suite de l'article cliquez sur le lien ci dessous

 

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 09:00

 

 « Que nos yeux s’ouvrent ! » vraiment


Tribune 
     Jacques Faucher est prêtre et médecin, délégué diocésain au monde de la santé à Bordeaux (1). Il nous propose cette tribune à la suite de la demande des évêques d’observer quatre jours de prière et de jeûne, à l’occasion de la deuxième lecture par le Sénat de la loi relative à la bioéthique.


    • Jacques Faucher, 
    • le 15/01/2021 à 15:17 


       Pour protester contre la loi relative à la bioéthique que les sénateurs examinent en 2e lecture début février, les évêques de France demandent quatre jours de jeûne et de prière pour « Que nos yeux s’ouvrent ! » Les yeux de qui ? et sur quoi ?
Oui nous allons prier et jeûner quatre jours, pour « Que nos yeux s’ouvrent » à la grandeur et la beauté, au dévouement et l’inventivité, au pluralisme et dialogue, à l’écoute et l’accompagnement de personnes en situation complexe, de soignants et d’usagers devant des dilemmes de diagnostic anténatal grave, de possibilités d’Interruption médicale de grossesse, de recours à des assistances médicales à la procréation, d’arrêt de traitement, de fins de vie difficiles.


→ LES FAITS. Loi de bioéthique : l’Église catholique appelle à quatre journées de jeûne et de prière


      Oui nous allons prier et jeûner pour que nous sortions de notre aveuglement sur le monde de la santé et de la science, sur le monde contemporain, son pluralisme, ses compétences, ses réalisations techniques, institutionnelles et financières, son souci du chemin de chacun avec d’autres, tout ce qu’il met en œuvre d’interrogation, de comité et d’espace de réflexion éthiques, de liberté et de responsabilité.
Oui nous allons prier et jeûner pour que nous sortions de notre aveuglement de ne nous adresser qu’à des groupes situés, qui ne parlent pas au nom de l’ensemble des catholiques et nous entraînent dans un clivage desservant la communion dans la société et dans l’Église entre les bons et les mauvais catholiques, ceux qui hurlent fort et ceux qui, affrontés à des questions difficiles dans leur vie et leur profession, n’auraient pour seule perspective que de se taire ou de quitter cette Église qui non seulement ne prierait pas pour eux mais les exclurait.
Oui nous allons prier et jeûner pour que nous sortions de notre aveuglement qui confisque le souffle de l’encyclique Fratelli tutti à des préoccupations bioéthiques partisanes. Voyons et écoutons que la plupart des personnes affrontées à des situations complexes ne sont pas d’abord dans l’égoïsme, l’individualisme, l’hédonisme, mais avant tout travaillées par la liberté et la responsabilité, le souci de l’autre et l’amour.


DOSSIER. L’encyclique Fratelli Tutti (Tous frères) du pape François


     Quant aux procréations médicalement ou socialement assistées, ouvrons-nous aux perspectives évangéliques de Michel Serres, bienvenues en cette année saint Joseph, centrée sur l’adoption : « Dans la Sainte Famille, celle de la crèche de Noël, s’effacent, en partie, les deux premiers liens : ceux de la vie naturelle et de la loi civile, jusqu’à s’adoucir. Voici Joseph, père adoptif ; voici Jésus, fils adoptif ; voilà enfin Marie, dont la virginité douce, au-delà de la parturition dure, naturelle, charnelle, incarnée, renouvelle la généalogie de nature et de sang ».
« Lui-même sans fils ni fille, Jésus-Christ s’écarte de la généalogie de sang et de nature ; mourant comme un hors-la-loi, il se désengage des lois politiques et civiles ; il vient même de dire, au prétoire : mon royaume n’est pas de ce monde ».
« Or, cette dernière parole, adressée à Marie et à Jean, dit la Bonne Nouvelle. Laquelle ? Voici : à compter de cette annonce, il y aura filiation ou parenté si et seulement si le père et la mère adoptent le fils ou la fille, si la fille et le fils adoptent père et mère, c’est-à-dire s’ils se choisissent les uns les autres par amour et dilection. À partir de la naissance de Jésus comme fils adoptif, à partir de sa mort où il désigne un fils adoptif et une mère adoptive, vierge, une seconde fois, de cette nouvelle maternité, l’humanité, transcendant les liens de sang et ceux de la loi, faisant bifurquer du même coup les généalogies antiques, descendra moins de la nature ou des lois que de sa propre volonté, que de sa propre liberté, de son choix et de l’amour. »


EXPLICATION. PMA, filiation, anonymat… ce que contient le projet de loi de bioéthique


        Ouvrons nos yeux ! Sortons de notre enfumage religieux d’un autre temps ! En Jean 9, il est écrit que Jésus rencontre un « aveugle de naissance ». Nous pouvons traduire : « enfumé sur ses origines », alors qu’ils sont à la sortie du Temple, tout aveuglés des fumées des sacrifices religieux. Peu à peu, l’enfumé devient clairvoyant sur les peurs et les conformismes des voisins et parents, et sur l’aveuglement des pharisiens enfumés par les débats sur la loi. Au chapitre suivant, il fait partie du peuple de ceux qui marchent en avant, qui ont la liberté d’aller et sortir de l’enclos religieux et de rejoindre un autre groupe qui ne fait pas partie du premier et qui vit déjà de la liberté de l’Esprit.
Ouvrons nos yeux sur notre Église, sur toutes les pastorales de la santé, du social, des prisons, de l’enseignement, des familles, qui chaque jour accueillent, écoutent, accompagnent les personnes en situation difficile, et découvrent que l’Évangile ne passe pas d’abord par des prises de position péremptoires et clivantes, mais par un dialogue et même une remise en question de certaines positions magistérielles au nom de l’amour du frère : Fratelli tutti !
Ouvrons les yeux ! Pleins d’hommes et de femmes mettent leur compétence et leur dévouement au service public de la santé, du social, de la vie ensemble (caissières, éboueurs, enseignants, artistes, etc.). Il ne faudrait pas que notre aveuglement empêche ceux qui marchent en avant, dans l’Église et dans le monde, de se rencontrer, de se réjouir et de construire ensemble un monde au service de tous, et d’abord des plus fragiles, Fratelli tutt
i !


(1) Conférence de Carême à Notre-Dame de Paris, le 12 mars 2006. 


 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 08:20

    Voici comment participer aux quatre vendredis de prière et de jeûne proposés par les évêques de France pour "sortir d’une bioéthique aveuglée". Le projet de loi bioéthique est débattu en deuxième lecture à partir du 2 février au Sénat.

 

     Alors que l’examen en deuxième lecture du projet de loi bioéthique débute au Sénat le 2 février prochain, les évêques de France invitent à quatre vendredis de prière et de jeûne, le 15 janvier, 22 janvier, 29 janvier et 5 février,

 
 
Que nos yeux s'ouvrent !
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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 06:45

 

      Michel Teytau nous communique un article édité dans la revue "Aletiea" pour nous aider dans cette période d'isolement et d'inquiétude;

la lecture du témoignage de ce prêtre engagé au service de ceux qui sont souffrants et encore plus isolés que nous devrait nous aider dans nos réflexions et nos prières.

Voici le lien pour accéder à cet article:

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 11:50

 

« Nous contemplons le Christ

sous les traits d’un patient souffrant »

 

8 mai 2020

Marina Droujinina - Nouvelles du monde

 

      « Je suis de plus en plus conscient que nous contemplons le Christ sous les traits d’un patient souffrant », affirme le p. Fabio Stevenazzi, médecin et prêtre italien qui a travaillé pendant plusieurs semaines aux soins intensifs de l’hôpital de Busto Arsizio à Varese, en Lombardie, indique Avvenire.it du 7 mai 2020. À la mi-mars, il a laissé – avec la permission de l’archevêque Mario Delpini – son service à la paroisse de Santa Maria Assunta à Gallarate et s’est rendu en première ligne pour répondre à l’urgence de Covid-19, retournant à sa profession de médecin.

 

        Une expérience qui se poursuit et qui a eu un grand impact sur lui : « J’ai découvert, avec étonnement, témoigne Don Fabio, que j’étais prêtre… quand beaucoup de collègues, même des non-croyants, m’ont pris à part pour me faire des confidences personnelles, sur le sens de la vie ou sur la foi. C’étaient de véritables ‘confessions laïques’, que je chéris dans mon cœur avec émotion. »

 

      Le père Fabio garde en mémoire les histoires de nombreux malades, surtout dans les premières semaines de l’épidémie: « Je les ai vus effrayés et plongés dans l’ennui de journées toujours pareilles, rythmées seulement par les alarmes des équipements et les bruits des aspirateurs. … De temps en temps, la vue de l’aggravation ou de la mort de leur compagnon les secouait. »

 

       Tous les jours, le père Fabio essaie de maintenir ensemble ses deux vocations, de prêtre et de médecin, en restant au service de l’homme: « La plupart du temps, les patients ne savent même pas que je suis prêtre et ils ne peuvent certainement pas me distinguer des autres soignants, comme nous venons tous habillés en ‘combinaisons de plongée’, raconte le prêtre. J’ai prié une fois avec un patient mourant que j’ai ensuite absous. Je ne sais pas s’il était au courant que j’étais prêtre: il ne pouvait pas m’entendre, assourdi par le casque CPAP. J’ai également administré le sacrement de l’onction à des personnes sous sédation ou mourantes. »

 

       La Semaine Sainte, y compris le jour de la Résurrection, a été la plus difficile à l’hôpital : « Le matin de Pâques, raconte le p. Fabio, je suis passé devant les hublots des chambres des patients avec l’étole blanche et j’ai béni tout le monde, en distribuant une petite image avec le Ressuscité. Je pense que c’était un réconfort pour beaucoup. »

 

        Aujourd’hui, la situation s’est quelque peu améliorée, témoigne le prêtre: « Je vois des visages plus détendus et sereins, mais même parmi nous médecins, il y a beaucoup de questions et nous n’avons pas toutes les réponses sur l’évolution de la maladie. »

 

         La fatigue physique est considérable, conjuguée au fait qu’à la fin du temps de travail, la vie continue en isolement, dans sa chambre du presbytère, sans voir ni rencontrer personne pour ne pas propager de contagion. « Je célèbre l’Eucharistie et prie dans mon salon, tout seul en ermite, dit le prêtre. Pendant mon temps libre, je lis un peu, je regarde la télévision pour me détendre, puis j’essaie de dormir. »

 

       Le père Fabio Stevenazzi continue son travail à l’hôpital même s’il est revenu pour s’occuper de certains aspects de la vie de la communauté pastorale de San Cristoforo à Gallarate.

 

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 19:36

      Curé de la paroisse saint Ambroise à Paris, le père Augustin Deneck a eu l’idée audacieuse de mettre en scène un passage de l’Évangile selon saint Luc… en rappant ! Une façon bien à lui de commencer sa journée sur une bonne note, et de « rejoindre les paroissiens » confinés. 

 

        Des paires de chaussettes en guise de marionnettes, quelques percussions, et un peu de folie : c’est tout ce qu’il a fallu au père Augustin Deneck, curé de la paroisse saint Ambroise, à Paris, pour expliquer à ses paroissiens les trois guérisons miraculeuses dans l’Évangile selon saint Luc. (Lc, 5,17). Tout est parti d’une discussion avec le diacre permanent de la paroisse, sa famille de quatre enfants, et la responsable de l’aumônerie. « Depuis le début du confinement, nous avons l’habitude de diffuser sur la chaîne Youtube de la paroisse des épisodes de notre marionnette ‘Monsieur chaussette’, pour expliquer aux enfants du caté comment vivre cette période », commente-t-il à Aleteia.

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 13:16

                                                                                             Le vendredi 1er mai 2020
Chers tous,
En ce début du mois de Marie voici le magnificat du Covid-19
C'est une de mes nièces qui est à l'initiative de ça elle a voulu montrer que la maladie a touché le monde entier et qu'il faut demander à Marie de nous aider dans cette épreuve.
Elle a réuni une chorale italienne, une chorale chinoise et des français pour chanter ce magnificat magnifique
Écouter le, c'est splendide, même si vous ne croyez pas
Faites circuler
Merci pour elle car cela a demandé un travail énorme
Bon confinement à tous et a très prochainement dans un futur plus gai et plein d'espérance
Françoise


http://www.facebook.com/story.php?story_fbid=584115605540711&id=240536329898642&
scmts=scwspsdd&extid=OgjE1cXomPIzsT45

 

Descriptif du Magnificat Covid-19
« PERSONNE, QUELQUE SOIT LA PARTIE DU MONDE DANS LAQUELLE IL SE
TROUVE, NE SERA JAMAIS ABANDONNÉ PAR MARIE, NOTRE MERE ».
Et au plus profond de son âme, chacun le ressentira en entendant cette prière... Le projet "Mère je voudrais", réalisé en ITALIEN, FRANÇAIS et CHINOIS découle d’un grand cri de détresse vers Marie, parvenu de tous les confins de la terre.
« Mère, je voudrais » est un chant dans lequel chacun de nous pourra se souvenir de la force protectrice qui existait entre Marie et son Fils, dont tous deux nous partagent ici le secret. Quand je vois sur cette vidéo les images de tant de visages et de voix qui s'accordent - malgré la distance géographique, les cultures et les langues qui les séparent - avec une volonté profonde d’appartenir à Marie et de s’unir à ses sentiments, je pense que vous sentirez cette harmonie à la fois musicale et spirituelle, qui génère ici une fraternité enveloppante et lancinante qui ne sera jamais oubliée. Le souffle du chant devient alors bénédiction : que ce soit celle de l'Ange lors de l'Annonciation ou de la Nativité, ou qu'elle  fasse écho à la Croix et à la mort. Marie connaît bien le point de rencontre de ces deux mystères : alors soyons sûrs que personne, quel
que soit la partie du monde dans laquelle il se trouve, ne sera jamais abandonné par Marie, notre Mère. Et au plus profond de son âme, chacun le ressentira en entendant cette prière...


Mgr Pierangelo Sequeri (compositeur)
Message traduit par Emmanuelle de Lagarde

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