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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 09:03

 

SECOURS CATHOLIQUE : CONFINÉS MAIS ENGAGÉS

Cliquer sur le lien ci-dessous :

 
En cette période de confinement, restons en lien,

 

Chacun chez soi ne veut pas dire

chacun pour soi !

 

 

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 07:07
CHANSON SUR LE COVID-19 VENANT DU KÉNYA, PAR LE GROUPE WAKA WAKA

Kenya : Une chanson sur le Covid-19 retentit à l’échelle mondiale


Les jeunes musiciens du groupe Waka Waka, basé à Nairobi au Kenya, ont vu leur chanson contre le Covid-19 retentir à l’échelle internationale. Exécutée dans un style reggae, la chanson appelle à l’espoir et lance le même message que le psalmiste : « Non, je ne mourrai pas, je vivrai » (Psaumes 118, 17).


À l’occasion de la 50e édition de la Journée mondiale de la Terre, célébrée le mercredi 22 avril, le Mouvement catholique mondial pour le climat, une organisation basée à Rome, qui travaille pour mieux prendre soin de notre maison commune, a reconnu et plébiscité la chanson d’un groupe musical kenyan sur le Covid-19. De fait, le mouvement écologique, dont le document fondateur est l’Encyclique du Pape François Laudato Si’, avait posté ladite chanson dans un Tweet et invité ses followers à la partager avec leurs amis.


Il y a de la place pour l’espoir


La chanson du groupe Waka Waka intitulée « Anti Covid-19 » appelle à la solidarité mondiale face à la pandémie du Covid-19 et lance un vibrant appel d’espoir à travers les paroles de son refrain : « Il y a de la place pour l’espoir. N’ayez pas peur. Dieu est au contrôle ». Exécutée dans un style reggae à seulement 2 minutes 54 secondes, le morceau commence par un métissage de culture, unissant Kezamutima, d'origine burundaise, et Lusungu Kumwenda du Malawi, avec des paroles qui allument et réchauffent les coeurs des mélomanes : « J'ai pleuré pour la justice et je suis ici pour résister au Covid-19. Je dis : N'ayez pas peur, nous ne sommes pas prêts à mourir ».

 


Évangéliser au moyen de la musique


Qu’une telle invitation ait un retentissement international, le fondateur et leader du groupe Waka Waka, Steeven Kezamutima s’est dit encouragé et motivé : « Je suis tellement excité, tellement encouragé. J’ai l'impression que les organisations et les institutions reconnaissent le travail des jeunes dans l'Eglise et cela peut encourager de nombreux artistes à développer de bons thèmes vers l'évangélisation et à donner de l'espoir au peuple de Dieu ».

 


Le Covid-19 ne laisse personne indifférent


Parlant de l'inspiration de son groupe pour produire la chanson, Kezamutima qui coordonne Laudato Si' Generation en Afrique explique que la pandémie qui frappe l’humanité ne laisse personne indifférent : « Nous sommes tous en confinement et ressentons la douleur de cette vie difficile ainsi que la peine qu’éprouvent des familles qui perdent leurs proches et tant de personnes pauvres qui ne se battent pour gagner leur pain au quotidien ».

 


Qui sont-ils, les Waka Waka ?


Fondé en août 2016, le groupe musical Waka Waka est composé de dix jeunes franciscains séculiers étudiant à CUEA (The Catholic University of Eastern Africa) à Nairobi au Kenya, provenant de divers pays africains, dont le Kenya, le Malawi, le Burundi et la République démocratique du Congo. Ces jeunes dont la diversité représente une richesse pour l’inspiration de leurs chansons, pensent que « la musique joue un rôle essentiel dans la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus en raison de sa capacité à sensibiliser et à donner de l'espoir aux personnes qui risquent de subir un traumatisme pour diverses raisons ».

 

Vatican News - 25.04.2020

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 12:17

 

INQUIET, INQUIÈTE ... POUR VOUS ... POUR UN PROCHE ... COMPOSEZ LE 0806 700 772
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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 19:32

 

Si dans vos multiples activités de confinés vous pouvez consacrer 10mn à la réflexion et à l'émotion, regardez et écoutez ce très beau document vidéo sur la pandémie qui nous frappe...

A voir, à revoir et à partager avec d'autres...

Voici le lien que vous devez ouvrir (you tube)

 

 

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 13:48
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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 09:55

Le Père Thierry Magnin, Secrétaire général de la Conférence des évêques de France, nous parle de l'Annonciation que nous allons vivre malgré le confinement instauré en mars 2020 à cause de l'épidémie de COVID-19.

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 10:50

 

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 21:44

 

Message  à l'occasion du décès des militaires au Mali

          Nous sommes très touchés par le décès survenu, lors d'une opération militaire au Mali, de deux jeunes militaires du Lot et Garonne: l'adjudant-chef Julien Carette et le capitaine Clément Frison-Roche. J'adresse aux membres de leurs familles un message de soutien. Qu'ils soient assurés de ma prière et de mon aide fraternelle.

         Je sais que les Layracais et les Villeneuvois sont dans la peine, et je m'associe à eux dans cette épreuve.

        Que l'espérance reste présente au cœur de nos vies! Que l'Esprit nous apporte la paix et la confiance!

                                                                + Hubert Herbreteau, évêque d'Agen

 

« Pour que vive France »,
le touchant poème
du capitaine Clément Frison-Roche

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 07:56

 

«Devenir dépendant des autres

ne signifie pas perdre sa dignité»

 

Déclaration commune des responsables religieux – rabbin, imam, pasteurs, évêques –

 

de Reims (France), ville où M. Vincent Lambert est décédé, ce 11 juillet 2019.

 

 

         M. Vincent Lambert est mort. Responsables des différents cultes dans la ville de Reims, nous prions pour notre concitoyen. Nous le faisons depuis des années, avec beaucoup de nos compatriotes profondément affectés par son sort. Nous le recommandons au Dieu vivant et miséricordieux, à celui qui appelle les êtres humains de la mort à la vie. Nous prions pour la femme et pour la fille de M. Vincent Lambert, pour ses parents, ses frères et ses sœurs, pour tous les siens. Qu’ils puissent trouver consolation et espérance par-delà leur chagrin. Nous leur exprimons notre fraternelle compassion.

       Nous pensons fortement en ce jour à ceux qui ont eu à s’occuper de M. Lambert : les médecins et les équipes de l’hôpital de Reims, et aussi les avocats et les magistrats qui ont eu la responsabilité d’éclairer la situation de M. Lambert.

        La situation de M. Lambert était singulière. Les décisions prises à son sujet ne peuvent donc être transposées telles quelles à des cas apparemment analogues. Au vu des débats qui ont eu lieu, nous pensons utile, dans la lumière de notre foi en Dieu qui crée et qui donne la vie, de rappeler les points suivants :

 

       1. Nous reconnaissons sans réserve qu’il appartient à la dignité de tout être humain de renoncer à un traitement jugé inutile, disproportionné ou risquant de provoquer un état de souffrance supplémentaire, du moment qu’une telle décision ne met en danger la vie d’aucun autre ;

      2. Nous croyons qu’il est possible aux êtres humains de se soutenir, de s’entraider, de s’accompagner dans les moments les plus douloureux de la vie, de sorte qu’aucun citoyen ne soit tenté d’exiger de la société qu’elle provoque sa mort ;

      3. Nous voudrions rappeler à nos concitoyens que devenir dépendant des autres pour des soins ou pour les actes de la vie ordinaire ne signifie pas perdre sa dignité ; nous voulons œuvrer pour contribuer à susciter les dévouements, les générosités et les solidarités nécessaires auprès des personnes dépendantes, à quelque titre qu’elles le soient, et auprès de leurs proches qui en portent la responsabilité, ceux que l’on appelle aujourd’hui « les aidants » ;

       4. Nous voulons remercier tous ceux qui ont contribué à la réflexion sur la situation de la fin de vie et sur la situation singulière des personnes en état pauci-relationnel, qui n’entrent ni tout à fait dans la catégorie des personnes malades ni tout à fait dans celle des personnes handicapées. Des recherches médicales et philosophiques sont sans doute encore nécessaires pour les accompagner au mieux. Une réflexion sur la pratique de la réanimation nous paraît également nécessaire. Poursuivre des débats prudents et approfondis sur ces questions médicales et éthiques nous paraît important;

      5. Nous exprimons notre confiance aux médecins de notre pays. Notre confiance collective dans leurs capacités scientifiques et humaines est nécessaire pour qu’ils puissent continuer à prendre les décisions médicales les meilleures et les plus sages en dialoguant en vérité avec les personnes en fin de vie ou les proches des personnes devenues incapables de communiquer ;

      6. Croyants en la vie éternelle, nous affirmons que la vie humaine est bien plus que la vie corporelle mais se joue pourtant dans la condition corporelle. Nous exprimons notre profonde union à tous ceux qui entourent leurs proches dans l’épreuve avec délicatesse, avec générosité, sans attendre de retour, en se réjouissant de leur présence corporelle. Nous redisons notre gratitude pour le personnel médical et soignant de nos hôpitaux.

 

       Notre pays s’est efforcé jusqu’ici de trouver une voie juste pour accompagner au mieux, dans le contexte de haute technicité dans lequel nous vivons, les personnes en fin de vie et celles qui sont privées partiellement ou totalement de capacités de communication.

       Nous souhaitons que notre pays développe toujours davantage aussi bien le soin médical capable d’intégrer les progrès thérapeutiques, les soins palliatifs, une véritable disponibilité relationnelle des soignants et une collaboration des aidants et des bénévoles, que le soin social capable d’intégrer les exclus et les délaissés, afin de garantir à tous une vie commune dans la solidarité et la fraternité.

 

                Signataires :

 

               Rabbin Amar, de Reims

               Aomar Bendaoud, imam de la Grande Mosquée de Reims

              Pasteur Xavier Langlois, de l’Eglise Protestante Unie de France à Reims

              Pasteur Pascal Geoffroy, de l’Eglise Protestante Unie de France à Reims

              + Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims

              + Bruno Feillet, évêque auxiliaire de Reims

 

 



 

 

 


 

 

M. Vincent Lambert est mort. Responsables des différents cultes dans la ville de Reims, nous prions pour notre concitoyen. Nous le faisons depuis des années, avec beaucoup de nos compatriotes profondément affectés par son sort. Nous le recommandons au Dieu vivant et miséricordieux, à celui qui appelle les êtres humains de la mort à la vie. Nous prions pour la femme et pour la fille de M. Vincent Lambert, pour ses parents, ses frères et ses sœurs, pour tous les siens. Qu’ils puissent trouver consolation et espérance par-delà leur chagrin. Nous leur exprimons notre fraternelle compassion.

En savoir plus : https://www.jeanpaulbouland.com/

 

M. Vincent Lambert est mort. Responsables des différents cultes dans la ville de Reims, nous prions pour notre concitoyen. Nous le faisons depuis des années, avec beaucoup de nos compatriotes profondément affectés par son sort. Nous le recommandons au Dieu vivant et miséricordieux, à celui qui appelle les êtres humains de la mort à la vie. Nous prions pour la femme et pour la fille de M. Vincent Lambert, pour ses parents, ses frères et ses sœurs, pour tous les siens. Qu’ils puissent trouver consolation et espérance par-delà leur chagrin. Nous leur exprimons notre fraternelle compassion.

Nous pensons fortement en ce jour à ceux qui ont eu à s’occuper de M. Lambert : les médecins et les équipes de l’hôpital de Reims, et aussi les avocats et les magistrats qui ont eu la responsabilité d’éclairer la situation de M. Lambert.

La situation de M. Lambert était singulière. Les décisions prises à son sujet ne peuvent donc être transposées telles quelles à des cas apparemment analogues. Au vu des débats qui ont eu lieu, nous pensons utile, dans la lumière de notre foi en Dieu qui crée et qui donne la vie, de rappeler les points suivants :



En savoir plus : https://www.jeanpaulbouland.com/

M. Vincent Lambert est mort. Responsables des différents cultes dans la ville de Reims, nous prions pour notre concitoyen. Nous le faisons depuis des années, avec beaucoup de nos compatriotes profondément affectés par son sort. Nous le recommandons au Dieu vivant et miséricordieux, à celui qui appelle les êtres humains de la mort à la vie. Nous prions pour la femme et pour la fille de M. Vincent Lambert, pour ses parents, ses frères et ses sœurs, pour tous les siens. Qu’ils puissent trouver consolation et espérance par-delà leur chagrin. Nous leur exprimons notre fraternelle compassion.

Nous pensons fortement en ce jour à ceux qui ont eu à s’occuper de M. Lambert : les médecins et les équipes de l’hôpital de Reims, et aussi les avocats et les magistrats qui ont eu la responsabilité d’éclairer la situation de M. Lambert.

La situation de M. Lambert était singulière. Les décisions prises à son sujet ne peuvent donc être transposées telles quelles à des cas apparemment analogues. Au vu des débats qui ont eu lieu, nous pensons utile, dans la lumière de notre foi en Dieu qui crée et qui donne la vie, de rappeler les points suivants :



En savoir plus : https://www.jeanpaulbouland.com/

M. Vincent Lambert est mort. Responsables des différents cultes dans la ville de Reims, nous prions pour notre concitoyen. Nous le faisons depuis des années, avec beaucoup de nos compatriotes profondément affectés par son sort. Nous le recommandons au Dieu vivant et miséricordieux, à celui qui appelle les êtres humains de la mort à la vie. Nous prions pour la femme et pour la fille de M. Vincent Lambert, pour ses parents, ses frères et ses sœurs, pour tous les siens. Qu’ils puissent trouver consolation et espérance par-delà leur chagrin. Nous leur exprimons notre fraternelle compassion.

Nous pensons fortement en ce jour à ceux qui ont eu à s’occuper de M. Lambert : les médecins et les équipes de l’hôpital de Reims, et aussi les avocats et les magistrats qui ont eu la responsabilité d’éclairer la situation de M. Lambert.

La situation de M. Lambert était singulière. Les décisions prises à son sujet ne peuvent donc être transposées telles quelles à des cas apparemment analogues. Au vu des débats qui ont eu lieu, nous pensons utile, dans la lumière de notre foi en Dieu qui crée et qui donne la vie, de rappeler les points suivants :



En savoir plus : https://www.jeanpaulbouland.com/

 

« Devenir dépendant des autres ne signifie pas perdre sa dignité »

En savoir plus : https://www.jeanpaulbouland.com/
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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 16:13

RÉFLEXIONS AUTOUR DE LA LETTRE DU PAPE

"LETTRE AU PEUPLE DE DIEU"

   transmise le 20 août 2018.

Paroisse Sainte Croix des confluents

 

Chaque "affaire" politique ou religieuse ébranle les consciences : réparons-nous aussi l'Église

         

                Dix huit personnes étaient présentes dont notre curé le père Jean-Pierre Teudjou et notre diacre, Guillaume de Sevin et deux personnes venues de Tonneins où ce débat n'a pu avoir lieu et où les paroissiens se sont exprimés sous une autre forme.

Cette réunion proposée par l'équipe d’animation pastorale (E.A.P.) et organisée par l'équipe Communication de la paroisse, a été voulue pour provoquer une réaction solidaire, communautaire et globale à la suite de la lettre du Pape François au Peuple de Dieu : " Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui" (1 Cor 12, 26).

A la demande de Yannick Masson et J.L. Trézéguet, modérateurs, il a été consacré un temps de relecture de cette lettre, puis un tour de table où chacun a pu exprimer son émotion et faire un constat individuel avant le débat lui-même.

Le père Teudjou s'est exprimé en premier : "Que faire pour que l'Église panse ses plaies, déclare-t-il ? Il faut se poser les bonnes questions ; comment je réagis en tant que citoyen, en tant que chrétien ? Si le Christ était à ma place, qu'aurait-il fait ? Même si ceci s'est passé depuis des générations, il ne faut pas condamner exclusivement l'Église sur ce sujet". Les participants reconnaissent que ce problème et l'omerta existent aussi dans d'autres secteurs de la société notamment dans l'Éducation Nationale ou l'Armée.

L'émotion exprimée par les participants a été forte et unanime : "Face aux faits révélés, nous sommes abasourdis, atterrés, meurtris, très choqués, très en colère, nous avons un sentiment de honte, une grande tristesse, c'est un vrai tsunami, il est trop tard ! "Nous nous sentons très petits et très impuissants devant un phénomène d'une telle ampleur et d'une telle gravité dont on ne pouvait soupçonner l'étendue ". "Nous avons des pensées émues pour les victimes, dont, comme le dit le Pape François "la douleur a trop longtemps été ignorée, silencieuse ou passée sous silence". Nous avons dit qu'il fallait être conscient de l'état de grand danger (danger de mort) dans lequel se trouve l'Église aujourd'hui". Il faut parler de crimes commis et non seulement de "délits" (comme on peut le lire dans la lettre du pape). Notre Évêque Mgr Herbreteau n'hésite pas, à juste titre, à parler de crimes ! Mais il a été dit qu'en l'occurrence les criminels sont aussi des "malades".

 

Pourquoi ce silence et si longtemps ? Comment cette omerta a-t-elle pu s’organiser ?

 

             On a parlé de la toute puissance du prêtre qui date de très longtemps, du cléricalisme qui en a découlé et qui est une forme d'abus de pouvoir ; il y a eu une propension à étouffer tout ce qui pouvait porter atteinte à l'aura du prêtre et à la confiance placée en lui par les laïcs (enfants ou adultes).

La dimension, la gravité des actes, leur conséquence, leur impact sur les victimes n'ont très certainement pas été, non plus, estimés à leur juste valeur.

Le Pape François fait le "mea culpa" de l'Église lorsqu'il parle dans sa "lettre au peuple de Dieu" d'aveuglement confortable et auto-suffisant où tout finit par sembler licite".

 

En tant que simple chrétien(ne) et laïc (que) que puis-je faire ? Que peut-on faire pour identifier, prévenir, soigner ?

 

            Est-ce notre problème en tant que laïc ? Il s'agit en l'occurrence d'un problème interne aux clercs de l'Église. N'est-ce pas de la responsabilité exclusive du Pape de le régler ? Moi, pauvre laïque, qu'ai-je à voir dans cette affaire ?

Dénoncer immédiatement la connaissance d'une déviance quelconque, d'un comportement anormal, être vigilant est, nous pensons, nécessaire et un devoir. Le Pape François pose la question reprenant l'appel de Saint Paul à souffrir avec celui qui souffre : "Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ?". La réponse est oui, sans hésitation.

Il faut prier. Guillaume nous a rappelé qu'il fallait prier, en particulier, pour les prêtres qui n'ont pas failli. Ceux qui, par exemple, habillés en clergyman qui se déplacent dans le métro à Paris, vivent des moments difficiles. Beaucoup de médias s'en donnent à cœur joie pour dénigrer un peu plus l'Église. Quelle occasion !

Aider, par des soins, toute personne aux tendances pédophiles que l'on détecte dans l'Église. Quel accompagnement aujourd'hui est-il fait pour ces prêtres déviants hormis leur mutation à la suite de faits avérés ?

Le constat fait aujourd'hui au sujet de l'ignorance de l'état dans lequel se sont retrouvées les victimes est accablant. Désormais il faut accepter de les écouter, prendre leurs cas en considération et faire l'objet un suivi psychologique.

Dans sa lettre, le Pape parle de la pratique du "jeûne" qui donne faim et soif de justice, qui nous secoue et nous pousse à marcher et à nous engager dans la vérité et la charité envers la société, afin de lutter contre tout type d'abus sexuel, d'abus de pouvoir et de conscience."

Enfin, il faut faire pénitence selon le vœu là aussi du pape. "Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui"..."Alors Dieu souffrant s'est tourné vers son Père".

Avec prière et pénitence, "nous ferons grandir en nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation". Et la confession est un gage de purification.

Le pape François veut que l'on soit dans la vérité : "la vérité vous rendra libre". L'Église est un corps qui forme un tout. On peut retenir dans ce texte l'appel à la conversion de chacun.

 

Vers qui se tourner quand on est dans une situation difficile ?

 

            Y a-t-il une cellule d’écoute ? Oui, c'est en principe à notre Évêque, Hubert Herbreteau qu'il faut s'adresser directement, d'autant plus que chacun doit savoir qu'il a été nommé responsable de la commission de prévention des abus sexuels lors de la Conférence des évêques de France en novembre 2018.

Mais peut-être serait-il souhaitable de songer à la création d'une cellule d'écoute des victimes, dans chaque diocèse, si cela n'est pas déjà fait, qui soit clairement identifiée et connue de tous les publics, et pas nécessairement constituée de clercs ?   

 

Quelles réformes sont souhaitables pour remettre le fonctionnement de l'Église sur de bons rails ?

            Plusieurs sujets ont alors été évoqués : la tolérance zéro demandée par le pape qui est devenue une évidence, la transparence de l'Église en général, rendre compte sur cette question mais aussi sur d'autres.

La prévention par une approche de la sexualité plus appropriée lors de la formation des prêtres au séminaire ? Cette question est-elle suffisamment abordée, ainsi que celle de la relation aux femmes ?

Le père Teudjou déclare que les prêtres savent que c'est le célibat qui les attend en entrant au séminaire. Guillaume prend l'exemple de l'Église orientale maronite où les prêtres sont mariés. Il fait référence à la lettre de Jean-Paul II sur le célibat (don total de sa vie au milieu de sa communauté).

 

Pourquoi y a-t-il de moins en moins de prêtres ? La solitude est pesante. L'Église semble vouloir évoluer vers la vie des prêtres en communauté pour se soutenir mutuellement, éviter les doubles vies, les problèmes d'alcoolisme, la dépression. Chacun peut chuter et se relever.

Pour ce qui est du cléricalisme, on a évoqué la possibilité de commissions de contrôle pour éviter les abus de pouvoir et de conscience, de trouver des régulations, des référents (tierces personnes) qui pourraient se positionner en médiateurs, conciliateurs ?

 

Quelle place pour les femmes dans l’Église ?

 

            Il ressort du débat que la femme n'est pas assez reconnue dans l'Église d'aujourd'hui. Les femmes se trouvent le plus souvent cantonnées dans des rôles subalternes ou purement matériels dans lesquels la hiérarchie de l'Église se plait à les maintenir. Est-ce par crainte ?

Par désinvolture ? Par tradition ? Par routine ? Un peu tout à la fois sans doute ?

Or plus de pouvoir donné aux femmes ne serait-il pas enrichissant pour l’Église ?

Il faut associer les femmes à la gouvernance de l'Église.

 

Quelle place et quelle meilleure collaboration entre laïcs et clercs sur ces sujets ?

 

            Il faut aider les prêtres et les laïcs à sortir du cléricalisme et préciser la place de chacun. Il faut avoir le courage d'aborder les sujets qui fâchent, dire ce que l'on ressent, comment on voit les choses, essayer de faire des propositions censées au travers de rencontres programmées. On parle beaucoup des clercs en ce moment, mais que dire du divorce des laïcs en constante croissance ; quelle place sommes-nous prêts à faire pour les divorcés-remariés ?

Il faut améliorer la communication transversale entre les rouages et commissions diverses d'une paroisse. Sinon, chacun ignore tout de ce que fait l'autre et cela est un frein au développement de cette paroisse et peut créer des tensions avec le curé responsable. Les paroissiens ne savent pas ce qui se fait et se sentent mis de côté. Ne pourrait-on désigner un paroissien chargé de faire la liaison entre les divers groupes de travail ?

A une échelle plus haute, le cardinal Marx, archevêque de Munich, déclare dans "La Croix" le jeudi 28 mars 2019 : "Il me paraît évident que l'on ne peut plus réunir un Synode des évêques sans y inviter aussi des laïcs, femmes et hommes. C'est urgent".                                                                                            

 

EN CONCLUSION

 

            Deux heures de débats riches, denses, profonds et ... sereins. Les participants ont été à l'écoute les uns des autres, sans s'interrompre mutuellement, en permanence, comme souvent dans ce type de rencontre. Cela a contribué à la clarté du débat et, manifestement, les participants ont été heureux de pouvoir s'exprimer sur ce sujet grave et douloureux en analysant cette " lettre au peuple de Dieu" et en donnant leurs sentiments personnels.

Le temps limité et l'ampleur des sujets abordés n'ont pas permis d'approfondir certaines propositions. Il est important de regarder les choses en face, avec courage et détermination, de ne pas minimiser les faits, quels qu'il soient, pour prendre, enfin, conscience de la gravité des actes et les mesures appropriées pour que l'Église tire les leçons d'une épreuve où elle a vécu le mal, pour aller vers un renouveau purificateur.

L'équipe Communication de notre paroisse et son curé ont considéré que, être frileux, avoir des craintes et ne pas vouloir aborder le sujet ni contribuer à apporter sa pierre, en vue de la reconstruction de l'édifice qu'est l'Église, aurait été un refus de participer à l'éradication du cancer qui la ronge actuellement.

Sans tomber dans la "réunionnite", l'équipe Communication de la paroisse pense que ce type de rencontre-débat est à renouveler, notamment sur des sujets pouvant toucher aux réformes, d’actualité ou pas, dont l'Église pourrait avoir besoin et sur lesquelles les paroissiens ont envie d'exprimer leurs idées.

 

            Enfin il y a des raisons d'espérer. Confiance tel est le maître-mot. La présence de nombreux participants et leur investissement dans la réflexion témoigne de la réactivité, du "vouloir faire face" de nos paroissiens. Oui, il y a une chance de rebâtir l'Église. Non, il n'est pas trop tard, il n'est jamais trop tard, rien n'est encore perdu. Nous sommes dans une barque secouée par un vent de grande force. Il faut tenir et faire confiance, sans réserve, au Christ. L'Église a connu bien des vicissitudes au cours de son existence. Elle a tenu. Mais il faut être vigilant, tirer la sonnette d'alarme quand il est temps encore et prendre les bonnes décisions.

En définitive, et pour laisser le dernier mot à notre curé, le père Jean-Pierre Teudjou "il ne faut pas oublier le Christ qui est au centre de tout". Et ne pas écarter la dignité humaine : "Il faut savoir faire place à Dieu et si l'on ne respecte pas l'Homme, on ne respecte pas Dieu".

 

                 L'équipe Communication de la Paroisse Sainte Croix des Confluents

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