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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 07:44
© LA GAZETTE DE LA MANCHE / AFP
© LA GAZETTE DE LA MANCHE / AFP

 

        Deux jours après la mort tragique du lieutenant-colonel de gendarmerie, Marielle, la femme d'Arnaud Beltrame, s'est confiée à La Vie.

 

      « Arnaud était profondément attaché à ce qu'il appelait la "famille de la gendarmerie". Pour elle, il ne comptait pas ses heures, ni son engagement. Il savait fédérer ses hommes, leur insuffler son élan, les amener à donner le meilleur d'eux-mêmes. Il était animé de très hautes valeurs morales, des valeurs de service, de générosité, de don de soi, d'abnégation. Il avait une force de volonté hors du commun, toujours capable de se relever après les épreuves.

 

       Il se sentait intrinsèquement gendarme. Pour lui, être gendarme, ça veut dire protéger. Mais on ne peut comprendre son sacrifice si on le sépare de sa foi personnelle. C'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien. Pour lui les deux sont liés, on ne peut pas séparer l'un de l'autre. Arnaud est revenu à la foi de façon forte vers la trentaine.

C'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien. On ne peut pas séparer l'un de l'autre.

 

       Il était un mari très attentionné, comme toute femme rêverait d'en avoir. Il n'avait de cesse de s'améliorer, d'être le meilleur époux possible et de me rendre heureuse. Il me soutenait et m’emmenait vers le haut, toujours avec beaucoup de respect.

 

        Nous formions un couple chrétien. Nous nous sommes longuement préparés au mariage religieux grâce au solide accompagnement des moines de Lagrasse. La célébration devait avoir lieu en Bretagne, car Arnaud y a ses racines.
Il était d'ailleurs très proche de l'abbaye de Timadeuc, où il a fait de nombreuses retraites.

 

       Les obsèques de mon mari auront lieu en pleine Semaine sainte, après sa mort un vendredi, juste à la veille des Rameaux, ce qui n'est pas anodin à mes yeux. C'est avec beaucoup d'espérance que j'attends de fêter la résurrection de Pâques avec lui. »

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 07:36
© AP/SIPA
© AP/SIPA

         C'est l'un des chanoines de l'abbaye de Lagrasse (Aude) qui a accompagné les derniers instants du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame à l'hôpital de Carcassonne dans la nuit du 23 au 24 mars. Le père Jean-Baptiste connaissait le gendarme depuis plusieurs mois et le préparait au mariage. Dans un communiqué de l'abbaye que nous reproduisons ici, il témoigne.

       « C'est au hasard d'une rencontre lors d'une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m'ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d'intention d'Arnaud m'est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

 

        Ce jeune couple venait régulièrement à l'abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, Notre-Dame de Cana. Ils faisaient partie de l'équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.
Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après 2 ans de catéchuménat, en 2010.

 

       Après un pèlerinage à Sainte-Anne-d'Auray en 2015, où il demande à la Vierge Marie de rencontrer la femme de sa vie, il se lie avec Marielle, dont la foi est profonde et discrète. Les fiançailles sont célébrées à l'abbaye bretonne de Timadeuc à Pâques 2016.

 

      Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu'il a redécouvertes avec sa conversion.

 

      En se livrant à la place d'otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d'officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu'il prend.

 

     Il sait aussi la promesse de mariage religieux qu'il a fait à Marielle qui est déjà civilement son épouse et qu'il aime tendrement, j'en suis témoin. Alors ? Avait-il le droit de prendre un tel risque ? Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous. Il savait comme nous l'a dit Jésus, qu'« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Il savait que, si sa vie commençait d'appartenir à Marielle, elle était aussi à Dieu, à la France, à ses frères en danger de mort. Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain.

 

      J'ai pu le rejoindre à l'hôpital de Carcassonne vers 21h hier soir. Les gendarmes et les médecins ou infirmières m'ont ouvert le chemin avec une délicatesse remarquable. Il était vivant mais inconscient. J'ai pu lui donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort. Marielle alternait ces belles formules liturgiques.

 

       Nous étions le vendredi de la Passion, juste avant l'ouverture de la Semaine Sainte. Je venais de prier l'office de none et le chemin de croix à son intention. Je demande au personnel soignant s'il peut avoir une médaille mariale, celle de la rue du Bac de Paris, près de lui. Compréhensive et professionnelle, une infirmière, la fixe à son épaule.

 

Je n'ai pas pu le marier comme l'a dit maladroitement un article, car il était inconscient.

     Arnaud n'aura jamais d'enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts à au don d'eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne. »

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 18:15

Chemin de Croix en Syrie

Mgr Samir Nassar nous a transmis un message. En ce vendredi de Carême, nous vous invitons à renouveler votre prière pour le peuple éprouvé de Syrie.

"Douze personnes seulement sont venues vendredi soir au Chemin de la Croix au lieu de 600 personnes… Ces douze courageux fidèles ont défié les obus et le danger de mort pour venir méditer les 14 stations salvatrices du Calvaire, s'arrêtant surtout devant la 5ème et la 8ème station.

Devant la 5ème station, ce petit groupe de fidèles s'interroge sur l'absence d'un Simon de Cyrène qui tend la main pour consoler, aider et soulager leurs souffrances et soigner leurs plaies... par contre ils voient se défiler des forces militaires et des contingents de tous bords, bien armés, qui se bousculent pour alimenter la guerre, accentuer la violence, la destruction et la mort sous prétexte de sauver le pays.

A la 8ème station : Jésus console les filles de Jérusalem… et les familles syriennes endeuillées, sinistrées, blessées, réfugiées. Mais aussi leurs nombreux orphelins abandonnés et oubliés.

Cette consolation du Seigneur essuie leurs larmes et renforce la Foi de ce petit peuple martyrisé et déboussolé qui regarde de son abîme la Lumière de la Résurrection dans le visage saignant de Jésus Christ.

Merci à nos 12 courageux apôtres de montrer le Chemin de L'Espérance au milieu des ténèbres...

Mgr Samir Nassar

Archevêque Maronite de Damas

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 15:26

Publié dans #éveil à la foi

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 19:23

 

 

 

 

La collision tragique entre un train et un autocar scolaire, survenue jeudi après-midi à Millas

La collision tragique entre un train et un autocar scolaire, survenue jeudi après-midi à Millas et qui a coûté la vie à quatre adolescents et laisse encore 10 blessés dans un état grave et d’autres encore dans un état préoccupant est une tragédie pour notre diocèse. Car c’est bien plus qu’un village ou qu’une communauté de paroisses qui sont touchés aujourd’hui mais tout un peuple qui souffre pour ses enfants. Ce matin mes pensées, au nom de toute la communauté catholique des Pyrénées Orientales, vont évidemment à toutes les victimes de ce drame, à leurs familles et proches et à tous ceux qui les ont côtoyés et qui sont en deuil et je m’associe à leur peine. J’assure toutes les personnes affectées par cet événement de mon soutien total et de ma prière en ces heures difficiles.

Dans ce moment de douleur intense, où nos cœurs sont touchés, nous ne voulons pas oublier à quelques jours de Noël que le Christ vient partager notre humanité jusque dans ses plus grandes souffrances. Tous les hommes sont invités à puiser dans sa Lumière et sa Présence, la force et l’espérance nécessaires pour traverser une telle épreuve.

Depuis les premières heures de ce tragique accident, notre diocèse est mobilisé pour soutenir les victimes, leurs familles et proches. Pour les accueillir, les entourer, les écouter, les réconforter et les accompagner du mieux que nous pouvons pour les aider à traverser cette douloureuse épreuve. L’Abbé Benoît De Roeck, curé de la communauté de paroisses touchée par ce drame est totalement mobilisé depuis jeudi soir et reste depuis à l’écoute de tous ceux qui cherchent du réconfort. Je l’assure, avec son équipe paroissiale de mon soutien total.

Au-delà, le diocèse se rend disponible pour permettre à tous ceux qui le désirent, de se recueillir, de prier et d’accompagner les victimes et leurs familles dans la douleur.

J’ai demandé à ce que le glas soit sonné dans toutes les églises du diocèse ce vendredi midi et à 19 h.

Une messe est célébrée ce vendredi à 18 h en l’église Saint André de Saint Féliu d’Avall.

Dimanche la messe paroissiale qui prendra une autre dimension aura lieu à 9 h 30 à Saint Féliu d’Avall.

Dimanche soir à 18 h 30, je présiderai une veillée de prière à l’intention des victimes et de leurs proches dans l’église de Saint Féliu d’Avall.

Les familles pleurent leurs enfants disparus et notre famille diocésaine pleure avec elles. Leur cœur est brisé et nous voulons leur ouvrir le nôtre pour les y accueillir et leur offrir notre espérance, notre affection sans limite et notre réconfort.

                                                                              + Norbert Turini
                                                                              Évêque de Perpignan - Elne

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 13:37
Festival Alimenterre

Depuis 10 ans le festival « ALIMENTERRE » coordonné par le comité français pour la solidarité internationale (CFSI) vise à sensibiliser le public sur les causes de la faim dans le monde à proposer des pistes d’action concrète pour soutenir une agriculture plus équitable et plus respectueuse de l’environnement.

Partout en France, des élus, entrepreneurs, agriculteurs, consommateurs, citoyens se mobilisent pour présenter leurs initiatives et montrer qu’un autre système alimentaire est possible .

 

Dans trois endroits du département le CCFD Terre solidaire s’associe au cinéma pour des projections-débat sur ce sujet:
- Marmande cinéma plazza le jeudi 9 novembre à 20H30 autour du film « Hold Up sur la banane »

- Casteljaloux cinéma l’Odyssée le jeudi 16 novembre à 20H30 autour du même film avec une intervenante Hondurienne

- Aiguillon: cinéma Confluent  le Jeudi 23 novembre à 2OH (apéro Biocoop partenaire et Léa Nature) autour de deux moyens métrages « Vivre dignement de sa terre » expérience positive au Sénégal et « Nourrir une métropole » expérience du Grand Paris. Un jeune burkinabé apportera son témoignage.

 

Dans quelques établissements scolaires (lycée agricole et professionnel, lycée de Nérac, collège Sainte marie à Casteljaloux…) des volontaires du  CCFD terre solidaire se joindront à l’initiative des enseignants pour sensibiliser les scolaires (courts métrages, jeux) à la façon de consommer car « l’Avenir se joue dans nos assiettes ».

 

 

 

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 07:28

Les croyants entendent souvent ces expressions

si (ton) DIEU existait …

comment peut-il "permettre" ….

le monde a toujours existé, pas besoin d'un Créateur …

la vie n'a aucun sens …

souvent nous n'avons pas de réponse..

voici un film qui permettra peut-être d'en trouver quelques unes ….

A l'occasion du 10ème anniversaire de sa création (octobre 2007) la paroisse Saint Pierre des Rivères fait projeter au cinéma Rex de Tonneins le film "Dieu n'est pas mort", un film qui fait parler Dieu.
 
Projections :

Le samedi 21 octobre à 21 h et le dimanche 22 octobre à 15 heures.

C'est l'histoire d'un étudiant, Josh, qui doit prouver l'existence de Dieu...

Le personnage de Josh incarne de manière réaliste ce que peut éprouver un jeune chrétien dans une société sans Dieu. Le film devient alors une source d'encouragement pour continuer à être "le sel de la terre", même lorsque tout pousse à garder le silence.

"Dieu n'est pas mort" est un outil qui aborde les grandes questions touchant au sens de la vie humaine et qui est mis à disposition de tous les chrétiens attachés à l'évangélisation.

Il devrait leur permettre d'avoir le courage de témoigner, envers et contre tout, et aux non-croyants de découvrir la puissance d'amour du Christ.

Alors n'hésitez pas, emmenez vos jeunes, vos ados, allez-y en famille, vous ne le regretterez pas.
 
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 16:34

                       

       Cette question revient souvent dans la bouche d’un grand nombre de catholiques. C’est donc à prendre au sérieux. Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

       La messe dominicale est l’une des occasions indispensables pour se retrouver en communauté ecclésiale, pour entendre la Parole de Dieu, pour prier, pour vivre le mystère eucharistique, et pour s’encourager mutuellement à évangéliser notre monde. Bien sûr, il ne s’agit pas de se donner mauvaise conscience parce que l’on manque la messe, mais de se dire toujours que s’en priver, c’est prendre des risques pour la bonne santé de notre foi.
         La Messe, ou mieux, l’Eucharistie, est une rencontre personnelle avec le Christ. Dans ce sacrement, vécu en communauté, Il se donne à manger, Il nous donne la nourriture qui fait vivre, il nous unit les uns aux autres. D’où le terme de communion que nous employons dans notre langage courant. Et quand on parle de communion, nous ne devons pas voir que la réception du Corps du Christ, mais de tout ce qui fait la consistance de la messe (La Parole et l’Eucharistie).
          Venir à la messe est une réponse à l’invitation du Christ. Ce n’est pas pour rien qu’il nous a laissé ce signe au moment où il allait quitter ses disciples. Il a voulu manifester ainsi que sa présence, réelle, devait passer par cet acte eucharistique. Alors pourquoi s’en priver, pourquoi rester à distance, pourquoi y voir une sorte de contrainte ?
         Aller à la messe a pour but de nous rendre heureux, parce que, en Église, nous rendons grâce à Dieu, nous l’écoutons, nous l’acclamons, nous l’adorons, nous reconnaissons combien il nous remplit de ses bienfaits. Plus nous nous montrons attentifs à ce qui se célèbre, plus nous comprenons que notre vie de disciples du Christ est une grande communion dans l’amour et la paix. Ainsi nous répondons à l’invitation qui nous est faite à la fin de chaque rassemblement eucharistique : « Allez dans la paix du Christ ». Allez maintenant partager ce que vous êtes devenus par l’action du Christ en vous.

  
P. Serge CYRILLE.

Source : diocèse de  Guadeloupe 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 11:48

 

 

Pour plus de renseignements : Cliquez ICI

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:49

 

A Cannes, le Jury oecuménique 2017 a remis son Prix au film de Naomi Kawase, réalisatrice japonaise, Hikari (Vers la lumière). Le prix du jury œcuménique est une récompense décernée par un jury indépendant lors du festival de Cannes depuis 1974 à un film de la compétition officielle.

Le Jury œcuménique a voulu récompenser « Vers la lumière » de la réalisatrice japonaise Naomi Kawase. Un film qui évoque la rencontre entre une jeune audiodescriptrice et un photographe qui perd la vue. Lors de la cérémonie de remise de prix, Denyse Muller, présidente du jury a déclaré : « Ce film de grande qualité artistique nous invite par sa poésie à regarder et écouter plus attentivement le monde qui nous entoure. Il nous encourage au dialogue et à l’accueil de l’autre. Hikari nous parle de responsabilité, de résilience, d’espoir, de la possibilité, même pour ceux qui sont dans l’obscurité, d’apercevoir la lumière. »

Monseigneur Norbert Turini : « Le festival du film et le cinéma sont une fenêtre ouverte sur le monde »

pour plus d'infos: cliquez ici

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