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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 08:23
aux catholiques sur la lutte
contre la pédophilie

« Seigneur, délivre-nous de la tentation de vouloir nous sauver nous-mêmes et sauver notre réputation ; aide-nous à porter solidairement la faute et à rechercher des réponses humbles et concrètes en communion avec tout le Peuple de Dieu »

Pape François, février 2019

 

 

 Chers frères et chères sœurs,

 

       Depuis l’an 2000 et surtout depuis 2016, tous vous entendez parler d’agressions sexuelles commises par des prêtres à l’encontre d’enfants ou de jeunes. Comme vous, nous avons honte pour notre Église. Vous vous sentez blessés dans votre confiance en elle. Vous continuez vos engagements de foi. Vos réactions sont diverses ! Vous comprenez que les évêques en parlent, réfléchissent à la manière d’accueillir au mieux les personnes victimes et d’agir envers les coupables… Vous avez entendu parler de la Commission indépendante mise en place par les évêques et la Conférence des Religieux et religieuses de l’Église de France (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, CIASE), confiée à M. Jean-Marc Sauvé et chargée d’enquêter sur ces faits, d’analyser la manière dont ils ont été traités et d’évaluer l’action de l’Église, notamment depuis les années 2000.

Au cours de notre Assemblée ordinaire de fin mars, nous avons pris des décisions importantes que nous voulons ici vous exposer. Elles complètent ou s’articulent avec celles que des diocèses, selon leur histoire et leurs possibilités, ont déjà prises. Un autre rendez-vous sera la remise du rapport de la CIASE à la fin du mois de septembre prochain.

Vous qui lisez ce document, peut-être avez-vous été victime ou témoin de faits d’agression ou de mauvais comportements de la part de clercs, de religieux ou de religieuses. Soyez sûrs de notre détermination à tout faire pour recevoir les témoignages, comprendre ce qui s’est passé, agir pour la justice et mettre en œuvre les mesures de prévention nécessaires. Peut-être, au contraire, n’avez-vous connu que des prêtres qui vous ont donné de la joie et de la confiance et des religieux et religieuses dont l’exemple, présent ou dans votre mémoire, vous réjouit et vous stimule encore.

À vous tous, nous voulons faire part de ce que nous avons appris ces dernières années. Nous vous présenterons ensuite trois séries de décisions importantes et nous vous lancerons un appel.

 

Ce que nous avons appris

 

Notre Église n’a pas toujours été une « maison sûre »

 

       Des prêtres et des religieux ont commis des agressions sexuelles sur des mineurs, garçons ou filles. Des prêtres ont abusé de leur position sacramentelle pour exercer une emprise sur des jeunes et parfois leur faire subir des violences sexuelles. Ces faits sont avérés et indéniables. Le rapport de la CIASE nous permettra d’en évaluer l’exacte ampleur et de les situer par rapport à la situation globale de la violence sexuelle sur les mineurs dans notre pays. Mais ces actes ont été trop nombreux pour que nous n’y voyions que la part d’horreur commise par quelques individus pervers. Recensés sur une longue période et dans une population nombreuse, nous devons reconnaître qu’il y a là un fait social qui doit être regardé avec lucidité. Nous devons mobiliser nos forces, nos énergies, notre intelligence et notre volonté, pour créer une culture où de tels drames ne soient plus possibles, pour faire de l’Église « une maison sûre » selon l’expression du Pape François.

Dans les décennies passées, il est arrivé que ces faits soient dénoncés, traités par la justice de notre pays et que leurs auteurs soient sanctionnés par la justice canonique de l’Église. Il est aussi arrivé que ces faits soient connus, portés à la connaissance de certains responsables ecclésiaux, et qu’ils aient été traités seulement par une admonestation au prêtre mis en cause, une promesse par celui-ci de ne pas recommencer, et un déplacement dans une autre paroisse, avec trop souvent de graves récidives. Il est arrivé aussi que de tels faits ne soient pas connus du tout ni des autorités ecclésiales, ni des familles, les enfants victimes n’en parlant pas ou n’ayant pu en parler ou en ayant parlé mais sans être écoutés. La CIASE nous aidera à mieux connaître ces situations diverses.

Un aspect important de ces agressions sexuelles et de ces abus spirituels est qu’ils ont été commis pour une part par des prêtres, des diacres, des religieux ou des membres de communautés qui ont aussi incarné, pour certains, le renouveau de l’Église. Des figures considérées parfois comme exemplaires et inspirantes ont été démasquées. Ce fut pour tous une terrible déception. Des études sont ouvertes, qui devront être prolongées, pour comprendre comment de tels phénomènes ont pu avoir lieu et ne pas être repérés.

La justice de notre pays et la justice canonique doivent être saisies de ces faits graves et inacceptables.

Nous sommes aujourd’hui mieux informés des procédures et nous voulons les mettre en œuvre sans délai. Nous savons que la saisine de la justice, tant civile que canonique, est une obligation et un bienfait nécessaire.

 

L’ampleur du traumatisme

 

      Nous avons aussi découvert, il faut le reconnaître, l’ampleur du traumatisme vécu par les enfants et les jeunes agressés. Des vies entières ont été bouleversées, rendues compliquées et douloureuses.

Aujourd’hui l’amnésie due au traumatisme, conséquence grave et durable vécue par les personnes victimes et particulièrement les jeunes victimes, est un phénomène connu, étudié et avéré. L’impossibilité de faire mémoire, due à ce phénomène, nous permet de mieux comprendre pourquoi la parole advient parfois très tardivement et douloureusement.

Grâce à des personnes courageuses et des associations, des adultes qui avaient été victimes enfants ou adolescents ont pu révéler leur histoire. Depuis quelques mois, il apparaît aussi que de telles agressions ont pu avoir lieu et peuvent avoir lieu dans toute la société, y compris hélas dans les familles et dans tous les milieux, et notamment là où il y a œuvre d’éducation : la relation éducative peut se transformer en une relation de pouvoir et, alors, s’accompagner d’abus et d’une domination sexuelle.

En termes éthiques, ces agressions sont des actes contraires au commandement « Tu ne tueras pas », car ce sont d’abord des atteintes à la vie dont l’impact ne disparait pas, et non pas seulement des manquements à la juste relation éducative de la part des adultes. Commis par des prêtres ou des religieux, de qui l’enfant ou le jeune attend légitimement la bienveillance et la bienfaisance du Christ lui-même, la vie de l’Esprit-Saint et le pardon de Dieu, de tels crimes prennent une force particulière, a fortiori lorsqu’ils sont commis dans un cadre sacramentel ou lorsque le prêtre est un ami ou un membre de la famille. Ils peuvent détruire toute la vie, y compris la vie spirituelle. Nous, évêques, reconnaissons que nos prédécesseurs n’ont pas toujours été assez attentifs au sort des enfants agressés. Sans prétendre que nous aurions fait mieux à leur place et en leur temps, l’Évangile que nous prêchons et dont nous essayons de vivre nous enjoint à l’attention aux plus petits. Le Christ, notre Seigneur, nous avertit que le scandale devant Dieu n’est pas la perte de réputation d’une personne ou d’une institution mais le fait de faire tomber, d’abîmer un « petit » et de l’empêcher d’avancer vers la bonté du Père. Nous implorons humblement pardon pour tous les cas d’indifférence ou d’incompréhension dont des responsables ecclésiaux ont pu faire preuve.

 

La lumière apportée par le témoignage des personnes victimes

 

       Tous frères et sœurs en Église, nous devons porter attention aux personnes qui ont été victimes de telles agressions. Souvent, nous l’avons dit, elles n’ont pu parler ou, ayant parlé, n’ont pas été écoutées parce que leur agresseur était estimé, voire vénéré, par leurs parents ou leur entourage familial et social, par la communauté chrétienne. Témoigner de ce qu’elles ont subi est extrêmement courageux et exigeant. Ceux et celles qui s’y risquent ont droit à notre admiration et notre gratitude. Dénonçant des faits commis dans l’Église et par des ministres de l’Église, ils et elles rendent à l’Église un immense service : celui de pouvoir faire la lumière sur des ténèbres qui l’habitent et qu’elle transportait sans le savoir ou sans vouloir le reconnaître et regarder cela en face. Désormais, nous pouvons être plus lucides. Cette lumière est un don de Dieu dans sa miséricorde, qui nous appelle tous à la sainteté.

Nous, prêtres et évêques, ordonnés, nous recevons du Christ Pasteur et Serviteur un « pouvoir sacré ». Pour vous, fidèles, qui, avec nous, recevez la grâce de la foi, ce « pouvoir » est source de vie, de consolation, de force, de paix et de liberté intérieure. Or, de ce pouvoir, il est possible d’abuser. Comme tout pouvoir, celui-ci peut servir à exercer une emprise et à établir un rapport de domination. Or, le Christ, dont nous voulons être les serviteurs, est le Seigneur infiniment chaste, infiniment respectueux des personnes en leur liberté la plus intime. Il n’a jamais permis ni supporté que ses disciples prétendent soumettre d’autres hommes ou femmes. A la lumière de ce qui a été mis au jour ces dernières années, nous sommes conscients que les modes d’exercice du ministère sacerdotal et épiscopal et le discours qui les soutient doivent être passés au crible et renouvelés pour un service plus vrai du Peuple de Dieu.

 

 

Le devoir de l’Église entière vis-à-vis des personnes victimes

 

      Les personnes victimes, quel que soit leur âge, à partir du moment où elles ont parlé ont besoin d’avancer dans un chemin d’apaisement et de reconstruction. Il y a là pour nous tous, membres du Corps du Christ, un devoir impérieux lié à l’appartenance commune des victimes et de leurs agresseurs à notre Église. Comme pasteurs, nous sommes responsables d’agir pour contribuer, autant qu’elles le souhaitent, à accompagner sur leur chemin de vie les personnes qui ont été ainsi agressées. Nous sommes conscients aussi que des parents, des frères et sœurs, des familles, des conjoints et des enfants ont souffert. Nous sommes conscients encore que tous nous sommes blessés dans notre foi, notre attachement au Christ, notre confiance dans le sacerdoce apostolique. Comme nous, vous êtes ébranlés, interpellés et avec vous nous souffrons pour l’Église. Dans le même temps, étant membres du Corps du Christ, nous sommes responsables les uns des autres devant Dieu, au sens où chacun répond de tous les autres. Nous sommes en effet donnés les uns aux autres par le Seigneur comme frères et sœurs.

C’est pourquoi, frères et sœurs, les mesures que nous avons à prendre pour que de tels faits ne se reproduisent pas et pour aider les personnes victimes dans leur chemin personnel nous concernent tous. Elles n’auront de sens que si elles sont portées par nous tous. Nous, évêques, y avons travaillé depuis deux ans et demi notamment avec l’aide des groupes de travail mis en place à partir de janvier 2019 par notre Conférence avec la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) pour travailler sur la mémoire à garder de ces faits et de la manière dont ceux et celles qui ont été agressés ont pu survivre ; pour développer plus avant les mesures de prévention nécessaires ; pour recenser les étapes à suivre dans le traitement d’une plainte et accompagner les clercs accusés puis, le cas échéant, condamnés ou innocentés ; pour mettre au point le secours financier qui devra être proposé aux personnes victimes afin de les aider dans leur reconstruction quand elles en ont besoin.

Nous remercions vivement les personnes victimes qui ont accepté de travailler avec nous. Patiemment, nous avons appris à nous connaitre. Nous remercions aussi les professionnels et experts de la société civile qui nous ont aidés à avancer.

Nous nous sommes placés devant Dieu, scrutant ce qu’il attend de l’Église du Christ. Sa sainteté nous pousse à agir avec humilité mais aussi avec efficacité.

Ces mesures, nous les présenterons à la CIASE pour qu’à la lumière de ses études, elle les évalue et nous indique les ajustements nécessaires.

 

Nos décisions

 

       Nous avons décidé trois séries de mesures lors de notre Assemblée plénière de mars 2021. Elles s’inscrivent dans une démarche générale destinée à franchir une étape décisive dans la reconnaissance de ces violences et la lutte contre ces abus.

  • Des mesures concernent notre relation avec les personnes victimes: nous devons et nous voulons les aider, humblement, dans les étapes et les moyens qui leur permettront d’avancer dans leur chemin de vie et de reconstruction.

D’où les décisions de :

  • continuer à travailler régulièrement avec les personnes victimes ;
  • sensibiliser et former de manière régulière à l’accueil et à l’accompagnement humain et spirituel des personnes victimes d’agressions sexuelles dans l’Église ;
  • proposer aux personnes victimes un secours financier qu’une instance d’assistance indépendante sera chargée d’attribuer dans la limite de nos moyens, selon les besoins exprimés par chacune de ces personnes ;
  • améliorer la formation initiale et continue des prêtres et de tous les acteurs pastoraux, surtout ceux et celles qui travailleront auprès des jeunes ;
  • améliorer nos moyens de suivre et d’accompagner les prêtres coupables dans les différents moments de leur vie ;
  • créer un lieu qui gardera vive la mémoire des faits commis et de la manière dont les personnes agressées ont pu vivre cette épreuve. Ce que les personnes victimes demandent le plus est l’assurance que l’Église travaille vraiment pour que de tels drames ne se reproduisent plus. Le lieu mémoriel sera donc aussi un lieu pédagogique pour former les générations futures à la vigilance sur les dérives possibles du pouvoir spirituel ;
  • consacrer une journée à la mémoire de ces faits et à la prière pour les personnes victimes, chaque année, le 3ème vendredi de Carême.
  • Des mesures visent au renforcement de nos procédures de justice canonique. Celles-ci ne dispensent pas du recours à la justice étatique. Nous avons décidé de mettre en place un tribunal pénal au niveau national pour disposer des moyens nécessaires afin d’agir avec une efficacité qui a pu faire défaut jusqu’à présent.
  • Des mesures concernent l’organisation de la Conférence des évêques et s’ajoutent à celles prises depuis 2016 : nous mettrons en place un Service dédié « à la promotion de la vigilance et à la formation à la juste relation pastorale » ainsi qu’un Service national d’écoute.

 

 

Notre appel

L’appel que nous vous lançons est double.

 

Soyons tous vigilants et actifs pour faire de notre Église une « maison sûre »

       Par la lecture de cette lettre, vous prenez avec nous la mesure du phénomène tel que nous l’avons découvert et compris. Il nous reste à recevoir le rapport de la CIASE. Des victimes parleront au-delà, bien sûr, car le temps de la parole ne peut être identique pour tous.

Le silence, l’indifférence, une déférence non ajustée, ne doivent plus l’emporter sur le devoir d’interpeller voire d’alerter quand est repéré un problème de comportement de la part de qui que ce soit : prêtre, diacre, religieux ou laïc, bénévole ou salarié, animateur ou participant, responsable ou fidèle, homme ou femme. Soyons attentifs autour de nous, acceptons de nous former, surtout dans l’exercice de responsabilités en contact avec des jeunes et des enfants. Soyons vigilants dans les paroisses, communautés, mouvements, les uns vis à vis des autres.

La conversion pastorale de nos diocèses nous offre des occasions de réfléchir sur nos modes de fonctionnement en diocèses, en paroisses, dans nos communautés et mouvements. A tous les niveaux nous devons nous interroger sur les possibilités de dérives, d’emprise, d’abus, de maltraitances voire de violences et vérifier qu’il existe des supervisions, des contrôles, des regards tiers, et la possibilité de la correction fraternelle entre nous.

N’hésitons pas à confier au Seigneur dans la prière ce sujet grave et important. N’oublions pas d’intercéder pour les personnes victimes et de demander le secours de Dieu pour son Église.

Aidons les personnes victimes

         Au nom de l’unité du Corps que nous formons dans le Christ, nous devons ensemble apporter aux personnes victimes les aides dont elles ont besoin, et mettre en œuvre les différentes mesures ci-dessus exposées, nécessaires pour renouveler en vérité notre Église. Pour financer toutes ces actions de mémoire, de prévention, de soutien, il faut réunir les fonds nécessaires.

Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas utiliser les dons des fidèles à des fins que ceux-ci n’ont pas choisies. Par exemple, le Denier de l’Église ne sera pas employé à cet usage. Pour permettre à tous les baptisés de manifester leur fraternité et leur solidarité aux personnes victimes dans l’Église catholique, nous constituons un fonds de dotation spécifique qui financera l’ensemble de ces mesures et vérifiera le juste usage des sommes collectées. Nous évêques y contribuerons en premier lieu, à titre personnel. Nous appelons tous ceux d’entre vous qui le voudront bien, à y contribuer également.

Chers frères et chères sœurs, fin septembre prochain, la CIASE remettra son rapport aux évêques et à la Conférence des religieux et religieuses, qui l’ont créée ensemble. Ce sera un moment difficile pour ceux et celles qui ont été victimes de tels crimes. Ce sera pour nous tous, spécialement pour les clercs, pour les religieux et religieuses, un moment délicat.

Comme l’a souligné le Pape François dans sa lettre au Peuple de Dieu d’août 2018, « les abus sexuels, abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées (est) un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les personnes victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants.(…) L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que Peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et leur esprit. (…) Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage ».

Dans le droit fil de cette invitation du Pape, nous vous avons, dans cette lettre, partagé ce que nous avons découvert et mieux compris et nous vous avons confié nos engagements, nos résolutions. Ils n’ont de sens, ils ne seront efficaces, que s’ils deviennent aussi les vôtres.

Nous vous exprimons notre honte et notre tristesse que ceux qui auraient dû être des pasteurs vous conduisant aux sources vives, aient pu être des dangers, destructeurs des « petits » confiés par Jésus. Nous renouvelons notre demande de pardon. Si vous n’avez pas été atteints par de tels faits, nous vous demandons de vous tourner avec nous vers ceux et celles qui en ont été victimes. Disons notre commune désolation devant les crimes commis et subis et notre profonde humiliation que des membres du Corps du Christ aient été si peu attentifs et parfois si peu prêts à entendre et à accompagner. Nous nous remettons au Seigneur qui juge et qui guérit et nous acceptons d’avance la lumière crue qui sera jetée sur notre Église. Pleins d’espérance aussi, nous croyons que cette vérité peut servir le renouveau que Dieu veut.

Nous exprimons notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres, diacres, consacrés hommes et femmes qui se donnent chastement pour le service du Royaume de Dieu, pour tous les baptisés qui sont sur le chemin de Vie avec le Christ. Nous rendons grâce pour la confiance que vous nous faites et surtout pour votre foi dans le Seigneur Jésus, qui en notre chair a vaincu la mort.

Les évêques de France
25 mars 2021

 
 
 
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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 09:34

 

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 09:15

 

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 14:07

 

 
CCFD : Mercredi des cendres

 

CCFD : Mercredi des cendres

 

 
 
 
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 08:17

 

Nous habitons tous la même maison

 

      Du 17 février au 3 avril 2021, vivons ensemble le carême, malgré les contraintes liées à la situation sanitaire. Plus que jamais nous sommes invités par notre engagement, une prière, ou un don, à nous mobiliser.

     Le Covid 19 et la terrible crise sanitaire qu’il suscite continue de nous bouleverser en France et ailleurs.

Plus que jamais, le Covid 19 nous invite à faire preuve de solidarité et à nous tourner vers l’essentiel.

Les mots du pape François, dans la messe qu’il a célébrée sur une place Saint Pierre désertifiée le 27 mars de l’année dernière, résonnent toujours autant :
"Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble."

Pour cheminer chaque semaine pendant le carême

Nous proposons un livret d’accompagnement spirituel avec des propositions de méditation pour chaque semaine de carême.
C’est un livret léger, au contenu profond, à garder avec soi pour cheminer pendant le carême.


Un cahier liturgique de Carême est aussi proposé pour animer les célébrations tout au long du Carême avec le CCFD-Terre Solidaire. Il est à destination des équipes pastorales et liturgiques, des équipes d’aumônerie et de catéchèse pour faire vivre la solidarité internationale dans vos diocèses.


Retrouvez notre cahier d’animation, conçu pour animer le Carême au nom de la solidarité internationale portée par le CCFD-Terre Solidaire avec des équipes diverses dans les diocèses . Vous y trouverez des outils d’animation et des éléments de réflexion pour faire vivre la solidarité internationale. Vous pouvez retrouver également les fiches d’animations en ligne.

  Un espace carême entièrement digitalisé sera bientôt disponible à cette adresse. N’hésitez pas à y revenir.

 

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 20:20

 

Trois propositions en ligne gratuites des dominicains de Lille

et de la province de France pour le temps du Carême.



- « Je t'aime, Seigneur, ma force » (Ps 17,2) avec Carême dans la Ville

- Une série de vidéo sur les 7 péchés capitaux avec ThéoDom

- Des vidéos et des fiches d'enseignement avec Théobule : théobule propose aux enfants de vivre le Carême en faisant fleurir l'Arbre de Vie.

 

voir la vidéo de lancement

Je t'aime Seigneur, ma force - Carême dans la Ville 2021

 

      La période que nous traversons est difficile. L'éloignement physique de ceux qu'on aime est synonyme d'un manque de tendresse. Cette absence peut se traduire par une sensation d'éloignement de Dieu. Nous avons faim de ce pour quoi nous sommes faits : serrer la main d'un ami, prendre dans ses bras un nouveau-né, regarder un visage sans masque. En réalité nous avons faim de Dieu qui s'est fait homme.

        « Je t'aime Seigneur ma force. » Sans doute Jésus est-il le premier à pouvoir dire ces mots en toute sincérité. Il nous donne la témérité de le suivre. Oui, il est possible d'aimer Dieu. Quand nous aimons notre frère, surtout celui dans le besoin, nous aimons Dieu. Et quand quelqu'un nous aime en vérité, c'est Dieu qui nous aime. En cette période de pandémie, comment aimer sans la proximité physique de celui qu'on aime ? Si nous voulons tenir dans cette épreuve, nous devons apprendre à aimer à distance.   

      Le temps du carême peut nous y aider. Grâce à la Parole de Dieu d'abord. Comme une promesse qui rend présente la tendresse du Seigneur pour tous. Chaque jour, des frères, des sœurs et des laïcs dominicains méditent avec nous cette Parole pour nous la rendre accessible.

      Grâce à la prière ensuite. Elle ouvre notre âme à cet amour de Dieu qui ne demande qu'à couler dans nos veines. Chaque jour, et c'est une nouveauté cette année, les moniales dominicaines de Beaufort partagent leur magnifique prière des vêpres accompagnée par la kora.

      Grâce à un exemple de sainteté. A l'occasion du jubilé des 800 ans de la mort de Saint Dominique, chaque samedi, retrouvez une vidéo sur le fondateur des Dominicains. Le frère Jean-Pierre Brice Olivier nous raconte Dominique, empli de compassion, passionné par l'Écriture, homme de dialogue, missionnaire et fondateur, témoin de la fraternité dont l'exemple éclaire si justement notre époque.

    Enfin, au début du carême, ThéoDom vous propose un éclairage théologique en vidéo sur les 7 péchés capitaux, ces pièges qui font obstacle à l'amour.

     Ensemble, préparons notre cœur aux jours nouveaux qui arrivent, au Christ qui vient, à la joie de Pâques qui éclate. Ne gardons pas ce cadeau pour nous : partageons-le autour de nous.

 

                                                                Bon carême à tous

 

 

 

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 12:29

 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 08:20

 

    Voici comment participer aux quatre vendredis de prière et de jeûne proposés par les évêques de France pour "sortir d’une bioéthique aveuglée". Le projet de loi bioéthique est débattu en deuxième lecture à partir du 2 février au Sénat.

 

     Alors que l’examen en deuxième lecture du projet de loi bioéthique débute au Sénat le 2 février prochain, les évêques de France invitent à quatre vendredis de prière et de jeûne, le 15 janvier, 22 janvier, 29 janvier et 5 février,

 
 
Que nos yeux s'ouvrent !
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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 07:35

 

TAIZE, Mesage 2021 du frère AloIs

https://www.taize.fr/fr_article29828.html-site de Taizé

Prière de Taizé - 9 mai 2020 - L'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal |  L'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

Un message pour 2021

      L’humanité avance grâce à celles et ceux, si nombreux, qui se donnent sans compter, même dans ce temps de bouleversements et d’incertitudes.Au long des derniers mois, des jeunes nous ont fait part de leur inquiétude face à l’avenir: quel espoir va nous orienter, quels sont les appuis fiables quand tout est si instable? Encore plus profondément: pour quel but vaut-il la peine de vivre? D’autres voix se lèvent pour dire: résistons au désenchantement; soyons attentifs aux signes d’espérance. (1)

(1) Pour réagir à ce message pour 2021, nous invitons les jeunes de 15 à 35 ans à l’illustrer d’exemples concrets. Quelles initiatives ou quelles personnes sont pour moi un signe d’espérance? Au cours des prochains mois, ces réactions seront publiées sous divers formats: textes, vidéos, podcasts... Écrivez-nous à l’adresse solidarity@taize.fr.           Taizé avril 2020 reporté pour écarter le Covid-19

     Être attentifs aux signes d’espérance.Dans la situation actuelle marquée par la pandémie, nous assistons à une progression de la précarité dans de vastes parties du monde. Des décisions politiques courageuses sont nécessaires, mais la solidarité et l’amitié sociale que tous nous pouvons vivre sont tout aussi indispensables. Beaucoup sont prêts à se mettre au service des autres. Leur générosité nous rappelle que l’entraide ouvre un chemin pour l’avenir.Et combien de jeunes investissent leurs énergies pour la sauvegarde de notre maison commune qu’est la planète! On voit éclore de multiples initiatives qui, sans apporter toutes les réponses à l’urgence climatique, permettent déjà d’avancer vers des modes de vie plus respectueux de l’environnement. (2) Pour ceux qui sont croyants, la terre est un don que Dieu nous confie pour que nous en prenions soin.La conscience des structures d’injustices, parfois héritées de l’histoire, s’est beaucoup accrue.Et le pouvoir n’est hélas pas toujours exercé au service du bien de tous. Devant ces dérives, la frustration et la colère sont compréhensibles. Qui aura l’audace d’être artisan de justice et de paix, au-delà des clivages dans nos sociétés?(2) Dans la lutte contre le dérèglement climatique et pour la réduction des émissions de carbone, saurons-nous interroger nos pratiques pour changer ce qui peut l’être? Des communautés chrétiennes participent à cet effort: des initiatives œcuméniques existent, comme le réseau des «Églises vertes», dans différents pays du monde. Déjà en 1989, les Églises d’Europe réunies à Bâle appelaient à «adopter un style de vie qui soit le moins nocif possible pour l’environnement: cela signifie entre autres la réduction de la consommation d’énergie, l’utilisation des transports publics et la limitation des déchets.» À Taizé, nous poursuivons nos efforts vers la transition écologique pour y aider, toutes les propositions sont les bienvenues (www.taize.fr/eco).

https://www.taize.fr/fr_article29828.html-site de Taizé

      Vivre la fraternité. Oui, au milieu des difficiles réalités de la période actuelle, il est possible de percevoir des raisons d’espérer, et même parfois d’espérer contre toute espérance. Pour cela, mettons-nous ensemble avec celles et ceux qui ont des options de vie différentes, avec des chrétiens d’autres confessions, avec des croyants d’autres religions, avec des personnes agnostiques ou athées qui, elles aussi, s’engagent pour la fraternité et le partage.La joie se renouvelle quand nous vivons la fraternité, quand nous nous faisons proches des plus démunis: des personnes n’ayant pas d’abri, des personnes âgées, malades ou isolées, des enfants en difficulté, des personnes ayant un handicap, des migrants... Les circonstances de la vie peuvent tous nous rendre vulnérables. Et la pandémie révèle les fragilités de notre humanité.Plus que jamais, nous avons besoin les uns des autres. Le pape François nous le rappelle avec force dans sa lettre encyclique Fratelli tutti: «Personne ne se sauve tout seul». Et il ajoute qu’on ne trouve pas pleinement son identité sans une ouverture «à l’universel, sans se laisser interpeller par ce qui se passe ailleurs, sans se laisser enrichir par d’autres cultures ou sans se solidariser avec les drames des autres peuples.» (§32 et §146). Dans les relations entre personnes comme entre peuples, faisons tout notre possible pour passer de la compétition à la coopération. Soutenons les organismes ou les associations qui promeuvent la coopération et la solidarité, au niveau local, national et international.Croire faire confiance à une présence. À Taizé, nous constatons que des jeunes, pour garder le cap, s’interrogent de manière nouvelle sur la foi en Dieu. Que veut dire croire en lui? Et, si Dieu existe, agit-il dans l’histoire, dans nos vies?Devant cette interrogation, évitons de nous représenter Dieu en le réduisant à nos concepts. Il dépasse infiniment tout ce que nous pouvons imaginer. Nous sommes des chercheurs et des chercheuses assoiffés d’amour et de vérité. Où que nous en soyons de notre pèlerinage intérieur, tous nous avançons souvent à tâtons. Mais, devenant «pèlerins de confiance», il nous est possible de marcher ensemble, de partager notre recherche: nos questions tout autant que nos convictions.«La foi est une confiance toute simple en Dieu, un élan de confiance mille fois repris au cours de notre vie... même si en chacun il peut y avoir aussi des doutes», disait frère Roger.Croire, n’est-ce pas d’abord faire confiance à une présence qui est à la fois au tréfonds de notre être et dans tout l’univers, insaisissable et pourtant bien réelle? Présence qui ne s’impose pas, mais qu’à tout moment nous pouvons accueillir à nouveau, dans le silence, comme une respiration. Présence bienveillante qui est toujours là, malgré les doutes et même si nous avons l’impression de ne comprendre que très peu qui est Dieu.Discerner un nouvel horizon. Une présence bienveillante quel éclairage l’Évangile donne-t-il sur ce mystère?Jésus a vécu de cette présence bienveillante jusqu’au bout, il y était constamment attentif. Elle était pour lui lumière intérieure, souffle de Dieu, inspiration de l’Esprit Saint...

https://www.taize.fr/fr_article29828.html-site de Taizé

      Du plus profond de la souffrance et de la solitude absolue, au moment où il meurt sur la croix, quand tout semble absurde, il crie son sentiment d’abandon, mais en s’adressant encore à Dieu: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?» Trahi, torturé, condamné à mort, dans les ténèbres les plus profondes il introduit l’amour. Et cet amour se montre plus fort que le mal. Marie Madeleine puis les apôtres communiquent cette nouvelle inattendue, invraisemblable: il est vivant, l’amour de Dieu a vaincu la haine et la mort.Saisis par cette nouvelle, les premiers chrétiens sont bouleversés et ils en témoignent: le Christ vit désormais auprès de Dieu. Il emplit l’univers par l’Esprit Saint, et il est aussi présent en chaque être humain. Il est solidaire avec les pauvres et leur rendra justice, il est l’accomplissement de l’histoire et de la création, et il nous accueillera après la mort dans la plénitude de la joie.Au-delà de la violence humaine, au-delà des catastrophes environnementales et des maladies, un nouvel horizon est ouvert. Saurons-nous le discerner?Changer notre regard.

      À partir de cet horizon dévoilé par la résurrection du Christ, une lumière entre dans nos existences. Toujours à nouveau, elle chasse l’ombre de la peur, elle fait jaillir une source, elle fait éclater la joie de la louange.Alors nous pouvons pressentir que, secrètement, comme par une attraction mystérieuse, le Christ continue jusqu’à la fin des temps à rassembler dans l’amour de Dieu toute l’humanité et l’univers entier. Et il nous associe à sa mission.C’est ensemble, en Église, qu’il nous y associe. Cela implique que nous soyons prêts à élargir notre amitié à tous. Le Christ nous demande d’aimer même nos ennemis; sa paix réconcilie même des nations opposées. (3)(3) Dans ces temps difficiles de la pandémie, l’Église peut continuer à promouvoir la fraternité dans la famille humaine. Trois suggestions parmi beaucoup d’autres:Pour rendre nos sociétés plus humaines, nous avons besoin d’une écoute mutuelle qui aille à l’encontre des antagonismes et nous apprenne à cheminer ensemble avec nos différences. L’Église est appelée à chercher le dialogue, à sortir à la rencontre de tous. Celles et ceux qui vivent sans référence à une communauté chrétienne seraient-ils prêts, eux aussi, à entrer en dialogue avec l’Église?Devant l’arrivée de tant de migrants et de réfugiés, accueillir une personne ou une famille exilée peut donner un élan à nos paroisses ou communautés. Souvent, des personnes qui ne fréquentent pas l’Église sont prêtes à participer à un tel accueil. C’est l’expérience que nous avons faite à Taizé, ces dernières années, en accueillant des migrants de plusieurs pays, ensemble avec des habitants de notre région immédiate.Être un lieu accueillant implique d’être à l’écoute des personnes les plus vulnérables. En beaucoup d’endroits, les Églises doivent faire des progrès pour protéger l’intégrité de tous. Parfois se sont développées en leur sein des structures de pouvoir ayant engendré des souffrances physiques, psychiques et spirituelles. À Taizé aussi, nous continuons à ce sujet notre travail de vérité (www.taize.fr/protection).

https://www.taize.fr/fr_article29828.html-site de Taizé 

     Laissons le Christ renouveler notre regard: par lui nous reconnaissons plus clairement la dignité de chaque être humain et la beauté de la création; l’espérance, loin d’être une confiance naïve, naît et renaît car elle est fondée sur le Christ; une joie sereine nous emplit et avec elle le courage d’assumer les responsabilités que Dieu nous confie sur la terre.Avec chacun et chacune de ceux qui voudront se laisser interroger par ce message, je suis en communion par la prière.Frère Alois

Taizé (Saône-et-Loire) — Wikipédia

     Jésus le Christ, nous te louons pour ta bonté et pour ta simplicité. C’est à travers ton humilité que la lumière de Dieu a brillé au cours de ta vie. Cette lumière brille aujourd’hui dans nos cœurs. Elle peut guérir nos blessures, et même transformer nos fragilités et nos incertitudes en lieux de source, en énergie créatrice, en don de confiance. En nous éclairant par cette lumière de Dieu, tu nous donnes d’espérer à temps et à contretemps.Quelques textes bibliques pour approfondir la réflexion Marie chantait avec ces mots: «Dieu a renversé les puissants de leurs trônes et il a élevé les humiliés au premier rang. (...) Il a renvoyé les riches les mains vides.» (Lire Luc 1,46-56)Marie, mère de Jésus, savait unir l’amour et la tendresse avec l’espérance brûlante d’un renversement radical.Jésus dit: «Celui qui doit vous venir en aide, l’Esprit saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.» (Lire Jean 14,15-31)Jésus ne nous laisse pas seuls. Avant sa mort, il a assuré ses disciples de sa présence pour toujours, par l’Esprit Saint. Celui-ci vit en nous, il nous console, nous soutient et nous inspire pour vivre à la suite du Christ Jésus, jour après jour.«Que les cieux se réjouissent, que la terre crie de joie, que la mer mugisse, et tout ce qu’elle contient! Que la campagne soit en fête, et tout ce qui s’y trouve! Que tous les arbres des forêts poussent des cris de joie devant le Seigneur, car il vient, il vient pour rendre la justice sur la terre.» (Lire le Psaume96)Beaucoup de psaumes invitent à louer Dieu. Les humains ne sont pas seuls à le chanter, la création toute entière y participe. Nous ne voulons pas seulement la protéger parce que nous avons besoin d’elle pour exister, mais parce que nous en faisons partie et que le beau projet de Dieu s’étend à tout ce qui vit.

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 08:45
POUR CET AVENT, EN CES TEMPS DIFFICILES POUR TOUS ET POUR CEUX QUI VEILLENT SUR NOTRE SECURITE:
 
Dieu seul suffit, quatre padrés unissent leurs voix pour louer Dieu
WEB2-PADRES-DIOCESE AUX ARMEES

Capture I Diocèse aux armées

Agnès Pinard Legry - Publié le 05/12/20

Quatre aumôniers militaires issus de l’armée de Terre, l’armée de l’Air, la gendarmerie et la Marine, ont uni leurs voix pour chanter l’Espérance et louer Dieu.

Quatre padrés portant les uniformes des quatre forces armées de la Nation et louant le Seigneur à l’unisson, la symbolique est belle. Et le résultat est impressionnant. Pour accompagner les catholiques en ce temps de l’Avent, quatre aumôniers militaires ont uni leurs voix pour interpréter plusieurs chants du répertoire catholique : « Regarde l’étoile », « Dieu seul suffit »… Le chœur est ainsi composé du père Pierre-Nicolas, aumônier au 2e régiment étranger d’infanterie, du père Charles, aumônier dans la gendarmerie, du père Pierre, aumônier en chef adjoint Marine, et de Nicolas, récemment ordonné diacre en vue du sacerdoce et affecté à l’armée de l’Air.

« Le message d’espérance qu’est la naissance de notre Seigneur, nos aumôniers le portent dans le monde des armées, dans les opérations de sécurité intérieure et dans les opérations extérieures », explique le diocèse aux armées. Et plus encore à l’approche de Noël, la venue du Prince de la Paix a une résonance très particulière pour les militaires engagés, parfois éprouvés, au Mali, en Centrafrique, ou encore en Irak.



 

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