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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 08:16

 

Peinture : Jésus et les Apôtres, Rouault

Peinture : Jésus et les Apôtres, Rouault

MÉDITATION POUR LE MARDI SAINT

par Mgr Hubert HERBRETEAU,

ÉVÊQUE D'AGEN

 

Jésus, notre compagnon de route

 

Méditation pour le Mardi Saint

 

L’aventure de notre vie spirituelle est une aventure nommée Jésus. C’est lui, en effet, qui éveille la dimension spirituelle, lui qui libère et met en route. Il est à la fois notre compagnon et notre guide, le chemin et le terme de l’aventure.

 

En ce mardi de la Semaine Sainte, tournons notre regard vers le Christ. Qui est-il vraiment pour nous ? C’est vers sa rencontre que nous sommes en marche.

 

Le dérangeur et le désenclaveur

 

Jésus est « le dérangeur », comme le dit Dostoïevski dans Les frères Karamazov.

 

« Il est la route et il nous déroute » dit saint Augustin. Il est proche et lointain, familier et mystère. Sa rencontre nous introduit dans un mouvement de découvertes inépuisables, toujours renouvelées.

 

Jésus est le « désenclaveur », celui qui nous arrache à nous-mêmes en nous attirant vers lui, qui nous fait quitter nos routines, notre laisser-aller, notre superficialité pour nous lancer à sa suite. Et c’est là toute une aventure.

 

C’est ce qui se passe dans l’amitié véritable. Lorsque l’on se laisse rencontrer par quelqu’un, en le rejoignant là où il est et en lui permettant de se révéler, il se produit un bouleversement. Je pense à un proverbe arabe : « Viens à moi avec ton coeur et je te donnerai mes yeux. » Jésus nous dit en quelque sorte : « Viens à moi dans l’amitié et tu seras illuminé. »

 

Accepter l’invitation de Jésus à le rejoindre, c’est courir le risque d’un bouleversement profond. « Venez et voyez ! » Jésus nous révèle notre propre richesse, car en lui nous découvrons la grandeur de ce que nous sommes. Après sa rencontre avec Jésus, la Samaritaine s’écrie : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait » (Jn 4). Cette femme découvre qui elle est, la vérité de sa vie… Pascal disait : « Nous ne nous connaissons qu’en Jésus Christ. » Et saint Jean-Paul II ajoute : « L’homme qui veut se comprendre lui-même jusqu’au fond, ne doit pas se contenter pour son être propre de critères et de mesures qui seraient immédiats, partiaux, souvent superficiels et même seulement apparents ; mais il doit avec ses inquiétudes, ses incertitudes et même sa faiblesse et son péché, avec sa vie et sa mort, s’approcher du Christ » (Redemptor hominis, n° 10).

 

Jésus est le passant, le passeur et le passage

 

Dans les évangiles, on voit Jésus marchant en permanence : autour du lac de Tibériade, mais aussi au-delà du Jourdain, en territoire païen. Il prend enfin résolument la route vers Jérusalem (cf. Lc 9, 51). Dans un petit livre, L’homme qui marche, Christian Bobin a bien traduit poétiquement cette attitude de Jésus : « Ils sont d’abord quatre à écrire sur lui. Ils ont, quand ils écrivent, soixante ans de retard sur l’événement de son passage. Soixante ans au moins. Nous en avons beaucoup plus, deux mille. Tout ce qui peut être dit sur cet homme est en retard sur lui. Il garde une foulée d’avance et sa parole est comme lui, sans cesse en mouvement, sans fin dans le mouvement de tout donner d’elle-même » (p. 8-9).

 

• Jésus est le passant qui rencontre l’aveugle sur le chemin, la femme cananéenne, le centurion romain et bien d’autres… Il passe dans nos vies et nous prend par la main.
• Jésus est le passeur, celui qui nous fait passer de la mort à la vie, de la tristesse à la joie, de la démission à la mission, de l’enfermement à l’ouverture. Jésus fait passer ses disciples de la tentation de s’installer sur la montagne à une vie plus rude marquée par l’épreuve et la croix.
• Jésus est le passage : « Sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père… » (Jn 13, 1). Il nous invite à nous mettre au service de nos frères, à être « Église en sortie vers les périphéries existentielles ». Jésus nous entraîne dans son passage, dans sa Pâque.

 

Jésus est le révélateur de Dieu

 

Saint Paul le dit de manière vertigineuse : « Dans le Christ sont cachés tous les trésors de la science et de la sagesse de Dieu » (Col 2, 3). En Jésus nous avons accès à toute la richesse de Dieu. Il est le révélateur de Dieu.
Méditons aussi cette parole de Jésus adressée à ceux des « juifs qui croyaient en lui » : « Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. (…) Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même, c’est lui qui m’a envoyé » (Jn 8, 40-42).

 

Quelques pistes pour la prière

 

L’antienne d’ouverture de la messe de ce Mardi Saint : « Montre-moi, Seigneur, ton chemin, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me laisse pas à la merci de l’adversaire »

 

La prière de sainte Thérèse d’Avila :
Que rien ne te trouble, que rien ne t'effraie, tout passe,
Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit.
Suis Jésus Christ d'un grand cœur, et quoi qu'il arrive, que rien ne t'effraie.

 

+ Hubert Herbreteau
Évêque d’Agen

 

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PROPOSITION D'UN CHEMIN SPIRITUEL PAR LE SERVICE DU CATÉCHUMAT

 

 

Le SERVICE DIOCÉSAIN DU CATÉCHUMÉNAT  propose pour ce MARDI SAINT un CHEMIN SPIRITUEL avec SAINT JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE (1651-1719)

 

Vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous un temps de prière pour cette journée et un temps de prière avant le repos de la nuit.

 

Cliquer sur le lien ci-dessous


 
SAINT JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE - Photo du site: https://lasallefrance.fr

SAINT JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE - Photo du site: https://lasallefrance.fr

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 21:28

 

Une vidéo proposée par la pastorale de l'enseignement catholique du Lot et Garonne, pour vivre la semaine sainte à la maison. Un épisode pour chaque jour de la semaine... A suivre, et à partager sans limite !

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 21:11

                                     

                                   
Service Diocésain du Catéchuménat

3, rue Lamoignon
47240 BON ENCONTRE
Portable : 06.15.78.08.88

catechumenat@diocese47.fr
                                                                                   

                                                                         

                                                                                              Bon Encontre, le 6 avril 2020
Chers amis,


À partir de la fiche pour le Lundi Saint, vous trouverez un temps de prière pour cette journée et un temps de
prière avant le repos de la nuit.

Nous prions spécialement pour les malades et les personnels soignants avec la figure du Saint Pape Jean-Paul II.

Habituellement le lundi Saint, l'Evêque nous convoque, au nom du Christ, pour la célébration de la Messe
Chrismale.

Au cours de cette messe, prêtres et diacres renouvellent, à l'évêque et devant le Peuple de Fieu, leurs
promesses d'ordination.

L'Evêque bénit l'huile des malades et celle des catéchumènes, il consacre le Saint chrême.
Cette année, on vivra cette messe chrismale après le confinement. C'est avec le Saint Chrême consacré à
cette messe, que nos appelés et BNI seront marqués à la confirmation.
Ici un lien qui vous explique tout ce que vous rêvez de savoir (ou pas) sur la messe chrismale.


https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-
chretiennes/careme-et-paques/semaine-sainte-paques/371362-messe-chrismale/


Quelques liens en chants :
- Avec les malades, et avec nos cœurs malades :
https://www.youtube.com/watch?v=ji40HAjS0nM


- Hommage à Jean-Paul II par le groupe de pop louange "Glorious" :
https://www.youtube.com/watch?v=7DvhxxEEvqE

- une interprétation du Cantique de Syméon (repos de la nuit) :
https://www.youtube.com/watch?v=lEhcmCCDyXc

- Un passage par Lourdes et le sourire de la Vierge de Lumière :
https://www.youtube.com/watch?v=QM_U5zTvm58

 

Force et courage à nos frères et sœurs malades. J'en profite, pour donner de bonnes nouvelles sur l'état de santé de Laurence (et de son époux). Merci à nos médecins, au corps de la santé dans son ensemble et aux petites mains qui font un grand travail : service, administratif, technique.


Bonne montée vers Jérusalem.
                                                                                                    Votre Abbé, Jérôme

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 21:06
Image : Ecce homo, Quentin Massy, 1520

Image : Ecce homo, Quentin Massy, 1520

 

 

 

Jésus livré pour nous

 

Méditation pour le Lundi Saint

 

Voici quelques mots pour entrer dans la prière et pour vivre pleinement la Semaine Sainte.

 

Voici quelques mots pour entrer dans la prière et pour vivre pleinement la Semaine Sainte.

 

Sans la Croix, l’événement de la Résurrection de Jésus est inconcevable. On peut dire que sans la Croix la Résurrection est vide. De même, sans la Résurrection la croix est privée de futur et d’espérance. Essayons de nous redire cela en commençant ce temps fort de la Semaine Sainte. Il s’agit de concevoir le Mystère pascal dans sa plénitude et dans son actualité permanente.

 

Plénitude. Le Mystère pascal comporte des éléments indissociables : Passion, mort, Résurrection, Ascension, Pentecôte. Dans le Christ passant à son Père et nous envoyant son Esprit, notre espérance est d’avance accomplie.

 

Actualité. Si tout est accompli dans le Christ, tout reste à faire en chacun de nous et dans toute l’humanité qui fait pèlerinage. Les temps difficiles de l’épidémie que nous traversons où règnent la maladie et la mort, nous le rappellent : notre espérance est-elle tournée vers l’avenir, activement tournée vers un avenir à construire ? Cette épidémie est en quelque sorte un dévoilement, une apocalypse. Et nous rêvons d’« un ciel nouveau et d’une terre nouvelle ». Dès aujourd’hui, il faut continuer à aimer la vie, toute la vie. À l’issue de cette crise sanitaire, il nous faudra revoir nos modes de vies, de relation, et entendre à nouveau la parole du Deutéronome : « Devant toi sont la vie et la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie » (Dt 30, 19).

 

Je vous propose en ce Lundi Saint de méditer sur le verbe livrer si présent dans le Nouveau Testament.

 

• Jésus est livré aux adversaires : « Alors Judas Iscariote, l’un des Douze s’en alla auprès des grands prêtres pour le leur livrer » (Mt 14, 10). La trahison de l’amour livre Jésus. Le Sanhédrin, gardien et représentant de la loi livre le blasphémateur au représentant de César : « Et aussitôt, le matin, les grands prêtres préparèrent un conseil avec les anciens, les scribes et tout le Sanhédrin. Puis après l’avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate » (Mc 15, 1).
Pilate lui-même cède à la pression de la foule, excitée par ses chefs : « Après avoir fait flageller Jésus, il le leur livra pour être crucifié » (Mc 15, 15). Jésus est conduit à la mort, livré en raison de l’incompréhension, de la lâcheté, de la méchanceté et de la trahison des hommes.
Jésus est livré injustement comme un malfaiteur. Comme une marchandise.

 

• Jésus lui-même se livre. Si tout s’arrêtait là, la mort de Jésus serait l’une des nombreuses morts injustes de l’histoire, où un innocent tombe à cause de l’injustice du monde.
Mais tout ne s’arrête pas là. La communauté chrétienne naissante, à la lumière de l’expérience pascale, sait qu’il n’en va pas ainsi pour Jésus. Jésus est livré, mais Jésus se livre à son Père par amour pour nous. Cette « livraison » a toute la densité d’une offrande douloureuse.
Saint Paul l’exprime : « Cette vie dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). « Suivez la voie de l’amour, à l’exemple du Christ qui vous a aimés et s’est livré pour vous, s’offrant à Dieu en sacrifice d’agréable odeur » (Ep 5, 2).
On peut faire le lien avec une des dernières paroles de Jésus : « Père en tes mains, je remets mon esprit » (Lc 23, 46) « Et inclinant la tête il livra l’esprit » (Jn 19, 30).
Par cette « livraison », le crucifié prend sur lui le poids de la douleur et du péché passé, présent et futur du monde.
Nous pouvons prier avec la strophe n°2 du chant Ne descends pas dans le jardin : C’est la supplication de Pierre adressée à Jésus (Mt 16, 21-22). « Ne laisse pas lier tes mains, Oh ! Jésus / Ne laisse pas lier tes mains sans dire un mot ! » Et le Christ répond : « Si je ne laisse pas lier mes mains comme un voleur / Qui donc pourra détruire les prisons dont vous souffrez ? / Je laisserai lier mes mains comme un voleur. »

 

• Le Père livre le Fils
C’est la troisième manière de réfléchir au mot « livrer ». Mot qui est repris dans les prières eucharistiques : « La nuit qu’il fut livré » (P.E III). Comprenons bien cette expression ! Ne voyons pas là l’image d’un Père sadique qui envoie son Fils à la mort, mais plutôt l’amour infini, inouï de Dieu. Saint Paul l’exprime bien dans la lettre aux Romains : « Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous accordera-t-il pas toute sa faveur ? » (Rm 8, 32).
Le propre du Père dans le mystère pascal n’est pas de vouloir la mort de Jésus, c’est de lui rendre la vie en le ressuscitant. C’est dans cette « livraison » que le Père fait de son propre Fils que se révèle la profondeur de son amour pour les hommes.
La croix révèle que Dieu est amour. La souffrance du Père n’est que l’autre nom de son amour infini. Elle correspond à celle du Fils crucifié.

 

Quelques pistes pour la prière
• Après le grand discours de Pierre qui rappelle la mort et la résurrection de Jésus, les auditeurs « eurent le cœur transpercé » (Ac 2, 37). Pour nous aider à méditer le récit de la Passion et de la résurrection de Jésus, voici un texte d’un théologien : « Auditeurs et lecteurs modernes du récit, aurons-nous à notre tour “le cœur transpercé” ? (…) Qui pourrait ne être pas touché ? Cette victoire de l’amour sur la violence et la haine est un témoignage rendu à la justice et à la vérité. En termes modernes familiers, avoir le “cœur transpercé”, c’est “craquer”. Craquer, c’est accepter une brisure en nous-mêmes et renoncer à toutes nos défenses, nos résistances et nos blindages. Craquer reprend le sens du vieux mot de contrition qui exprime l’état de celui qui est brisé et broyé. » (Bernard Sesboüé, Croire, Droguet et Ardant, (p. 285).

 

• Nous pouvons regarder une représentation du « Christ aux liens ». Que pouvons-nous faire aujourd’hui pour libérer le Christ de ces liens ? Que pouvons-nous faire pour travailler à ce que tout être humain soit respecté dans sa dignité ?

 

+ Hubert Herbreteau
Évêque d’Agen

 

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 20:01

 

Mgr HERBRETEAU : MÉDITATION POUR LE DIMANCHE DES RAMEAUX

 

 

Jésus est le béni de Dieu


Méditation pour le dimanche des Rameaux


Le drame de la passion de Jésus ne commence pas avec son entrée à Jérusalem le jour des Rameaux. Les évangiles nous racontent que, dès le début de sa prédication, les accusations ont été nombreuses.


Pourquoi Jésus est-il mort ?


On reproche à Jésus de fréquenter les malades et les pécheurs, de transgresser les lois, celle du repos du sabbat, celle du pur et de l'impur (il était interdit par exemple de toucher les lépreux). On n’admet pas qu’il fréquente les étrangers (la Samaritaine). On l'accuse de glouton et d'ivrogne parce qu'il mange avec les pécheurs. Surtout, de quel droit pardonne-t-il les péchés ? Dieu seul peut pardonner. On ne reconnaît pas en lui le Messie attendu. On espérait qu’un libérateur viendrait délivrer le peuple de l'occupant romain. Pour couronner le tout, ce Jésus se prétend Fils de Dieu. La liste des accusations est donc longue.


Et les foules qui accouraient vers lui sont devenues changeantes. Après l’émerveillement, l’admiration apparaissent le rejet, l’exclusion, la violence. Cet homme Jésus mérite la mort ! C’est un malfaiteur. Il doit mourir sur une croix.


Autour de Jésus, c'est une véritable ambiance de procès qui s’est mise en place peu à peu. Très vite Jésus va devenir le maudit de tous. On cherche à le piéger, à le prendre en défaut. On le poursuit, on le traque, on cherche à lui faire du mal.


Jésus dit même à ceux qui lui veulent lui jeter des pierres : « J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pourquoi voulez-vous me lapider ? » (Jn 10, 31-32).


Jésus est devenu le maudit de tous que l'on cherche à arrêter, le prophète que l'on veut assassiner. Alors qu’il est passé en faisant le bien, en guérissant les malades, en redonnant espoir aux gens. Les raisons de la mise à mort de Jésus sont objectivement connues. On pourrait les trouver en parcourant les quatre évangiles.


Pour nos péchés


Mais n’oublions pas la cause principale. Jésus a subi la Passion et a été mis à mort « pour nos péchés ».


Pour nos péchés. Avez-vous mesuré la portée d'une telle affirmation ? L'amour infini de Dieu pour l'humanité tout entière va jusqu'à s'engager pour nous sauver de la mort et du péché. Comme le dit saint Paul aux Philippiens (deuxième lecture du dimanche de la Passion) : « Il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix » (Ph 2, 7-8).


Comprenons cela : celui qui était considéré comme le maudit des hommes a eu la faveur de Dieu. Il est le béni de Dieu, le Fils bien-aimé qui offre sa vie au Père et qui se livre pour notre salut.


Au début de cette Semaine Sainte, comprenons bien que la réconciliation avec Dieu est acquise dans la mort et la Résurrection du Christ.


Jésus est mort pour des raisons historiques que nous décrivent les quatre évangiles. Mais la raison principale est celle-ci : il est mort pour le salut du monde.


Quelques pistes pour notre prière :


Nous commençons aujourd’hui la grande Semaine Sainte. Je vous invite à lire et à méditer aujourd’hui le récit de la Passion de Jésus dans l’évangile de Matthieu.


Que cette lecture soit l’occasion de vous rappeler, pour en vivre pleinement, ce qu’était la foi des premiers chrétiens et celle qui est la nôtre aujourd’hui :
     - Jésus de Nazareth est passé sur notre terre en faisant le bien.
     - Il a été condamné et mis à mort sur une croix comme un malfaiteur. Il est devenu le maudit des
hommes.
     - Mais Dieu lui a donné raison. Le maudit des hommes est le béni de Dieu. Il est ressuscité et vivant.
     - Tout cela par amour nous, pour le pardon des péchés, pour notre salut.

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 19:52

 

35ème MARCHE DES RAMEAUX 2020 : CETTE ANNÉE ELLE VIENT CHEZ TOI !
35ème MARCHE DES RAMEAUX 2020 : CETTE ANNÉE ELLE VIENT CHEZ TOI !

Depuis 35 ans, la marche diocésaine des Rameaux rassemble chaque année les jeunes du diocèse d'Agen de 14 à 35 ans.

 

Cette année, il nous est impossible de marcher ensemble et de vivre ce temps de partage en face à face.

 

L'équipe de la Pastorale des Jeunes du diocèse d'Agen te propose de vivre un temps connecté, peut-être pas à la même heure, mais si possible le même jour -ce samedi 4 avril- que les autres jeunes du diocèse.


Pour participer, clique sur le lien ci-dessous et entre dans ce temps de partage. Le document qui va s'ouvrir contient des liens internet vers des chants, des documents, des vidéos.

[pdf] MARCHE DES RAMEAUX - OB_34EBE9_MARCHE-DES-RAMEAUX-CHEZ-TOI-DIOCESE

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 08:27
 

Chers diocésains,

 

      Nous allons vivre la Semaine Sainte et la grande fête de Pâques. Cette année, en raison de l’épidémie du coronavirus, nous ne pourrons pas célébrer comme d’habitude la fête des Rameaux, le jeudi saint, le vendredi saint, le samedi saint et la solennité de Pâques. Nous sommes obligés de rester confinés dans nos maisons.

Notre foi en Jésus mort et ressuscité doit cependant se manifester de manière vivante et joyeuse.

Cette épidémie suscite en moi trois réflexions.

 

     • La première concerne la notion d’effondrement dont les médias nous parlent souvent. Effondrement dû aux changements climatiques, à la pollution, aux effets désastreux de l’activité humaine sur les êtres vivants… La crise sanitaire conduit aujourd’hui à une décroissance. L’économie mondiale est à l’arrêt. Les agriculteurs, chez nous, ont besoin de main d’œuvre pour récolter fruits et légumes. Et surtout, ils sont dans l’impossibilité parfois de vendre leurs produits. Un effondrement d’un autre type est-il en train de s’amorcer ? Quelles seront les conséquences sur les plus pauvres et les plus vulnérables ?

       Chers diocésains, je pense à ceux qui vont perdre leur emploi, à ceux qui souffrent physiquement et moralement, à ceux qui voient mourir autour d’eux des êtres chers, avec parfois l’impossibilité de les accompagner dans leurs derniers instants.

Je tiens à redire à tous combien je compatis à leur peine. Vous pouvez compter sur ma prière !

 

        • Je voudrais rendre hommage ensuite à tous ceux qui se dévouent pour soigner ceux qui sont malades. Les médecins, les infirmières, le personnel des EHPAD, les pompiers, les forces de l’ordre font mon admiration. Que de générosité ! Ils se dépensent sans compter, parfois au risque de leur vie. Ils donnent, dans notre société, un beau témoignage d’humanité vraie et simple. Qu’ils soient infiniment remerciés !

      Dans la conversation de tous les jours, mais aussi à travers les messages d’amitié que nous recevons, une parole revient comme un refrain : « Prenez soin de vous ! ». C’est la grande leçon à retenir de cette épidémie. Nous devons prendre soin des uns et des autres, dans les épreuves comme dans les moments de tranquilité et de paix.

       Si seulement nous pouvions développer davantage, en ce moment mais aussi après cette épidémie, des attitudes de compassion, de consolation, d’entraide et de solidarité !

 

        • Enfin, la fête de Pâques nous plonge de manière inédite dans la réalité de la mort et de la vie. Nous avons les UNS et les autres à vivre des passages. Ceux que le Christ nous invite à vivre : le passage de la désespérance à l’espérance, de la peur à la confiance, de l’isolement à la communion, de la tristesse à la joie. Non ! Notre existence personnelle et collective ne conduit pas au chaos. Oui ! Les petits gestes du quotidien sont signes que la vie a déjà remporté la victoire sur la mort : attention aux autres, courtoisie, salut cordial, respect, parole amicale, partage fraternel, deux pas faits ensemble, un message de tendresse…

  La fête de Pâques nous invite à suivre le Christ Ressuscité ! Que cette année plus encore que lesannées précédentes, la fête de Pâques soit belle et joyeuse au sein de vos familles et de vos communautés !

+ Hubert Herbreteau

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 20:45
 
 

 

En cette période de confinement, il est offert aux catholiques de participer à ce geste liturgique qu'est la quête en versant leur offrande grâce à une plateforme temporaire de collecte en ligne.
 
 
Les montants versés sur cette plateforme nationale, rapide et sécurisée, seront intégralement reversés aux diocèses qui, eux-mêmes, les reverseront aux paroisses.

Accéder à la plateforme de don en cliquant ici
 
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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 08:52

Photo Jean-Michel Mazet / La Dépêche, 30/01/2014

Photo Jean-Michel Mazet / La Dépêche, 30/01/2014

 

Un Carême intérieur

 

      De retour de Rome, après une visite ad limina riche et stimulante, me voici confiné pendant quatorze jours à l’évêché.

       Toute la France est confinée : plus question d’aller dans un bar, un hôtel ou à la messe !

      Il y aura de grands dégâts humains, des décès et des souffrances physiques et psychiques. Et le virus n’est pas seulement dans les corps, il est aussi dans notre mental : et si tout allait se bloquer ? Que vont devenir notre économie, nos relations sociales, nos loisirs, nos écoles (fermées jusqu’à nouvel ordre) ? Et, côté religieux, la messe ne peut plus se célébrer. Les chrétiens devront organiser chez eux la lecture méditée de la Parole de Dieu ou d’autres prières.

       Ce redoutable virus fait subir à l’humanité entière une terrible épreuve. C’est comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Nous ne devons pas perdre le moral et, au moins, que cela serve à conforter notre cohésion sociale !

       Quand tout est menacé, tout devient relatif. L’important aujourd’hui est d’endiguer la pandémie. Tout le monde doit se mettre en résistance, devenir solidaires et en bons citoyens effectuer les gestes de prudence nécessaires.

       Nous rêvions de sobriété ? En plein Carême, nous voici amenés à faire un usage raisonné des marchandises. Quand on y pense, un virus est invisible à l’œil et cet organisme vivant microscopique interroge nos modes de vie. Il nous fait mieux prendre conscience de la fragilité de nos existences. Le virus est là, caché, bien installé, efficace. Il fait perdre confiance en toutes choses.

       Certains trouvent que l’on aurait dû anticiper, qu’il manque des masques et des gels hydro-alcooliques, que les hôpitaux sont mal équipés, etc. Ce virus en dit long sur nos comportements et nos peurs.

       Je relisais les premières pages de La Peste d’Albert Camus. Cette belle phrase, par exemple, au sujet de la ville d’Oran où se déroule le récit, mais qui correspond bien à notre situation actuelle, a retenu mon attention : « Une manière commode de faire la connaissance d’une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt. » J’ajoute « comment on y fait preuve de civisme, comment on y est solidaire… »

        Faisons preuve d’une charité inventive, d’une attention à tous, sans perdre notre prudence et notre paix !

                                                                                   + Mgr Hubert Herbreteau

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 22:33

 

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