Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 09:02

Bonjour à tous,

 

Vous avez du recevoir dans vos boites aux lettres votre dossier d'inscription pour le pèlerinage des malades à Lourdes du Dimanche 15 juillet au Jeudi 19 juillet 2018.


Vous trouverez en pièce jointe un dossier de malade et un dossier d'hospitalier(ière) que vous pouvez diffuser.


N'hésitez pas à nous contacter pour plus de détails et pour qu'un dossier soit envoyée par nos soins directement à un malade ou un hospitalier.
 
Dans la joie de se retrouver pour le service auprès des malades,
Bien fraternellement,
Le Bureau de l'Hospitalité Notre Dame de Lourdes du diocèse d'Agen

Partager cet article
Repost0
28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 08:49

186. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

Adèle voudrait bien ne pas quitter le Cénacle pour se préparer à la grande Jeté de la Pentecôte ... Elle écrit avoir grand besoin de l'Esprit de Force pour se dégager de la dissipation d'esprit que lui fournissent les préparatifs du prochain mariage de son frère Charles avec Mademoiselle Adèle de Sevin.

 

+ J.M.J.T.                                                                                                   Ce 23 mai 1813

 

0 mon Dieu, attirez-moi à Vous !

        Le Seigneur vous a donc encore visitée par sa Croix, ma très bonne amie ; mais, pour cette fois, II se contentera j'espère du sacrifice de la volonté. Cette nouvelle affliction vous aura encore mieux préparée aux grandes fêtes prochaines. Ne quittons pas le cénacle, très chère amie : dans quelle aimable compagnie y sommes-nous !

       Méritons toute l'effusion de ce divin Esprit. Qu'il nous transforme en des créatures toutes nouvelles, entièrement crucifiées au monde et ne vivant plus que pour Dieu.

Que j'ai besoin que cet Esprit de Force me dégage de toutes les pensées mondaines et de cette dissipation d'esprit que me fournit le moment où nous allons nous trouver. Mon frère se marie, chère amie, et sous très peu de temps. Vous sentez que ma faiblesse aura quelques assauts ... J'aurai bien besoin de faire le cher pèlerinage (à Lompian).

         J'ai eu la satisfaction de voir, la semaine dernière, notre digne Père (M. Larribeau), toujours plein de zèle et de sainteté. Oh ! à son exemple, soyons à Dieu sans partage. Ne nous regardons plus du monde, ma très chère Agathe, usons en comme n'en usant pas. Faisons-nous une retraite au fond de notre cœur, à l'exemple de sainte Catherine de Sienne, et là, entretenons-nous y avec notre Bien-Aimé.

         Adieu, ma très chère et bonne amie, je vous embrasse et vous aime de tout mon cœur, en notre céleste Époux.

                                                                                                                                                                                          ADELE

 Mlle de Pomiès est dans le pays, je ne tarderai pas sans doute de la voir.

 

Partager cet article
Repost0
27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 09:41

182. - A Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

 

+ J.M.J.T.                                                                                                  Ce 27 avril 1813

 

0 mon Dieu, donnez-nous cette paix que le monde ne peut donner !

        Oui, chère amie, ce n'est que dans le service de notre tout bon Maître, que nous trouvons cette paix si désirable, qui est un des plus grands biens de cette vie, et qu'on ne peut trouver au milieu des plus grands plaisirs du monde, tandis qu'on la trouve dans les plus grandes afflictions.

      Cette paix provient d'un cœur pur, dégagé et résigné. Tâchons, avec l'aide de la grâce, de l'acquérir, et nous posséderons cette paix délicieuse, qui, selon l'Apôtre, surpasse tout sentiment.

       Efforçons-nous de nous corriger de plus en plus. Je vous donne, d'ici la Pentecôte, le pieux défi de modérer notre caractère. Quel bonheur, si cette légère victoire nous méritait de recevoir l'effusion du Saint-Esprit ! Quelle abondance de grâces ne nous donnerait-elle pas pour nous vaincre plus parfaitement ensuite !

      Notre Dieu ne se laisse jamais vaincre en libéralité : la moindre chose que nous faisons pour Lui. Il nous la paie au centuple. Oh ! le bon Maître ! Qu'il est doux de Le servir ! Attachons-nous y toujours davantage, et remercions le Seigneur de nous y avoir appelées d'une manière si gratuite ; gémissons d'y avoir jusqu'ici si mal correspondu.

       Quand vous écrirez à Élisa, faites-lui part de la mort de la pauvre Euphrosine. Communiquez-la à M. Malroux, afin qu'il s'en souvienne au saint Autel.

       Adieu, ma très chère Agathe, je vous donne rendez-vous samedi à midi, dans l'Église de Feugarolles, pour y adorer Jésus-Christ abandonné et seul. Je vous embrasse en Lui, de tout mon cœur.

 

                                                                                                                                                                         ADÈLE

 

Partager cet article
Repost0
26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 09:07

180. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

 

+ J.MJ.T.                                                                                                Ce 29 mars 1813

 

0 mon Dieu, vous ne mépriserez pas un cœur contrit et humilié !

         J'ai bien soin qu'il ne le méprise pas, chère amie, car je suis bien misérable, et sans grande miséricorde, je suis perdue.

        0 doux Jésus, après tant de grâces que j'ai reçues de votre bonté infinie, comment ai-je pu vous être si infidèle ? Non, c'en est fait, je veux être à vous pour toujours.

         Hélas ! un seul péché mortel devrait nous faire pleurer éternellement, et combien n'en avons-nous pas commis. Écrions-nous donc : « 0 mon Dieu, vous ne mépriserez pas un cœur contrit et humilié ». Mais tâchons de le former en nous ce cœur, par une vive idée de la malice du péché, de ce qu'il nous fait perdre et de ce qu'il nous fait mériter. Mais surtout, la contrition étant un don de Dieu, demandons-la avec ardeur à l'Auteur de toutes les grâces, et qu'elle soit accompagnée d'une ferme résolution de nous corriger, coûte qu'il nous en coûte.

         Saint François de Sales, qui était naturellement vif et emporté, devint le plus doux des hommes; voilà de quoi ranimer notre confiance. Allons, faisons-nous y tout de bon. Voici tout à l'heure les grandes fêtes qui approchent, ne remarquera-t-on aucun changement en nous ?

Adieu, chère amie, je vous quitte pour aller à la Messe. Je vous embrasse en notre Jésus

                                                                                                                                                                                   ADÈLE

Partager cet article
Repost0
26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 08:25

181. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

Adèle souhaite à son amie de renaître à une vie nouvelle, celle de notre divin Rédempteur ... « coûte qu'il nous en coûte» ...

 

+ J.M.J.T.                                                                                                    Ce 21 avril 1813

 

Que je vive de votre vie, mon divin Rédempteur !

     Renaissons à une nouvelle vie dans ce saint temps, ma très chère amie. Vivons de la vie de notre divin Rédempteur ; qu'on reconnaisse en nous son esprit, et ses maximes, et ses actions.

Hélas ! je suis retombée dans mes habitudes depuis la grande fête. Que j'ai lieu de croire que ma résurrection n'a pas été parfaite !

      Jésus ressuscité ne meurt plus et doit être le modèle de notre résurrection. Son corps était agile, subtil, impassible. Ainsi, que notre âme soit insensible aux attraits du monde, prompt à suivre la volonté de Dieu, et dégagée des sens et des créatures.

       Soyons à Dieu pour toujours, sans réserve ni retour ; nous le lui devons par tant de titres ! Nous sommes les enfants privilégiées de sa grâce ; il a eu pour nous, toujours, un amour de préférence. Oh ! rendons-Lui amour pour amour, si nous ne pouvons Lui rendre vie pour vie.

        Que le monde ne nous soit plus rien : aimons Dieu par-dessus tout, et tout en Lui et par rapport à Lui. Que cet adorable époux de nos âmes en remplisse tous les désirs, toutes les affections.

       Priez Dieu, chère amie, que je calme ma vivacité qui me fait commettre tant de fautes, et qui augmente, je crois, tous les jours. Travaillons à l'envie à le réprimer, coûte qu'il nous en coûte. Faisons à l'exemple de saint François de Sales, un pacte avec notre langue, afin qu'elle ne parle pas quand notre cœur se sentira ému, et soyons-y fidèles.

       Adieu, très chère amie, je vous embrasse et suis toute à vous, en Nôtre-Seigneur.

                                                                                                                                                        

                                                                                                                                                            ADELE

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 21:59

153. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

En ce temps de Carême, le « cœur contrit et humilié » est une oraison jaculatoire des plus appropriées. Mais « à quoi nous servirait l'usage de ces oraisons jaculatoires si nous ne les prononcions que du bout des lèvres et que le cœur n 'y eut point départ » ?

 

+ J.M.J.T.                                                                                          Ce 26 mars 1811

 

Mon Dieu, vous ne mépriserez pas un cœur contrit et humilié !

         Prononçons, ma très chère amie, cet « Acte », avec véritablement un grand regret de nos péchés et une grande humiliation ; car, à quoi nous servirait l'usage de ces oraisons jaculatoires, si nous ne les prononcions que du bout des lèvres, et que le cœur n'y eût point de part ?

Le grand mérite de ces sortes de prières vient de ce que, étant infiniment courtes, nous pouvons les faire sans distraction et d'une manière plus fervente. Mais hélas ! souvent, comment les faisons-nous ? Avec quelle tiédeur, quelle lâcheté !

         Vraiment, ma chère amie, comment servons-nous le Seigneur ? Comme nous ferions du dernier des hommes ! Nous sommes attentives à tout, excepté à son service et nous prétendons avoir la foi ! Et quelle foi, grand Dieu : une foi morte, une foi de nul mérite pour l'éternité et qui nous rendra encore plus coupables, pour avoir su ce qu'il fallait faire et ne l'avoir pas fait.

Changeons de conduite, chère Agathe, aux approches des grandes solennités que nous allons célébrer ; tâchons de mener une vie toute nouvelle, entièrement consacrée à la gloire de Dieu et au salut de notre âme.

         Envions le bonheur de ces âmes si saintes qui servent le Seigneur avec tant d'amour et de fidélité. Il dépend de nous, avec le secours de la même grâce qui les anime, de marcher sur leurs traces. Hâtons-nous de le faire ; mettons la main à l'œuvre.

        « La cognée est déjà à la racine de l'arbre : tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu ». Prenons garde ; il n'est pas dit : « Celui qui portera de mauvais fruits », mais « Celui qui n'en portera pas de bons ». Frémissons, tremblons et agissons.

         Adieu, ma chère Agathe, je vous aime bien, en Nôtre-Seigneur Jésus-Christ.

 

                                                                                                                                                                                   ADELE

 

Partager cet article
Repost0
12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 09:39

Chaque semaine nous vous proposons une lettre d'Adèle de Batz

147. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

Combattons comme de vaillants soldats ...

 

+ J.M.J.T.                                                                                                Ce 30 janvier 1811

Mon Dieu, rendez-moi présentes la brièveté de ma vie et l'incertitude de ma mort !

Voici quinze jours que je ne vous ai écrit, très chère amie. Enfin, je viens m'acquitter aujourd'hui de ce doux plaisir.

      Hélas ! ma tendre amie, j'ai été comme vous privée du bonheur de communier par l'incommodité de mon confesseur. Il est mieux actuellement, et j'espère y aller pour la Purification. Je n'y ai pas été depuis les Rois : vous voyez qu'il y a près d'un mois !...

Oh chère amie, nous sentons bien que nous avons besoin de cette viande céleste, de ce pain mystique, de cette nourriture divine, sans laquelle notre âme est faible et languissante. Que rendrons-nous au Seigneur pour un si grand bienfait ? Pour cette consolation si singulière qu'il nous a laissée dans cette vallée de larmes ?

     Ah ! la manière de le reconnaître, c'est d'en approcher souvent avec foi et amour ; c'est d'en remporter les fruits qui y sont attachés. Allons, chère amie, puiser à cette fontaine des eaux vivantes les grâces dont nous avons tant de besoin, environnées de tant d'ennemis. Que deviendrons-nous si nous étions privées d'un si grand secours ? Détachons-nous de ce qui est terrestre afin de nous rendre dignes, peu à peu, de goûter de plus en plus les dons de Dieu.

Ah ! chère amie, demandez au bon Dieu pour moi, la délivrance de certaines tentations ; ou, du moins, la force d'y résister courageusement.

Allons, très chère amie, relevons notre courage. Cette vie est une guerre continuelle : il faut vaincre ou périr ! Ne laissons pas lâchement les armes, mais combattons comme de vaillants soldats.

      Nous avons été revêtues de ce caractère à la Confirmation dont nous allons bientôt célébrer l'anniversaire le 6 février. Demandons en ce jour le Don de Force, ainsi que tous les autres, et n'oublions pas de réfléchir sur ce sacrement et sur les devoirs qu'il nous impose de mépriser tout respect humain et remercions le Seigneur de nous l'avoir fait recevoir.

Adieu, très chère amie, je vous embrasse de cœur, en Notre Seigneur Jésus-Christ.

Je  vous quitte pour faire mon école.

                                                                                                                                                                            ADÈLE

 

L'école d'Adèle :

 

Profondément émue de l'abandon où elle voyait réduits les enfants de la campagne, Adèle conçut le dessein d'ouvrir une petite école dans le château de ses parents.

En ce temps-là, les villages ne possédaient pas d'écoles. La Constitution Civile du Clergé qui avait spolié l'Eglise de tous ses biens, l'avait par le fait même, réduite à l'impossibilité de reprendre sa mission séculaire d'éducatrice des pauvres. H fallut attendre jusqu'en 1833, la loi Guizot qui attribua à l'Etat la réorganisation de l'enseignement primaire dans les communes.

Le catéchisme de la paroisse était le seul moyen qu'avaient les parents pour procurer à leurs enfants la connaissance des premiers éléments de la religion et de leurs devoirs sociaux. Mais cette ressource n 'était guère à la portée des enfants dans les contrées méridionales de la France ou les hameaux et les métairies sont disséminés à une grande distance de l'Eglise. La plupart n 'y assistaient jamais et vivaient dans l'ignorance.

Pour remédier à un si grand mal, Adèle ouvrit donc une école pour les enfants des deux sexes. Elle leur apprenait le catéchisme, les prières essentielles du chrétien et la lecture.

Ses petits élèves, isolés les uns des autres dans des fermes très éloignées de Trenquelléon arrivaient à toutes les heures de la journée. Ces contretemps n 'altéraient en rien sa bonne humeur. Dès que les écoliers se présentaient elle quittait tout: exercices de piété, réunions de famille et d'amis, correspondance, pour voler près d'eux. Fréquemment ses lettres en témoignent : «je vous quitte pour faire mon école » (30 janvier 1811). « Voici mes écolières qui arrivent, il faut que je vous quitte » (2 décembre 1812). « J'ai ma petite école qui m'attend, ttfaut que je vous quitte ; priez Dieu pour les élèves et la maîtresse » (23 février 1813).

 

Partager cet article
Repost0
5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 09:30

Chaque semaine nous vous proposons une lettre d'Adèle de Batz

59. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

La lettre suivante contient un commentaire de /'« Acte » ainsi que l'annonce de trois nouvelles associées de Condom (Gers). Les associées de Condom, étaient des conquêtes personnelles d'Adèle, réalisées pendant le séjour annuel qu 'elle faisait auprès de ses tantes.

 

+ J.M.J.T.                                                                                    Ce 11 décembre 1806

 

Hâtez-vous Seigneur de venir à moi, afin que j'aille moi-même à Vous !

    Il se hâte bien, chère et bonne amie, ce Dieu de bonté, de venir à nous ; mais nous, nous hâtons-nous d'aller à Lui ? Hélas, II nous cherche et nous le fuyons ; II nous fait les invitations les plus pressantes : « Venez tous à Moi », et nous, toujours sourdes à sa voix, suivons bien souvent la voie que nous tracent nos propres passions.

    Cependant, voici le moment de nous corriger; voici le moment où le divin Enfant va naître. « Voici les jours de salut, voici le temps favorable ». Il est temps que nous préparions les voies au Seigneur ; que nous lui préparions dans notre âme une demeure digne de Lui ; que nous mettions tous nos soins à Le conserver, quand nous aurons eu le bonheur de Le recevoir. Disons-Lui : « Ah ! Seigneur, demeurez avec nous car le jour baisse ! » - « Sauvez-nous Seigneur, sans Vous, nous périssons ! »

    Demandons sans cesse au Dieu de toute force, celle qui nous est nécessaire pour vaincre les ennemis de notre salut : « Oh ! Dieu de mon salut, aidez ma faiblesse car je tombe sans Vous ! »

    Oui, chère Agathe, nous sommes dans l'âge des tentations ; l'heure du combat est arrivée ; armons-nous d'un véritable courage et combattons sans cesse, et, avec l'aide du Tout-Puissant, nous aurons sûrement la victoire. Le Dieu, fidèle dans ses promesses nous a promis son secours : « Celui qui espère en moi, ne périra jamais », dit le Sauveur.

    Mais tâchons de fuir tout danger, car le Saint-Esprit a dit : « Celui qui aime le péril, y périra ! ». Ainsi, chère amie, fuyons et cherchons tout notre secours en Dieu ! Aimons-Le, plus que jamais, et demeurons fermes dans son saint service.

    Nous avons, comme vous aura dit Dicherette, trois associées de plus : Mlle Joséphine Campagnol, Mlle Angélique Campagnol et Mlle Aurore Lafore. Oh ! chère amie, elles sont bien ferventes nos associées. Que celles d'Agen ne leur cèdent pas : elles sont les premières ; ce doit être aussi les premières en ferveur.

    Il me tarde bien de voir Mlle Elisa. J'envoie à Madame Belloc la liste de nos associées. J'espère que Dieu y répand ses bénédictions, puisqu'elles s'augmentent tant !

    Adieu, chère amie, ayant d'autres lettres à écrire, je n'ai le temps que de vous dire que je vous embrasse de tout mon cœur, en Celui de notre céleste Époux.

                                                                                                                      ADELE DE BATZ

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 13:16

Chaque semaine nous vous proposons une lettre d'Adèle de Batz

56. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

 

Adèle et Madame Belloc ont bien profité des méditations que M. Larribeau leur a données pendant son séjour à Trenquelléon. Elles se sont entretenues avec lui de la Société qui lui tient bien à cœur.

 

+ J.M.J.T.                                                                                       Ce 20 novembre 1806

Oh ! mon Dieu, dès ce moment, je me donne entièrement à Vous !

    Il vient de partir, ma chère Agathe, le digne, le respectable M. Larribeau. Il vint mardi soir, nous fit la méditation sur l'Église, sur le bonheur incomparable d'y être nées, et il dit le chapelet avec nous.

Mercredi, il fit la méditation sur l'attachement que nous devons avoir pour notre Dieu, et il dit de même le chapelet.

    Nous avons beaucoup parlé Dicherette et moi, de la Société qui lui tient bien à cœur. Il désire bien qu'elle s'augmente de dignes sujets. Il nous parla beaucoup du bon Dieu, et avec bien de l'ardeur. Que j'ai regretté que vous n'y ayez pas été. Enfin, Dieu a voulu vous priver de cette satisfaction : adorons sa sainte Volonté.

    Que je plains la pauvre Serène; nous en avons bien parlé. Il doit m'envoyer une lettre pour elle -pour quand nous pourrons la lui faire passer de quelque manière -. Elle est dans le chemin du Ciel ; il serait bien malheureux qu'elle perdit sa couronne. Ainsi, il l'exhortera fortement à avoir du courage et de la constance.

    Et Mlle Elisa de Saint-Beauzeil ? Je la désire bien, mais encore une fois, point de manches courtes : M. Larribeau nous l'a bien recommandé24.

    Voyez donc : recrutez, enrôlez, gagnons des âmes à Jésus-Christ. Et puissions-nous, par-dessus tout, sauver la nôtre. C'est là notre but, notre unique affaire : il s'agit d'une éternité ! ... Donnons-nous donc entièrement à Dieu, et protestons le-lui bien faisant les « Actes » de la semaine prochaine, qu'à proposés aussi M. Larribeau.

    Venons à l'article des commissions dont je vais vous accabler... Mille pardons, au moins ! C'est pour des choses que nous devons broder à M. Larribeau pour son église.

Je vous prie d'acheter un demi-quart et un seize de toile batiste de la plus magnifique ; un demi-quart et un seize de taffetas d'un joli rosé.

    Mme Belloc vous prie de lui envoyer deux petits écheveaux de coton tordu pour broder. Elle vous prie aussi de voir dans le tiroir de son armoire, dans une boîte, le reste de taffetas qui était resté du pied du Saint Sacrement de la chapelle, afin que vous voyiez ce qu'il a fallu de taffetas, et que vous en achetiez autant de beau taffetas cramoisi. Nous serions bien aise que vous puissiez nous envoyer cela samedi.

    Adieu, ma bien tendre amie, croyez-moi pour la vie votre chère amie en Nôtre-Seigneur.

                                                                                                                                                   ADÈLE DE BATZ

Partager cet article
Repost0
20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 19:09

 

Partager cet article
Repost0