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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 21:12

Chaque semaine nous vous proposons une lettre d'Adèle de Batz

À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

Adèle rappelle la foi et le respect à avoir envers l'Eucharistie.

 

+ J.M.J.T.                                                                                                 Ce 4 septembre 1806

 

          Mon Dieu, donnez la paix à mon âme, pour le temps et l'éternité !

Il me semble qu'il y a longtemps, chère Agathe, que je ne vous ai écrit. Je m'empresse aujourd'hui de la faire avec grand plaisir.

         Il faut avouer, ma chère amie, que nous avons bien peu de foi car si nous en avions la moindre chose, quel serait notre recueillement dans le lieu saint où Dieu Lui-même habite.

Quel serait notre tremblement devant la divine présence du même Dieu qui nous jugera et qui, d'avance, de dessus nos autels, fait un terrible discernement. Grand Dieu ! Où en sommes-nous ? Et nous osons paraître dans le temple saint avec un esprit tout dissipé. Nous venons insulter à Jésus-Christ jusque dans son sanctuaire.

         Je vous propose la pratique suivante : la première fois que nous entrerons dans l'église, nous ferons en entrant un acte d'humilité et nous resterons un moment sans lever les yeux sur le saint Tabernacle, nous reconnaissant très indignes d'être en la présence de Dieu ; et nos yeux, de se porter à fixer la demeure où son amour le retient captif.

         S'il n'y avait un peu de foi sur la terre, laisserait-on Jésus-Christ seul et abandonné presque toute la journée dans nos églises ? Oh ! Du moins, ma chère amie, si nous ne pouvons lui aller tenir compagnie comme nous désirerons, faisons du moins de fréquentes aspirations vers les lieux sacrés où il habite; transportons-nous y souvent en esprit. Adorons, réparons, demandons. Il est parmi nous pour nous exaucer. Recourons à Lui comme au Père le plus tendre et II l'est bien en effet.

             J'espère avoir le bonheur de Le recevoir le jour de la Nativité, et vous, chère amie, jouirez-vous de ce bonheur incomparable ?

Comment avez-vous trouvé la lettre de M. Larribeau ? Je voudrais bien que Dicherette associât la jeune voisine dont elle m'avait parlé, pour annoncer cette nouvelle à M. Larribeau, qui lui ferait grand plaisir.

              Quels bons conseils nous donne-t-il, pour quand nous sommes obligées de nous trouver dans des sociétés mondaines. Et combien nous engage-t-il à faire en sorte de les éviter. Profitons de ses avis. L'air du monde est toujours contagieux ; on en sort plus coupable qu'on y est rentré.

         Adieu, chère et bonne amie, aimez-moi comme je vous aime et je n'en demande pas davantage. J'embrasse la Société.

                                                                                                                                                   ADÈLE DE BATZ

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 09:06

Chaque semaine nous vous proposons de retrouver les lettres d'Adèle de Batz.

45. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

Le 22 juillet lui paraît tout indiqué pour parler de sainte Marie-Madeleine et de l'exemple qu'elle nous donne.

+ J.M.J.T.                                                                                              Ce 22 juillet 1806

(Jour de sainte Madeleine) Mon Dieu, changez mon cœur !

 

Oh ! Ma bien chère amie, quel exemple nous donne aujourd'hui la bienheureuse amante dont nous célébrons la fête !

Elle avait toute sa vie profané son cœur à des amours impurs ; mais à peine se convertit-elle, que tout son amour se porte vers Jésus-Christ. Elle se sert du cœur tendre qu'elle avait pour aimer, oh ! Avec la plus vive ardeur ! Et elle ne peut pas mieux réparer d'en avoir profané les affections, qu'en les consacrant désormais au Seigneur. Elle se sert de la même mesure avec laquelle elle avait éperdument aimé le monde, pour aimer notre divin Seigneur. Et c'est ce qui lui mérita ces consolantes paroles : « Vos péchés vous sont remis parce que vous avez beaucoup aimé ! ».

De même que cette pécheresse, tendre amie, faisons servir ce qui a été pour nous une occasion d'offenser Dieu à la gloire de Dieu même. Par exemple : nous nous sommes trop attachées à la créature ! Eh ! bien, que toute la tendresse et la sensibilité de notre cœur se portent vers le Seigneur.

Nous avons beaucoup de vivacité naturelle ? Eh ! bien, faisons la servir, en la réprimant, à nous être une occasion de mérite, et tournons notre vivacité à nous acquitter avec ardeur de nos devoirs.

Nous avons un grand désir de plaire au monde ? Eh ! bien, tournons ce penchant au désir de plaire au Seigneur.

Nous sommes trop sensibles au mépris ? Faisons servir cette disposition à une grande peine d'avoir encouru la disgrâce de Dieu.

Nous prenons un certain plaisir à orner notre corps ? Changeons d'objet, et mettons toute notre étude à orner notre âme de vertus. Ainsi du reste.

Préparons-nous, ma chère amie, à la visite que nous allons nous faire afin d'en retirer du profit17. Il faut absolument que nous en devenions meilleures ; surtout que nous profitions pour nous exhorter mutuellement au détachement des créatures, qui est la matière de notre défi.

Avez-vous des nouvelles de Mlle Pérot ? Mon dieu, que je la regrette pour notre Société.

Comment trouvez-vous la lettre de M. Larribeau ?18. Voyez comme il parle des tentations. Ayons donc le courage et chassons loin de nous toute pensée de découragement et de pusillanimité.

Adieu, ma très chère Agathe, je vous embrasse de cœur, en attendant le jour heureux où nous le ferons de bouche.

ADÈLE DE BATZ

 

17     Sans doute une prochaine rencontre des Associées à Lompian

18    M. Larribeau, curé de Lompian, paroisse du canton de Damazan (Lot et Garonne), fut un des prêtres qui entrèrent en communion de prière avec l'Association d'Adèle. On peut déduire de plusieurs passages de la correspondance d'Adèle, que M. Larribeau se mit en rapport avec la « Petite Société » vers 1806. La valeur de ce prêtre attira l'attention des principales associées qui en firent leur conseiller. Puis, Adèle le décida à accepter le titre officiel de « Directeur de l'association » (H. rousseau o.c., p. 121,122).

 

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 21:01

Dimanche 18 février 2018
à 15 h
en l’église Notre Dame
à Tonneins

Mgr Hubert HERBRETEAU, évêque d’Agen et l’équipe diocésaine du Catéchuménat vous invitent à la célébration de l’Appel Décisif de 13 catéchumènes des paroisses Sainte-Foy d’Agen, Sainte-Catherine du Passage, Sainte-Marie en Agenais, Saints Pierre et Paul en Bruilhois, Saint-Pierre des Rivières, Notre Dame de Garonne et Saint-Joseph de Villeneuve.

Ils seront accompagnés de 5 adultes baptisés enfants qui recevront le sacrement de l’eucharistie et de la confirmation dans l’année. Ils sont des paroisses de Sainte-Foy d’Agen, Sainte-Catherine du Passage, Notre Dame de Bon Encontre et Notre Dame de Garonne.

Venons nombreux entourer ces nouveaux chrétiens !
Portons-les dans nos prières tout au long du carême !

APPEL DECISIF DES CATECHUMENES

Être baptisé, préparer la première des communions, recevoir la confirmation,
c'est possible quand on est un adulte !

Renseignements au :

Service diocésain du Catéchuménat
Séminaire Jules Mascaron
3, rue Lamoignon
47240 BON ENCONTRE
Portable : 06.15.78.08.88
E-mail : catechumenat47000@orange.fr

 

APPEL DECISIF DES CATECHUMENES

 

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 09:37

 

Le diocèse d'Agen nous présente ces lettres afin de se préparer et de connaître mieux Adèle.

 

41. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

Adèle choisit le jour de la Fête-Dieu pour annoncer son départ pour Condom et faire quelques considérations sur l'octave de la Fête.

+ J.MJ.T.                                                                                                           Ce 5 juin 1806

Béni soit le Très Saint Sacrement !

Avant de partir pour Condom, ma bien chère amie, je veux vous écrire. Je laisserai ma lettre, on vous la fera passer. Ainsi il y aura quelques jours que j'y serai quand vous recevrez cette lettre.

Quelle semaine délicieuse pour un cœur qui aime véritablement Jésus-Christ ! Nous le voyons tous les jours s'exposer à notre vue, s'exposer à mille outrages. Eh bien ! Rien de tout cela ne peut le décider à se séparer de nous. Ah ! C'est bien lui qui dit : « Je fais mes délices d'être avec les enfants des hommes ! ». Quoi : un Dieu fera ses délices d'habiter parmi nous et nous ne ferons pas les nôtres d'être en sa divine présence, et nous y porterons des yeux égarés et un esprit dissipé !

Hélas ! C'est cependant le même Dieu dans nos églises qui doit venir juger les vivants et les morts au dernier jour. La différence qu'il y a, c'est qu'il est ici assis sur le trône de sa miséricorde, au lieu que là, il sera assis sur le trône de sa justice.

Tenons-nous donc dans le lieu saint avec toute sorte de modestie et de recueillement. Voyons-y avec les yeux de la foi notre divin Sauveur sur l'Autel faisant toujours la fonction de sacrificateur et de victime.

Allons à Lui, ayons-y recours dans tous nos besoins ; développons-lui toutes nos misères. Il est compatissant, il en aura pitié. Il demeure parmi nous le jour et la nuit afin que nous puissions avoir recours à Lui, quand nous le voudrons.

Une fontaine est ouverte en Israël, empressons-nous d'y boire. C'est la fontaine d'eau vive. Celui qui y boit n'aura plus soif.

Recevons avec de grands sentiments de respect la Bénédiction qui nous sera accordée tous les soirs. Tâchons d'en tirer profit. Demandons à Jésus-Christ qu'il nous bénisse et mettons-nous en même de recevoir dignement cette bénédiction.

Je vous propose, ma bonne amie, un Veni Sancte pour que Dieu nous fasse connaître les jeunes personnes qui peuvent entrer dans la Société. Demandons aussi, dans le même Veni Sancte, la grâce de procurer la gloire de Dieu et la manière d'attirer des âmes dans son saint service.

Adieu, ma bien chère Agathe, je vous propose de vous endormir, le jour où vous recevrez ma lettre, en esprit dans le saint Tabernacle, en faisant des actes d'adoration et d'amour.

Adieu encore, ma chère amie, j'attends de vos lettres avec impatience. J'embrasse la Société.

 

ADELE DE BATZ

 

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 17:29

 

Chaque semaine nous vous proposons de retrouver les lettres d'Adèle de Batz. 

 

La Lettre d'Adèle - 17

 

+ J.MJ.T.                                                                                           Ce 20 août 1805

 

          Quoique un peu occupée, ma bien chère amie, je ne veux pas me priver de m'entretenir un instant avec vous ; mais ce ne pourra pas être si longuement qu'à l'ordinaire.

De quoi vais-je vous entretenir ? Ah ! Ai-je besoin de chercher longtemps ? Les vertus de Marie qui doivent être notre objet d'imitation, et surtout entre les deux fêtes qui lui sont consacrées, l'Assomption et la Nativité, vont me fournir une ample matière.

         La pureté, cette vertu plus angélique qu'humaine, la Sainte Vierge l'a possédée dans le degré le plus éminent. Elle se trouble dès qu'elle voit entrer l'Ange sous la figure d'un jeune homme, et elle ne consent à devenir la Mère de Dieu que quand l'ange lui eût assuré qu'elle demeurerait vierge. À son exemple fuyons toute occasion de ternir seulement cette précieuse vertu que nous portons dans des vases d'argile ; la fuite est l'unique moyen de triompher de la passion contraire. Et pour acquérir cette délicate vertu, ne nous arrêtons jamais à la moindre pensée. Que la modestie règle nos regards, nos gestes, notre maintien. Fuyons, dès que nous voyons que la conversation que l'on peut tenir, peut nous donner quelque mauvaise idée. Enfin, recourons à la Reine des Vierges et nous acquérons cette vertu à laquelle nous devons tâcher de travailler encore plus particulièrement jusqu'à la Nativité.

          L'humilité aussi a été une vertu favorite de la Sainte Vierge. Elle se trouble à la salutation glorieuse de l'Ange et elle ne répond à l'assurance qu'il lui fait qu'elle va devenir la Mère de son Dieu, qu'en s'en reconnaissant la servante. Imitons cette vertu et reconnaissons-nous toujours pour des serviteurs inutiles. Ne nous glorifions jamais de rien, reconnaissant en toute vérité que Dieu est l'auteur de tout bien.

          L'obéissance a aussi paru dans Marie d'une manière admirable. Elle part pour aller visiter Elisabeth -quoique ce fût un voyage pénible - dès qu'elle en eut reçu l'inspiration du Seigneur. Elle va, pour obéir à l'empereur, à Bethléem pour aller se faire enregistrer malgré la rigueur de la saison et sa grossesse avancée. Imitons cette obéissance dans les inspirations que Dieu nous donne de faire le bien, et en obéissant ponctuellement et sans raisonner aux ordres de nos supérieurs.

         L'amour de Dieu a surtout brillé dans cette vierge incomparable. À son exemple, aimons toujours Dieu avec une nouvelle ardeur et souvenons-nous que l'amour ayant été la cause de son triomphe sera aussi celui du nôtre, si nous aimons véritablement, sincèrement et de tout notre cœur.

          La patience dans les souffrances a été aussi bien parfaite dans la Sainte Vierge. Souffrons comme Elle de voir calomnier et souffrir les personnes qui nous intéressent et que nous aimons, et souffrons nous-mêmes pour l'amour de Dieu, et pour effacer nos péchés qui méritent bien des châtiments, tandis que la Sainte Vierge qui a tant souffert n'avait jamais péché.

         Adieu, tendre amie, je vous ai écrit aussi longuement qu'à l'ordinaire quoique je vous ai mandé que je ne le ferai pas. Mais je ne crois pas vous faire de la peine.

           Adieu encore, aimez-moi toujours et souvenez-vous de moi surtout au pied du Crucifix

                                                                                                                                  ADELE DE BATZ

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 10:50

Chaque semaine nous vous proposons de retrouver les lettres d'Adèle de Batz. 

 

Le diocèse d'Agen nous présente ces lettres ainsi qu'une piste de réflexion. 

Afin de se préparer et de connaître mieux Adèle, nous vous invitons à les lire. 

La Lettre d'Adèle - 1

1. - À Mademoiselle Agathe DICHE, à Agen

La lettre ci-dessous est la plus ancienne que nous ayons de notre Fondatrice et la première qu’elle écrivit à Agathe Diché. La Servante de Dieu s’efforce d’inspirer confiance à sa correspondante et de la mettre à l’aise pour la suite. Cette lettre est aussi un programme.

+ J.M.J.T. Ce 2 février 1805

Dieu doit être le principe de toute amitié chrétienne.

Mademoiselle,

Je ne saurais vous exprimer tout le plaisir que m’a fait votre lettre et l’espoir que j’ai que vous voudrez bien continuer une correspondance qui ne sera, je l’espère, que pour la gloire de Dieu, ainsi que notre union. Vous êtes la sœur de mon amie, il n’en fallait pas davantage pour m’inspirer le plus vif intérêt. À cela nous avons ajouté une association qui n’a fait que m’inspirer un fort attachement. Ainsi, ma chère associée, vous savez comment nous nous écrivons, Mademoiselle votre sœur et moi ; par conséquent, si vous voulez, ce sera de même ; nous nous ferons part de nos bonnes pensées, et Dieu, pour l’édification de l’une et de l’autre, nous en suscite qui peut-être ne nous seraient pas venues sans cela. Vous savez aussi que nos lettres doivent être communiquées aux autres associées comme il est dit dans le petit règlement. Nous ne devons chercher dans ces lettres que notre avancement et ne pas rechercher le style, dire tout couramment ce qu’on croit convenir à la personne à qui l’on écrit. Je vous propose, Mademoiselle, de donner une intention dans la première communion que nous ferons, pour que Dieu bénisse notre nouvelle correspondance.

Ce qu’il ne faut cesser de nous inculquer, c’est l’amour de Dieu. Le jour que vous recevrez ma lettre est le jour où cet amour du Père et du Fils, qui est de Saint Esprit est descendu sur nous. Conservons la mémoire d’un jour si heureux pour nous3.

Tâchons de rallumer, si nous avons eu le malheur de l’éteindre, le flambeau de l’amour divin que le Saint Esprit vint en ce jour allumer dans nos cœurs si nous l’avons reçu dignement. Si une de nos chères associées a le bonheur de s’unir à Jésus ce jour-là, je réclame ses prières, moi qui n’aurai pas le même bonheur suivant les apparences4.

Que je désirerais, mademoiselle, que quelque occasion survint pour que je jouisse du plaisir de vous voir et de vous témoigner toute l’amitié que vous m’inspirez en Dieu ! En attendant, voyons-nous en Dieu, il est l’unique principe de toute amitié chrétienne et le seul lien durable. Quand on s’aime en Dieu, pour Dieu et en vue de Dieu, on est sûr de s’aimer toujours ; au lieu qu’une amitié qui n’a pas pour fondement cette base ne peut subsister longtemps, au moins pour l’ordinaire ; la moindre chose cause du refroidissement, au lieu qu’en s’aimant en Dieu, quelque chose qui arrive, les raisons de s’aimer subsistent toujours. J’espère et je désire que ce soit sur ces motifs que commence une amitié qui durera jusqu’à notre mort.

Ainsi, Mademoiselle, j’ai la confiance que Dieu bénira notre union et me procurera l’avantage de profiter de vos exemples et de vos conseils. Et, afin que cette union soit plus intime, je vous prie de prendre et de me permettre de prendre dorénavant dans nos lettres le titre d’amie. J’attends de vous cette marque d’amitié ; et que je ne verrai plus dans votre première lettre le nom de « Mademoiselle ». Ainsi, ma chère amie, conservons ce doux nom toujours et tâchons de nous écrire et de nous aimer que pour Dieu et sans mélange d’intérêt propre et d’une amitié purement humaine.

___________________________
3 Agathe Diché avait reçu le sacrement de confirmation le même jour qu’Adèle et Jeanne Diché, le 6 février 1803.

Il ne semble pas qu’en cette circonstance, Agathe Diché ait attiré l’attention d’Adèle
4 Allusion aux tendances rigoristes de son confesseur d’alors, M. Dousset - H. rousseau, o.c. Note R. p. 723.

Je finis, ma très chère Amie, en vous priant de ne pas oublier auprès de toute la Société que j’embrasse bien tendrement ainsi que vous dans le divin Cœur de Jésus.

_______________________________________________________

Propositions pour un échange sur cette lettre

  • Cette première lettre, la plus ancienne que nous ayons d’Adèle, donne les bases ce que deviendra la « Petite société ». Quels sont les éléments donnés par Adèle ?

  • Comment Adèle presente-t-elle l’amitié qui est en train de naître avec Agathe ? Sur quoi repose-t-elle ?

  • Comment l’amitié dans nos groupes chrétiens, mais aussi dans nos quartiers et nos villages est-

    elle une vertu à cultiver ? Pourquoi ?

  • Quelle distinction faites-vous entre fraternité et amitié ?

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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 09:05
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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 09:15

 

 

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 09:38

 

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 18:54

 

Message de Noël et du Nouvel An

 

Adèle de Batz qui sera béatifiée le 10 juin 2018 invite, dans une lettre adressée à son amie Agathe Diché, à vivre la fête de Noël avec ferveur : « Il vient, ce divin Sauveur, apporter la paix aux hommes de bonne volonté. Avons-nous vraiment cette bonne volonté de mieux faire, de servir le Seigneur de toutes nos forces ? » (Lettre du 21 décembre 1813).

Apporter la paix ! Chers amis, que cette paix est fragile dans le monde d’aujourd’hui et dans la société qui est la nôtre !

Il faudrait peut-être réfléchir davantage sur les causes de la violence entre nations mais aussi dans nos relations interpersonnelles. Les conflits naissent souvent en raison de la peur de l’autre, mais aussi de notre volonté de dominer. Évoquons les différentes formes de violence qui gangrènent nos sociétés.

Il y a la violence de la vie, vivifiante comme celle des plantes et des bêtes, mais qui peut être aussi ravageuse.

L'eau et le feu si indispensables à la vie peuvent devenir des catastrophes écologiques. Les cyclones aux Antilles, en septembre dernier, sont un bel exemple de déchaînement violent.

Nous connaissons aussi la violence des débats, des conflits d'idées. En principe courtoise, elle peut dégénérer, devenir d'une férocité incomparable.

La grisaille du quotidien est encore une autre forme de violence parce qu’elle use tous les goûts, les amours, les destinées. Ce sont les mots qui tuent, même dans la conversation banale. La violence a parfois la couleur du sang. C'est une violence déchaînée et spectaculaire. C'est la violence routière avec ses accidents. Comment comprendre la violence qui devient un abîme sans fond, une chute inéluctable vers la mort ? La violence est souvent invisible. Elle est cachée sous des apparences de douceur et de paix.

En fêtant Noël et le Nouvel An, prenons la décision de faire reculer la violence sous toutes ses formes. C’est la fidélité au message évangélique qui conduit les chrétiens à semer la paix autour d’eux.

Que l’enfant de la crèche, notre Sauveur, nous donne la force de résister à tout ce qui déshumanise, abîme l’être humain !

Joyeuses fêtes à tous !

Agen, le 15 décembre 2017

_ Hubert HERBRETEAU

Évêque d’Agen

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