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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 07:29
Un temps pour changer @ éditions Flammarion

Un temps pour changer @ éditions Flammarion

« Un temps pour changer » : le traité du pape pour se relever après la pandémie

« Laisse-toi entraîner, secouer, défier… Ouvre-toi »

Le pape François livre un véritable traité pour se relever après la pandémie de Covid-19, et construire un « monde meilleur », dans un ouvrage d’entretien réalisé par le journaliste britannique Austen Ivereigh : « Un temps pour changer » sortira aux éditions Flammarion le 2 décembre 2020. Les sociétés ont « désespérément besoin » d’être sauvées du bien-être, assène-t-il notamment, en fustigeant l’individualisme.

Ce livre de 223 pages est rédigé en trois parties suivant un « processus de conversion », explique le rédacteur : « voir-choisir-agir ». Dans ce texte au nom du pape, qui est le fruit de divers échanges au Vatican, mais aussi de documents compilés et travaillés à sa demande, il se confie de façon très personnelle sur les « trois covid » de sa vie, ces « temps d’arrêt » ou crises qui révèlent « ce que nous avons dans le cœur ».

Comme il l’avait fait en avril dernier, dans un contexte économique critique, il plaide pour un revenu de base universel assurant « la sécurité de base à tous » et reconnaissant « la valeur du travail des personnes non salariées ». Il suggère aussi « une réduction du temps de travail avec des salaires adaptés », qui pourrait augmenter la productivité et permettre à plus de personnes d’accéder à l’emploi.

« Il y a toujours un moyen d’échapper à la destruction »

Le « génie de l’histoire humaine », souligne le pape, c’est qu’il « y a toujours un moyen d’échapper à la destruction ». Et d’exhorter : « Osons rêver. Dieu nous demande d’oser créer quelque chose de nouveau. Nous ne pouvons pas revenir aux fausses sécurités de l’organisation politique et économique d’avant la crise. »

Le pape confie sa peine en ce temps de pandémie mondiale où son esprit et son cœur « ont débordé de personnes ». Evoquant d’autres virus sociaux aussi « graves » que le coronavirus (guerres, destruction de la nature), il rend hommage à « ceux qui ont cherché par tous les moyens à sauver la vie des autres ».

Comment le monde est-il devenu si dur ? « Ce qui nous a tourné la tête, estime le pape, c’est le mythe de l’autosuffisance, qui a murmuré à notre oreille que la terre existe pour être pillée ; que les autres sont là pour répondre à nos besoins ; que ce que nous avons gagné ou ce dont nous manquons, c’est ce que chacun mérite ; que ma récompense, c’est la richesse, même si cela signifie que le destin inéluctable des autres sera la pauvreté. »

« Nous ne devons pas laisser passer ce moment de clarification »

Or, poursuit-il, « le fruit du bien-être égoïste est la stérilité. L’hiver démographique que vivent actuellement de nombreux pays occidentaux est le fruit de cette culture complaisante du bien-être. Il est difficile pour les gens de comprendre comment le benessere, qui semble être une chose souhaitable, devrait être l’état dont nous avons désespérément besoin d’être sauvés ».

« On nous avait dit que la société n’était qu’un agrégat d’individus poursuivant chacun son propre intérêt, que l’unité du peuple n’était qu’une simple fable, que nous étions sans recours devant la puissance du marché et de l’État, et que le but de la vie était le profit et le pouvoir. Mais maintenant, avec la tempête, nous voyons qu’il n’en est rien », souligne le pape en martelant : « Nous ne devons pas laisser passer ce moment de clarification. Qu’on ne dise pas, dans les années à venir, qu’en réponse à la crise du coronavirus, nous n’avons pas su agir. »

Pour s’en sortir, il s’agit d’impliquer les personnes qui sont aux périphéries, de travailler à « la restauration de la dignité de nos peuples au cœur du monde post-Covid », d’apprendre à dépasser la division en ayant « le courage d’incorporer d’autres points de vue que le nôtre qui contiennent des éléments de vérité ».

Le pape François met en garde contre « trois manières désastreuses de fuir la réalité » : le narcissisme, le découragement et le pessimisme. Au passage, il épingle la politisation de la situation sanitaire : « Ceux qui prétendent, par exemple, que le fait d’être obligé de porter un masque est un abus de pouvoir de l’État, mais qui oublient ou ne se soucient pas de ceux qui ne peuvent pas compter, par exemple, sur la sécurité sociale, ou qui ont perdu leur emploi. C’est comme si l’autre ne comptait pas. » Certains prêtres et laïcs, regrette-t-il, « ont transformé en une bataille culturelle ce qui était en réalité un effort pour assurer la protection de la vie ».

Discernement, vérités objectives et principes solides

Au fil des pages, il témoigne de la vision du prêtre théologien Romano Guardini – sur lequel portait sa thèse inachevée : « Avec Guardini, j’ai appris à ne pas exiger des certitudes absolues en toute chose, signe d’un esprit inquiet. Sa sagesse m’a permis d’affronter des problèmes complexes qui ne peuvent pas être résolus en appliquant simplement des normes, mais en utilisant plutôt un mode de pensée qui te permet de naviguer dans les conflits sans se faire prendre au piège. »

Il prône à nouveau le discernement et il confirme son « allergie aux moralismes et autres ‘-ismes’ qui essaient de résoudre tous les problèmes par des prescriptions, des équations et des règles » : « Je sais que certains catholiques blêmissent quand je parle comme cela, en particulier ceux qui, fuyant une société où la vérité est considérée comme inconnaissable, ‘personnelle’ dans un sens individuel, cherchent dans l’Église catholique une forteresse de certitude, semblable à un rocher, imperméable au changement. »

Mais le pape affirme qu’il « abhorre également le relativisme, qui est le camouflage intellectuel de l’égoïsme » : « Je crois aux vérités objectives et aux principes solides, déclare-t-il. Je suis reconnaissant de la solidité de la Tradition de l’Église, fruit de siècles de conduite pastorale et de la fides quaerens intellectum, la foi qui cherche la raison et la compréhension. »

Pour le pape François, « l’étape du discernement nous permet de demander : qu’est-ce que l’Esprit nous dit ? … Qu’est-ce qui humanise, qu’est-ce qui déshumanise ? Où est cachée la bonne nouvelle dans la sombre, et où est le mauvais esprit habillé en ange de lumière ? »

La conscience isolée du « moi arc-bouté » et son antidote

Le pape épingle aussi « les catholiques à la conscience isolée », pour qui « les raisons de critiquer l’Église, les évêques ou le pape ne manquent jamais » : « soit nous sommes en retard sur notre temps, soit nous nous sommes abandonnés à la modernité ; nous ne sommes pas ce que nous devrions être ou ce que nous étions censés être. » Mais cette attitude n’est que « retraite » et « scission », prévient-il.

Au lieu de se lancer « dans la grande tâche d’évangéliser », fait-il observer, ils se blottissent « dans ‘leur’ groupe de puristes, gardiens de la vérité » et finalement, ils restent « au balcon tandis que la vie réelle passe en dessous ».

Contre cette conscience isolée du « moi arc-bouté, anxieux, dominant, prompt à s’offenser, se justifiant lui-même », le pape donne un antidote qui est « disponible gratuitement et ne coûte rien si ce n’est notre fierté » : « l’accusation de soi », c’est-à-dire « l’humilité de confesser nos fautes, non pas pour nous punir… mais pour reconnaître notre dépendance à Dieu et notre besoin de Sa grâce. Plutôt que d’accuser les autres de leurs échecs et de leurs limites, je reconnais en moi une faute ou un comportement ».

La plus grande déviation du christianisme ? Je n’hésiterais pas

« Si tu me demandais quelle est la plus grande déviation du christianisme, ajoute le pape par ailleurs, je n’hésiterais pas : c’est d’oublier que nous appartenons au peuple. (…) Se placer au-dessus du peuple conduit au moralisme, au légalisme, au cléricalisme, au pharisaïsme et à d’autres idéologies élitistes, qui ne connaissent rien de ta joie de te savoir membre du peuple de Dieu. »

Aujourd’hui, assure-t-il, « si l’Église a un rôle particulier à jouer en temps de crise, c’est précisément pour rappeler au peuple son âme », car être chrétien c’est « appartenir à un peuple dont Dieu s’est approché, un peuple organisé en différentes nations et cultures, mais qui dépasse toutes les frontières de race et de langue », pour le « bien commun ».

Le pape François s’arrête longuement sur cette notion de peuple, qui se forme autour d’un « sens puissant de la solidarité, de la justice et de l’importance du travail ». Au contraire, « l’indifférence, l’égoïsme, la culture du bien-être et les divisions profondes au sein de la société, qui se traduisent par la violence, sont autant de signes qu’un peuple a perdu la conscience de sa dignité. Il a cessé de croire en lui-même ».

Et maintenant, que dois-je faire ?

« Et maintenant, que dois-je faire ? Quelle pourrait être ma place dans cet avenir, et que puis-je faire pour le rendre possible ? » Le pape répond par deux mots : « décentrement et transcendance ». « Laisse-toi entraîner, secouer, défier… Ouvre-toi… décentre… transcende, encourage-t-il. Et ensuite, agis. Appelle, rends visite, offre tes services. Dis que tu n’as pas la moindre idée de ce qu’ils font, mais que tu peux peut-être les aider. Dis que tu aimerais faire partie d’un monde nouveau, et que tu penses que c’est un bon point de départ. »

Parmi les autres thèmes évoqués dans l’ouvrage : la solitude des personnes âgées ; la critique de l’économie néo-libérale qui prive « des millions de personnes » d’espérance ; l’avortement qui est « une grave injustice » car « si notre autonomie exige la mort d’un autre, ce n’est rien d’autre qu’une cage de fer » ; le rôle des mouvements populaires pour sortir de la « déshumanisation » ; les travaux des différents synodes de son pontificat – avec notamment la question des divorcés-remariés en détails.

Basilique Santa Maria La Antigua, Panama © Vatican Media

Basilique Santa Maria La Antigua, Panama © Vatican Media

« Un temps pour changer » : 15 perles du pape François

« La vraie religion n’est pas un congélateur »

La Covid-19 est notre « moment de Noé »… la vraie religion n’est pas un congélateur… comment il vaut mieux mourir… la pauvreté se cache sous la honte… voici 15 perles trouvées au fil des pages du livre d’entretien avec le pape François écrit par le journaliste Austen Ivereigh, « Un temps pour changer », publié le 2 novembre 2020 aux éditions Flammarion.

« Il vaut mieux mourir après une courte vie au service des autres, qu’après une longue vie passée à résister à cet appel. »

« La Covid-19 est notre ‘moment de Noé’, à condition que nous puissions trouver notre chemin vers l’Arche des liens qui nous unissent : l’arche de l’amour et d’une appartenance commune. »

« La myopie existentielle consiste toujours à s’accrocher à quelque chose que nous avons peur de lâcher. »

« Chaque fois que, dans le monde, tu trouves une réponse claire, immédiate, personnelle et consolante, qui propose une solution, Dieu est là. »

« Nous devons prendre conscience de notre je-m’en-foutisme, et nous ouvrir aux bourrasques qui nous parviennent maintenant de tous les coins du monde. »

« Il n’y a pas de honte à trembler un peu. La peur de la mission peut, de fait, être un signe de l’Esprit-Saint. »

« Aujourd’hui, nos peuples manquent de joie : il est une tristesse qu’aucun plaisir ni distraction ne peuvent soulager. Tant qu’une partie de l’humanité souffre de la misère la plus abjecte, comment un seul d’entre nous peut-il être dans la joie ? »

« Quiconque se réfugie dans le fondamentalisme a peur de s’engager sur le chemin de la vérité. »

« La Tradition n’est pas un musée, la vraie religion n’est pas un congélateur, et la doctrine n’est pas statique mais elle grandit et se développe. »

« Jésus n’a pas fondé l’Église comme une citadelle de pureté ni comme un défilé constant de héros et de saints… C’est quelque chose de beaucoup plus dynamique : une école de conversion, un lieu de combat spirituel et de discernement, où la grâce abonde en même temps que le péché et la tentation. »

« Partout où l’Esprit de Dieu est présent, les tentations de le faire taire ou de le distraire sont aussi présentes. »

« La pauvreté se cache sous la honte. Pour la voir, la comprendre et la ressentir, tu dois t’en approcher. On ne peut pas connaître la pauvreté de loin, il faut la toucher. »

« La santé d’une société peut être jugée à sa périphérie. Une périphérie qui est abandonnée, mise à l’écart, méprisée et négligée montre une société instable et malsaine qui ne peut pas survivre longtemps sans réformes majeures. »

« La technologie a cessé pour nous d’être un moyen pour devenir un maître. Elle a changé notre mentalité. Comment ? Nous devenons plus intolérants face aux limites : si c’est possible et rentable, nous ne voyons aucune raison de ne pas le faire. »

« Pour sortir du labyrinthe, nous devons laisser derrière nous la culture du ‘selfie’ pour aller à la rencontre des autres : pour regarder les yeux, les visages, les mains et les besoins de ceux qui nous entourent. »

 
 
 
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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 21:10

 

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Le pape François décrète une année spéciale dédiée à saint Joseph

      Le pape François a décrété une année spéciale dédiée à saint Joseph à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle. Elle commence ce mardi 8 décembre 2020 et s’achèvera le 8 décembre 2021.

       C’est la surprise du Pape pour l’Immaculée Conception ! François a décrété ce mardi 8 décembre 2020, à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de l’époux de la Vierge comme patron de l’Église universelle par Pie IX, une année spéciale dédiée à saint Joseph. Cette année démarre dès ce mardi 8 décembre et se terminera le 8 décembre 2021.

       Pour marquer cet anniversaire ainsi que le début de cette année spéciale, le souverain pontife a également publié une lettre apostolique intitulée Patris corde (Avec un cœur de père, en latin) dans laquelle il livre ses réflexions sur le gardien de la Sainte famille. Ce texte, a confié le pontife, vise à faire grandir l’amour pour ce « grand saint » afin que chacun soit poussé « à implorer son intercession et pour imiter ses vertus et son élan », mais surtout pour obtenir « la grâce des grâces : notre conversion ».

       « Père aimé » par le peuple qui lui voue nombre de dévotions, Joseph « enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse », a expliqué le chef de l’Église catholique. Lui qui « a su prononcer son fiat, tout comme Marie à l’Annonciation » et l’accueillir avec Jésus dans son foyer n’est pas passif mais « fortement et courageusement engagé », car « l’accueil est un moyen par lequel le don de force qui nous vient du Saint-Esprit se manifeste dans notre vie »

 

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 13:11
Angélus du 6 décembre 2020 ©Vatican Media

Angélus du 6 décembre 2020 ©Vatican Media

Angélus : « prie, marche », pour sortir du « découragement »

Méditation du pape François (Traduction intégrale)

 

« Non, je n’y arrive pas, je commence un peu et puis je rebrousse chemin »… quand vient le « découragement » sur le chemin de la conversion, le pape François invite à prier et marcher.

A l’angélus de ce 6 décembre 2020 qu’il présidait place Saint-Pierre, le pape a exhorté à sortir des « sables mouvants d’une existence médiocre », par deux attitudes : détachement vis-à-vis des choses mondaines et recherche de Dieu et de son Royaume.

L’abandon du confort et de la mentalité mondaine, a-t-il souligné dans sa méditation, « n’est pas une fin en soi, ce n’est pas une ascèse pour faire pénitence, le chrétien n’est pas un fakir, c’est une autre chose : le détachement (…) vise la réalisation de quelque chose de plus grand, c’est-à-dire le royaume de Dieu, la communion avec Dieu, l’amitié avec Dieu ».

Il a mis en garde contre « les choses qui nous relient au péché » : « l’inconstance, le découragement, la méchanceté, les environnements nocifs, les mauvais exemples ».

« Nous nous convertissons vraiment dans la mesure où nous nous ouvrons à la beauté, à la bonté, à la tendresse de Dieu », a encore affirmé le pape.

Voici notre traduction de ses paroles.

 

Paroles du pape François

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

      L’Evangile de ce dimanche (Mc 1,1-8) présente la figure et l’œuvre de Jean le Baptiste. Il a indiqué à ses contemporains un itinéraire de foi semblable à ce que l’Avent propose, à nous qui nous préparons à recevoir le Seigneur à Noël. Cet itinéraire de foi est un chemin de conversion. Que signifie le mot “conversion” ? Dans la Bible cela veut dire d’abord changer de direction et d’orientation ; et donc aussi changer notre façon de penser. Dans la vie morale et spirituelle, se convertir signifie se tourner du mal vers le bien, du péché vers l’amour de Dieu. C’est ce qu’enseignait le Baptiste, qui dans le désert de Judée « proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés » (v. 4).

Recevoir le baptême était un signe extérieur et visible de la conversion de ceux qui écoutaient sa prédication et qui se décidaient à faire pénitence. Ce baptême advenait par l’immersion dans l’eau du Jourdain, mais il était inutile s’il n’y avait pas de volonté de se repentir et de changer de vie. La conversion comporte la douleur pour les péchés commis, le désir de s’en libérer, la résolution de les exclure pour toujours de sa vie. Pour exclure le péché, il faut refuser aussi tout ce qui est lié à lui, les choses qui sont liées au péché : il faut refuser la mentalité mondaine, l’estime excessive des conforts, du plaisir, du bien-être, des richesses. Un exemple de ce détachement nous est donné encore une fois dans l’Evangile d’aujourd’hui, dans la figure de Jean le Baptiste : un homme austère, qui renonce au superflu et recherche l’essentiel. C’est le premier aspect de la conversion : détachement du péché et de la mondanité. Commencer un chemin de détachement vis-à-vis de ces choses.

L’autre aspect de la conversion est la fin du chemin, qui est la recherche de Dieu et de son royaume. Détachement vis-à-vis des choses mondaines et recherche de Dieu et de son Royaume. L’abandon du confort et de la mentalité mondaine n’est pas une fin en soi, ce n’est pas une ascèse pour faire pénitence, le chrétien n’est pas un fakir, c’est une autre chose : le détachement n’est pas une fin en soi, il vise la réalisation de quelque chose de plus grand, c’est-à-dire le royaume de Dieu, la communion avec Dieu, l’amitié avec Dieu. Mais cela n’est pas facile, parce qu’il y a tant de liens qui nous relient au péché. Ce n’est pas facile, la tentation nous tire toujours vers le bas. Les choses qui nous relient au péché sont l’inconstance, le découragement, la méchanceté, les environnements nocifs, les mauvais exemples. Parfois l’élan que nous ressentons pour le Seigneur est trop faible et il semble presque que Dieu se taise ; ses promesses de consolation, comme l’image du pasteur attentif et prompt, qui résonne aujourd’hui dans la lecture d’Isaïe (cf. Is 40,1.11), nous semblent lointaines et irréelles. Et alors l’on est tenté de dire qu’il est impossible de se convertir vraiment. Combien de fois avons-nous senti ce découragement : « Non, je n’y arrive pas, je commence un peu et puis je rebrousse chemin », et cela est mauvais. Mais c’est possible. Quand te vient le découragement, ne reste pas là car ce sont des “sables mouvants”, les sables mouvants d’une existence médiocre. C’est cela la médiocrité.

Que peut-on faire dans ces cas, quand on voudrait avancer mais que l’on sent qu’on n’y arrive pas ? Avant tout, nous souvenir que la conversion est une grâce, personne ne peut se convertir par ses propres forces, c’est une grâce que te donne le Seigneur, donc demande à Dieu la force, demande à Dieu qu’il te convertisse. Nous nous convertissons vraiment dans la mesure où nous nous ouvrons à la beauté, à la bonté, à la tendresse de Dieu. Pensez à la tendresse de Dieu. Dieu n’est pas un père mauvais, un père méchant, il est tendre, il nous aime tant, comme le Bon Pasteur qui cherche le petit dernier de son troupeau. Il est amour, et la conversion, c’est une grâce de Dieu : commence à marcher, parce que c’est lui te met sur ce chemin, et tu verras qu’il arrivera. Prie, marche, et tu feras toujours un pas en avant.

Que la Très Sainte Vierge, que nous célébrerons après-demain comme l’Immaculée, nous aide à nous détacher toujours plus du péché et des mondanités, pour nous ouvrir à Dieu, à sa parole, à son amour qui régénère et qui sauve.

 

Traduction de Zenit, Anne Kurian-Montabone

 

 

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 08:03

 

Messe du Christ Roi, 22 novembre 2020 © Vatican Media

Messe du Christ Roi, 22 novembre 2020 © Vatican Media

JMJ : les célébrations locales auront lieu dorénavant à la fête du Christ Roi

Annonce du pape François novembre 22, 2020 12:27

La célébration diocésaine des Journées mondiales de jeunesse aura lieu dorénavant à la fête du Christ Roi, qui clôt l’année liturgique, et non plus au dimanche des Rameaux, a annoncé le pape François ce 22 novembre 2020.

Au terme de la messe qu’il célébrait dans la basilique Saint-Pierre pour le « Christ Roi de l’univers », des jeunes du Panama – où ont eu lieu les JMJ en 2019 – ont remis la croix et l’icône mariale symboles des JMJ à des jeunes du Portugal – où sont prévues les JMJ en 2023, à Lisbonne. Cette traditionnelle passation n’avait pu être organisée comme de coutume le dimanche des Rameaux, en raison de la pandémie de coronavirus.

Introduisant cette passation, le pape a exprimé son souhait de relancer aussi les JMJ « dans les Eglises locales ». Pour ce faire, il a décidé qu’elles soient célébrées désormais au Christ Roi, afin que « le Mystère de Jésus Christ Rédempteur de l’homme demeure au centre, comme l’a toujours souligné Saint Jean Paul II, initiateur et patron des JMJ ».

Voici les paroles que le pape a prononcées à la fin de la messe.

Paroles du pape François

A la fin de cette célébration eucharistique, je vous salue cordialement vous tous ici présents et tous ceux qui nous suivent à travers les médias. Un salut particulier aux jeunes panaméens et portugais, représentés par deux délégations qui, dans un instant, feront le geste significatif du passage de la Croix et de l’icône de Marie Salus Populi Romani, symboles des Journées Mondiales de la Jeunesse. C’est un passage important au cours du pèlerinage qui nous conduira à Lisbonne en 2023.

Et pendant que nous nous préparons à la prochaine édition intercontinentale des JMJ, je voudrais relancer aussi sa célébration dans les Eglises locales. Trente-cinq ans après l’institution des JMJ, après avoir écouté divers points de vue et le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, compétent pour la pastorale des jeunes, j’ai décidé de transférer, à partir de l’année prochaine, la célébration diocésaine des JMJ du Dimanche des Rameaux au Dimanche du Christ Roi. Le Mystère de Jésus Christ Rédempteur de l’homme demeure au centre, comme l’a toujours souligné Saint Jean Paul II, initiateur et patron des JMJ.

Chers jeunes, criez par votre vie que le Christ vit et règne ! Si vous vous taisez, les pierres crieront (cf. Lc 19, 40).

Messe du Christ Roi, 22 novembre 2020 © Vatican Media

Messe du Christ Roi, 22 novembre 2020 © Vatican Media

JMJ 2023 : les jeunes de Lisbonne reçoivent la croix et l’icône

« Criez par votre vie que le Christ vit » leur lance le pape

Les jeunes de Lisbonne, où auront lieu les Journées mondiales de la jeunesse en 2023, ont reçu les symboles des JMJ, la croix et l’icône de Marie, ce 22 novembre 2020, au cours d’une messe célébrée par le pape François pour la fête du Christ Roi de l’Univers.

Au terme de la célébration dans la basilique Saint-Pierre, des jeunes du Panama, lieu des Journées mondiales de la jeunesse en 2019, ont solennellement remis ces symboles aux jeunes portugais. « Chers jeunes, les a exhortés le pape, criez par votre vie que le Christ vit et règne ! Si vous vous taisez, les pierres crieront. »

Dans son homélie, le pape a appelé à faire des choix « forts, décisifs », et non pas « banals ». Il a cité les « obstacles » à cette voie : « Il y a la fièvre de la consommation, qui empoisonne le cœur de choses superflues. Il y’a l’obsession du divertissement, qui semble être l’unique voie pour s’évader des problèmes et pourtant il n’est qu’un report du problème. Il y a le fait de se fixer sur ses droits à réclamer, en oubliant le devoir d’aider. »

Il a aussi mis en garde contre « la grande illusion sur l’amour, qui semble être quelque chose à vivre à coup d’émotions, alors qu’aimer est avant tout don, choix et sacrifice ».

En raison des mesures sanitaires, seule une petite délégation – cinq jeunes de chaque pays – était présente. Ce geste de passation se fait traditionnellement au moment des Rameaux, mais il a été reporté cette année à cause de la pandémie.

La tradition des symboles des JMJ remonte à 1984 quand, en conclusion de l’Année jubilaire de la Rédemption (en 1983, pour fêter le 1950e anniversaire de la Rédemption), le pape Jean-Paul II confia aux jeunes la croix du Jubilé. Puis en 2003, il leur offrit une copie de l’icône de Marie Salut du Peuple romain (« Salus populi romani »), chère aux Romains. L’icône, abritée dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, fait l’objet d’une dévotion particulière depuis le XIIIe siècle. Selon la tradition, elle aurait été peinte par l’évangéliste Luc.

 
 
 
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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 17:44
Messe du Christ Roi, 22 novembre 2020 © Vatican Media

Messe du Christ Roi, 22 novembre 2020 © Vatican Media

 

Pour vivre et non pas vivoter (Homélie du pape)

 

La vie « est le temps des choix forts, décisifs, éternels », affirme le pape François qui exhorte à poser « des grands choix » et non pas « des choix banals » qui « mènent à une vie banale ». « Nous ne sommes pas faits pour rêver des vacances ou de la fin de semaine, mais pour réaliser les rêves de Dieu en ce monde », a-t-il encore souligné durant la messe qu’il célébrait ce 22 novembre 2020 pour la solennité du Christ Roi de l’univers.

Lors de cette fête concluant l’année liturgique, le pape François a une nouvelle fois invité à pratiquer les œuvres de miséricorde, au centre de l’Evangile du jour : ce sont « les plus belles œuvres de la vie. Si tu as des rêves de vraie gloire, non pas la gloire du monde qui va et vient, mais de la gloire de Dieu, telle est la route ».

Et de mettre en garde, depuis la basilique Saint-Pierre : « Nous devenons ce que nous choisissons, en bien ou en mal. Si nous choisissons de voler nous devenons des voleurs, si nous choisissons de penser à nous-mêmes nous devenons égoïstes, si nous choisissons de haïr nous devenons colériques, si nous choisissons de passer des heures devant le téléphone portable nous devenons dépendants. »

En revanche, a ajouté le pape François, « si nous choisissons Dieu nous devenons chaque jour plus aimés et si nous choisissons d’aimer nous devenons heureux… si nous vivons fermés et indifférents nous restons paralysés, mais si nous nous dépensons pour les autres, nous devenons libres ». C’est en effet « le secret de la vie : on ne la possède qu’en la donnant ».

Au fil de sa méditation, le pape a invité à « ne pas rester accrochés aux pourquoi de la vie en attendant qu’une réponse arrive du Ciel » : « Non, l’amour pousse à passer des pourquoi au pour qui, du pourquoi je vis au pour qui je vis, du pourquoi il m’arrive ceci au pour qui puis-je faire du bien. »

Au lieu de « passer des années à penser à nous-mêmes sans commencer à aimer », il a donné le conseil de l’écrivain italien Alessandro Manzoni (1785-1873) : « On devrait penser plus à faire le bien, qu’à se sentir bien : et ainsi on finirait aussi par se sentir mieux. » Il a conclu en formulant le dilemme du « choix quotidien » : non pas « qu’est-ce qui me va de faire ? » mais « qu’est ce qui me fait du bien ? »… pour « vivre et non pas vivoter ».

Au terme de la célébration en petit comité, étant données les restrictions sanitaires, des représentants des jeunes du Panama – où ont eu lieu les Journées mondiales de la jeunesse en 2019 – ont remis la croix et l’icône des JMJ à des jeunes du Portugal, où auront lieu les JMJ de 2023, à Lisbonne.

Homélie du pape François

La page d’Evangile que nous venons d’écouter est la dernière de l’Evangile de Matthieu avant la Passion : avant de nous donner son amour sur la croix, Jésus nous confie ses dernières volontés. Il nous dit que le bien que nous ferons à l’un des plus petits de ses frères – affamés, assoiffés, étrangers, nécessiteux, malades, prisonniers – sera fait à lui (cf. Mt 25, 37-40). Le Seigneur nous remet ainsi la liste des dons qu’il désire pour les noces éternelles avec nous au Ciel.

Ce sont les œuvres de miséricorde, qui rendent éternelle notre vie. Chacun d’entre nous peut se demander : est-ce que je les mets en pratique ? Est-ce que je fais quelque chose pour celui qui se trouve dans le besoin ? Ou bien est-ce que je fais seulement du bien aux personnes chères et aux amis ? Est-ce que j’aide quelqu’un qui ne peut pas me le rendre ? Suis-je ami d’une personne pauvre ? « Moi je suis là », te dis Jésus, « je t’attends là, où tu ne t’imagines pas et où peut-être tu ne voudrais même pas regarder, là dans les pauvres ». Moi je suis là, où la pensée dominante, selon laquelle la vie va bien si elle me va, n’y trouve pas intérêt. Je suis là, dit Jésus à toi aussi, jeune qui cherche à réaliser les rêves de la vie.

Je suis là, disait Jésus, il y a des siècles, à un jeune soldat. C’était un jeune de dix-huit ans qui n’était pas encore baptisé. Un jour il vit un pauvre qui demandait de l’aide aux gens, mais il n’en recevait pas, parce que « tous passaient outre ». Et ce jeune, « voyant que les autres n’étaient pas émus de compassion, comprit que ce pauvre lui avait été réservé ». Cependant, il n’avait rien avec lui, seulement son uniforme de service. Il coupa alors son manteau et en donna la moitié au pauvre, en subissant les rires moqueurs de certains aux alentours. La nuit suivante il fit un rêve : il vit Jésus, revêtu de la partie du manteau dont il avait enveloppé le pauvre. Et il l’entendit dire : « Martin, m’a couvert avec ce vêtement » (cf. SULPICIO SEVERO, Vita Martini, III). Saint Martin était un jeune qui a fait ce rêve par ce qu’il l’avait vécu, même sans le savoir, comme les justes de l’Evangile d’aujourd’hui.

Chers jeunes, chers frères et sœurs, ne renonçons pas aux grands rêves. Ne nous contentons pas de ce qui est dû. Le Seigneur ne veut pas que nous rétrécissions les horizons, il ne nous veut pas garés sur les côtés de la vie, mais en marche vers de grands objectifs, avec joie et audace. Nous ne sommes pas faits pour rêver des vacances ou de la fin de semaine, mais pour réaliser les rêves de Dieu en ce monde. Il nous a rendus capables de rêver afin d’embrasser la beauté de la vie. Et les œuvres de miséricorde sont les plus belles œuvres de la vie. Si tu as des rêves de vraie gloire, non pas la gloire du monde qui va et vient, mais de la gloire de Dieu, telle est la route. Parce que les œuvres de miséricorde rendent gloire à Dieu plus que tout autre chose. … Nous serons jugés à la fin sur les œuvres de miséricorde.

Mais d’où part-on pour réaliser les grands rêves ? Des grands choix. L’Evangile aujourd’hui nous parle aussi de cela. En effet, au moment du jugement dernier, le Seigneur se base sur nos choix. Il semble presque ne pas juger : il sépare les brebis des boucs, mais être bons ou mauvais dépend de nous. Il tire seulement les conséquences de nos choix, il les met au jour et les respecte.

La vie, alors, est le temps des choix forts, décisifs, éternels. Des choix banals mènent à une vie banale, des grands choix rendent grande la vie. En effet, nous devenons ce que nous choisissons, en bien ou en mal. Si nous choisissons de voler nous devenons des voleurs, si nous choisissons de penser à nous-mêmes nous devenons égoïstes, si nous choisissons de haïr nous devenons colériques, si nous choisissons de passer des heures devant le téléphone portable nous devenons dépendants.

Mais si nous choisissons Dieu nous devenons chaque jour plus aimés et si nous choisissons d’aimer nous devenons heureux. Oui, parce que la beauté des choix dépend de l’amour. Jésus sait que si nous vivons fermés et indifférents nous restons paralysés, mais si nous nous dépensons pour les autres, nous devenons libres. Le Seigneur de la vie nous veut pleins de vie et nous donne le secret de la vie : on ne la possède qu’en la donnant (…). Mais il y a des obstacles qui rendent les choix difficiles : souvent la crainte, l’insécurité, les pourquoi sans réponse. Cependant, l’amour demande d’aller plus loin, de ne pas rester accrochés aux pourquoi de la vie en attendant qu’une réponse arrive du Ciel. Non, l’amour pousse à passer des pourquoi au pour qui, du pourquoi je vis au pour qui je vis, du pourquoi il m’arrive ceci au pour qui puis-je faire du bien. Pour qui ? Non seulement pour moi : la vie est déjà pleine de choix que nous faisons pour nous-mêmes, pour avoir un diplôme d’études, des amis, une maison, pour satisfaire ses hobby et ses intérêts. Mais nous risquons de passer des années à penser à nous-mêmes sans commencer à aimer. Manzoni a donné un bon conseil : « On devrait penser plus à faire le bien, qu’à se sentir bien : et ainsi on finirait aussi par se sentir mieux » (Les fiancés, chap. XXXVIII).

Mais il n’y a pas que les doutes et les pourquoi qui minent les grands choix généreux, il y a tant d’autres obstacles. Il y a la fièvre de la consommation, qui empoisonne le cœur de choses superflues. Il y’a l’obsession du divertissement, qui semble être l’unique voie pour s’évader des problèmes et pourtant il n’est qu’un report du problème. Il y a le fait de se fixer sur ses droits à réclamer, en oubliant le devoir d’aider. Et puis il y a la grande illusion sur l’amour, qui semble être quelque chose à vivre à coup d’émotions, alors qu’aimer est avant tout don, choix et sacrifice. Choisir, surtout aujourd’hui, c’est ne pas se faire domestiquer par l’homologation, c’est ne pas se laisser anesthésier par les mécanismes des consommations qui désactivent l’originalité, c’est savoir renoncer aux apparence et au paraître. Choisir la vie, c’est lutter contre la mentalité du utiliser-et-jeter et du tout-et-tout-de-suite, pour piloter l’existence vers l’arrivée au Ciel, vers les rêves de Dieu.

Chaque jour, de nombreux choix se présentent à notre cœur. Je voudrais vous donner un dernier conseil pour vous entrainer à bien choisir. Si nous regardons au dedans nous, nous voyons que souvent deux questions différentes surgissent en nous. L’une est : qu’est-ce qui me va de faire ? C’est une question qui souvent trompe, parce qu’elle insinue que l’important c’est de penser à soi-même et satisfaire toutes les envies et les pulsions qui viennent. Mais la question que l’Esprit Saint suggère au cœur en est une autre : non pas qu’est-ce qui te va ? mais qu’est ce qui te fait du bien ? C’est ici que se trouve le choix quotidien, qu’est-ce qui me va de faire ou qu’est ce qui me fait du bien ? De cette recherche intérieure, peuvent naître des choix banals ou des choix de vie. Regardons Jésus, demandons-lui le courage de choisir ce qui nous fait du bien, pour cheminer à sa suite, dans la voie de l’amour. Et trouver la joie. Pour vivre et non pas vivoter.

 

 
 
 
 
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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 21:04

 

 
 
 
 
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L'économie de François du 19 au 21 novembre 2020



       Une rencontre internationale de jeunes actifs, entrepreneurs, engagés pour un autre modèle économique, centré sur l’humain, la sobriété, le bien commun ; pour doter l’économie d’une « âme », selon le mot du Pape. L’événement « L’Économie de François », à l’origine prévu sur les terres de saint François à Assise en Italie, se tient en visioconférence du 19 au 21 novembre.

Télécharger

-  L'économie de François : l'urgence de la sobriété et du ralentissement - Vatican News 18.11.2020
-  Pour une économie plus juste et fraternelle - CEF - 16.11.2020
-  L'économie de François : oeuvrer pour une nouvelle économie - CEF 16.11.2020

-  L'économie de François, pour donner une nouvelle âme à l'économie mondiale - Vatican News 27.10.2020

en savoir plus sur le site The Economy of Francesco

 

 

 
 
 
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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 21:36
Repas de fête pour les pauvres 29/6/2018 © Adam Trojanek, Church in Poland

Repas de fête pour les pauvres 29/6/2018 © Adam Trojanek, Church in Poland

Journée mondiale des pauvres: message du pape François (texte complet)

«Tends ta main au pauvre»

novembre 15, 2020 13:22

« Tends ta main au pauvre »  : voici le texte complet du message du pape François pour la IVe Journée mondiale des pauvres, dimanche prochain, 15 novembre 2020.

Et le tweet publié par le pape sur son compte @Pontifex_fr, ce jeudi 12 novembre, jour de la présentation des la Journée mondiale par Mgr Fisichella:

« La générosité qui soutient le faible, console l’affligé, apaise les souffrances, restitue la dignité à ceux qui en sont privés, est en fait la condition d’une vie pleinement humaine. #JournéeMondialedesPauvres »

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS

4ème JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES

15 novembre 2020, 33ème dimanche du Temps Ordinaire

« Tends ta main au pauvre » (Siracide 7, 32)

« Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32). La sagesse antique a fait de ces mots comme un code sacré à suivre dans la vie. Ils résonnent encore aujourd’hui, avec tout leur poids de signification, pour nous aider, nous aussi, à concentrer notre regard sur l’essentiel et à surmonter les barrières de l’indifférence. La pauvreté prend toujours des visages différents qui demandent une attention à chaque condition particulière : dans chacune d’elles, nous pouvons rencontrer le Seigneur Jésus qui a révélé sa présence dans ses frères les plus faibles (cf. Mt 25, 40).

1. Prenons entre les mains le texte du Livre de Ben Sira, un des livres de l’Ancien Testament. Nous y trouvons les paroles d’un maître de sagesse qui a vécu environ deux cents ans avant le Christ. Il était en recherche de la sagesse, celle qui rend les hommes meilleurs et capables de scruter à fond les événements de la vie. Il le faisait à un moment de dure épreuve pour le peuple d’Israël, un temps de douleur, de deuil et de misère, à cause de la domination de puissances étrangères. Étant un homme de grande foi, enraciné dans les traditions des pères, sa première pensée était de s’adresser à Dieu pour lui demander le don de la sagesse. Et l’aide du Seigneur ne lui manqua pas.

Dès les premières pages, le Livre de Ben Sira donne des conseils sur de nombreuses situations concrètes de la vie, et la pauvreté en est une. Il insiste sur le fait que, dans le besoin, il faut avoir confiance en Dieu : «Ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. » (2, 2-7).

2. Page après page, nous découvrons un précieux recueil de suggestions sur la façon d’agir à la lumière d’une relation intime avec Dieu, créateur et amant de sa création, juste et providentiel envers tous ses enfants. La référence constante à Dieu, cependant, n’empêche pas de regarder l’homme concret, bien au contraire, les deux choses sont étroitement liées.

Ceci est clairement démontré par l’extrait biblique dont le titre de ce Message est tiré (cf. 7, 29-36). La prière à Dieu et la solidarité avec les pauvres et les souffrants sont inséparables. Pour célébrer un culte qui soit agréable au Seigneur, il est nécessaire de reconnaître que toute personne, même la plus indigente et la plus méprisée, porte l’image de Dieu imprimée en elle. De cette attention découle le don de la bénédiction divine, attirée par la générosité pratiquée à l’égard du pauvre. Par conséquent, le temps consacré à la prière ne peut jamais devenir un alibi pour négliger le prochain en difficulté. Le contraire est vrai : la bénédiction du Seigneur descend sur nous et la prière atteint son but quand elles sont accompagnées par le service aux pauvres.

3. Cet antique enseignement est combien actuel pour chacun de nous ! En effet, la parole de Dieu dépasse l’espace, le temps, les religions et les cultures. La générosité qui soutient le faible, console l’affligé, apaise les souffrances, restitue la dignité à ceux qui en sont privés, est en fait la condition d’une vie pleinement humaine. Le choix de consacrer une attention aux pauvres, à leurs nombreux et divers besoins, ne peut être conditionné seulement par le temps disponible ou par des intérêts privés, ni par des projets pastoraux ou sociaux désincarnés. On ne peut étouffer la force de la grâce de Dieu par la tendance narcissique de toujours se mettre à la première place.

Avoir le regard tourné vers le pauvre est difficile, mais plus que jamais nécessaire pour donner à notre vie personnelle et sociale la bonne direction. Il ne s’agit pas d’exprimer beaucoup de paroles, mais plutôt d’engager concrètement la vie, animée par la charité divine. Chaque année, avec la Journée Mondiale des Pauvres, je reviens sur cette réalité fondamentale pour la vie de l’Église, parce que les pauvres sont et seront toujours avec nous (cf. Jn 12, 8) pour nousaider à accueillir la présence du Christ dans l’espace du quotidien.

4. Chaque rencontre avec une personne en situation de pauvreté nous provoque et nous interroge. Comment pouvons-nous contribuer à éliminer ou, du moins, à soulager sa marginalisation et sa souffrance? Comment pouvons-nous l’aider dans sa pauvreté spirituelle ? La communauté chrétienne est appelée à s’impliquer dans cette expérience de partage, sachant qu’il ne lui est pas permis de la déléguer à qui que ce soit. Et pour être un soutien aux pauvres, il est fondamental de vivre personnellement la pauvreté évangélique. Nous ne pouvons pas nous sentir « bien » quand un membre de la famille humaine est relégué dans les coulisses et devient une ombre. Le cri silencieux des nombreux pauvres doit trouver le peuple de Dieu en première ligne, toujours et partout, afin de leur donner une voix, de les défendre et de se solidariser avec eux devant tant d’hypocrisie et devant tant de promesses non tenues, pour les inviter à participer à la vie de la communauté.

Il est vrai que l’Église n’a pas de solutions globales à proposer, mais elle offre, avec la grâce du Christ, son témoignage et ses gestes de partage. Elle se sent en outre le devoir de présenter les instances de ceux qui n’ont pas le nécessaire pour vivre. Rappeler à tous la grande valeur du bien commun est, pour le peuple chrétien, un engagement de vie qui se réalise dans la tentative de n’oublier aucun de ceux dont l’humanité est violée dans ses besoins fondamentaux.

5. Tendre la main fait découvrir, avant tout à celui qui le fait, qu’existe en nous la capacité d’accomplir des gestes qui donnent un sens à la vie. Que de mains tendues pouvons-nous voir tous les jours ! Malheureusement, il arrive de plus en plus souvent que la hâte entraîne dans un tourbillon d’indifférence, au point que l’on ne sait plus reconnaître tout le bien qui se fait quotidiennement, en silence et avec grande générosité. C’est souvent lorsque surviennent des événements qui bouleversent le cours de notre vie que nos yeux deviennent capables de voir la bonté des saints « de la porte d’à côté », « de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu » (Exhort. ap. Gaudete et Exultate, n. 7), mais dont personne ne parle. Les mauvaises nouvelles abondent sur les pages des journaux, sur les sites internet et sur les écrans de télévision, au point de laisser croire que le mal règne en maître. Pourtant il n’en est pas ainsi. Certes, la méchanceté et la violence, l’abus et la corruption ne manquent pas, mais la vie est tissée d’actes de respect et de générosité qui, non seulement compensent le mal, mais poussent à aller au-delà et à être remplis d’espérance.

6. Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.

7. Cette pandémie est arrivée à l’improviste et nous a pris au dépourvu, laissant un grand sentiment de désorientation et d’impuissance. Cependant, la main tendue aux pauvres ne vient pas à l’improviste. Elle témoigne de la manière dont on se prépare à reconnaître le pauvre afin de le soutenir dans les temps de nécessité. On n’improvise pas les instruments de miséricorde. Un entraînement quotidien est nécessaire, à partir d’une prise de conscience que nous, les premiers, avons combien besoin d’une main tendue vers nous.

Ce moment que nous vivons a mis en crise beaucoup de certitudes. Nous nous sentons plus pauvres et plus faibles parce que nous avons fait l’expérience de la limite et de la restriction de la liberté. La perte du travail, des relations affectives les plus chères, comme l’absence des relations interpersonnelles habituelles, a tout d’un coup ouvert des horizons que nous n’étions plus habitués à observer. Nos richesses spirituelles et matérielles ont été remises en question et nous avons découvert que nous avions peur. Enfermés dans le silence de nos maisons, nous avons redécouvert l’importance de la simplicité et d’avoir le regard fixé sur l’essentiel. Nous avons mûri l’exigence d’une nouvelle fraternité, capable d’entraide et d’estime réciproque. C’est un temps favorable pour « reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde […]. Depuis trop longtemps, déjà, nous avons été dans la dégradation morale, en nous moquant de l’éthique, de la bonté, de la foi, de l’honnêteté. […] Cette destruction de tout fondement de la vie sociale finit par nous opposer les uns aux autres, chacun cherchant à préserver ses propres intérêts ; elle provoque l’émergence de nouvelles formes de violence et de cruauté, et empêche le développement d’une vraie culture de protection de l’environnement » (Lett. enc. Laudato Si’, n. 229). En somme, les graves crises économiques, financières et politiques ne cesseront pas tant que nous laisserons en état de veille la responsabilité que chacun doit sentir envers le prochain et chaque personne.

8. « Tends la main au pauvre », est donc une invitation à la responsabilité comme engagement direct de quiconque se sent participant du même sort. C’est une incitation à prendre en charge le poids des plus faibles, comme le rappelle saint Paul : « Mettez-vous, par amour au service les uns des autres. Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (…) Portez les fardeaux des uns les autres » (Ga 5,13-14 ; 6,2). L’Apôtre enseigne que la liberté qui nous a été donnée par la mort et la résurrection de Jésus Christ est pour chacun de nous une responsabilité pour se mettre au service des autres, surtout des plus faibles. Il ne s’agit pas d’une exhortation facultative, mais d’une condition de l’authenticité de la foi que nous professons.

Le Livre de Ben Sira vient une fois de plus à notre aide : il suggère des actions concrètes pour soutenir les plus faibles et il utilise également quelques images suggestives. Tout d’abord, il prend en considération la faiblesse de ceux qui sont tristes : « Ne te détourne pas ceux qui pleurent » (7, 34). La période de la pandémie nous a obligés à un isolement forcé, nous empêchant même de pouvoir consoler et d’être près d’amis et de connaissances affligés par la perte de leurs proches. Et l’auteur sacré affirme encore : « N’hésite pas à visiter un malade » (7, 35). Nous avons fait l’expérience de l’impossibilité d’être aux côtés de ceux qui souffrent, et en même temps, nous avons pris conscience de la fragilité de notre existence. En somme, la Parole de Dieu ne nous laisse jamais tranquilles, elle continue à nous stimuler au bien.

9. « Tends la main au pauvre » fait ressortir, par contraste, l’attitude de ceux qui tiennent leurs mains dans leurs poches et ne se laissent pas émouvoir par la pauvreté, dont ils sont souvent complices. L’indifférence et le cynisme sont leur nourriture quotidienne. Quelle différence par rapport aux mains généreuses que nous avons décrites! Il y a, en effet, des mains tendues qui touchent rapidement le clavier d’un ordinateur pour déplacer des sommes d’argent d’une partie du monde à l’autre, décrétant la richesse des oligarchies et la misère de multitudes ou la faillite de nations entières. Il y a des mains tendues pour accumuler de l’argent par la vente d’armes que d’autres mains, même celles d’enfants, utiliseront pour semer la mort et la pauvreté. Il y a des mains tendues qui, dans l’ombre, échangent des doses de mort pour s’enrichir et vivre dans le luxe et le désordre éphémère. Il y a des mains tendues qui, en sous-main, échangent des faveurs illégales contre un gain facile et corrompu. Et il y a aussi des mains tendues de ceux qui, dans l’hypocrisie bienveillante, portent des lois qu’eux-mêmes n’observent pas.

Dans ce panorama, « les exclus continuent à attendre. Pour pouvoir soutenir un style de vie qui exclut les autres, ou pour pouvoir s’enthousiasmer avec cet idéal égoïste, on a développé une mondialisation de l’indifférence. Presque sans nous en apercevoir, nous devenons incapables d’éprouver de la compassion devant le cri de douleur des autres, nous ne pleurons plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité étrangère qui n’est pas de notre ressort.» (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 54). Nous ne pourrons pas être heureux tant que ces mains qui sèment la mort ne seront pas transformées en instruments de justice et de paix pour le monde entier.

10. « Quoi que tu fasses, souviens-toi que ta vie a une fin » (Si 7, 36). C’est l’expression par laquelle le Livre de Ben Sira conclut sa réflexion. Le texte se prête à une double interprétation. La première fait ressortir que nous devons toujours garder à l’esprit la fin de notre existence. Se souvenir du destin commun peut aider à mener une vie sous le signe de l’attention à ceux qui sont les plus pauvres et qui n’ont pas eu les mêmes possibilités que nous. Il y a aussi une deuxième interprétation, qui souligne plutôt le but vers lequel chacun tend. C’est la fin de notre vie qui demande un projet à réaliser et un chemin à accomplir sans se lasser. Or, le but de chacune de nos actions ne peut être autre que l’amour. Tel est le but vers lequel nous nous dirigeons, et rien ne doit nous en détourner. Cet amour est partage, dévouement et service, mais il commence par la découverte que nous sommes les premiers aimés et éveillés à l’amour. Cette fin apparaît au moment où l’enfant rencontre le sourire de sa mère et se sent aimé par le fait même d’exister. Même un sourire que nous partageons avec le pauvre est source d’amour et permet de vivre dans la joie. Que la main tendue, alors, puisse toujours s’enrichir du sourire de celui qui ne fait pas peser sa présence et l’aide qu’il offre, mais ne se réjouit que de vivre à la manière des disciples du Christ.

Que sur ce chemin quotidien de rencontre avec les pauvres nous accompagne la Mère de Dieu, qui plus que tout autre est la Mère des pauvres. La Vierge Marie connaît de près les difficultés et les souffrances de ceux qui sont marginalisés, parce qu’elle-même s’est trouvée à donner naissance au Fils de Dieu dans une étable. Sous la menace d’Hérode, avec Joseph son époux et l’Enfant Jésus, ils se sont enfuis dans un autre pays, et la condition de réfugié a marqué, pendant quelques années, la Sainte Famille. Puisse la prière à la Mère des pauvres rassembler ses enfants favoris et tous ceux qui les servent au nom du Christ. Que la prière transforme la main tendue en une étreinte de partage et de fraternité retrouvée.

Donné à Rome, Saint Jean du Latran, le 13 juin 2020, mémoire liturgique de saint Antoine de Padoue, huitième année de mon Pontificat.

François

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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 13:36

 

DIMANCHE 18 OCTOBRE 2020 : UNE JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE MARQUÉE PAR LA PANDÉMIE
Une Journée missionnaire mondiale marquée par la pandémie

 

        La Journée missionnaire mondiale de ce dimanche 18 octobre 2020 a été présentée vendredi matin en Salle de Presse du Saint-Siège.

 

          Mgr Protase Rugambwa, archevêque de nationalité tanzanienne et Secrétaire de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, a rappelé que même si cette Journée sera célébrée dans des circonstances particulières en raison de la pandémie de Covid-19, «la mission confiée par Jésus à l’Église ne s’arrête jamais». «Chacun de nous est invité à apporter l’amour de Dieu à tous et surtout aux personnes les plus dans le besoin. Cela signifie faire la volonté de Dieu et agir selon le plan divin du salut.»

        Le thème de cette année, «Me voici, envoie-moi», doit aider chacun à ne pas voir peur, et à aller de l’avant «grâce à la force de l’Esprit Saint». La mission n’est pas confinée à la seule sphère ecclésiale en tant que telle, mais elle «va toucher et transformer tous les secteurs et les aires de la vie afin de de sauver l’humanité et la création : les familles, le monde de travail, les usines, les écoles, la politique, l’environnement, etc…».

      Tous les fidèles sont donc invités à exercer une «participation active à la mission évangélisatrice de l’Église» à travers «la prière, le sacrifice, la réflexion» ainsi que le soutien matériel au travail missionnaire déployé par les OPM au nom du Pape.

 

L’importance accrue des OPM dans le contexte de la pandémie

 

       Mgr Giampietro Dal Toso, président des Œuvres Pontificales Missionnaires, a pour sa part donné quelques indications statistiques sur les activités menées par les OPM afin de soutenir les Églises locales dans le contexte de la pandémie de coronavirus, en précisant que ces aides ne se situent pas dans une verticalité du nord vers le sud mais plutôt dans «une logique de communion et de circularité, dans laquelle tous contribuent au bien de tous». Au total 250 projets ont été approuvés, et 120 pays ont participé aux collectes de fond. L’Espagne, la France et la Corée du Sud représentent les principaux donateurs mais il faut aussi noter la participation de pays moins fortunés, comme le Rwanda ou le Bangladesh, qui ont aussi contribué.

       Les fermetures d’églises en raison du confinement ont néanmoins rendu les conditions pratiques de quêtes très difficiles dans de nombreux endroits, surtout là où il n’existe pas de système de paiement centralisé.

        Mgr Dal Toso a donné trois exemples concrets d’institutions ou de personnes qui ont pu bénéficier d’une aide des OPM : un couvent de sœurs cloitrées au Maroc, des familles chrétiennes du Bangladesh vivant des conditions de grande précarité, et des stations de radio et de télévision en Afrique qui transmettent des catéchèses et des célébrations liturgiques.  L’objectif est de venir en aide «à de nombreuses petites réalités cachées, qui échappent souvent aux grands flux des aides». C’est certes «une goutte d’eau dans l’océan» mais cela représente «une façon concrète d’indiquer une communion dans l’Église, qui nous fait participer aux joies et aux douleurs des autres baptisés», a-t-il expliqué.

 

 

Pauline Jaricot, une source d’inspiration pour aujourd’hui

       Le père Tadeusz Nowak, missionnaire de la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée (OMI), a rappelé que les Œuvres Pontificales Missionnaires offrent un soutien vital pour les diocèses d’Asie, d’Océanie, d’Afrique et d’une partie de l’Amérique latine, qui sont administrés par la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples (les diocèses plus anciens, essentiellement en Europe et en Amérique du Nord, sont quant à eux rattachés à la Congrégation pour les Évêques).

      Des milliers de catéchistes, de prêtres, religieux et religieuses bénéficient de programmes de formation et d’un soutien matériel liés aux OPM. Ces actions sont coordonnées à travers 120 Directions nationales.

       Il a rappelé que cette année a été marquée, le 26 mai dernier, par l’approbation par le Pape François d’un miracle attribué à l’intercession de Pauline Jaricot, fondatrice des OPM au XIXe siècle. Cette femme issue de la classe moyenne, née à Lyon peu après la Révolution française, avait vécu une profonde expérience de Dieu à l’âge de 15 ans. Après avoir effectué l’année suivante un vœu privé de chasteté et de consécration à Dieu, elle s’est déployée dans l’adoration eucharistique, l’aide aux pauvres et le désir que l’Évangile du Christ atteigne le monde entier. Cette inspiration, d’abord sous une forme informelle puis de plus en plus structurée, allait mener à la création de l’œuvre de Propagation de la Foi. Un premier groupe de 10 amis fut constitué avec des employés de l’usine de son père, puis progressivement les groupes se multiplièrent dans le diocèse de Lyon, la reconnaissance diocésaine du mouvement le 2 mai 1822 marquant une étape importante dans son développement, aussi bien au-delà de l’agglomération lyonnaise.

      «Pauline a dédié sa vie entière à la prière, à l’aide des pauvres, particulièrement les travailleurs, et la mission de l’Église», a expliqué le père Nowak. Malgré de nombreuses difficultés pratiques liées notamment à une escroquerie sur les fonds investis dans cette œuvre à partir du capital de l’entreprise de son père, «elle n’a jamais douté de la providence de Dieu et elle est restée assidue à la prière et au soin des autres, spécialement ceux qui n’ont pas rencontré Jésus-Christ ou n’en n’ont pas entendu parler».

       Pauline Jaricot s’est éteinte le 9 janvier 1862, et c’est le 3 mai 1922 que le Pape Pie XI donnera à son Œuvre la reconnaissance pontificale, 100 ans après la reconnaissance diocésaine. Elle sera proclamée vénérable par saint Jean XXIII en 1962. «Aujourd’hui, elle est une source d’inspiration pour nous tous, particulièrement pour les laïcs. Pauline est un exemple merveilleux d’engagement de la grâce du baptême pour le travail du Royaume de Dieu et pour la mission de l’Église», a conclu le père Nowak.

PAULINE JARICOT

PAULINE JARICOT

PAULINE JARICOT, lien vers sa biographie sur le site :

DIMANCHE 18 OCTOBRE 2020 : UNE JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE MARQUÉE PAR LA PANDÉMIE

 

 

 

 

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 19:01
Le Pape rencontre Francesca di Giovanni, sous-secrétaire à la section pour les Relations avec les États de la Secrétairerie d’Etat
Le Pape rencontre Francesca di Giovanni, sous-secrétaire à la section pour les Relations avec les États de la Secrétairerie d’Etat

Le Pape rencontre Francesca di Giovanni, sous-secrétaire à la section pour les Relations avec les États de la Secrétairerie d’Etat

Vatican News - 08 octobre 2020

 

Le Pape souhaite "une présence féminine plus incisive" dans l'Église

 

       Publication de «La Vidéo du Pape» présentant les intentions de prière du Saint-Père pour ce mois d’octobre, mois missionnaire. François appelle à une plus grande intégration des fidèles laïcs, en particulier des femmes, dans les instances de responsabilité de l’Église.

 

      Le Pape François souhaite voir plus de femmes laïques occuper des postes de responsabilité dans l'Église. Il confie ce désir à la prière de tous les catholiques du monde en ce mois d'octobre. Une participation qui s'enracine non pas dans des revendications liées à l'époque, mais dans le sacrement même du baptême car c'est là que s'inscrit le protagonisme des laïcs, et donc aussi des femmes, dans la vie ecclésiale et dans l'annonce de l'Évangile. «Personne n'a été baptisé prêtre ou évêque. Nous avons tous été baptisés en tant que laïcs. Les laïcs et les laïques sont les protagonistes de l'Église» affirme le Pape dans cette vidéo.

Les femmes sont, le plus souvent, laissées de côté

      Parmi les laïcs, ce sont les femmes qui se voient accorder encore trop peu de place. Parce que les «femmes sont généralement laissées de côté», le Pape estime qu’«aujourd'hui encore, il est nécessaire d'élargir les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l'Église». Dans ce message vidéo, François ne parle pas d’une présence quelconque: «Nous devons promouvoir l'intégration des femmes dans les lieux où se prennent les décisions importantes».

      Il souhaite donc qu’en vertu du baptême, les fidèles laïcs et en particulier les femmes, participent davantage aux institutions de responsabilité de l’Église, mais «en évitant des formes de cléricalisme qui annulerait le charisme des laïcs» souligne-t-il.

Plus de dirigeantes mais pas de quotas roses

      Depuis le début de son pontificat, le Pape a plusieurs fois manifesté son souhait d’accorder plus de places aux femmes dans l’Église. Il a nommé plusieurs femmes à des postes de premier plan. D’ailleurs, le nombre de 'dirigeantes' n'a jamais été aussi élevé.  Huit femmes occupent actuellement des postes à responsabilité au Saint-Siège, au-dessus du dixième niveau de rémunération au Vatican. Il y a dix ans, il n'y en avait que trois.

      Parmi elles, Linda Ghisoni, nommée par François sous-secrétaire pour les fidèles laïcs. S’exprimant sur le sens de cette vidéo, elle revient sur le fait que le Pape commence par parler du baptême. «C'est très important car cela nous permet de comprendre que le désir d'une plus grande participation des laïcs, et en particulier des femmes, dans les instances de responsabilité de l'Église ne doit pas être interprété comme une opération sociologique ou comme un désir de garantir des quotas roses pour une répartition du pouvoir entre les femmes et les hommes, entre les laïcs et le clergé» affirme-t-elle. Elle poursuit: «Si nous prenons conscience du sens de notre baptême, nous comprenons quelle est notre place dans l'Église qui, pour être universelle, ne peut renoncer aux apports spécifiques des laïcs, des femmes, qui par vocation en sont une partie constitutive».

Sainte Marie-Madeleine

       Par ailleurs, le Réseau mondial de la prière rappelle ce geste symbolique du Pape François qui, en 2016, a élevé au rang de fête liturgique le jour de sainte Marie Madeleine, aujourd'hui définie dans la nouvelle préface de la messe comme «l’apôtre des apôtres». En prenant cette décision, «il a souligné l'importance de cette femme, la première à voir le visage du Ressuscité parmi les morts, la première que Jésus appelle par son nom, la première à recevoir de Jésus-Christ lui-même la mission d'annoncer sa résurrection».

     «Beaucoup a été fait depuis 2013, mais il faut faire davantage» estime le père Frédéric Fornos S.J., directeur international du Réseau mondial de la prière du Pape. Il rappelle ces propos de François dans Evangelii Gaudium: «Les revendications des droits légitimes des femmes, à partir de la ferme conviction que les hommes et les femmes ont la même dignité, posent à l’Église des questions profondes qui la défient et que l’on ne peut éluder superficiellement.(EG104)». Dans Querida Amazonia, François avait là insisté sur le fait que dans de nombreuses régions du monde «de nombreuses femmes, animées par l'Esprit Saint, maintiennent l'Église debout avec un dévouement admirable et une foi ardente. Il est essentiel qu'elles participent de plus en plus à ses instances décisionnelles. Cela demande un profond changement de mentalité, notre conversion en fait, ce qui implique la prière».

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Femmes au Vatican : une présence en constante progression

 Gudrun Sailer - Cité du Vatican - 08 mars 2020

 

Le nombre de femmes employées au Vatican est en constante augmentation. En 2019, il y en avait 1 016, soit 22 % du personnel total. Ce chiffre provient d'une enquête menée par Vatican News dans les bureaux du personnel du Saint-Siège à l'occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars. Le nombre de femmes occupant des postes de haut niveau au Vatican et à la Curie n'a jamais été aussi élevé qu'aujourd'hui.

 

      Au cours de ces dix dernières années, le nombre absolu et le pourcentage de femmes présentes au sein du personnel du Saint-Siège et de l’État de la Cité du Vatican ont augmenté. En 2010, sous le pontificat de Benoît XVI, 4 053 personnes en tout étaient employées, dont 697 femmes -soit environ 17 %. En 2019, le Saint-Siège et la Cité du Vatican employaient ensemble 4 618 personnes, dont 22 % (1 016) étaient des femmes.

     Ce qui est particulièrement frappant dans cette décennie, c'est l'augmentation du nombre de femmes travaillant pour le Saint-Siège, c'est-à-dire tous les organes de la Curie romaine qui aident le Pape dans l'administration de l'Église universelle. En 2010, 385 femmes travaillaient au Saint-Siège ; ce chiffre est monté à 649 en 2019, soit une part qui est passée de 17,6%  à 24% en l’espace de 10 ans.  

      Dans l'État de la Cité du Vatican, en revanche, l'augmentation de la présence des femmes au cours des dix dernières années a été plus faible et a surtout touché les postes moins qualifiés, comme le personnel de vente des musées. À une exception près : en 2016, le Pape François a nommé l'historienne de l'art italienne Barbara Jatta à la direction des musées du Vatican. Cette décision a également fait sensation dans le monde de l'art international, car aucun autre musée de cette taille et de cette importance n'a de femme à sa tête. Les collections d'art des papes figurent parmi les cinq musées les plus visités au monde.

Quatre femmes au sommet

     Au Saint-Siège, le Pape François a nommé plus de femmes à des postes importants. Le plus haut niveau atteint jusqu'à présent par les femmes de la Curie est celui de sous-secrétaire, une figure qui fait partie de l'équipe de direction d'un dicastère, généralement composée de trois à quatre membres. François a doublé le nombre de sous-secrétaires, qui est passé de deux à quatre. En janvier 2020, dernière nomination de ce type, l'Italienne Francesca Di Giovanni est devenue sous-secrétaire à la section pour les Relations avec les États de la Secrétairerie d’État, un poste nouvellement créé.

     En 2017, le Souverain Pontife a nommé deux sous-secrétaires au sein du Département pour les Laïcs, la Famille et la Vie, Gabriella Gambino et Linda Ghisoni. Toutes deux sont mères de familles avec enfants, une nouveauté pour le Vatican à ces niveaux de responsabilité. La religieuse espagnole Carmen Ros Nortes travaille quant à elle comme sous-secrétaire à la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée, la troisième femme déjà occupant cette fonction. Son prédécesseur, Enrica Rosanna, avait été nommée par le Pape Jean-Paul II en 2004, ce qui avait à l’époque surpris de nombreux observateurs : jusqu'alors, les sous-secrétaires avaient toujours été des prêtres.

Le nombre de femmes dirigeantes de la Curie a triplé en dix ans

     Au Dicastère pour la Communication du Saint-Siège, où le nombre de laïcs est élevé par rapport aux autres unités du Saint-Siège, deux femmes occupent des postes de direction. La Slovène Natasa Govekar est à la tête du département théologico-pastoral, tandis que la Brésilienne Cristiane Murray est directrice adjointe du bureau de presse du Vatican. Fin 2019, huit femmes au total, dont Francesca Di Giovanni, occupent des postes à responsabilité au Saint-Siège, au-dessus du dixième niveau de rémunération au Vatican. Il y a dix ans, il n'y en avait que trois. En d'autres termes, le nombre de femmes occupant des postes à haute responsabilité dans la Curie romaine a triplé en dix ans.

Tous les préfets ne doivent pas être prêtres

     Au total, 5 des 22 bureaux les plus importants de la Curie (Secrétairerie d'État, Secrétariat pour l’Économie, trois Dicastères, neuf Congrégations, cinq Conseils, trois Tribunaux) comptent désormais des femmes dans l'équipe dirigeante. Aucun Souverain Pontife n'a jamais nommé une femme à la tête d'un département. Le fait qu’un préfet ne doit pas nécessairement être un prêtre, mais dans certains cas peut aussi être un laïc - et donc une femme - a été démontré par le Pape François en 2018 lorsqu'il a nommé le laïc Paolo Ruffini préfet du Dicastère pour la communication. François avait également déclaré son ouverture à une femme en tant que préfet du Secrétariat pour l'Économie, même si, finalement, il a choisi un prêtre - le jésuite Juan Antonio Guerrero Alves - pour succéder au cardinal George Pell.

     Le Pape François, qui fêtera dans quelques jours le 7e anniversaire de son accession au Siège de Pierre, a affirmé à plusieurs reprises que l'Église catholique a besoin de plus de femmes aux postes de direction. Sur son territoire, au Vatican et à la Curie romaine, il prépare petit à petit le terrain à cet effet. Il souligne cependant toujours que les nominations seules ne suffisent pas : les femmes sont plus qu'une position éminente de l'Église catholique. Il faut y réfléchir encore plus profondément, a-t-il indiqué.

 

 

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 07:55

 

PAPE FRANÇOIS, ANGÉLUS DU 11 OCTOBRE 2020
PAPE FRANÇOIS, ANGÉLUS DU 11 OCTOBRE 2020

 

Cité du Vatican - 11 octobre 2020

 

Angélus: «Personne n’est exclu de la Maison de Dieu»

 

      Lors de la prière de l’Angélus, en ce dimanche 11 octobre, le Pape est revenu sur la parabole des invités à la noce pour rappeler que Dieu invite tout le monde, sans discrimination et sans exclusion, mais que chacun doit se rendre disponible à un chemin de conversion.

 

     «Par le récit de la parabole du banquet nuptial, dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus esquisse le dessein de Dieu pour l'humanité», a expliqué le Pape François, en développant l’image de cette noce comme une métaphore de l’alliance entre Dieu et l’humanité. «Par deux fois, le roi envoie ses serviteurs appeler les invités mais ceux-ci refusent, car ils ont d'autres choses auxquelles penser : les champs et leurs commerces. Souvent, nous aussi, nous mettons nos intérêts et les choses matérielles avant le Seigneur qui nous appelle»,

 

     Et pourtant, le Seigneur persévère dans l'appel. «C'est ainsi que Dieu se comporte: lorsqu'il est rejeté, au lieu de se rendre, il relance et invite tous ceux qui se trouvent à la croisée des chemins, sans exclure personne. Personne n’est exclu de la Maison de Dieu», a ajouté François.

 

Pas de discrimination parmi les invités à la noce

 

      Dans ce récit évangélique, les plus marginaux sont invités à la noce, les bons comme les mauvais. «Dieu n’a pas peur de l’âme blessée de toutes les personnes méchantes», a expliqué François. De la même façon, aujourd’hui, «l'Église est appelée à atteindre les carrefours d'aujourd'hui, c'est-à-dire les périphéries géographiques et existentielles de l'humanité, ces lieux en marge, ces situations dans lesquelles les gens se retrouvent coincés et vivent des lambeaux d'humanité sans espoir». Il faut donc «ouvrir les portes de nos cœurs et de nos communautés à tous», a insisté le Pape, en invitant à ne pas se contenter des méthodes d’évangélisation habituelles.

 

     «Même les marginaux, même ceux qui sont rejetés et méprisés par la société, sont considérés par Dieu comme dignes de son amour. Il prépare son banquet pour tous : les justes et les pécheurs, les bons et les mauvais, les intelligents et les incultes», a expliqué François. Le Pape a alors raconté, en sortant de son texte qu’il avait appelé hier soir un vieux prêtre italien «qui a brûlé sa vie pour les pauvres» en étant missionnaire au Brésil, en cohérence avec ce message de Dieu.

 

      Pour revêtir l’habit de miséricorde que Dieu nous offre sans cesse, il faut se rendre disponible à un chemin de conversion, et recevoir le «don gratuit» de la grâce. «Que Marie très sainte nous aide à imiter la parabole des serviteurs de l'Évangile en sortant de nos schémas et de nos vues étroites, en annonçant à tous que le Seigneur nous invite à son banquet, pour nous offrir la grâce salvatrice», a conclu le Saint-Père.

 

L'hommage au bienheureux Carlo Acutis

 

      Au terme de la prière de l'Angélus, outre son appel pour la paix au Haut-Karabakh et sa préoccupation pour les incendies en Amérique, le Pape s'est exprimé au sujet de la béatification samedi à Assise de Carlo Acutis, jeune Italien décédé en 2006. Il a rendu hommage à ce «garçon de 15 ans amoureux de l'Eucharistie» qui «a saisi les besoins de son temps, car dans les plus faibles il a vu le visage du Christ». Le témoignage de Carlo Acutis, que le Pape a présenté comme «le nouveau jeune "millenial" béni», est donc un exemple pour tous les jeunes auxquels il a indiqué que «le vrai bonheur se trouve en mettant Dieu à la première place et en le servant dans les frères et sœurs, surtout les derniers».

 

Le Pape a conclu en encourageant une initiative pour l'unité et la paix promue par la Fondation Aide à l'Église en Détresse qui aura lieu dimanche prochain, le 18 octobre. "Un million d'enfants prient le rosaire" sera une initiative qui «implique des enfants du monde entier, qui prieront spécialement pour les situations critiques causées par la pandémie», a expliqué François.

 

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