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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 12:42

 Article publié par Eglise Catholique de France

La Trinité

Trinité

 

         Le dimanche après la Pentecôte, l’Église catholique fête la Sainte Trinité. On fête la réalité mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de trois personnes distinctes, égales et indivisibles, le Père, le Fils, l’Esprit.

            La Trinité est un mystère vivant que la foi permet d’appréhender. Ce mystère est lié à une histoire qui culmine dans celle de Jésus, « Fils unique de Dieu, conçu de l’Esprit-Saint, né de la Vierge Marie, qui a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux et est assis à la droite de Dieu ». Symbole des Apôtres

          « Connaître Dieu et dire quelque chose de Lui a toujours été, comme en témoigne l’histoire de la pensée, la préoccupation de l’esprit humain. La foi chrétienne, sans mépris pour cette recherche, accueille le mystère divin qui déroute la raison et la contraint à se dire que Dieu n’est jamais ce qu’elle en pense. Pourtant la foi n’écarte pas la raison. Elle requiert son entendement à l’intérieur même de l’adhésion qu’elle donne au mystère révélé. Tant demeure actuel l’adage ancien de la foi qui cherche à comprendre ».

 
  • trinite_roublev
     
    Qu’est ce que la Trinité ?

     

    Les chrétiens sont baptisés « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Quand ils commencent leur prière, ils se marquent du signe de la croix sur le front, le cœur et les épaules en invoquant Dieu : Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit : c'est la Trinité.

  • Trinité 2008 Meaux

     

    La Trinité à la lumière de la Bible

     

    L'Evangile de Jean accorde une place importante aux deniers jours de la vie de Jésus. Un peu avant l'arrestation de Jésus, le chapitre 14 évoque une conversation entre Jésus et ses apôtres. Jésus réaffirme la communion qui existe entre lui et Dieu le Père ; il dit la présence de l'Esprit Saint. Et par la foi, cette communion qu'il y a en Dieu est ouverte aux hommes.

     

  • Ce que dit le catéchisme de l’Eglise catholique de la trinité

     

    Catéchisme de l’Église catholique : Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Il est le mystère de Dieu en Lui-même. Il est donc la source de tous les autres mystères de la foi ; il est la lumière qui les illumine. Il est l'enseignement le plus fondamental et essentiel dans la " hiérarchie des vérités de foi.

 
 
 
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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 09:19
LIEN CI-DESSOUS :

LIEN CI-DESSOUS :

Le Pape François a prié la Sainte Vierge ce samedi 30 mai, devant la copie de la Grotte de Lourdes, lui confiant les souffrances de l'humanité en ce temps marqué par la pandémie de coronavirus.

 

En ce week-end de Pentecôte qui coïncide cette année avec la conclusion du mois marial, et dans un contexte de sortie du confinement après la pandémie de coronavirus, le Pape a participé ce samedi soir à la récitation du chapelet devant la Grotte de Lourdes située dans les Jardins du Vatican. Ce temps de prière était réalisé en liaison avec de nombreux sanctuaires à travers le monde, notamment Lourdes bien sûr, mais aussi Fatima, Guadalupe ou encore Lujàn, dans l'Argentine natale du Pape François.

 

L'événement, sous le titre : "Unis d’un seul cœur dans la prière avec Marie" (Actes 1, 14), était organisé par le Conseil pontifical pour la Nouvelle Évangélisation. Les dizaines de “Je vous salue Marie” ont été récités par des hommes et des femmes représentant les différentes catégories de personnes qui ont été particulièrement touchées par la Covid-19. Il s'agissait d'un médecin et d'une infirmière, d'une personne qui s'est remise de la maladie et d'une personne qui a perdu un être cher à cause de celle-ci, d'un prêtre, d'un aumônier d'hôpital, et d'une religieuse qui est infirmière.

 

Parmi les autres participants figuraient un pharmacien, un médecin, un journaliste, un volontaire de la protection civile italienne et aussi une jeune famille qui a mis au monde un bébé pendant la pandémie.

 

La prière du Pape François

 

Après la méditation des mystères glorieux, le Pape François a récité cette prière, la deuxième des prières mariales proposées en ce temps de pandémie: 

 

«Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. 

 

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

 

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

 

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

 

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

 

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

 

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

 

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

 

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

 

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

 

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

 

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.»

 

François a enfin adressé quelques mots en espagnol pour les sanctuaires d'Amérique latine, un continent particulièrement affecté par la pandémie actuellement, en les remerciant de s'être associé à ce temps de prière.

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 08:52
QUE FÊTES-T-ON À LA PENTECÔTE ?
Source : ALETEIA

 

 

L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l'Ascension. Jésus est mort pour le salut du monde (le Vendredi Saint), ressuscité (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (à l’Ascension). À la Pentecôte, Dieu le Père envoie aux hommes l’Esprit de son Fils. Cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.

 

Le vent et le feu

 

Le 50ème jour après Pâques, alors qu’une foule s’est rassemblée pour Chavouot (fête juive commémorant le don de la Loi à Moïse), les Apôtres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil à celui d’un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c’est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’entre eux ». Et voici le troisième prodige : remplis de l’Esprit Saint, signifié par le vent et le feu, « ils se mirent à parler en d’autres langues ». La foule qui festoie est stupéfaite « parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue ». À tel point que certains les croient « pleins de vin doux » (Ac 2, 1-14) !

 

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

 

En effet, les apôtres, ayant reçu la force de l’Esprit, ont alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencent aussitôt à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. Lors de la Pentecôte, l’Église est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l’Esprit de Dieu. À la suite de cet événement, naissent les premières communautés chrétiennes qui se sont ensuite organisées, développées et propagées.

 

Don pour tous les hommes

 

Ce récit des Actes des Apôtres est très significatif : le vent et le feu manifestent – comme dans bien d’autres récits de la Bible – la présence de Dieu. Les langues de feu témoignent de la venue de l’Esprit Saint sur ceux qui étaient présents.

 

La Bonne Nouvelle ayant vocation à rejoindre tous les hommes, le don de l’Esprit permet aux apôtres de répondre à l’appel du Christ : être ses témoins « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Comme les apôtres, les chrétiens sont appelés à ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, à proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle du salut.

 

Parce qu’il trouve sa source dans l’événement de la Pentecôte, le sacrement de la confirmation est souvent célébré le jour de cette fête. Au cours de la célébration, l’évêque impose les mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l’Esprit.

 

Focus sue la Pentecôte avec l'émission "Regard Biblique" de KTO TV
 
Le père Coeroli du diocèse d'Ajaccio, nous explique la signification de la fête de la Pentecôte
 

 

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 14:02

Audience générale 27 mai 2020Pape François

 

 

Audience générale du Saint-Père depuis la Bibliothèque du palais apostolique

 

https://www.youtube.com/watch?v=XLhwgaOlg2E

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 09:30
MARIE DANS L'ANNÉE LITURGIQUE
MARIE DANS L'ANNÉE LITURGIQUE

      Pour clore ce mois de mai, le Frère Dominique-Marie Dauzet, chanoine prémontré et membre du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle nous invite à découvrir, dans cette vidéo, comment la figure de Marie rythme l'année liturgique et y tient une place exceptionnelle.

 

Lien ci-dessous :

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 11:18
GROTTE DE LOURDES DANS LES JARDINS DU VATICAN
GROTTE DE LOURDES DANS LES JARDINS DU VATICAN
GROTTE DE LOURDES DANS LES JARDINS DU VATICAN

GROTTE DE LOURDES DANS LES JARDINS DU VATICAN

 

Le pape François a invité les catholiques à s’unir à lui par la prière, ce samedi 30 mai, à 17h30. Depuis les jardins du Vatican, il conduira un chapelet pour confier les « souffrances » du monde entier à la Vierge Marie, en ce temps de pandémie.

 

Par la prière, le Pape François exprime sa proximité avec Lourdes et les grands sanctuaires du monde.

En raison de la situation d’urgence provoquée par la pandémie du Coronavirus qui a entraîné l’arrêt des activités normales des Sanctuaires et l’interruption des pèlerinages, le Pape François veut exprimer sa proximité avec les grands sanctuaires internationaux par la récitation du chapelet, le samedi 30 mai 2020 à 17h30 (heure de Rome), devant la Grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican, explique Mgr Rino Fisichella, Président du Conseil Pontifical pour la Nouvelle Evangélisation, dans un courrier d’invitation aux recteurs de Sanctuaires.“ Tous unis avec le Pape François par la prière du rosaire, ensemble et avec tous les sanctuaires du monde, demandons à la Vierge son aide et son secours durant la pandémie.

 

 

Ce sera un nouveau moment de prière mondiale, pour implorer « l’aide et le secours de la Vierge Marie ». Ce samedi 30 mai à 17h30, les catholiques de tous les continents seront en union de prière avec le pape François, qui récitera le chapelet depuis la réplique de la grotte de Lourdes, dans les jardins du Vatican. Cet évènement sera retransmis en direct sur tous les médias du Saint-Siège.

Avec des hommes et des femmes particulièrement touchés par le virus

 

En ces temps marqués par la crise du coronavirus, ce sont des hommes et des femmes particulièrement touchés par la pandémie qui conduiront les cinq dizaines. Impliqué en première ligne, le personnel soignant sera représenté par un médecin et une infirmière. Une autre dizaine sera conduite par une personne guérie et une autre ayant perdu un membre de sa famille. Figureront également un prêtre aumônier d’hôpital et une religieuse infirmière, pour prier pour tous ceux qui ont été proches des personnes atteintes. Un pharmacien et un journaliste représenteront toutes les personnes qui ont continué à assurer leur service pour les autres durant ce temps de pandémie. Une autre dizaine sera récitée par un volontaire de la protection civile et sa famille, afin de porter dans la prière ceux qui se sont adaptés pour aider durant cette période et plus largement l’ensemble des volontaires. Enfin, une jeune famille avec un enfant né durant cette pandémie seront également présents, « signe de la victoire de la vie sur la mort ».

 

Un « dernier signe de proximité et de consolation »

 

Pour la vigile de la Pentecôte, cette célébration mondiale aura pour thème « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec Marie ». Ce rendez-vous de prière marquera la fin du mois de mai, et constituera un « dernier signe de proximité et de consolation » pour tous ceux qui sont touchés par le coronavirus, a précisé le Vatican.

 

Le 25 mars dernier puis le 27, le pape François avait déjà invité les fidèles à s’unir à lui, pour la fête de l’Annonciation puis pour la bénédiction urbi et orbi. Ces deux évènements avaient été suivis par des millions de chrétiens à travers le monde.

 
Un grand écran plein jour à la Grotte de Lourdes

Comme tous les grands sanctuaires dans le monde, le Sanctuaire de Lourdes organise un temps de prière à 17h30, en même temps que l’événement qui aura lieu à Rome, en respectant la réglementation sanitaire en vigueur. Dans ce cadre, le Sanctuaire de Lourdes retransmettra en direct, en Mondovision, les images de Rome, sur un grand écran installé pour l’occasion à la Grotte et établira une liaison avec le Centre de Télévision du Vatican, afin d’illustrer le temps de prière du Saint-Père avec des images de la Grotte de Lourdes.

 

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 20:18

 

      En ce dimanche 24 mai 2020, nous terminons la semaine du 5ème anniversaire de la LETTRE ENCYCLIQUE LAUDATO SI’ DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS SUR LA SAUVEGARDE DE LA MAISON COMMUNE

 

" Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 24 mai 2015, solennité de Pentecôte, en la troisième année de mon Pontificat" :

 

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 06:30

 

LE PAPE FRANÇOIS, DEPUIS LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE MARTHE, PRIE POUR CEUX QUI NETTOIENT LES HÔPITAUX, LES RUES ET LES MAISONS

Lors de la messe célébrée ce dimanche 17 mai, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a invité à prier pour les personnes qui nettoient dans les maisons, les hôpitaux, les rues, un travail caché et nécessaire pour survivre. Dans son homélie, il a lié les contrastes et les guerres au sein de nos sociétés, au manque du Père: l'Esprit Saint nous enseigne l'accès au Père qui fait de nous une seule famille vivant en paix.

 

Le Pape François, lors de la messe de ce sixième dimanche de Pâques, a tourné son regard vers les personnes qui s’occupent des ménages. «Aujourd'hui, notre prière va aux nombreuses personnes qui nettoient les hôpitaux, les rues, qui vident les poubelles, qui font le tour des maisons pour enlever les ordures: un travail que personne ne voit, mais qui est nécessaire pour survivre. Que le Seigneur les bénisse, les aide».

 

Dans son homélie, le Pape a commenté l'Évangile de ce dimanche (Jn 14, 15-21) dans lequel Jésus dit à ses disciples: «Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous». 

 

Jésus, lorsqu’il prend congé de ses disciples, a souligné le Pape, leur donne tranquillité et paix avec cette promesse «Je ne vous laisserai pas orphelins». Il les protège de la douleur d’être des orphelins. Aujourd'hui, dans le monde, il y a un grand sentiment d’abandon, où nous nous sentons orphelins: nombreux sont ceux qui ont beaucoup de choses mais il manque le Père. Et dans l’histoire de l’humanité cela se répète: quand manque le Père, il manque quelque chose. Il y a toujours le désir de rencontrer, de retrouver le Père, même dans les mythes anciens. «Et aujourd'hui, nous vivons dans une société où le Père a disparu. Un sens qui touche à l’appartenance à la fraternité.

 

C'est pourquoi Jésus promet «je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous». C’est l’Esprit Saint qui enseigne l'accès au Père. L'Esprit Saint ne vient pas pour se faire des clients, a observé le Pape, il vient pour rappeler l'accès, le chemin au Père, celui que Jésus a indiqué. Il n'y a pas de spiritualité du Fils seul ou de l'Esprit Saint seul: il y a le Père qui est le centre de tout. Le Fils est envoyé par le Père. L’Esprit Saint est envoyé par le Père pour enseigner l’accès au Père».

 

«C'est seulement avec cette conscience de Fils, qui ne sont pas orphelins, que nous pouvons vivre en paix ensemble. Les guerres, qu’elles soient grandes ou petites, ont toujours une dimension d’abandon, qui nous fait nous sentir des orphelins. Il manque le Père qui crée la paix». C’est pour cette raison, a expliqué le Pape, en commentant la lecture du jours, que Pierre, dans sa première lettre, invite les chrétiens à répondre avec douceur, respect et une conscience droite à «quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous». L'Esprit Saint nous enseigne la douceur, cette douceur des Fils du Père. Il n'enseigne pas à insulter. Le sentiment d’être orphelin, provoque l'insulte et la guerre parce que si le Père manque, il n'y a pas de fraternité. Douceur, respect, tendresse sont les sentiments d’appartenance à une famille certaine d’avoir un Père, qui est le centre de tout, l’origine de tout, l’unité de tous.

 

«Demandons à l'Esprit Saint, a conclu le Saint-Père, de nous rappeler toujours cet accès au Père, que nous avons un Père, et de donner à la société, qui vit ce sentiment de se sentir des orphelins, la grâce de trouver le Père qui donne un sens à la vie et fait des hommes une famille».

 

Après la communion, le Pape a invité les fidèles ne pouvant communier sacramentellement à réciter l’acte de communion spirituelle suivant:

 

«Mon Jésus, je crois que tu es vraiment présent dans le Très Saint Sacrement de l'autel. Je t'aime par-dessus tout et te désire dans mon âme. Puisque je ne peux pas Te recevoir sacramentellement maintenant, viens au moins spirituellement dans mon cœur. Comme je suis déjà venu, je T'embrasse et je m'unis tout entier à Toi. Ne permet pas que je puisse jamais me séparer de Toi.»

 

Il y a ensuite eu un temps d’adoration du Saint-Sacrement, suivi de la bénédiction eucharistique.

 

Avant que le Saint-Père ne quitte la chapelle, dédiée à l’Esprit-Saint, l’antienne mariale du temps pascal Regina Cœli a été entonnée:

 

Regína caeli laetáre, allelúia. 

Quia quem merúisti portáre, allelúia.

Resurréxit, sicut dixit, allelúia.

Ora pro nobis Deum, allelúia

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 13:13

 

 

LE PAPE FRANÇOIS SOULIGNE, À PROPOS DE JEAN-PAUL II : « IL Y A CENT ANS, DIEU A VISITÉ SON PEUPLE »

« Il y a cent ans, Dieu a visité son peuple », a déclaré le pape François à l’occasion de la messe célébrée pour le centenaire de la naissance de saint Jean Paul II (1920-2005), ce lundi 18 mai. Le pontife a rendu hommage à trois grâces du pontife polonais léguées au monde : la prière, la proximité avec le peuple et l’amour de la justice. 

 

Pour les cent ans de la naissance de Jean Paul II, le chef de l’Église catholique a célébré ce lundi 18 mai la messe dans la chapelle Saint-Sébastien dans la basilique Saint-Pierre, où repose le pape polonais. Le pontife argentin a officié en présence d’Angelo Comastri, archiprêtre de la basilique vaticane, du cardinal Konrad Krajewski, aumônier apostolique, de Mgr Piero Marini, et de Mgr Jan Romeo Pawłowski, des membres de la Curie tous proches du défunt pontife.

 

Les trois grâces données par Dieu à saint Jean Paul II

 

« Il y a cent ans, le Seigneur a visité son peuple, a envoyé un homme, l’a préparé à devenir évêque et à diriger l’Église », a affirmé le pape François au cours de son homélie. Pour cela, il lui a donné trois grâces qui en ont fait un « bon pasteur » : « la prière, la proximité avec le peuple et l’amour de la justice ».

© Vatican Media

© Vatican Media

Saint Jean Paul II « savait bien que la première tâche d’un évêque est de prier », a fait remarquer l’évêque de Rome. Il a souligné que, si le concile Vatican II n’avait pas été explicite sur ce point, saint Pierre avait clairement défini la tâche des évêques : « la prière et l’annonce de la parole ».

 

Le pape polonais « parcourait le monde entier, trouvant son peuple, cherchant son peuple, se rapprochant », a affirmé le Souverain pontife. Selon lui, « il s’est toujours montré « proche du grand et du petit, du proche et du lointain, toujours proche ».

 

Dernière messe retransmise

 

Saint Jean Paul II était un « homme qui voulait la justice, la justice sociale, la justice des peuples, une justice qui chasse les guerres », a ajouté le pape François. « C’est pourquoi saint Jean Paul II était l’homme de la miséricorde, car la justice et la miséricorde vont ensemble ».

 

Il s’agissait de la dernière messe quotidienne retransmise en direct par les médias du Vatican. Le pontife avait décidé de pallier l’absence de célébrations publiques dans de très nombreux pays du fait de la pandémie de Covid-19 en célébrant devant les caméras la messe à la résidence Sainte-Marthe depuis le 9 mars dernier.

LE PAPE FRANÇOIS SOULIGNE, À PROPOS DE JEAN-PAUL II : « IL Y A CENT ANS, DIEU A VISITÉ SON PEUPLE »

Il a décidé de mettre fin à ce rendez-vous après l’annonce de la reprise des messes en Italie et dans de nombreux pays ce 18 mai. Lors du Regina Coeli du 17 mai, il avait cependant insisté sur la nécessité de respecter les prescriptions établies.

 

 

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 20:52

 

 DANS UNE LETTRE, DÉCRIT LE LEGS DE JEAN-PAUL II

 
PAPE SAINT JEAN-PAUL II et PAPE ÉMÉRITE BENOÎT XVI

PAPE SAINT JEAN-PAUL II et PAPE ÉMÉRITE BENOÎT XVI

C’est avec un message plein d’espoir que le pape émérite Benoît XVI revient dans une lettre écrite à l’occasion du 100ème anniversaire de la naissance de Jean-Paul II sur le cœur de l’enseignement de son prédécesseur polonais. Il affirme que pour Jean-Paul II « nos efforts moraux se font à la lumière de la miséricorde divine, qui est une force de guérison pour notre faiblesse ». Écrite en allemand, Aleteia vous propose l’intégralité de sa lettre traduite en français.

 

Le pape émérite Benoît XVI a souhaité contribuer aux célébrations du 100ème anniversaire de la naissance de Jean-Paul II fêté ce lundi 18 mai en envoyant une lettre à Mgr Stanislaw Dziwisz, secrétaire durant de longues années du pape polonais et archevêque émérite de Cracovie. Datée du 4 mai, cette lettre a été présentée lors d’une conférence de presse le 15 mai organisée au palais de l’archevêché de Cracovie en présence de son archevêque Mgr Marek Jedraszewski et de Mgr Stanislaw Dziwisz.

 

Dans sa lettre, le pape émérite affirme qu’il est essentiel aujourd’hui de rappeler que le véritable centre à partir duquel le message des différents textes de Jean Paul II doit être lu a été « révélé à l’heure de son décès », dans les premières heures de la fête de la Divine Miséricorde, instituée par lui-même le 30 avril 2002. « Jean Paul II n’est pas un rigoriste moral » poursuit Benoit XVI, mais il veut rappeler avec puissance « qu’à la fin, la miséricorde de Dieu est plus forte que notre faiblesse ». Comme il le souligne encore, pour le pape polonais « nos efforts moraux se font à la lumière de la miséricorde divine, qui est une force de guérison pour notre faiblesse ». Ce message créé, selon lui, « l’unité intérieure » et la proximité « fondamentale » entre Jean Paul II et le pape François. Retrouvez l’intégralité de la lettre du pape émérite Benoît XVI :

 

Cité du Vatican 4 mai 2020

 

Pour le centenaire de la naissance du saint pape Jean-Paul II (18 mai 2020)

 

Le 18 mai, cela fera 100 ans que le pape Jean-Paul II est né dans la petite ville polonaise de Wadowice. La Pologne, divisée pendant plus de 100 ans par les trois grandes puissances voisines, la Prusse, la Russie et l’Autriche, avait retrouvé son indépendance à la fin de la Première Guerre mondiale. Ce fut un départ plein d’espoir mais aussi de difficultés, car la pression de deux grandes puissances, l’Allemagne et la Russie, continuait à peser sur l’état qui se réorganisait. C’est dans cette situation de détresse mais surtout d’espoir, qu’a grandi le jeune Karol Wojtyła. Il a très tôt perdu sa mère, son frère et, finalement, son père, de qui il avait appris une piété profonde et chaleureuse. Le jeune Karol était particulièrement passionné par la littérature et le théâtre, et après le secondaire, il a commencé à étudier ces matières.

 

«Afin d’éviter la déportation, à l’automne 1940, il se mit à travailler dans une carrière qui appartenait à l’usine chimique Solvay» (cf. Ma vocation, don et mystère). «À Cracovie, il était entré au Séminaire créé secrètement par l’archevêque Sapieha dans sa propre résidence. Tout en travaillant comme ouvrier d’usine, il avait commencé à étudier la théologie à partir de vieux manuels, afin de pouvoir être ordonné prêtre le 1er novembre 1946» (cf. Ibid.). Bien sûr, il n’a pas seulement étudié sa théologie à partir de livres, mais aussi de la situation spécifique qui l’entourait, son pays et lui. C’est en quelque sorte caractéristique de toute sa vie et de son travail. Il étudie les livres, mais éprouve et souffre les questions, au-delà des seules pages imprimées. Pour lui en tant que jeune évêque – évêque auxiliaire en 1958, archevêque de Cracovie en 1964 – le Concile Vatican II est devenu une école pour toute sa vie et son travail. Les grandes questions qui se posaient surtout à propos de ce qu’on appelait le schéma 13 – devenu ensuite la constitution Gaudium et Spes – étaient ses questions personnelles. Les réponses développées au Concile lui ont montré la voie à suivre pour son travail d’évêque puis de pape.

 

Quand le cardinal Wojtyła a été élu comme successeur de saint Pierre le 16 octobre 1978, l’Église était dans une situation dramatique. Les conclusions du Concile avaient été présentées au public comme une polémique sur la foi elle-même, qui semblait ainsi privée de sa certitude infaillible et inviolable. Un curé bavarois, par exemple, avait commenté la situation en disant: «En fin de compte, nous avions adopté une foi erronée». Ce sentiment qu’il n’y avait plus rien de certain, que tout était en question, fut exacerbé par la manière dont la réforme liturgique était mise en œuvre. Au final, il semblait qu’en liturgie, on pouvait tout faire. Paul VI avait dirigé le Concile avec énergie et détermination jusqu’à sa conclusion. Mais ensuite, il se trouva confronté à des problèmes de plus en plus pressants, qui mettaient finalement en question l’Église elle-même. Les sociologues ont comparé la situation de l’Église à cette époque avec l’Union soviétique sous Gorbatchev, quand toute la puissante structure de l’état soviétique s’est finalement effondrée sous la tentative de le réformer.

 

Une tâche qui allait au-delà des forces humaines attendait donc le nouveau pape. Cependant, dès le premier moment, Jean-Paul II a suscité un nouvel enthousiasme pour le Christ et son Église. Tout d’abord, ce fut le cri du sermon au début de son pontificat: «N’ayez pas peur! Ouvrez, oui, ouvrez toutes grandes les portes au Christ!». Cet appel a finalement déterminé tout son pontificat et a fait de lui un rénovateur et un libérateur de l’Église. Cela parce que le nouveau pape venait d’un pays où la réception du Concile avait été positive: non pas une remise en cause universelle, mais plutôt un joyeux renouvellement de toutes choses. Le pape a parcouru le monde lors de cent quatre grands voyages pastoraux. Il a partout proclamé l’Évangile comme une joie, accomplissant ainsi sa mission de mettre en avant le bien, de mettre en avant le Christ. En quatorze encycliques, il a de nouveau exposé toute la foi de l’Église et sa doctrine. Ce faisant, il a inévitablement déclenché une certaine opposition dans les églises d’Occident envahies par le doute.

 

Aujourd’hui, il me semble important de rappeler le véritable centre à partir duquel le message de ses différents textes doit être lu. Ce centre a été révélé à l’heure de son décès. Le pape Jean-Paul II est mort dans les premières heures de la fête de la Divine Miséricorde, qu’il avait lui-même instituée. Permettez-moi d’ajouter une remarque personnelle qui révèle un aspect important de l’être et de l’œuvre du pape. Dès le début, Jean-Paul II a été profondément touché par le message de Faustine Kowalska. Cette religieuse de Cracovie a mis en lumière la Divine Miséricorde comme un centre essentiel de la foi chrétienne et avait souhaité une fête liturgique pour la célébrer. Après consultations, le pape avait prévu de la fixer au Dimanche in albis. Avant la décision finale, il a demandé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi son avis sur l’opportunité de cette date. Nous avons dit non parce que nous pensions qu’une célébration aussi ancienne et aussi riche de contenu que le Dimanche in albis ne devait pas être surchargée d’idées nouvelles. Il n’était certainement pas facile pour le SaintPère d’accepter notre refus. Mais il le fit en toute humilité et accepta même une deuxième fois notre avis négatif. Finalement, il a formulé une proposition qui laissait tel quel le Dimanche in albis, mais ajoutait la Divine Miséricorde à son message originel. Il y a eu d’autres occasions semblables, où j’ai été impressionné par l’humilité de ce grand pape, qui renonçait aux idées qui lui tenaient à cœur parce qu’il ne rencontrait pas l’approbation des organes officiels qui doivent être consultés selon les règles établies.

 

Tandis que Jean-Paul II vivait ses derniers instants dans ce monde, la fête de la Divine Miséricorde venait de commencer avec la prière des premières vêpres. Cette fête a illuminé l’heure de sa mort: la lumière de la miséricorde de Dieu a fait brillé sur sa mort comme un message de réconfort. Dans son dernier livre, Mémoire et identité, publié en quelque sorte à la veille de sa mort, le pape résuma encore une fois le message de la Divine Miséricorde. Il y souligna que si sœur Faustine mourut avant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, elle avait déjà donné la réponse du Seigneur à cette horreur insupportable. C’était comme si le Christ voulait dire par la médiation de Faustine: «Le mal n’obtiendra pas la victoire définitive. Le mystère pascal confirme que le bien finira par l’emporter, que la vie vaincra la mort et que l’amour triomphera de la haine» (p. 71).

 

Pendant toute sa vie, le pape a voulu s’approprier subjectivement le centre objectif de la foi chrétienne, la doctrine du salut, et aider les autres à se l’approprier. À travers le Christ ressuscité, la miséricorde de Dieu est destinée à chaque individu. Bien que ce centre de l’existence chrétienne ne nous soit indiqué que par la foi, il est aussi philosophiquement significatif: s’il n’y avait pas la miséricorde de Dieu, nous devrions trouver notre chemin dans un monde sans ultime pouvoir du bien contre le mal. Au-delà de cette signification historique objective, il est indispensable que chacun sache qu’à la fin, la miséricorde de Dieu est plus forte que notre faiblesse. C’est également ici qu’on constate l’unité intérieure du message de Jean-Paul II et des intentions fondamentales du pape François: Jean-Paul II n’est pas un rigoriste moral, comme certains l’ont en partie représenté. En rappelant que la miséricorde divine est au centre, il nous permet d’accepter l’exigence morale, même si nous ne parvenons jamais à l’accomplir pleinement. Nos efforts moraux se font à la lumière de la miséricorde divine, qui est une force de guérison pour notre faiblesse.

 

À la mort du pape Jean-Paul II, de nombreuses personnes étaient présentes place Saint Pierre, surtout des jeunes, qui voulaient rencontrer leur pape une dernière fois. Je ne peux pas oublier le moment où Mgr Sandri a annoncé le décès du pape, et moins encore le moment où la grande cloche de Saint-Pierre a repris ce message. Le jour des funérailles, il y avait beaucoup de pancartes qui portaient l’inscription: «Santo subito!». C’était un cri partout provoqué par la rencontre avec Jean-Paul II. Pas seulement sur la place, mais aussi dans divers milieux intellectuels, on a discuté l’idée de donner à JeanPaul II le titre de Jean-Paul le Grand.

 

Le mot «saint» indique la sphère de Dieu et le mot «grand» la dimension humaine. Selon les normes de l’Église, la sainteté peut être reconnue par deux critères: les vertus héroïques et le miracle. Ces deux critères sont étroitement liés. Parce l’expression «vertu héroïque» ne signifie pas une espèce d’exploit olympique, mais bien que, dans un fidèle, se révèle quelque chose qui ne vient pas de lui et qui rend l’œuvre de Dieu visible en lui et à travers lui. Il ne s’agit pas d’une compétition morale mais de renoncer à sa propre grandeur. Ce qui est en cause, c’est qu’une personne laisse Dieu travailler en elle, et ainsi le travail et la puissance de Dieu deviennent visibles à travers elle.

 

La même chose s’applique au critère du miracle. Ici pareillement, on attend pas un événement sensationnel mais la révélation de la bonté de Dieu qui guérit d’une manière qui dépasse les simples possibilités humaines. Le saint est un homme ouvert à Dieu et imprégné de Dieu. Est saint celui qui détourne de lui-même et nous laisse voir et reconnaître Dieu. Vérifier cela juridiquement, dans la mesure du possible, c’est le sens des deux procès de béatification et de canonisation. Dans le cas de Jean-Paul II, les deux ont été effectués strictement selon les règles en vigueur. Ainsi, il se tient maintenant devant nous comme le père qui nous rend visible la miséricorde et la bonté de Dieu.

 

Il est plus difficile de définir correctement le terme «grand». Au cours des près de 2.000 ans d’histoire de la papauté, le titre «le Grand» n’a été associé qu’à deux papes: Léon Ier (440-461) et Grégoire Ier (590-604). Le mot «grand» a, dans les deux cas, une connotation politique, dans la mesure cependant où quelque chose du mystère de Dieu lui-même devient visible à travers l’œuvre politique. En parlant avec lui, Léon le Grand réussit à convaincre Attila, le prince des Huns, d’épargner Rome – la ville des princes des apôtres Pierre et Paul. Sans armes, sans pouvoir militaire ou politique, mais par la seule force de sa conviction pour la foi, il a persuadé le tyran redouté d’épargner Rome. L’esprit s’est montré plus fort dans la lutte entre l’esprit et le pouvoir.

 

Bien que Grégoire Ier ne remportât pas de succès aussi spectaculaires, il réussit à plusieurs reprises à protéger Rome contre les Lombards – ici aussi, en opposant l’esprit au pouvoir et en assurant la victoire de l’esprit. Si l’on compare ces deux histoires avec celle de Jean-Paul II, la similitude est évidente. Jean-Paul II, lui non plus, n’avait aucun pouvoir militaire ou politique. Lors des délibérations sur la forme future de l’Europe et de l’Allemagne en février 1945, on observa que la réaction du pape devait également être prise en compte. Alors, Staline demanda: «Le pape, combien de divisions?». Il n’avait bien sûr aucune division à sa disposition. Mais la foi s’est avérée une force qui finalement fit vaciller le système de pouvoir soviétique en 1989 et permit un nouveau départ. Il est incontesté que la foi du pape a été un élément essentiel dans ce bouleversement des pouvoirs. Ainsi, la grandeur qui est apparue dans Léon Ier et Grégoire Ier est certainement visible ici aussi.

 

La question de savoir si l’épithète «Le grand» prévaudra ou non doit être laissée ouverte. Il est vrai que la puissance et la bonté de Dieu sont devenues visibles pour nous tous en Jean-Paul II. À l’heure où l’Église souffre à nouveau de la tribulation du mal, c’est pour nous un signe d’espoir et de confiance.

 

Cher saint Jean-Paul II, priez pour nous !

 

Benoît XVI

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