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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 11:35
APPEL COMMUN POUR UNE JOURNÉE DE PRIÈRE, DE JEÛNE ET D'ŒUVRES DE CHARITÉ CE 14 MAI
APPEL COMMUN POUR UNE JOURNÉE DE PRIÈRE, DE JEÛNE ET D'ŒUVRES DE CHARITÉ CE 14 MAI
Je souhaite vous rappeler que le 14 mai, les croyants de toutes les religions sont invités à s’unir spirituellement pour une journée de prière, de jeûne et d’œuvres de charité, pour prier Dieu d’aider l’humanité à surmonter la #pandémie. #HumanFraternity #PrionsEnsemble
Twett Pape françois -11 mai 2020
APPEL COMMUN POUR UNE JOURNÉE DE PRIÈRE, DE JEÛNE ET D'ŒUVRES DE CHARITÉ CE 14 MAI

S’adresser à Dieu d’une seule voix ce jeudi 14 mai 2020 afin qu’Il sauve l’humanité, tel est l’appel lancé par le « Haut Comité de la Fraternité Humaine » le 2 mai à «tous les croyants en Dieu » et tous les « frères en humanité partout dans le monde »

 

Texte de l’appe : (cliquer)

Ce « Haut Comité pour atteindre les objectifs contenus dans le Document sur la fraternité humaine » est né en septembre dernier après la signature de ce document  (cliquer) par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar à Abou Dhabi en février 2019.

 

Le 3 mai, lors de la prière du Regina Coeli, le pape François a exhorté « tous les croyants ensemble, croyants de diverses traditions », à participer à cette initiative, en s’unissant « spirituellement en une journée de prière et de jeûne et d’œuvres de charité, pour implorer Dieu d’aider l’humanité à vaincre la pandémie ».

 

Ont aussi adhéré à cet appel de hautes autorités telles que le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée.

 

Dans le contexte de la crise actuelle, souligne le cardinal Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux,  « toutes les religions accordent une grande place à l’intériorité et, en conséquence, à l’intériorisation à laquelle, bon gré mal gré, nous sommes contraints.

 

Avec des nuances et des pratiques sensiblement différentes les unes des autres, la prière et l’oraison nous disposent cependant à un acte d’amour ouvert sur le bien de l’autre et sur l’acceptation. Ce n’est pas rien ! »

 

Quant au jeûne et aux œuvres de miséricorde qui « sont à la fois des actes individuels et communautaires », ils « impliquent une véritable prise de responsabilité et cette responsabilité donne à chacun le sens profond de l’action à entreprendre ». C’est « très important pour « l’après » ».

LE 14 MAI, LE MONDE EN PRIÈRE POUR ÉRADIQUER LE COVID-19

Prière inter-religieuse du jeudi 14 mai 2020
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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 20:12
9 MAI 2020 - LE PAPE FRANÇOIS LORS DE LA MESSE À LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE MARTHE : "LE DIABLE VEUT DÉTRUIRE L'ÉGLISE PAR L'ENVIE DE POUVOIR ET D'ARGENT "
9 MAI 2020 - LE PAPE FRANÇOIS LORS DE LA MESSE À LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE MARTHE : "LE DIABLE VEUT DÉTRUIRE L'ÉGLISE PAR L'ENVIE DE POUVOIR ET D'ARGENT "

Lors de la messe à la maison Sainte Marthe samedi 9 mai, le Pape François s’est souvenu de la mémoire de Sainte Louise de Marillac, et a prié pour les religieuses vincentiennes qui l’aident et vivent à la maison Sainte Marthe.

 

Lors de la messe de ce samedi de la quatrième semaine de Pâques, le Souverain Pontife a d’abord rappelé la mémoire de Sainte Louise de Marillac (proclamée sainte patronne des œuvres sociales en 1960), et a prié pour les religieuses qui l’aident au quotidien : celles qui vivent dans la maison Sainte Marthe et dirigent le dispensaire pédiatrique du Vatican, «cet hôpital depuis près de 100 ans et qui ont travaillé ici, à Sainte Marthe, pour cet hôpital. Que le Seigneur bénisse les sœurs.»

 

La mémoire de sainte Louise de Marillac est normalement célébrée le 15 mars, mais comme cette date coïncidait cette année avec le troisième dimanche de Carême, elle a été déplacée. Les sœurs qui travaillent à la maison Sainte Marthe appartiennent à la Congrégation des Filles de la Charité, la Congrégation fondée par Sainte Louise de Marillac (famille vincentienne).  Un tableau de la sainte a été apporté à la chapelle. 

 

Dans son homélie, le Pape a commenté le passage des Actes des Apôtres (Actes 13, 44-52) dans lequel les Juifs d'Antioche «remplis de jalousie et de paroles insultantes» s'opposent aux déclarations de Paul sur Jésus. Puis ils provoquent l'agitation parmi les femmes pieuses de la noblesse et les notables de la ville, créant une persécution qui a obligé Paul et Barnabé à quitter le territoire.

 

D'une part, a observé le Pape, il y  la Parole de Dieu qui fait grandir la persécution et d'autre part, «quel est l'instrument du diable pour détruire l'annonce de l’Évangile ? L'envie. Le Livre de la Sagesse le dit clairement : "Par l'envie du diable, le péché est entré dans le monde" - envie, jalousie... Toujours ce sentiment amer, amer. Ces gens ont vu comment l'Évangile a été prêché et ils se sont mis en colère, ils se sont rongés les uns les autres avec colère. Et cette colère les a poussés à continuer : c'est la colère du diable, c'est la colère qui détruit, la colère de ce "Crucifié, crucifié !", de ce supplice de Jésus. Il veut détruire. Toujours. Toujours

 

'Église, a rappelé François, «se situe entre les consolations de Dieu et les persécutions du monde». Et à une Église «qui n'a pas de difficulté manque quelque chose» et «si le diable est calme, les choses ne vont pas bien». «Toujours la difficulté, la tentation, la lutte... la jalousie qui détruit. Le Saint-Esprit fait l'harmonie de l'Église et le mauvais esprit détruit. Jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à aujourd'hui. Toujours cette lutte». Et «l'instrument de cette jalousie», a observé François, sont «les pouvoirs temporels». «Dans ce passage, il est dit que "les Juifs ont provoqué l'agitation chez les femmes pieuses de la noblesse". Ils sont allés voir ces femmes et leur ont dit : "Ce sont des révolutionnaires, chassez-les". Et "les femmes ont parlé aux autres et les ont chassées. Les femmes pieuses de la noblesse ... Et aussi les notables de la ville: ils vont au pouvoir temporel et le pouvoir temporel peut être bon, les gens peuvent être bons, mais le pouvoir en tant que tel est toujours dangereux. Le pouvoir du monde contre le pouvoir de Dieu déplace tout cela et toujours derrière ceci, ce pouvoir, il y a de l'argent.»

 

«Ce qui se passe dans l'Église primitive, a affirmé le Pape, c'est-à-dire l'œuvre de l'Esprit pour construire l'Église, pour harmoniser l'Église, et l'œuvre du mauvais esprit pour la détruire - le recours aux pouvoirs temporels pour arrêter l'Église, pour détruire l'Église - n'est qu'un développement de ce qui se passe au matin de la Résurrection. Les soldats, voyant ce triomphe, sont allés voir les prêtres et ont acheté la vérité... les prêtres. Et la vérité a été réduite au silence. Dès le premier matin de la Résurrection, le triomphe du Christ, il y a cette trahison, ce silence de la parole du Christ, ce silence du triomphe de la Résurrection avec le pouvoir temporel : les grands prêtres et l'argent

 

Le Pape a conclu par une exhortation : «Soyons prudents, faisons attention à la prédication de l'Évangile» afin de ne jamais tomber dans la tentation de «mettre notre confiance dans les pouvoirs temporels et l'argent». «La confiance des chrétiens, c'est Jésus-Christ et le Saint-Esprit qu'Il a envoyé et c'est précisément le Saint-Esprit qui est le levain, la force qui fait grandir l'Église. Oui, l'Église avance, dans la paix, avec résignation, dans la joie : entre les consolations de Dieu et les persécutions du monde.»

 

Après la communion, le Pape François a invité les fidèles ne pouvant communier sacramentellement à réciter l’acte de communion spirituelle suivant:

 

«Mon Jésus, je crois à votre présence dans le Très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon Cœur: venez‐y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m'unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j'aie jamais le malheur de me séparer de vous».

 

Il y a ensuite eu un temps d’adoration du Saint-Sacrement, suivi de la bénédiction eucharistique.

 

Avant que le Saint-Père ne quitte la chapelle, dédiée à l’Esprit-Saint, l’antienne mariale du temps pascal Regina Cœli a été entonnée:

 

Regína caeli laetáre, allelúia. 

Quia quem merúisti portáre, allelúia.

Resurréxit, sicut dixit, allelúia.

Ora pro nobis Deum, allelúia.

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 06:10
AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI

AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI

"Récemment convertie, j’avoue que ce geste me laissait perplexe. Mais j’ai compris que le Pape vénérait sa Mère, notre Mère, la Mère de Jésus."

 

Vous l’aurez remarqué : lors de sa visite aux États-Unis, chaque fois que le pape François est entré dans une église, avant de faire tout autre chose, il a déposé un bouquet de fleurs aux pieds de Marie, dans une chapelle latérale dédiée à la Vierge. Et il est resté à contempler, silencieusement, son image. Il l’a fait et le refait dans chaque église où il est entré.

 

Même après son voyage de neuf jours et une longue nuit dans le vol qui le ramenait à Rome, alors que tous les journalistes à bord de l’avion ne pensaient qu’à rentrer chez eux ou dans leur chambre d’hôtel, le pape François s’est directement rendu à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour remercier la Vierge de son voyage en lui offrant un bouquet de fleurs.

 

 

Le pape François déposant des fleurs aux pieds d'une icône de la Vierge à la basilique Sainte-Marie-Majeure au retour d'un séjour en Amérique du Sud (juillet 2015) © AFP PHOTO / OSSERVATORE ROMANO

Le pape François déposant des fleurs aux pieds d'une icône de la Vierge à la basilique Sainte-Marie-Majeure au retour d'un séjour en Amérique du Sud (juillet 2015) © AFP PHOTO / OSSERVATORE ROMANO

Étant récemment convertie au catholicisme, ce geste me laissait perplexe. Je n’ai pas été élevée dans la tradition de ces fêtes mariales du mois de mai. Alors que je comprenais l’importance de vénérer Marie, je ne comprenais pas la coutume d’offrir des présents matériels à une représentation artistique de la Vierge.

 

Le dernier jour de la visite du Pape aux États-Unis, après avoir assisté à la messe du dimanche dans l’église de mon quartier, à Washington, je décidai de rendre une visite à Marie. J’avais repéré des vieilles femmes, surtout philippines, et je savais où aller. Je m’agenouillais devant la statue de Marie tenant l’Enfant Jésus et l’observais. M’attendant sincèrement à ne rien voir d’autre qu’un plâtre blanc, je fus surprise en voyant son regard fixé sur moi, avec une expression maternelle, aimante, et sa main libre ouverte somme si elle m’invitait.

 

Bien entendu, ces statues créées par des artistes sont censées nous surprendre et stimuler notre imagination afin que nous puissions contempler Marie comme notre mère. Les statues de Marie nous rappellent qu’elle est la Mère de Jésus mais aussi notre Mère. Et la réponse correcte est la vénération. Quel bon fils que le pape François qui offre des fleurs à sa Mère !

 

Pourquoi offrir des fleurs ?

 

« Les fleurs à Marie, la ‘Madonna Salus Populi Romani’ (Salut du peuple romain), sont un signe de notre gratitude envers son rôle dans l’histoire du salut. Les fleurs sont un présent de nature divine. Et nous avons parfois besoin de ce qui est tactile et visuel pour nous connecter avec ce qui va au-delà de notre humanité, au-delà de notre monde. Offrir un présent terrestre va au-delà des mots et de la prière. C’est l’expression de gratitude d’un fils envers sa mère aimante, qui ne veut que le meilleur pour nos âmes. »

 

À la vue des fleurs au pied d’une statue de Marie, nous nous souvenons de son amour pour nous, et cet amour amène une grande beauté, une grande espérance dans nos vies.

 

Les fleurs sont un rappel physique, un symbole de la réalité spirituelle de notre relation avec Marie.

 

Les homélies et discours prononcés par le pape François lors de sa visite aux États-Unis fournissent une richesse de matière pour notre réflexion et notre inspiration. De même, l’exemple de ce simple et constant hommage à Marie me laisse beaucoup plus riche qu’il y a une semaine.

 

Et vous, avez-vous déjà offert des fleurs à la Vierge Marie ? Qu’attendez-vous?

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 19:32
VATICAN - L'OCCASION DE METTRE DE L'ORDRE DANS NOTRE VIE - CORONAVIRUS - ENCYCLIQUE " LAUDATO SI' "
VATICAN - L'OCCASION DE METTRE DE L'ORDRE DANS NOTRE VIE - CORONAVIRUS - ENCYCLIQUE " LAUDATO SI' "
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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 21:21

Messe à Sainte-Marthe, 2 mai 2020 © Vatican Media

 

Sainte-Marthe :

       prière pour les dirigeants en temps de crise

 

mai 02, 2020 « Ils doivent être très unis pour le bien du peuple »

 

Le pape François a prié spécialement pour les gouvernants, lors de la messe matinale qu’il célébrait au Vatican ce 2 mai 2020.

« Prions aujourd’hui pour les gouvernants qui ont la responsabilité de prendre soin de leurs peuples en ces moments de crise : chefs d’Etat, chefs de gouvernement, législateurs, maires, présidents de régions… » a-t-il invité au début de la célébration retransmise en direct streaming.

Et le pape de souhaiter : « Pour que le Seigneur les aide et leur donne la force, car leur travail n’est pas facile. Et que lorsqu’il y a des différences entre eux, ils comprennent que dans les moments de crise, ils doivent être très unis pour le bien du peuple, car l’unité est supérieure au conflit. »

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 16:36
LE PAPE À SAINTE-MARTHE LORS DE LA MESSE DU 1er MAI EN LA MÉMOIRE DE SAINT JOSEPH TRAVAILLEUR : " QUE LE TRAVAIL NE MANQUE À PERSONNE "

Lors de la messe à Sainte-Marthe, François, en la mémoire de saint Joseph Travailleur, a prié pour tous les travailleurs afin qu'ils soient justement payés, qu'ils aient un travail digne et qu'ils jouissent de la beauté du repos.

 

François a présidé la messe en la Maison Sainte-Marthe en ce 1er mai, jour où l'Église rappelle la mémoire de saint Joseph travailleur. À cette occasion, une statue de saint Joseph artisan a été placée dans la chapelle dédiée à l'Esprit Saint par les Acli, les Associations chrétiennes des travailleurs italiens. Dans son introduction, le Pape a adressé ses pensées au monde du travail : «aujourd'hui, fête de saint Joseph travailleur, et fête aussi des travailleurs, prions pour tous les travailleurs. Pour tous. Pour que le travail ne manque à personne et que tous soient justement payés et puissent jouir de la dignité du travail et de la beauté du repos.»

 

Dans son homélie, le Pape a commenté le passage de la Genèse (Gn 1, 26 - 2, 3) dans lequel la création de l'homme à l'image et à la ressemblance de Dieu est décrite. «Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.»

 

«Dieu, a affirmé François, livre son activité, son travail, à l'homme, pour qu'il collabore avec Lui. Le travail humain est la vocation reçue de Dieu et rend l'homme semblable à Dieu parce qu'avec le travail l'homme est capable de créer. Le travail donne de la dignité. Une dignité si piétinée dans l'histoire. Aujourd'hui encore, il y a beaucoup d'esclaves, des esclaves du travail pour survivre : travail forcé, mal payé, avec une dignité bafouée. La dignité des gens est enlevée. Là aussi, cela arrive, avec les travailleurs journaliers au salaire minimum, avec la bonne qui n'est pas payée au juste montant et qui n'a pas la sécurité sociale et la pension. C'est ce qui se passe ici : c'est le piétinement de la dignité humaine. Toute injustice faite au travailleur est une atteinte à la dignité humaine. Aujourd'hui, nous nous joignons aux nombreux croyants et non-croyants qui célèbrent cette journée du travailleur pour ceux qui luttent pour la justice au travail.»

 

Le Pape a prié pour ces bons entrepreneurs qui ne veulent pas licencier les gens, qui gardent les travailleurs comme s'ils étaient des enfants, et il a prié saint Joseph de nous aider à lutter pour la dignité du travail, afin qu'il y ait du travail pour tous et un travail digne.

 

Traduction de l'homélie

«Dieu créa. Un créateur. Il a créé le monde, il a créé l'homme et a donné à l'homme une mission : gérer, travailler, poursuivre la création. Et le mot "travail" est ce que la Bible utilise pour décrire cette activité de Dieu : "Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite", et Il a donné cette activité à l'homme : "Tu dois faire ceci, veiller à cela, à cet autre, tu dois travailler à créer avec moi ce monde - c'est comme s'Il l'avait dit - afin qu'il puisse continuer. À tel point que l'œuvre n'est que la continuation de l'œuvre de Dieu : le travail humain est la vocation de l'homme reçue de Dieu pour la création de l'univers.

 

Une fois, dans une Caritas, à un homme qui n'avait pas de travail et qui est allé à la Caritas pour chercher quelque chose pour sa famille, un employé de la Caritas a dit : "Au moins, vous pouvez ramener du pain à la maison" - "Mais cela ne me suffit pas, ce n'est pas assez", a-t-il répondu : "Je veux gagner du pain pour le ramener à la maison". Il lui manquait la dignité, la dignité de "faire" le pain lui-même, avec son travail, et de le ramener chez lui. La dignité du travail, qui est malheureusement tellement bafouée. Dans l'histoire, nous avons vu la brutalité qu'ils ont exercée sur les esclaves : ils les ont amenés d'Afrique en Amérique - je pense à cette histoire qui touche ma terre - et nous disons "quelle barbarie" ... Mais même aujourd'hui, il y a tant d'esclaves, tant d'hommes et de femmes qui ne sont pas libres de travailler : ils sont obligés de travailler, de survivre, rien de plus. Ce sont des esclaves : des travaux forcés ... ce sont des travaux forcés, injustes, mal payés et qui amènent l'homme à vivre avec une dignité bafouée. Il y en a beaucoup, beaucoup dans le monde. Beaucoup. Il y a quelques mois, nous avons lu dans les journaux, dans ce pays d'Asie, comment un homme avait matraqué à mort un de ses employés qui gagnait moins d'un demi-dollar par jour, parce qu'il avait fait quelque chose de mal. L'esclavage d'aujourd'hui est notre "indignité" car il nous enlève la dignité des hommes, des femmes et de nous tous. "Non, je travaille, j'ai ma dignité" : oui, mais tes frères, non. "Oui, père, c'est vrai, mais ça, comme c'est si loin, j'ai du mal à le comprendre. "Mais ici, dans notre maison..." : "Ici aussi, dans notre maison. Ici, avec nous. Pensez aux travailleurs, aux journaliers que vous faites travailler pour un salaire minimum et non pas huit, mais douze, quatorze heures par jour : cela se passe aujourd'hui, ici. Partout dans le monde, mais aussi ici. Pensez à la bonne qui n'a pas un salaire équitable, qui n'a pas d'assurance sociale, qui n'a pas de retraite. Toute injustice faite à une personne qui travaille est une atteinte à la dignité humaine, et même à la dignité de ce que fait l'injustice : vous abaissez le niveau et vous vous retrouvez dans cette tension de dictateur-esclave. Au contraire, la vocation que Dieu nous donne est si belle : créer, recréer, travailler. Mais cela ne peut se faire que lorsque les conditions sont bonnes et que la dignité de la personne est respectée.

 

Aujourd'hui, nous nous joignons à de nombreux hommes et femmes, croyants et non-croyants, qui commémorent aujourd'hui la Journée des travailleurs, la Journée du travail, pour ceux qui luttent pour la justice au travail, pour ceux - de bons hommes d'affaires - qui accomplissent leur travail avec justice, même s'ils nous perdent. Il y a deux mois, j'ai entendu un entrepreneur au téléphone, ici en Italie, me demander de prier pour lui parce qu'il ne voulait virer personne, et il m'a dit : "Parce que virer l'un d'eux, c'est me virer moi-même. Cette conscience de nombreux bons entrepreneurs, qui gardent les travailleurs comme s'ils étaient des enfants. Prions pour eux aussi. Et nous demandons à saint Joseph - avec cette belle icône et les outils à la main - de nous aider à lutter pour la dignité du travail, afin qu'il y ait du travail pour tous et que ce travail soit digne. Pas de travail d'esclave. Que ce soit une prière aujourd'hui.»

 

Le Pape a terminé la messe par un temps d’adoration puis la bénédiction eucharistique, invitant aussi à la communion spirituelle.

 

Voici la prière récitée par le Pape:

 

«À tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne et je t'offre le repentir de mon cœur contrit qui s'abandonne dans son néant et en ta sainte présence. Je t'adore dans le sacrement de ton amour, l'ineffable Eucharistie. Je désire te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t'offre ; en attendant le bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, que je vienne à Toi. Que ton amour enflamme tout mon être pour la vie et la mort. Je crois en Toi, j'espère en Toi, je T'aime.»

 

Avant que le Saint-Père ne quitte la chapelle dédiée à l’Esprit-Saint, l’antienne mariale de ce temps pascal, Regina Coeli, a été entonnée:

 

«Regína caeli laetáre, allelúia.

Quia quem merúisti portáre, allelúia

.Resurréxit, sicut dixit, allelúia.

Ora pro nobis Deum, allelúia».

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 13:17
Fred de Noyelle | GoDong

Fred de Noyelle | GoDong

       Si comme de nombreuses personnes dont l’emploi est menacé par la pandémie, si vous redoutez de ne pas retrouver du travail après le déconfinement, priez saint Joseph Artisan, fêté ce 1er mai. 

 

        Comme chaque année, le mois de mai s’ouvre par la « fête du travail ». Mais cette année, cette fête sera terne pour de nombreuses personnes qui ont perdu leur emploi à cause de la crise causée par le covid-19. Elles pourront toutefois se confier à saint Joseph Artisan, à qui le pape Pie XII a voulu consacrer le 1er mai dès 1955. À tous ceux qui travaillent ou sont à la recherche d’emploi, le pape a offert, comme modèle et comme protecteur, celui dont la vie a consisté essentiellement à accomplir humblement, silencieusement et probablement joyeusement, son travail de charpentier et de père de famille.

 

       Voici une prière à saint Joseph, composée par père Yannik Bonnet (1933-2018). Elle sera très utile pour ceux qui cherchent du travail ou qui ont peur pour leur avenir professionnel après le déconfinement :

 

Glorieux Saint-Joseph,

 

ta mission de gardien du Rédempteur

et de protecteur de la Vierge Marie

a fait de toi le responsable de la Sainte Famille

et l’intendant de sa vie économique.

 

Par trois fois,

à Bethléem, en Egypte et lors de ton retour en Galilée,

tu as été contraint de rechercher de nouveaux chantiers

pour ton artisanat de menuisier charpentier.

 

Saint-Joseph,

tu as toujours gardé confiance en la Providence

et demandé son aide.

 

Aujourd’hui je suis moi-même en recherche de travail,

salarié ou indépendant, et je fais appel à toi,

puissant intercesseur, pour que tu sois mon avocat auprès de ton Fils,

avec le concours de ton épouse,

pour m’aider à retrouver les moyens de vivre par mon labeur.

 

Apprends-moi à être actif dans mes recherches,

ouvert aux opportunités, clair dans mes relations,

mesuré dans mes demandes

et résolu à remplir toutes mes obligations.

 

Saint-Joseph de Bon Espoir,

prie pour moi, protège moi,

guide moi et garde moi dans l’espérance. Amen

Saint Joseph, le charpentier. Vitrail de l'église saint Paul (Genève)

Saint Joseph, le charpentier. Vitrail de l'église saint Paul (Genève)

 
 
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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 12:08

 

Lors de l’audience générale de ce mercredi 22 avril 2020, depuis la bibliothèque du Palais apostolique, le Pape François a évoqué la 50e Journée Mondiale de la Terre. Situant sa réflexion dans la lignée de "Laudato Si’", il l’a présentée comme une «opportunité pour renouveler notre engagement à aimer notre maison commune et à en prendre soin».

«Comme la tragique pandémie de coronavirus est en train de nous le démontrer, c’est seulement ensemble et en prenant en charge les plus fragiles que nous pourrons vaincre les défis globaux», a expliqué le Pape François. Il a donc invité à s’engager dans le soin de la maison commune, l’être humain étant à la fois fait de «matière terrestre», dépendant des fruits de la terre, et portant un «souffle vital qui vient de Dieu».

Apportant son soutien aux mouvements de défense de l’environnement, le Pape remarque que la dégradation de la nature a atteint un niveau qui met en péril la survie de l’être humain. La crise actuelle a donc aussi une dimension spirituelle. «Nous avons péché contre la terre, contre notre prochain, et en définitive contre le Créateur, le Père bon qui fournit ce qu’il faut pour chacun et qui veut que nous vivions ensemble en communion et prospérité». «Dieu pardonne toujours, nous les hommes nous pardonnons parfois, mais la Terre ne pardonne jamais», a remarqué le Pape en citant un dicton espagnol.

Retrouver l’harmonie

L’enjeu pour chaque personne est donc de retrouver une relation harmonieuse avec son prochain, et avec toute la Création. Si nous «avons ruiné l’œuvre du Seigneur» en exploitant les ressources de la Terre à un rythme effréné, «nous sommes appelés à retrouver le sens du respect sacré pour la terre, parce qu’elle n’est pas seulement notre maison, mais aussi la maison de Dieu».

Le défi spirituel est de réveiller «le sens esthétique et contemplatif que Dieu a placé en nous», a expliqué François en reprenant les termes de l’exhortation apostolique Querida Amazonia. La conversion écologique doit également se concrétiser dans un sens politique, et le Pape a rappelé l’importance de deux évènements programmés dans les prochains mois: la COP15 de Kunming en Chine, sur la biodiversité, et la COP26 de Glasgow, en Écosse, sur le changement climatique. Mais au niveau international comme sur le plan national et local, la concertation est essentielle, et la transformation écologique doit partir du bas, d’un mouvement populaire, et non pas être imposée d’en haut.

«En ce temps pascal de renouveau, engageons-nous à aimer et apprécier le magnifique don de la terre, notre maison commune, et à prendre soin de tous les membres de la famille humaine. Comme frères et sœurs que nous sommes, supplions ensemble notre Père céleste : “Envoie-sur nous ton Esprit et renouvelle la face de la terre”», a conclu le Pape en citant le Psaume 104.

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 21:17
PAPE FRANÇOIS : AUDIENCE GÉNÉRALE DU 22 AVRIL 2020  " RECONSTRUIRE UNE RELATION HARMONIEUSE AVEC LA CRÉATION "
PAPE FRANÇOIS : AUDIENCE GÉNÉRALE DU 22 AVRIL 2020  " RECONSTRUIRE UNE RELATION HARMONIEUSE AVEC LA CRÉATION "
 Audience générale: reconstruire une relation harmonieuse avec la Création

 

       Lors de l’audience générale de ce mercredi 22 avril 2020, depuis la bibliothèque du Palais apostolique, le Pape François a évoqué la 50e Journée Mondiale de la Terre. Situant sa réflexion dans la lignée de "Laudato Si’", il l’a présentée comme une «opportunité pour renouveler notre engagement à aimer notre maison commune et à en prendre soin».

 

«Comme la tragique pandémie de coronavirus est en train de nous le démontrer, c’est seulement ensemble et en prenant en charge les plus fragiles que nous pourrons vaincre les défis globaux», a expliqué le Pape François. Il a donc invité à s’engager dans le soin de la maison commune, l’être humain étant à la fois fait de «matière terrestre», dépendant des fruits de la terre, et portant un «souffle vital qui vient de Dieu».

 

       Apportant son soutien aux mouvements de défense de l’environnement, le Pape remarque que la dégradation de la nature a atteint un niveau qui met en péril la survie de l’être humain. La crise actuelle a donc aussi une dimension spirituelle. «Nous avons péché contre la terre, contre notre prochain, et en définitive contre le Créateur, le Père bon qui fournit ce qu’il faut pour chacun et qui veut que nous vivions ensemble en communion et prospérité». «Dieu pardonne toujours, nous les hommes nous pardonnons parfois, mais la Terre ne pardonne jamais», a remarqué le Pape en citant un dicton espagnol.

 

Retrouver l’harmonie

 

       L’enjeu pour chaque personne est donc de retrouver une relation harmonieuse avec son prochain, et avec toute la Création. Si nous «avons ruiné l’œuvre du Seigneur» en exploitant les ressources de la Terre à un rythme effréné, «nous sommes appelés à retrouver le sens du respect sacré pour la terre, parce qu’elle n’est pas seulement notre maison, mais aussi la maison de Dieu».

 

      Le défi spirituel est de réveiller «le sens esthétique et contemplatif que Dieu a placé en nous», a expliqué François en reprenant les termes de l’exhortation apostolique Querida Amazonia. La conversion écologique doit également se concrétiser dans un sens politique, et le Pape a rappelé l’importance de deux évènements programmés dans les prochains mois: la COP15 de Kunming en Chine, sur la biodiversité, et la COP26 de Glasgow, en Écosse, sur le changement climatique. Mais au niveau international comme sur le plan national et local, la concertation est essentielle, et la transformation écologique doit partir du bas, d’un mouvement populaire, et non pas être imposée d’en haut.

 

«En ce temps pascal de renouveau, engageons-nous à aimer et apprécier le magnifique don de la terre, notre maison commune, et à prendre soin de tous les membres de la famille humaine. Comme frères et sœurs que nous sommes, supplions ensemble notre Père céleste : “Envoie-sur nous ton Esprit et renouvelle la face de la terre”», a conclu le Pape en citant le Psaume 104.

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 08:50
JMJ de Cracovie. Cérémonie d'ouverture au Parc Jordan de Blonia le 28 juillet 2016. Jeffrey Bruno KayI CNA Aleteia

JMJ de Cracovie. Cérémonie d'ouverture au Parc Jordan de Blonia le 28 juillet 2016. Jeffrey Bruno KayI CNA Aleteia

En raison de la pandémie de covid-19, le pape François vient d’annoncer le report des prochaines Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), prévues à Lisbonne en août 2022. Elles se tiendront finalement un an plus tard, en août 2023.

 

C’est un événement attendu par des millions de jeunes aux quatre coins de la planète. Les prochaines Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) devaient se tenir en août 2022 à Lisbonne (Portugal). Malheureusement, en raison de la pandémie de covid-19, le pape François vient d’annoncer le report de cet événement au regard des « conséquences [de l’épidémie] sur le déplacement et le regroupement des jeunes et des familles ». Il a pris cette décision avec le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie et son préfet le cardinal Kevin Farell. Elles sont repoussées à août 2023.

 

La Rencontre mondiale des Famille également annulée

 

Le pape François a également annoncé le report de la prochaine Rencontre mondiale des familles, prévue à Rome en juin 2021. Cette dernière est repoussée à août 2022.

 

Pour mémoire, après avoir célébré le jubilé de la Rédemption avec 3.000 jeunes en 1984, l’année suivante ce sont 450.000 jeunes qui ont répondu présent à l’appel de Jean Paul II pour l’année Internationale de la Jeunesse. À la vue de ce succès, le Saint-Père décide d’instaurer la Journée mondiale de la Jeunesse au cours d’une allocution au Collège des cardinaux et à la Curie romaine le 20 décembre 1985. Les JMJ étaient nées.

 

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