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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 13:52

 

Une église où l'on prie

est une lumière qui brille dans les ténèbres du monde

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 16:13

RÉFLEXIONS AUTOUR DE LA LETTRE DU PAPE

"LETTRE AU PEUPLE DE DIEU"

   transmise le 20 août 2018.

Paroisse Sainte Croix des confluents

 

Chaque "affaire" politique ou religieuse ébranle les consciences : réparons-nous aussi l'Église

         

                Dix huit personnes étaient présentes dont notre curé le père Jean-Pierre Teudjou et notre diacre, Guillaume de Sevin et deux personnes venues de Tonneins où ce débat n'a pu avoir lieu et où les paroissiens se sont exprimés sous une autre forme.

Cette réunion proposée par l'équipe d’animation pastorale (E.A.P.) et organisée par l'équipe Communication de la paroisse, a été voulue pour provoquer une réaction solidaire, communautaire et globale à la suite de la lettre du Pape François au Peuple de Dieu : " Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui" (1 Cor 12, 26).

A la demande de Yannick Masson et J.L. Trézéguet, modérateurs, il a été consacré un temps de relecture de cette lettre, puis un tour de table où chacun a pu exprimer son émotion et faire un constat individuel avant le débat lui-même.

Le père Teudjou s'est exprimé en premier : "Que faire pour que l'Église panse ses plaies, déclare-t-il ? Il faut se poser les bonnes questions ; comment je réagis en tant que citoyen, en tant que chrétien ? Si le Christ était à ma place, qu'aurait-il fait ? Même si ceci s'est passé depuis des générations, il ne faut pas condamner exclusivement l'Église sur ce sujet". Les participants reconnaissent que ce problème et l'omerta existent aussi dans d'autres secteurs de la société notamment dans l'Éducation Nationale ou l'Armée.

L'émotion exprimée par les participants a été forte et unanime : "Face aux faits révélés, nous sommes abasourdis, atterrés, meurtris, très choqués, très en colère, nous avons un sentiment de honte, une grande tristesse, c'est un vrai tsunami, il est trop tard ! "Nous nous sentons très petits et très impuissants devant un phénomène d'une telle ampleur et d'une telle gravité dont on ne pouvait soupçonner l'étendue ". "Nous avons des pensées émues pour les victimes, dont, comme le dit le Pape François "la douleur a trop longtemps été ignorée, silencieuse ou passée sous silence". Nous avons dit qu'il fallait être conscient de l'état de grand danger (danger de mort) dans lequel se trouve l'Église aujourd'hui". Il faut parler de crimes commis et non seulement de "délits" (comme on peut le lire dans la lettre du pape). Notre Évêque Mgr Herbreteau n'hésite pas, à juste titre, à parler de crimes ! Mais il a été dit qu'en l'occurrence les criminels sont aussi des "malades".

 

Pourquoi ce silence et si longtemps ? Comment cette omerta a-t-elle pu s’organiser ?

 

             On a parlé de la toute puissance du prêtre qui date de très longtemps, du cléricalisme qui en a découlé et qui est une forme d'abus de pouvoir ; il y a eu une propension à étouffer tout ce qui pouvait porter atteinte à l'aura du prêtre et à la confiance placée en lui par les laïcs (enfants ou adultes).

La dimension, la gravité des actes, leur conséquence, leur impact sur les victimes n'ont très certainement pas été, non plus, estimés à leur juste valeur.

Le Pape François fait le "mea culpa" de l'Église lorsqu'il parle dans sa "lettre au peuple de Dieu" d'aveuglement confortable et auto-suffisant où tout finit par sembler licite".

 

En tant que simple chrétien(ne) et laïc (que) que puis-je faire ? Que peut-on faire pour identifier, prévenir, soigner ?

 

            Est-ce notre problème en tant que laïc ? Il s'agit en l'occurrence d'un problème interne aux clercs de l'Église. N'est-ce pas de la responsabilité exclusive du Pape de le régler ? Moi, pauvre laïque, qu'ai-je à voir dans cette affaire ?

Dénoncer immédiatement la connaissance d'une déviance quelconque, d'un comportement anormal, être vigilant est, nous pensons, nécessaire et un devoir. Le Pape François pose la question reprenant l'appel de Saint Paul à souffrir avec celui qui souffre : "Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ?". La réponse est oui, sans hésitation.

Il faut prier. Guillaume nous a rappelé qu'il fallait prier, en particulier, pour les prêtres qui n'ont pas failli. Ceux qui, par exemple, habillés en clergyman qui se déplacent dans le métro à Paris, vivent des moments difficiles. Beaucoup de médias s'en donnent à cœur joie pour dénigrer un peu plus l'Église. Quelle occasion !

Aider, par des soins, toute personne aux tendances pédophiles que l'on détecte dans l'Église. Quel accompagnement aujourd'hui est-il fait pour ces prêtres déviants hormis leur mutation à la suite de faits avérés ?

Le constat fait aujourd'hui au sujet de l'ignorance de l'état dans lequel se sont retrouvées les victimes est accablant. Désormais il faut accepter de les écouter, prendre leurs cas en considération et faire l'objet un suivi psychologique.

Dans sa lettre, le Pape parle de la pratique du "jeûne" qui donne faim et soif de justice, qui nous secoue et nous pousse à marcher et à nous engager dans la vérité et la charité envers la société, afin de lutter contre tout type d'abus sexuel, d'abus de pouvoir et de conscience."

Enfin, il faut faire pénitence selon le vœu là aussi du pape. "Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui"..."Alors Dieu souffrant s'est tourné vers son Père".

Avec prière et pénitence, "nous ferons grandir en nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation". Et la confession est un gage de purification.

Le pape François veut que l'on soit dans la vérité : "la vérité vous rendra libre". L'Église est un corps qui forme un tout. On peut retenir dans ce texte l'appel à la conversion de chacun.

 

Vers qui se tourner quand on est dans une situation difficile ?

 

            Y a-t-il une cellule d’écoute ? Oui, c'est en principe à notre Évêque, Hubert Herbreteau qu'il faut s'adresser directement, d'autant plus que chacun doit savoir qu'il a été nommé responsable de la commission de prévention des abus sexuels lors de la Conférence des évêques de France en novembre 2018.

Mais peut-être serait-il souhaitable de songer à la création d'une cellule d'écoute des victimes, dans chaque diocèse, si cela n'est pas déjà fait, qui soit clairement identifiée et connue de tous les publics, et pas nécessairement constituée de clercs ?   

 

Quelles réformes sont souhaitables pour remettre le fonctionnement de l'Église sur de bons rails ?

            Plusieurs sujets ont alors été évoqués : la tolérance zéro demandée par le pape qui est devenue une évidence, la transparence de l'Église en général, rendre compte sur cette question mais aussi sur d'autres.

La prévention par une approche de la sexualité plus appropriée lors de la formation des prêtres au séminaire ? Cette question est-elle suffisamment abordée, ainsi que celle de la relation aux femmes ?

Le père Teudjou déclare que les prêtres savent que c'est le célibat qui les attend en entrant au séminaire. Guillaume prend l'exemple de l'Église orientale maronite où les prêtres sont mariés. Il fait référence à la lettre de Jean-Paul II sur le célibat (don total de sa vie au milieu de sa communauté).

 

Pourquoi y a-t-il de moins en moins de prêtres ? La solitude est pesante. L'Église semble vouloir évoluer vers la vie des prêtres en communauté pour se soutenir mutuellement, éviter les doubles vies, les problèmes d'alcoolisme, la dépression. Chacun peut chuter et se relever.

Pour ce qui est du cléricalisme, on a évoqué la possibilité de commissions de contrôle pour éviter les abus de pouvoir et de conscience, de trouver des régulations, des référents (tierces personnes) qui pourraient se positionner en médiateurs, conciliateurs ?

 

Quelle place pour les femmes dans l’Église ?

 

            Il ressort du débat que la femme n'est pas assez reconnue dans l'Église d'aujourd'hui. Les femmes se trouvent le plus souvent cantonnées dans des rôles subalternes ou purement matériels dans lesquels la hiérarchie de l'Église se plait à les maintenir. Est-ce par crainte ?

Par désinvolture ? Par tradition ? Par routine ? Un peu tout à la fois sans doute ?

Or plus de pouvoir donné aux femmes ne serait-il pas enrichissant pour l’Église ?

Il faut associer les femmes à la gouvernance de l'Église.

 

Quelle place et quelle meilleure collaboration entre laïcs et clercs sur ces sujets ?

 

            Il faut aider les prêtres et les laïcs à sortir du cléricalisme et préciser la place de chacun. Il faut avoir le courage d'aborder les sujets qui fâchent, dire ce que l'on ressent, comment on voit les choses, essayer de faire des propositions censées au travers de rencontres programmées. On parle beaucoup des clercs en ce moment, mais que dire du divorce des laïcs en constante croissance ; quelle place sommes-nous prêts à faire pour les divorcés-remariés ?

Il faut améliorer la communication transversale entre les rouages et commissions diverses d'une paroisse. Sinon, chacun ignore tout de ce que fait l'autre et cela est un frein au développement de cette paroisse et peut créer des tensions avec le curé responsable. Les paroissiens ne savent pas ce qui se fait et se sentent mis de côté. Ne pourrait-on désigner un paroissien chargé de faire la liaison entre les divers groupes de travail ?

A une échelle plus haute, le cardinal Marx, archevêque de Munich, déclare dans "La Croix" le jeudi 28 mars 2019 : "Il me paraît évident que l'on ne peut plus réunir un Synode des évêques sans y inviter aussi des laïcs, femmes et hommes. C'est urgent".                                                                                            

 

EN CONCLUSION

 

            Deux heures de débats riches, denses, profonds et ... sereins. Les participants ont été à l'écoute les uns des autres, sans s'interrompre mutuellement, en permanence, comme souvent dans ce type de rencontre. Cela a contribué à la clarté du débat et, manifestement, les participants ont été heureux de pouvoir s'exprimer sur ce sujet grave et douloureux en analysant cette " lettre au peuple de Dieu" et en donnant leurs sentiments personnels.

Le temps limité et l'ampleur des sujets abordés n'ont pas permis d'approfondir certaines propositions. Il est important de regarder les choses en face, avec courage et détermination, de ne pas minimiser les faits, quels qu'il soient, pour prendre, enfin, conscience de la gravité des actes et les mesures appropriées pour que l'Église tire les leçons d'une épreuve où elle a vécu le mal, pour aller vers un renouveau purificateur.

L'équipe Communication de notre paroisse et son curé ont considéré que, être frileux, avoir des craintes et ne pas vouloir aborder le sujet ni contribuer à apporter sa pierre, en vue de la reconstruction de l'édifice qu'est l'Église, aurait été un refus de participer à l'éradication du cancer qui la ronge actuellement.

Sans tomber dans la "réunionnite", l'équipe Communication de la paroisse pense que ce type de rencontre-débat est à renouveler, notamment sur des sujets pouvant toucher aux réformes, d’actualité ou pas, dont l'Église pourrait avoir besoin et sur lesquelles les paroissiens ont envie d'exprimer leurs idées.

 

            Enfin il y a des raisons d'espérer. Confiance tel est le maître-mot. La présence de nombreux participants et leur investissement dans la réflexion témoigne de la réactivité, du "vouloir faire face" de nos paroissiens. Oui, il y a une chance de rebâtir l'Église. Non, il n'est pas trop tard, il n'est jamais trop tard, rien n'est encore perdu. Nous sommes dans une barque secouée par un vent de grande force. Il faut tenir et faire confiance, sans réserve, au Christ. L'Église a connu bien des vicissitudes au cours de son existence. Elle a tenu. Mais il faut être vigilant, tirer la sonnette d'alarme quand il est temps encore et prendre les bonnes décisions.

En définitive, et pour laisser le dernier mot à notre curé, le père Jean-Pierre Teudjou "il ne faut pas oublier le Christ qui est au centre de tout". Et ne pas écarter la dignité humaine : "Il faut savoir faire place à Dieu et si l'on ne respecte pas l'Homme, on ne respecte pas Dieu".

 

                 L'équipe Communication de la Paroisse Sainte Croix des Confluents

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27 janvier 2019 7 27 /01 /janvier /2019 14:28
Nos vemos en Panama !

                          Journée Mondiale de la Jeunesse

Journée Mondiale de la Jeunesse

Journée Mondiale de la Jeunesse, Kraków, Poland. 1,915,805 likes · 1,331 talking about this. Page officielle française des JMJ de Panama 2019 - Suivez nous sur Twitter : @jmj_fr

https://www.facebook.com/journeesmondialesdelajeunesse/

 

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 15:44

 

  •  

Les 25, 26 et 27 janvier 2019, empêchons la lèpre de grandir dans le monde !

 

QUÊTE LORS DES MESSES 

PRÉVOYEZ SOIT DES ESPÈCES SOIT UN CHÈQUE À METTRE DANS LE TRONC QUI VOUS SERA PRÉSENTÉ 

 

Pour les chèques, un reçu fiscal vous sera adressé donnant droit à une réduction d'impôts de 75% sur les versements à l'Ordre de Malte, comme toute association qui porte secours aux plus démunis, à travers la fourniture gratuite de soins, de repas et de logement.

 

Chaque don contribue non seulement à vaincre la lèpre
mais aussi à redonner dignité et confiance aux personnes malades !

 

Loin des idées reçues, la lèpre existe encore dans plus de 150 pays. Chaque année, plus de 210 000 nouveaux cas sont détectés, dont 5 % chez des enfants de moins de 15 ans selon l'Organisation Mondiale de la Santé. À l'occasion de la 66e Journée Mondiale des Lépreux, l'Ordre de Malte France lance sa grande campagne de sensibilisation.

La lèpre, une maladie qui n'a pas disparu

Maladie de la « misère », la lèpre frappe toujours et continue de faire des ravages dans les pays pauvres. Elle touche les populations les plus isolées, coupées des systèmes de santé. Trois millions de lépreux vivent aujourd'hui avec des infirmités ou des mutilations. Outre les séquelles physiques, la douleur psychique est réelle. Stigmatisés, les malades sont souvent déprimés et s'isolent. Ne bénéficiant pas des traitements nécessaires, leur maladie évolue alors vers un handicap irréversible : perte des mains, des pieds, cécité, etc.

Il est plus que jamais nécessaire de continuer à se mobiliser !

Nous avons besoin de vous

Acteur historique de la lutte contre la lèpre et ses séquelles, l’Ordre de Malte France poursuit sans relâche son intervention dans 11 pays. Une action sur le terrain qui ne serait possible sans votre générosité.

Les dons nous sont essentiels pour :

  • dépister avant la survenue d’infirmités ;

  • soigner les malades ;

  • réinsérer les patients guéris ;

  • former le personnel médical ;

  • faire avancer la recherche.

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 15:04

 

 

Participer à la Rencontre européenne de jeunes à Madrid c’est …

... être soutenus dans la prière par la beauté du chant et la profondeur du silence.

... avec des milliers de jeunes, aller aux sources de la foi et de la fraternité.

... être accueillis par les habitants de Madrid et échanger les uns avec les autres en grande simplicité.

... rencontrer des témoins qui vivent l’Évangile au cœur des défis d’aujourd’hui.

... trouver un nouvel élan de solidarité en Europe

 

Pour connaitre le programme du vendredi 28 12 2018 au mardi 1er janvier:

Cliquez ICI !

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 08:42

 

 

 Cinéma Rex de Tonneins

projection du  film :

 

 "Le Pape François : un homme de parole"

 

 https://www.youtube.com/watch?v=v0ms1Qz2rVc

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  • le vendredi 12 octobre à 18h
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  • le dimanche 14 octobre à 20h30
  •  
  • le lundi 15 octobre à 15h
  •  
  • le mardi 16 octobre à 18h

 

Notez bien les jours et dates et transmettez autour de vous.

 

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 18:49

http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/47/88/20180610/ob_440b8f_beatadele-a.jpg

Pape François : "Applaudissons la nouvelle bienheureuse !"

 

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 15:33

 

 

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 15:06

 

   La fête de l’Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

   La fête de l’Ascension, célébrant l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, est une des principales fêtes chrétiennes, qui s’inscrit dans le prolongement de Pâques et annonce la Pentecôte, dix jours plus tard. Le jour de l’Ascension, la couleur des vêtements liturgiques (que porte le prêtre) est le blanc, couleur de la fête, de la lumière et de la joie.

Jésus rejoint son Père

   L’Ascension est relatée par l’évangile de Marc (chapitre 16, verset 19), l’évangile de Luc (chapitre 24, verset 51) et le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 6-11). Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, quarante jours après Pâques, Jésus apparaît une dernière fois à ses disciples et leur annonce : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extrémités de la terre ». Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. L’évangile de Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie ».

   Ainsi s’achève le temps des rencontres du Ressuscité avec ses disciples. Cependant, selon sa promesse, Il sera toujours avec eux, mais d’une présence intérieure : ils ne le verront plus de leurs yeux. Le Christ n’est plus visible, mais il n’abandonne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l’Esprit à la Pentecôte.

Un nouveau mode de présence

   Croire que le Christ ressuscité est entré dans la gloire est un acte de foi. L’Ascension est source de liberté : loin de s’imposer aux hommes, Jésus les laisse libres de croire, et donc d’aimer véritablement. Jésus ne cesse d’inviter les hommes à le suivre : dans la foi, ils doivent apprendre à lire les signes de sa présence et de son action, en particulier dans la célébration des sacrements, notamment l’Eucharistie, mais aussi dans sa Parole, son Peuple, ses ministres (évêques, prêtres, diacres)…

   « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?  » (Ac 1, 11) s’entendent dire les apôtres : l’Ascension du Christ est aussi un appel à un plus grand engagement dans le monde pour porter la Bonne Nouvelle.

La signification des Cieux

   L’Ascension de Jésus n’est pas un voyage dans l’espace, vers les astres les plus lointains, car les astres sont eux aussi faits d’éléments physiques comme la terre. Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu et vivre en son amour. Ici, nulle question de magie ou d’action spectaculaire. À propos du Ciel, le Catéchisme de l’Eglise catholique parle de « l’état de bonheur suprême et définitif ». Jésus ne s’est pas éloigné des hommes mais maintenant, grâce à sa présence auprès du Père, il est proche de chacun, pour toujours.

Quel est le lien entre Pâques, l’Ascension et la Pentecôte ?
Belle fête de l'Ascension

Pour lire l'article cliquez ici !

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 21:48
 
 

 

(article paru sur le site Zénith, écrit par Anita Bourdin.)

Le pape François a publié ce lundi 9 avril 2018, fête [déportée] de l’Annonciation, son cinquième grand document (après Lumen fidei, Evangelii gaudium, Laudato si’, Amoris laetitia), l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate », sur « l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Elle est en date du 19 mars.


Le titre, à lui seul, traduit un appel à la joie chrétienne.


Les dates, quant à elles, suggèrent deux modèles de sainteté : Marie et Joseph.


Le ton est vraiment celui d’une exhortation avec un étonnant usage du tutoiement, très neuf dans un document pontifical, qui le rend très vivant, personnel, interpellant, accessible à tous.


Le pape y invite chacun à discerner l’appel à sa propre sainteté, dans sa situation propre, « chacun à sa manière », tous y étant appelés, et à ne pas se contenter d’une « existence médiocre ». Il ne s’agit rien moins que de « refléter Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui ». Ainsi, il donne, en quelque sorte, des portes d’entrée dans la sainteté, tout en signalant les chausse-trappes, les fausses portes qui n’y conduisent pas. Il indique aussi des critères d’un discernement chrétien, ainsi que la « Charte du chrétien », et un chemin de « bonheur ». Il invite en somme à un chemin de « liberté », une liberté qui est une vie dans « l’Esprit Saint », avec les saints connus ou inconnus pour compagnons de route.


On retrouve dans le document des éléments que le pape a déjà traité ailleurs sous d’autres formes et qu’il a voulu réunir ici.


Par exemple, la Charte du chrétien, les Béatitudes, et le jugement dernier de l’évangile selon saint Matthieu (ch. 25). Dans ce petit bijou qu’est le commentaire des Béatitudes, il semble que le pape dise, « il suffit que tu en vives une, c’est une porte pour entrer dans la sainteté ».


Autre exemple : les nouveaux ‘’gnosticisme’’ et ‘’pélagianisme’’, comme obstacles à la sainteté. Le pape en a déjà parlé à la curie romaine et ces deux nouvelles formes de ces vieilles hérésies ont fait l’objet d’un document récent de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais, ici, il en fait un petit exposé pédagogique « pour tous ».


Souvent déjà, le pape a parlé de la joie chrétienne et de l’humour : il cite de nouveau ici, la prière de Thomas More et Philippe Néri. Il montre aussi que la mauvaise humeur est un signal que l’on s’égare en dehors du chemin de la sainteté. Et la rigidité qui va souvent avec la mauvaise humeur, s’oppose à la liberté dans l’Esprit Saint.


Quant au combat spirituel, le pape en a déjà parlé, notamment à la curie romaine, ou lors de son récent pèlerinage sur les pas du Padre Pio : il avait fait remarquer que si les chrétiens ne croyaient pas à l’existence du démon, ils devaient demander à l’évêque de faire une catéchèse sur le sujet. Eh bien la catéchèse, la voilà ! Le pape cite, ici Paul VI, sur l’existence d’une créature malfaisante : « Le mal n’est pas seulement une déficience mais une efficience, un être vivant, spirituel, perverti et pervertisseur. Réalité terrible, mystérieuse et effrayante. »


Mais ce dévoilement du mal n’advient qu’au chapitre 5, après « l’appel à la sainteté » (chapitre 1), les deux ennemis subtils de la sainteté (gnosticisme et pélagianisme, chapitre 2), « à la lumière du maître » (Béatitudes, Matthieu 25, chapitre 3) et avoir équipé le chrétien pour son attachement au Christ ressuscité et vainqueur par son amour : les « caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel » (chapitre 4), le chapitre peut-être le plus neuf avec les pages sur le discernement spirituel.
 

Un très beau texte que nous aurons sans doute à cœur de lire et méditer, pour nous préparer à la béatification d’une fille de notre terre agenaise, Adèle de Batz de Trenquelléon, le 10 juin prochain.

Nicolas RICHER.

Vous pouvez retrouver le texte intégral de l’Exhortation apostolique : Clic ici !

 

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