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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 18:49

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Pape François : "Applaudissons la nouvelle bienheureuse !"

 

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 15:33

 

 

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 15:06

 

   La fête de l’Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

   La fête de l’Ascension, célébrant l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, est une des principales fêtes chrétiennes, qui s’inscrit dans le prolongement de Pâques et annonce la Pentecôte, dix jours plus tard. Le jour de l’Ascension, la couleur des vêtements liturgiques (que porte le prêtre) est le blanc, couleur de la fête, de la lumière et de la joie.

Jésus rejoint son Père

   L’Ascension est relatée par l’évangile de Marc (chapitre 16, verset 19), l’évangile de Luc (chapitre 24, verset 51) et le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 6-11). Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, quarante jours après Pâques, Jésus apparaît une dernière fois à ses disciples et leur annonce : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extrémités de la terre ». Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. L’évangile de Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie ».

   Ainsi s’achève le temps des rencontres du Ressuscité avec ses disciples. Cependant, selon sa promesse, Il sera toujours avec eux, mais d’une présence intérieure : ils ne le verront plus de leurs yeux. Le Christ n’est plus visible, mais il n’abandonne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l’Esprit à la Pentecôte.

Un nouveau mode de présence

   Croire que le Christ ressuscité est entré dans la gloire est un acte de foi. L’Ascension est source de liberté : loin de s’imposer aux hommes, Jésus les laisse libres de croire, et donc d’aimer véritablement. Jésus ne cesse d’inviter les hommes à le suivre : dans la foi, ils doivent apprendre à lire les signes de sa présence et de son action, en particulier dans la célébration des sacrements, notamment l’Eucharistie, mais aussi dans sa Parole, son Peuple, ses ministres (évêques, prêtres, diacres)…

   « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?  » (Ac 1, 11) s’entendent dire les apôtres : l’Ascension du Christ est aussi un appel à un plus grand engagement dans le monde pour porter la Bonne Nouvelle.

La signification des Cieux

   L’Ascension de Jésus n’est pas un voyage dans l’espace, vers les astres les plus lointains, car les astres sont eux aussi faits d’éléments physiques comme la terre. Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu et vivre en son amour. Ici, nulle question de magie ou d’action spectaculaire. À propos du Ciel, le Catéchisme de l’Eglise catholique parle de « l’état de bonheur suprême et définitif ». Jésus ne s’est pas éloigné des hommes mais maintenant, grâce à sa présence auprès du Père, il est proche de chacun, pour toujours.

Quel est le lien entre Pâques, l’Ascension et la Pentecôte ?
Belle fête de l'Ascension

Pour lire l'article cliquez ici !

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 21:48
 
 

 

(article paru sur le site Zénith, écrit par Anita Bourdin.)

Le pape François a publié ce lundi 9 avril 2018, fête [déportée] de l’Annonciation, son cinquième grand document (après Lumen fidei, Evangelii gaudium, Laudato si’, Amoris laetitia), l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate », sur « l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Elle est en date du 19 mars.


Le titre, à lui seul, traduit un appel à la joie chrétienne.


Les dates, quant à elles, suggèrent deux modèles de sainteté : Marie et Joseph.


Le ton est vraiment celui d’une exhortation avec un étonnant usage du tutoiement, très neuf dans un document pontifical, qui le rend très vivant, personnel, interpellant, accessible à tous.


Le pape y invite chacun à discerner l’appel à sa propre sainteté, dans sa situation propre, « chacun à sa manière », tous y étant appelés, et à ne pas se contenter d’une « existence médiocre ». Il ne s’agit rien moins que de « refléter Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui ». Ainsi, il donne, en quelque sorte, des portes d’entrée dans la sainteté, tout en signalant les chausse-trappes, les fausses portes qui n’y conduisent pas. Il indique aussi des critères d’un discernement chrétien, ainsi que la « Charte du chrétien », et un chemin de « bonheur ». Il invite en somme à un chemin de « liberté », une liberté qui est une vie dans « l’Esprit Saint », avec les saints connus ou inconnus pour compagnons de route.


On retrouve dans le document des éléments que le pape a déjà traité ailleurs sous d’autres formes et qu’il a voulu réunir ici.


Par exemple, la Charte du chrétien, les Béatitudes, et le jugement dernier de l’évangile selon saint Matthieu (ch. 25). Dans ce petit bijou qu’est le commentaire des Béatitudes, il semble que le pape dise, « il suffit que tu en vives une, c’est une porte pour entrer dans la sainteté ».


Autre exemple : les nouveaux ‘’gnosticisme’’ et ‘’pélagianisme’’, comme obstacles à la sainteté. Le pape en a déjà parlé à la curie romaine et ces deux nouvelles formes de ces vieilles hérésies ont fait l’objet d’un document récent de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais, ici, il en fait un petit exposé pédagogique « pour tous ».


Souvent déjà, le pape a parlé de la joie chrétienne et de l’humour : il cite de nouveau ici, la prière de Thomas More et Philippe Néri. Il montre aussi que la mauvaise humeur est un signal que l’on s’égare en dehors du chemin de la sainteté. Et la rigidité qui va souvent avec la mauvaise humeur, s’oppose à la liberté dans l’Esprit Saint.


Quant au combat spirituel, le pape en a déjà parlé, notamment à la curie romaine, ou lors de son récent pèlerinage sur les pas du Padre Pio : il avait fait remarquer que si les chrétiens ne croyaient pas à l’existence du démon, ils devaient demander à l’évêque de faire une catéchèse sur le sujet. Eh bien la catéchèse, la voilà ! Le pape cite, ici Paul VI, sur l’existence d’une créature malfaisante : « Le mal n’est pas seulement une déficience mais une efficience, un être vivant, spirituel, perverti et pervertisseur. Réalité terrible, mystérieuse et effrayante. »


Mais ce dévoilement du mal n’advient qu’au chapitre 5, après « l’appel à la sainteté » (chapitre 1), les deux ennemis subtils de la sainteté (gnosticisme et pélagianisme, chapitre 2), « à la lumière du maître » (Béatitudes, Matthieu 25, chapitre 3) et avoir équipé le chrétien pour son attachement au Christ ressuscité et vainqueur par son amour : les « caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel » (chapitre 4), le chapitre peut-être le plus neuf avec les pages sur le discernement spirituel.
 

Un très beau texte que nous aurons sans doute à cœur de lire et méditer, pour nous préparer à la béatification d’une fille de notre terre agenaise, Adèle de Batz de Trenquelléon, le 10 juin prochain.

Nicolas RICHER.

Vous pouvez retrouver le texte intégral de l’Exhortation apostolique : Clic ici !

 

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 21:05
Exhortation apostolique : Gaudete et Exsultate : L’appel à la Sainteté

 

Le pape publie Gaudete Et Exsultate, une exhortation apostolique sur l’appel à la sainteté. « Soyez dans la joie et l’allégresse » (Mt 5, 12)

Mon humble objectif, c’est de faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté, en essayant de l’insérer dans le contexte actuel, avec ses risques, ses défis et ses opportunités. En effet, le Seigneur a élu chacun d’entre nous pour que nous soyons « saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Ep 1, 4).

Le Seigneur veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance.

J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, ‘‘la classe moyenne de la sainteté’’.[4]

Nous sommes appelés à vivre la contemplation également au sein de l’action, et nous nous sanctifions dans l’exercice responsable et généreux de notre propre mission.

Pape François

 

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 19:22
1 avril 2018
Pâques : « Voulons-nous participer à cette annonce de vie ou resterons-nous muets devant les événements ? »

Homélie du pape François pour la veillée pascale (Texte intégral)

Veillée pascale à Saint-Pierre © Vatican Media

Veillée Pascale À Saint-Pierre © Vatican Media

« Voulons-nous participer à cette annonce de vie ou resterons-nous muets devant les événements ? » C’est l’invitation qu’a lancée le pape François à la veillée pascale qu’il a célébrée le 31 mars 2018, en la basilique Saint-Pierre : une invitation « à rompre avec les habitudes répétitives, à renouveler notre vie, nos choix et notre existence ».

Évoquant dans son homélie « le poids du silence devant la mort du Seigneur », le pape a ajouté : « C’est la nuit du silence du disciple qui se trouve transi et paralysé… le disciple d’aujourd’hui, sans voix devant une réalité qui s’impose à lui, lui faisant sentir et, ce qui est pire, croire qu’on ne peut rien faire pour vaincre tant d’injustices que nombre de nos frères vivent dans leur chair. C’est le disciple étourdi parce qu’immergé dans une routine accablante qui le prive de la mémoire, qui fait taire l’espérance et l’habitue au “on a toujours fait ainsi”. »

« Le tombeau vide, a souligné le pape François, veut défier, secouer, interroger, mais surtout il veut nous encourager à croire et à avoir confiance que Dieu “vient” dans toute situation, dans toute personne, et que sa lumière peut arriver dans les coins les plus imprévisibles et les plus fermés de l’existence… Il est ressuscité et avec Lui ressuscite notre espérance créative pour affronter les problèmes actuels, parce que nous savons que nous ne sommes pas seuls. »

« Célébrer Pâques, a-t-il poursuivi, signifie croire de nouveau que Dieu fait irruption et ne cesse de faire irruption dans nos histoires, défiant nos déterminismes uniformisants et paralysants. Célébrer Pâques signifie faire en sorte que Jésus soit vainqueur de cette attitude lâche qui tant de fois, nous assiège et cherche à ensevelir tout type d’espérance. »

Voici le texte de l’homélie prononcée par le pape durant la célébration.

                                                                              AK

Homélie du pape François

Nous avons commencé cette célébration à l’extérieur, immergés dans l’obscurité de la nuit et dans le froid qui l’accompagne. Nous sentons le poids du silence devant la mort du Seigneur, un  silence dans lequel chacun de nous peut se reconnaître et qui descend profondément dans les replis du cœur du disciple qui, devant la croix, reste sans parole.

Ce sont les heures du disciple, sans voix devant la douleur engendrée par la mort de Jésus : que dire devant une telle réalité ? Le disciple qui reste sans voix prenant conscience de ses propres réactions durant les heures cruciales de la vie du Seigneur : devant l’injustice qui a condamné le Maître, les disciples ont fait silence ; devant les calomnies et le faux témoignage subi par le Maître, les disciples se sont tus. Durant les heures difficiles et douloureuses de la Passion, les disciples ont fait l’expérience de manière dramatique de leur incapacité à prendre un risque et à parler en faveur du Maître ; de plus, ils l’ont renié, ils se sont cachés, ils ont fui, ils sont restés muets (cf. Jn 18, 25-27).

C’est la nuit du silence du disciple qui se trouve transi et paralysé, sans savoir où aller face à tant de situations douloureuses qui l’oppriment et l’entourent. C’est le disciple d’aujourd’hui, sans voix devant une réalité qui s’impose à lui, lui faisant sentir et, ce qui est pire, croire qu’on ne peut rien faire pour vaincre tant d’injustices que nombre de nos frères vivent dans leur chair.

C’est le disciple étourdi parce qu’immergé dans une routine accablante qui le prive de la mémoire, qui fait taire l’espérance et l’habitue au “on a toujours fait ainsi”. C’est le disciple sans voix et enténébré qui finit par s’habituer et par considérer normale l’expression de Caïphe : « Vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas » (Jn 11, 50)

Et au milieu de nos silences, quand nous nous taisons de manière si accablante, alors les pierres commencent à crier (cf. Lc 19, 40)[1] et à laisser la place à la plus grande annonce que l’histoire ait jamais pu contenir dans son sein : « Il n’est pas ici, car il est ressuscité » (Mt 28, 6). La pierre du tombeau a crié et par son cri, elle a annoncé à tous un nouveau chemin. Ce fut la création la première à se faire l’écho du triomphe de la Vie sur toutes les réalités qui chercheront à faire taire et à museler la joie de l’Evangile. Ce fut la pierre du tombeau la première à sauter et, à sa manière, à entonner un chant de louange et d’enthousiasme, de joie et d’espérance auquel nous sommes tous invités à prendre part.

Et si hier, avec les femmes, nous avons contemplé « celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37 ; cf. Za 12, 10), aujourd’hui avec elles nous sommes appelés à contempler la tombe vide et à écouter les paroles de l’ange : « Vous, soyez sans crainte ! […] Il est ressuscité » (Mt 28, 5-6). Paroles qui veulent atteindre nos convictions et nos certitudes les plus profondes, nos manières de juger et d’affronter les événements quotidiens ; spécialement notre manière d’entrer en relation avec les autres. Le tombeau vide veut défier, secouer, interroger, mais surtout il veut nous encourager à croire et à avoir confiance que Dieu “vient” dans toute situation, dans toute personne, et que sa lumière peut arriver dans les coins les plus imprévisibles et les plus fermés de l’existence. Il est ressuscité de la mort, il est ressuscité du lieu dont personne n’attendait rien et il nous attend – comme il attendait les femmes – pour nous rendre participants de son œuvre de salut.

Voilà le fondement et la force que nous avons comme chrétiens pour répandre notre vie et notre énergie, notre intelligence, nos affections et notre volonté dans la recherche et spécialement dans le fait de produire des chemins de dignité. Il n’est pas ici… Il est ressuscité ! C’est l’annonce qui soutient notre espérance et la transforme en gestes concrets de charité. Comme nous avons besoin de faire en sorte que notre fragilité soit marquée de cette expérience ! Comme nous avons besoin que notre foi soit renouvelée, que nos horizons myopes soient remis en question et renouvelés par cette annonce !

Il est ressuscité et avec Lui ressuscite notre espérance créative pour affronter les problèmes actuels, parce que nous savons que nous ne sommes pas seuls.

Célébrer Pâques signifie croire de nouveau que Dieu fait irruption et ne cesse de faire irruption dans nos histoires, défiant nos déterminismes uniformisants et paralysants. Célébrer Pâques signifie faire en sorte que Jésus soit vainqueur de cette attitude lâche qui tant de fois, nous assiège et cherche à ensevelir tout type d’espérance.

La pierre du tombeau a fait sa part, les femmes ont fait leur part, maintenant l’invitation est adressée encore une fois à vous et à moi : invitation à rompre avec les habitudes répétitives, à renouveler notre vie, nos choix et notre existence. Une invitation qui nous est adressée là où nous nous trouvons, dans ce que nous faisons et ce que nous sommes ; avec la “part de pouvoir” que nous avons. Voulons-nous participer à cette annonce de vie ou resterons-nous muets devant les événements ?

Il n’est pas ici, il est ressuscité ! Et il t’attend en Galilée, il t’invite à retourner au temps et au lieu du premier amour pour te dire : “ N’aies pas peur, suis-moi”.
_________________________
[1] «Je vous le dis: si eux se taisent, les pierres crieront»

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 21:51

Chemin de Croix au Colisée 2018 © Vatican Media

Chemin De Croix Au Colisée 2018 © Vatican 

Prière du pape François

Seigneur Jésus, notre regard se tourne vers toi, plein de honte, de repentance et d’espérance.

Devant ton amour suprême, nous sommes envahis par la honte de t’avoir laissé souffrir seul pour nos péchés:

honte d’avoir fui devant l’épreuve, alors que nous t’avions dit mille fois: « même si tous t’abandonnent, je ne t’abandonnerai jamais »;

honte d’avoir choisi Barabbas et pas toi, le pouvoir et pas toi, l’apparence et pas toi, le dieu de l’argent et pas toi, la mondanité et pas l’éternité;

honte de t’avoir tenté par nos lèvres et par notre cœur, à chaque fois que nous nous sommes retrouvés devant une épreuve, et que nous t’avons dit: « si tu es le messie, sauve-toi et nous croirons! »;

honte parce que tant de gens, et même certains de tes ministres, se sont laissés tromper par l’ambition et la vaine gloire, perdant leur dignité et leur premier amour;

honte parce que nos générations laissent aux jeunes un monde fracturé par les divisions et par les guerres; un monde dévoré par l’égoïsme où les jeunes, les petits, les malades, les personnes âgées sont marginalisés;

honte d’avoir perdu la honte;

Seigneur Jésus, donne-nous toujours la grâce de la sainte honte!

Notre regard est également plein d’une repentance qui, avant ton éloquent silence, supplie ta miséricorde:

repentance qui jaillit de la certitude que toi seul peux nous guérir du mal, toi seul peux nous guérir de notre lèpre de haine, d’égoïsme, d’orgueil, d’avidité, de vengeance, de cupidité, d’idolâtrie, toi seul peux nous embrasser à nouveau en nous restituant notre dignité filiale et te réjouir de notre retour à la maison, à la vie;

repentance qui jaillit du sentiment de notre petitesse, de notre néant, de notre vanité et qui se laisse caresser par ta douce et puissante invitation à la conversion;

repentance de David qui, depuis l’abîme de sa misère, trouve sa seule force toi;

repentance qui naît de notre honte, qui naît de la certitude que notre cœur restera toujours inquiet jusqu’à ce qu’il te trouve, et, en toi, sa seule source de plénitude et de repos;

repentance de Pierre qui, en rencontrant ton regard, a pleuré amèrement de t’avoir renié devant les hommes.

Seigneur Jésus, donne-nous toujours la grâce de la sainte repentance!

Devant ta majesté suprême, dans notre désespoir ténébreux, l’étincelle de l’espérance s’allume, parce que nous savons que ta mesure pour nous aimer est seulement de nous aimer sans mesure;

espérance, parce que ton message continue à inspirer, aujourd’hui encore, tant de personnes et de peuples pour qui seul le bien peut vaincre le mal et la méchanceté, seul le pardon peut détruire la rancœur et la vengeance, pour qui c’est seulement en s’embrassant fraternellement que l’on peut faire disparaître l’hostilité et la peur de l’autre;

espérance parce que ton sacrifice continue, aujourd’hui encore, à exhaler le parfum de l’amour divin comme une caresse sur le cœur de nombreux jeunes qui continuent à te consacrer leur vie et deviennent des exemples vivants de charité et de gratuité dans notre monde dévoré par la logique du profit et du gain facile;

espérance parce que tant de missionnaires, hommes et femmes, continuent, aujourd’hui encore, à défier la conscience endormie de l’humanité, en risquant leur vie pour te servir dans les pauvres, dans les mis au rebut, dans les immigrés, dans les invisibles, dans les exploités, dans les affamés et dans les détenus;

espérance parce que ton Église, sainte et composée de pécheurs, continue, aujourd’hui encore, malgré toutes les tentatives pour la discréditer, d’être une lumière qui éclaire, encourage, élève et témoigne de ton amour sans limites, pour l’humanité, modèle d’altruisme, arche de salut et source de certitude et vérité;

espérance parce que de ta croix, fruit de la cupidité et de la lâcheté de tant de docteurs de la Loi et d’hypocrites, a jailli la résurrection, transformant les ténèbres du tombeau en éclair de l’aube du dimanche sans couchant, nous enseignant que ton amour est notre espérance.

Seigneur Jésus, donne-nous toujours la grâce de la sainte espérance!

Aide-nous, Fils de l’homme, à nous dépouiller de l’arrogance du larron qui est à ta gauche et des myopes et des corrompus, qui n’ont vu en toi qu’une occasion à exploiter, un condamné à critiquer, un vaincu dont se moquer, une autre occasion de faire endosser leur fautes aux autres, y compris à Dieu.

Nous te demandons au contraire, Fils de Dieu, de nous identifier avec le bon larron qui t’a regardé de ses yeux pleins de honte, de repentance et d’espérance; lui qui, par les yeux de la foi, a vu dans ta défaite apparente la victoire divine et qui s’est ainsi agenouillé devant ta miséricorde et, par son honnêteté, a volé le paradis! Amen!

Traduction de ZENIT , Anita Bourdin

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 08:56

Publié le par Paroisse de Colomiers

Au cours de ses deux premières catéchèses sur l’Eucharistie, le pape François nous a rappelé quatre attitudes fondamentales à respecter pendant la messe.
En ce mois de novembre 2017, le pape François a entamé un nouveau cycle de catéchèses sur l’Eucharistie, rappelant à deux reprises que la messe est la « prière par excellence », c’est-à-dire à la fois la plus haute et la plus concrète des prières. À ce titre, il estime qu’on ne va pas à la messe comme si on allait voir un spectacle ou visiter un musée.
Il faut, a-t-il souligné, que la Parole de Dieu puisse résonner dans les cœurs, et le croyant entrer ainsi dans une relation parfaite d’amour avec Lui. Et pour préserver cette « intériorité », le Saint-Père a décliné les quatre bonnes dispositions à avoir dès l’entrée : le silence, la confiance, l’émerveillement, et une capacité à dire « Père » à Dieu.
1. Le silence
Attitude essentielle du fidèle pour se préparer à accueillir la Parole de Dieu et la laisser agir dans les cœurs. La Parole jaillit du « silence mystérieux » de Dieu. Parole et silence agissent ensemble, nourrissent la participation active du fidèle.
2. Appeler Dieu, « Père »
Pour faciliter notre relation de confiance avec Dieu, François nous recommande de l’appeler « Père » comme Jésus y encourageait ses disciples. Le Pape insiste sur cette nécessité : « Faisons attention à cela : si on n’est pas capable d’appeler Dieu “Père”, on n’est pas capable de prier. Nous devons apprendre à dire “Père”, c’est-à-dire à se mettre en sa présence avec une confiance filiale. Mais pour pouvoir apprendre, il faut reconnaître avec humilité que nous avons besoin d’être instruits, et dire avec simplicité : Seigneur, apprends-moi à prier ».
3. La confiance
La prière, qui est « échange », doit être dite de manière humble et confiante, comme un petit enfant a confiance en son père et sa mère. « Dieu se souvient de toi, prend soin de toi, de toi, de moi, de tous », a rappelé le Pape. On se remet donc à Dieu avec confiance, sans se préoccuper de l’avenir, pour ressortir de la messe plus fort et plus courageux face aux adversités de la vie.
4. L’émerveillement
Un enfant « s’émerveille devant la moindre petite chose parce que tout est nouveau pour lui » nous dit le pape François. De la même façon, dans la prière, un fidèle entre en relation avec le « Dieu des surprises ». Prier, ce n’est pas parler avec Dieu comme le font les « perroquets », mais s’émerveiller « d’un Dieu vivant, qui habite en nous, qui bouge notre cœur, qui est dans l’Église et qui marche avec nous ; et sur ce chemin, il nous surprend toujours », expliquait le Saint-Père dans une de ses méditations matinales il y a quelques mois.
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 19:54
Cinq ans de pontificat : joie, miséricorde

     Le pontificat du pape François, élu il y a cinq ans jour pour jour, le 13 mars 2013, est caractérisé par la joie, la miséricorde et la mission. Dans un entretien à Vatican News en italien, le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin souligne les traits les plus saillants du magistère du pape argentin et confie son point de vue sur les critiques adressées au pape.

    A l’occasion de cet anniversaire, le « numéro 2 » du Vatican fait observer que « tous les documents ou au moins ceux de plus grande importance … se réfèrent toujours à la joie : Evangelii gaudium, Amoris laetitia, Laudato si’, la louange qui naît de la joie d’une âme pleine d’allégresse ». Ainsi, « la caractéristique fondamentale de ce pontificat est précisément la joie, une joie qui ne naît pas évidemment de l’insouciance, mais du fait de se savoir aimés par le Seigneur ».

     Le cardinal Parolin évoque une autre ligne directrice du pontificat : « la miséricorde, c’est-à-dire un amour personnel et total que Dieu a pour chacune de ses créatures ». Ce qui amène à un troisième élément : l’évangélisation, « la joie de communiquer aux autres cette bonne nouvelle de l’Évangile ». C’est « l’Église en sortie qui doit apporter l’Évangile à toutes les créatures ».

      Cette dimension « d’une Église en sortie, une Église en mouvement », insiste le secrétaire d’Etat, est une des caractéristiques principales du pontificat : « d’où l’invitation pressante que le pape a lancée dès le début, celle de ne pas rester sans bouger, celle de ne pas faire appel au principe du ‘on a toujours fait comme cela’ … pour ne faire aucun pas en avant ».

Face aux critiques

    Mais, ajoute-t-il, « ce dynamisme que le pape a imprimé et veut imprimer à l’Église, peut être la cause de jugements divers, contrastés et même parfois opposés ». Pour le cardinal Parolin, il est « normal… que tous les pontificats aient été soumis à des critiques ». Il distingue cependant entre les critiques « destructrices, agressives, vraiment méchantes » et les critiques « constructives ».

     Que faire des critiques agressives et destructrices ? « Il n’y a qu’à les accepter comme une croix et les considérer comme faisant partie de cette couronne d’épines que nous devons tous porter… Il n’y a donc rien à faire. Je pense qu’elles ne s’épuiseront pas, elles existeront toujours ».

     Quant aux critiques constructives, « il faut en tenir compte parce qu’elles peuvent aider, être une aide pour une amélioration, un perfectionnement aussi du service de chacun » : « les critiques constructives, précise le secrétaire d’Etat, sont ces critiques qui naissent d’une attitude fondamentale d’amour et qui visent la construction de la communion dans l’Église ».

      Il formule enfin un vœu pour le pape François : « que le Seigneur lui donne vie, santé, force et courage pour continuer de guider l’Église… « Deus conservet eum et vivificet eum » – « Que Dieu le garde et lui donne toujours force et vigueur »… Ad multos annos, Saint-Père ! »

Avec une traduction d’Hélène Ginabat 

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 16:18

 

   Le Carême commence le Mercredi des Cendres, mercredi 14 février 2018, et s’achève le Jeudi Saint, avant la célébration de la Cène du Seigneur. La Semaine Sainte, qui commence avec le dimanche des Rameaux 25 mars 2018, commémore la Cène, la Passion et la mort du Christ sur la Croix. Le Samedi Saint au soir et le dimanche de Pâques, le 1er avril 2018, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.

Un temps de conversion

   Au désert, le Christ a mené un combat spirituel dont il est sorti victorieux. À sa suite, il ne s’agit pas de faire des efforts par nos propres forces humaines mais de laisser le Christ nous habiter pour faire sa volonté et nous laisser guider par l’Esprit.

  Durant le temps du Carême, nous sommes invités à nous donner des moyens concrets, dans la prière, la pénitence et l’aumône pour nous aider à discerner les priorités de notre vie. Le temps du Carême est un temps autre qui incite à une mise à l’écart pour faire silence et être ainsi réceptif à la Parole de Dieu.

Pour toute information supplémentaire: Cliquez Ici

 

Pourquoi jeûner pendant le Carême ?

   Jeûner c’est se priver momentanément de quelque chose qui nous est nécessaire ou très agréable pour se donner le temps de retrouver l’essentiel. Dans l’exemple du jeûne alimentaire, l’homme a besoin de nourriture sous peine de mourir de faim. Mais il peut choisir de ne pas se nourrir tout de suite.

    Qu’est-ce que le jeûne ?

   Le jeûne nous permet de mieux connaître ce qui nous habite. Quels sont nos désirs les plus profonds ? Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône. C’est une privation volontaire de ce qui nous rassasie : un peu de nourriture peut-être, mais aussi de ces redoutables pièges à désir que sont le tabac, l’alcool, la télévision, l’ordinateur… Tout ce qui met notre vie sous la tyrannie de l’habitude et du besoin.

   Le Carême n’est pas un temps de tristesse, bien au contraire ! Il s’agit de préparer la fête de Pâques c’est à dire de la Résurrection du Christ d’entre les morts, de la victoire de la vie sur la mort. Le renouveau de la prière, l’insistance sur le partage et l’entraînement à la maîtrise de soi, tout spécialement recommandés pour le temps du Carême, nous invitent à la joie. Toutes les démarches du Carême chrétien sont vécues dans une atmosphère de simplicité et de joyeuse espérance, afin de nous ouvrir au Seigneur Ressuscité qui apporte la lumière et le salut.

   Pourquoi jeûner pendant le Carême ?

   Avant que le manque de nourriture ne devienne une trop grande gêne, il a le temps de se rappeler que le repas nourrit son corps, comble son ventre, mais qu’il a d’autres besoins à combler. Jésus pendant ses 40 jours de jeûne au désert dit :

Il est écrit que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu.

  • Prendre Jésus au mot et imaginer des Paroles qui peuvent nourrir le coeur avant que la nourriture ne remplisse le ventre.
  • Prendre conscience de la chance que l’on a de pouvoir se nourrir quand d’autres dans le monde ont faim et prendre le temps d’un remerciement (c’est le sens de la prière du Benedicite, prière que l’on dit avant de se mettre à table).
  • Attendre celui avec qui l’on doit partager le repas et préparer son coeur à l’accueillir.
  • Penser à celui que la misère privera de repas et préparer une forme de partage.
  • Méditer sur ce qui nous manque autant que le pain : quel soin prend-on de ceux que l’on aime, savent-ils qu’ils comptent pour nous ?
  • Écouter la Parole de Dieu qui peut nourrir notre coeur.
  • Prendre le temps de prier et de confier à Dieu ce dont notre coeur a faim.

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