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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 09:16

 

vovan | Shutterstock

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 Aleteia - Philip Kosloski

 

Une fois le sapin et la crèche rangés jusqu’à l’année prochaine, voici une prière pour que l’étoile de Noël continue d’illuminer nos vies.

 

       Si les fidèles rangent doucement leur sapin et autres décorations de Noël, cela ne signifie pas que l’esprit et la joie de Noël doivent s’éteindre. Bien plus qu’une fête ou une saison, Noël est un commencement dont la beauté doit imprégner la vie de chacun tout au long de l’année.

 

      Voici une courte prière qui peut être récitée à n’importe quel moment de la journée pour que l’étoile de Noël continue de briller dans les cœurs chaque jour :

 

"Seigneur Dieu, par ton Fils, tu as fait lever sur toutes les nations l’aurore de ton jour éternel ; accorde à ton peuple de reconnaître la splendeur éclatante de son Rédempteur et de parvenir, en progressant dans la foi, jusqu’à la clarté sans fin. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur."

 
 
 
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8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 20:03

 

ALETEIA - Edifa-

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Noël est passé mais ce n’est pas pour autant que nous devons oublier jusqu’à l’année prochaine le mystère de la nativité qui nous a été révélé.

 

 

Noël, c’était tout juste hier… qu’en reste-t-il ? Des jouets neufs éparpillés dans la maison, des souvenirs joyeux, des pensées un peu embrumées à cause du manque de sommeil, des bouts de papier-cadeau chiffonnés qui traînent un peu partout, et des cartes de Noël trouvées le matin dans la boîte aux lettres. Ou, peut-être, le poids de la solitude un peu plus lourd, la blessure du deuil, plus vive que d’habitude. Noël, oui, c’est aussi cela, dans le concret de nos vies… mais n’est-ce que cela et est-ce d’abord cela ?

 

Noël nous invite à nous émerveiller devant l’amour de Dieu pour nous

 

Noël, c’est la grâce qui nous est offerte d’accueillir le Verbe fait chair. La vérité de Noël, c’est la Bonne Nouvelle annoncée par les anges : « Aujourd’hui, nous est né un Sauveur ». Et c’est cela qui donne son sens à tous les aspects de la fête. Nos lendemains de Noël ne sauraient donc ressembler à ces lendemains de fêtes, tristes ou joyeux, mais toujours empreints d’une certaine nostalgie pour ce qui a été et ne sera plus. Car la joie de Noël ne nous a pas été donnée seulement pour quelques heures ou quelques dizaines de minutes, pendant la messe de Noël. Et la célébration de la Nativité n’est pas un simple anniversaire qui ne dure que le temps de souffler les bougies.

 

Pas question de laisser enfoui ce que Dieu nous a offert à Noël. Expliquons aux enfants que c’est un peu comme si nous mettions dans un placard ou à la poubelle tous les jouets neufs. Cette compassion leur sera très parlante. À Noël, nous avons reçu un cadeau beaucoup plus grand et plus beau que tous les autres, mais comme il ne se voit pas, nous risquons de l’oublier jusqu’à l’année prochaine. Mais qu’est-ce que Noël va changer dans nos vies ?

 

Dieu nous aime tellement que pour nous, Il s’est fait homme. Lui qui est le Créateur tout-puissant est né, pauvre et démuni comme tous les bébés qui dépendent entièrement de leurs parents. Dieu se donne à nous et se révèle à nous, non dans la magnificence, la richesse, la puissance, mais dans la petitesse et la pauvreté. Comment donc pourrions-nous rechercher les honneurs, la richesse et la puissance alors que Dieu Lui-même est né dans la pauvreté, alors qu’Il s’est fait petit enfant ? Dieu nous apprend à accepter profondément nos limites, nos dépendances.

 

Jésus n’a pas subi sa condition d’homme : Il l’a aimée. Il nous conduit à aimer notre condition d’homme, avec toutes les limites, les exigences et les dépendances propres à chaque âge. Jésus n’a pas fait semblant d’être un petit enfant, Il l’a été vraiment. Dieu se fait très proche de nous. Il est le « tout autre » et pourtant, Il se met à notre portée. Son amour cherche à nous apprivoiser doucement, sans nous faire peur. Noël nous invite à nous émerveiller devant cet amour et à nous laisser faire par lui, à ne jamais oublier – même au plus tard dans l’année quand nous célébrerons d’autres fêtes liturgiques – toute la tendresse, la pureté, la simplicité qui nous sont révélées à la crèche.

 

Devant la crèche, nous voyons et nous croyons au-delà des apparences

 

Dieu se fait chair. Très concrètement, cela implique qu’il nous est donné de rencontrer Dieu, de Le servir et de L’aimer à travers tout ce qui constitue notre vie d’homme. Il n’y a pas Dieu d’un côté et de l’autre notre existence charnelle. Il n’y a pas, dans notre vie, les moments pour Dieu et ceux qui ne Le concernent pas. Nous ne sommes pas des êtres coupés en deux : l’âme pour Dieu et le corps étranger à Dieu. C’est capital de ne pas oublier cela, en particulier dans le domaine de l’éducation religieuse. L’éducation de la foi ne concerne pas seulement une partie de l’existence ou de la personnalité de nos enfants : elle est vraiment une éducation de toute la vie.

 

Rien de ce que font les enfants, rien de ce qu’ils vivent n’est étranger à Dieu : tout est susceptible de les rapprocher ou de les éloigner de Lui, y compris les préoccupations et les gestes les plus matériels. Cela dit, il importe de souligner que l’éducation de la foi ne saurait être une simple éducation à la vie : il faut une annonce explicite de l’existence de Dieu qui, incarné, n’en est pas mois le « tout autre ». Il n’est pas rare, par exemple, d’entendre dire que le premier éveil à la foi doit être un éveil à la vie, au monde qui entoure l’enfant, aux autres, etc. C’est vrai si l’on entend par là que l’éveil à la foi ne doit pas être désincarné, coupé de la vie quotidienne de l’enfant. Mais c’est faux si cet « éveil à la vie » remplace toute instruction religieuse et toute vie de prière.

 

Par ailleurs, s’il est vrai que Dieu nous donne de Le rencontrer et de L’aimer à chaque instant de nos journées, à travers tout ce que nous vivons, il ne faut pas oublier que ce qui donne du « souffle » – le souffle de l’Esprit saint – au moindre de nos gestes, fût-ce se laver les dents ou éplucher un fruit, c’est la prière. C’est parce que nous consacrerons au moins dix minutes par jour à la prière, rien que pour Dieu, que nous pourrons Le rencontrer et L’aimer pendant les autres minutes. L’éducation de la foi ne doit pas nullement détourner les enfants de leur vie d’enfants, elle ne doit pas en faire des êtres désincarnées, bien au contraire, mais elle doit aussi les conduire à vivre au ras du quotidien, à pressentir la dimension surnaturelle de leur existence et orienter tous leurs choix en fonction de cette dimension-là.

 

Car c’est aussi ce que nous apprend Noël : devant la crèche, nous voyons et nous croyons au-delà des apparences. Devant ce petit enfant, il nous est demandé de croire que nous sommes en présence du Fils de Dieu. Et celle qui peut le mieux nous conduire sur ces chemins de foi, c’est la Vierge Marie. Plus que tout autre, elle savait que son bébé était semblable aux autres puisque c’est elle qui l’a nourri, lui a appris à parler, à marcher, etc. Mais plus que tout autre, elle a cru, pleinement, que ce tout petit enfant, qui dépendait entièrement d’elle, était vraiment son Sauveur.

 

Christine Ponsard

ET MAINTENANT, COMMENT PROLONGER LA JOIE DE NOËL ?

Rappelée à Dieu à l’âge de 47 ans le 16 février 2003, Christine Ponsard, mère adoptive de 3 enfants, ancienne Commissaire nationale des Guides d’Europe, était journaliste et animait des retraites spirituelles pour les familles. Elle était responsable notamment de la rubrique La foi en famille de l'hebdomadaire « Famille Chrétienne », qu’elle anima  jusqu’à sa mort chaque semaine pendant 17 ans. Son rayonnement spirituel toucha aussi bien les familles que les malades et les prêtres. 

 
 
 
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1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 20:37

Dialogue entre générations, éducation et travail :
des outils pour construire une paix durable

 

 

 

1. « Comme ils sont beaux, sur les montagnes, les pas du messager qui annonce la paix » (Is 52, 7)

 

 

      Ces paroles du prophète Isaïe expriment la consolation, le soupir de soulagement d'un peuple exilé, épuisé par la violence et les sévices, exposé à l'indignité et à la mort. Le prophète Baruch s’interrogeait : « Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? » (3, 10-11). Pour ces gens, l'avènement du messager de paix signifiait l’espérance d'une renaissance sur les décombres de l'histoire, le début d'un avenir radieux.

 

Aujourd'hui encore, le  chemin de la paix, que saint Paul VI a appelé du nouveau nom de  développement intégral [1], reste malheureusement éloigné de la réalité de beaucoup d'hommes et de femmes et, par conséquent, de la famille humaine, désormais complètement interconnectée. Malgré les multiples efforts visant à un dialogue constructif entre les nations, le bruit assourdissant des guerres et des conflits s'amplifie, tandis que des maladies aux proportions pandémiques progressent, que les effets du changement climatique et de la dégradation de l'environnement augmentent, que le drame de la faim et de la soif s'aggrave et qu’un modèle économique basé sur l'individualisme plutôt que sur le partage solidaire continue de dominer. Aujourd'hui encore, comme au temps des anciens prophètes,  la clameur des pauvres et de la terre [2] ne cesse de s'élever pour implorer justice et paix.

 

À chaque époque, la paix est à la fois un don du ciel et le fruit d'un engagement commun. Il y a, en effet, une “architecture” de la paix, dans laquelle interviennent les différentes institutions de la société, et il y a un “artisanat” de la paix qui implique chacun de nous personnellement [3]. Chacun peut collaborer à la construction d'un monde plus pacifique : à partir de son propre cœur et des relations au sein de la famille, dans la société et avec l'environnement, jusqu’aux relations entre les peuples et entre les États.

 

Je voudrais proposer ici  trois voies pour construire une paix durable. Tout d'abord, le  dialogue entre les générations comme base pour la réalisation de projets communs. Deuxièmement,  l'éducation en tant que facteur de liberté, de responsabilité et de développement. Enfin,  le travail pour une pleine réalisation de la dignité humaine. Ces trois éléments sont essentiels pour « l’élaboration d’un pacte social » [4], sans lequel tout projet de paix est inconsistant.

 

 

2. Dialoguer entre les générations pour construire la paix

 

     Dans un monde toujours en proie à la pandémie qui a causé tant de maux, « certains essaient de fuir la réalité en se réfugiant dans leurs mondes à eux, d’autres l’affrontent en se servant de la violence destructrice. Cependant, entre l’indifférence égoïste et la protestation violente, une option est toujours possible : le dialogue. Le dialogue entre les générations » [5].

 

Tout dialogue sincère, même s'il n'est pas dépourvu d'une dialectique juste et positive, requiert toujours une confiance fondamentale entre les interlocuteurs. Nous devons retrouver cette confiance mutuelle ! La crise sanitaire actuelle a accru pour tout le monde le sentiment de solitude et de repli sur soi. La solitude des personnes âgées s'accompagne chez les jeunes d'un sentiment d'impuissance et de l'absence d'une idée commune de l'avenir. Cette crise est certainement douloureuse. Mais c'est aussi une crise qui peut faire ressortir le meilleur des personnes. En effet, pendant la pandémie, nous avons vu de généreux témoignages de compassion, de partage et de solidarité dans le monde entier.

 

Le dialogue consiste à s'écouter, discuter, se mettre d'accord et cheminer ensemble. Favoriser tout cela entre les générations signifie labourer le sol dur et stérile du conflit et du rejet pour cultiver les semences d'une paix durable et partagée.

 

Alors que le développement technologique et économique a souvent divisé les générations, les crises contemporaines révèlent l'urgence de leur alliance. D'une part les jeunes ont besoin de l'expérience existentielle, sapientielle et spirituelle des personnes âgées ; d'autre part les personnes âgées ont besoin du soutien, de l'affection, de la créativité et du dynamisme des jeunes.

 

Les grands défis sociaux et les processus de pacification ne peuvent se passer du dialogue entre les gardiens de la mémoire - les personnes âgées - et ceux qui font avancer l'histoire - les jeunes - ; pas plus que de la disponibilité de chacun pour faire place à l'autre, pour ne pas prétendre occuper toute la scène en poursuivant des intérêts immédiats comme s'il n'y avait ni passé ni avenir. La crise mondiale que nous vivons nous montre que la rencontre et le dialogue entre les générations sont le moteur d'une politique saine qui ne se contente pas de gérer le présent « avec des rapiècements ou des solutions rapides » [6], mais qui se propose comme une forme éminente d'amour de l'autre [7], dans la recherche de projets communs et durables.

 

Si, face aux difficultés, nous savons pratiquer ce dialogue intergénérationnel, « nous pourrons être bien enracinés dans le présent, et, de là, fréquenter le passé et l’avenir : fréquenter le passé, pour apprendre de l’histoire et pour guérir les blessures qui parfois nous conditionnent ; fréquenter l’avenir pour nourrir l’enthousiasme, faire germer des rêves, susciter des prophéties, faire fleurir des espérances. De cette manière, nous pourrons, unis, apprendre les uns des autres » [8]Sans racines, comment les arbres pourraient-ils pousser et porter des fruits ?

 

Il suffit de penser à la question du soin de notre maison commune. L'environnement, en effet, est « un prêt que chaque génération reçoit et doit transmettre à la génération suivante » [9]Nous devons donc apprécier et encourager les nombreux jeunes qui s’engagent pour un monde plus juste et attentif à la sauvegarde de la création confiée à nos soins. Ils le font avec préoccupation et enthousiasme, et surtout avec un sens des responsabilités face à l'urgent changement de direction [10] que nous imposent les difficultés nées de la crise éthique et socio-environnementale actuelle [11].

Par ailleurs, la possibilité de construire ensemble des chemins de paix ne peut être séparée de l'éducation et du travail qui sont des lieux et des contextes privilégiés pour le dialogue intergénérationnel. C’est l’éducation qui fournit la grammaire du dialogue entre les générations, et c'est dans l'expérience du travail que des hommes et des femmes de différentes générations se retrouvent à collaborer, à échanger des connaissances, des expériences et des compétences en vue du bien commun.

 

 

3. L’instruction et l'éducation comme moteurs de la paix

 

        Ces dernières années, le budget consacré à l'éducation et à l'instruction, considérées comme des dépenses au lieu d’investissements, a été sensiblement réduit dans le monde entier. Et pourtant, elles sont les premiers vecteurs d’un développement humain intégral : elles rendent la personne plus libre et responsable et sont indispensables pour la défense et la promotion de la paix. En d’autres termes, instruction et éducation sont les fondements d’une société unie, civilisée, capable de créer l’espérance, la richesse et le progrès.

 

Les dépenses militaires, en revanche, ont augmenté, dépassant le niveau enregistré à la fin de la “guerre froide”, et elles semblent devoir croître de manière exorbitante [12].

 

Il est donc opportun et urgent que tous ceux qui ont une responsabilité de gouvernement élaborent des politiques économiques qui prévoient une inversion du rapport entre les investissements publics dans l’éducation et les fonds destinés aux armements. D’ailleurs, la poursuite d’un réel processus de désarmement international ne peut qu’entraîner de grands bénéfices pour le développement des peuples et des nations en libérant des ressources financières à employer de manière plus appropriée pour la santé, l’école, les infrastructures, le soin du territoire, et ainsi de suite.

 

J’ai l’espoir que l’investissement dans l’éducation s’accompagne d’un engagement plus grand pour promouvoir la culture du soin [13] . Celle-ci, face aux fractures de la société et à l’inertie des institutions peut devenir le langage commun qui abatte les barrières et construise des ponts. « Un pays grandit quand dialoguent de façon constructive ses diverses richesses culturelles : la culture populaire, la culture universitaire, la culture des jeunes, la culture artistique et technologique, la culture économique et la culture de la famille, et la culture des médias » [14]Il est donc nécessaire de forger un nouveau paradigme culturel à travers « un pacte éducatif global pour et avec les jeunes générations, qui engage les familles, les communautés, les écoles et les universités, les institutions, les religions, les gouvernants, l’humanité entière, dans la formation de personnes matures » [15]Un pacte qui promeuve l’éducation à l’écologie intégrale selon un modèle culturel de paix, de développement et de durabilité, axé sur la fraternité et sur l’alliance entre l’être humain et l’environnement [16].

 

Investir dans l’instruction et l’éducation des jeunes générations est la route principale qui les conduit, à travers une préparation spécifique, à occuper avec profit une juste place dans le monde du travail [17].

 

 

4. Promouvoir et garantir le travail construit la paix

 

      Le travail est un facteur indispensable pour construire et préserver la paix. Il est expression de soi et de ses propres dons, mais aussi effort, fatigue, collaboration avec les autres, puisqu’on travaille toujours avec ou pour quelqu’un. Dans cette perspective fortement sociale, le travail est le lieu où nous apprenons à donner notre contribution pour un monde plus vivable et plus beau.

La pandémie de Covid-19 a aggravé la situation du monde du travail, qui affrontait déjà de multiples défis. Des millions d’activités économiques ont fait faillite ; les travailleurs précaires sont de plus en plus exposés ; beaucoup de ceux qui assurent des services essentiels sont davantage ignorés de la conscience publique et politique ; l’instruction à distance a causé, dans de nombreux cas, une régression de l’apprentissage et des parcours scolaires. Les jeunes qui entrent sur le marché du travail et les adultes victimes du chômage font face aujourd’hui à des perspectives dramatiques.

 

En particulier, l’impact de la crise sur l’économie informelle, qui souvent concerne des travailleurs migrants, a été dévastateur. Beaucoup d’entre eux ne sont pas reconnus par les lois nationales, comme s’ils n’existaient pas. Ils vivent dans des conditions très précaires, eux et leurs familles, exposés à diverses formes de servitudes et sans système de welfare qui les couvre. S’y ajoute le fait qu’actuellement seul un tiers de la population mondiale en âge de travailler jouit d’un système de protection sociale, ou peut en profiter de manière limitée. Dans de nombreux pays la violence et la criminalité organisée progressent, étouffant la liberté et la dignité des personnes, empoisonnant l’économie et empêchant au bien commun de se développer. La réponse à ces situations ne peut passer qu’à travers un élargissement des possibilités de travail digne.

 

Le travail, en effet, est la base sur laquelle se construisent la justice et la solidarité dans toute communauté. C’est pourquoi « on ne doit pas chercher à ce que le progrès technologique remplace de plus en plus le travail humain, car l’humanité se dégraderait elle-même. Le travail est une nécessité, il fait partie du sens de la vie sur cette terre, chemin de maturation, de développement humain et de réalisation personnelle » [18]Nous devons rassembler les idées et les efforts pour créer les conditions et trouver des solutions afin que tout être humain en âge de travailler ait la possibilité, par son travail, de contribuer à la vie de sa famille et de la société.

 

Il est plus que jamais urgent de promouvoir dans le monde entier des conditions de travail décentes et dignes, orientées vers le bien commun et la sauvegarde de la création. Il faut assurer et soutenir la liberté d’initiative des entreprises et, en même temps, développer une responsabilité sociale renouvelée pour que le profit ne soit pas l’unique critère-guide.

 

Dans cette perspective, doivent être stimulées, accueillies et soutenues les initiatives qui, à tous les niveaux, motivent les entreprises au respect des droits humains fondamentaux des travailleuses et des travailleurs, en sensibilisant non seulement les institutions mais aussi les consommateurs, la société civile et les entreprises. Plus ces dernières sont conscientes de leur rôle social, plus elles deviennent des lieux où s’exerce la dignité humaine, participant ainsi à la construction de la paix. Sur ce sujet, la politique est appelée à jouer un rôle actif en promouvant un juste équilibre entre liberté économique et justice sociale. Tous ceux qui œuvrent en ce domaine, en commençant par les travailleurs et les entrepreneurs catholiques, peuvent trouver des orientations sûres dans la Doctrine sociale de l’Église.

 

        Chers frères et sœurs, alors que nous cherchons à unir nos efforts pour sortir de la pandémie, je voudrais renouveler ma gratitude à tous ceux qui sont engagés, et qui continuent à se dévouer avec générosité et responsabilité, pour garantir l’instruction, la sécurité et la protection des droits, pour donner les soins médicaux, pour faciliter la rencontre entre familles et malades, pour garantir un soutien économique aux personnes pauvres ou qui ont perdu leur travail. Et j’assure de ma prière toutes les victimes et de leurs familles.

 

Aux gouvernants et à tous ceux qui ont des responsabilités politiques et sociales, aux pasteurs et aux animateurs des communautés ecclésiales, ainsi qu’à tous les hommes et femmes de bonne volonté, je lance un appel pour que nous marchions ensemble dans ces trois voies : le dialogue entre les générations, l’éducation et le travail ; avec courage et créativité. Et que soient de plus en plus nombreux ceux qui, sans faire de bruit, avec humilité et ténacité, se font jour après jour des artisans de paix. Et que la Bénédiction du Dieu de la paix les précède et les accompagne toujours.

 

Du Vatican, le 8 décembre 2021

François
 


[1] Cf. Lett. enc.  Populorum progressio (26 mars 1967), n. 76ss.

[2] Cf. Lett. enc.  Laudato si’ (24 mai 2015), n. 49.

[3] Cf. Lett. enc.  Fratelli tutti (3 ocotbre 2020), n. 231.

[4]  Ibid., n. 218.

[5]  Ibid., n. 199.

[6]  Ibid., n. 179.

[7] Cf.  Ibid., n. 180.

[8] Exhort. ap.  Christus vivit (25 mars 2019), n. 199.

[9]  Lett. enc.  Laudato si’ (24 mai 2015), n. 159.

[10] Cf.  Ibid., nn. 163 ; 202.

[11]Cf.   Ibid., n. 139.

[12] Cf.  Message aux participants au 4ème Forum de Paris sur la paix, 11-13 novembre 2021.

[13] Cf. Lett. enc.  Laudato si’ (24 mai 2015), n. 231;  Message pour la 54ème Journée Mondiale de la Paix. La culture du soin comme parcours de paix (8 décembre 2020).

[14] Lett. enc.  Fratelli tutti (3 octobre 2020), n. 199.

[15]  Vidéomessage pour le Global Compact on Education. Together to look Beyond (15 octobre 2020).

[16] Cf. Vidéomessage pour le High Level Virtual Climate Ambition Summit (13 décembre 2020), n. 18.

[17] Cf. S. Jean-Paul II, Lett. enc.  Laborem exercens (14 septembre 1981), n. 18.

[18] Lett. enc.  Laudato si’  (24 mai 2015), n. 128.

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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 15:03
 
 
Avec le Pape François pour la Journée mondiale de la Paix 

Construire un modèle culturel de la Paix


Comment répondre à l'invitation du Pape François à construire un modèle culturel de la Paix? Découvrez le 3ème épisode de notre série à l'occasion de la Journée mondiale de la Paix 2022, avec Vlatko Maric, aumônier de Pax Christi France.
 

 

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25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 20:08
MESSAGE de NOËL et BÉNÉDICTION URBI ET ORBI du 25 DÉCEMBRE 2021, PAPE FRANÇOIS

Depuis la Loge Centrale de la Basilique Saint Pierre,

message du Pape François, et Bénédiction Urbi et Orbi

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 21:16

« .. La synodalité constitue la voie royale pour l’Église, appelée à se renouveler sous l’action de l’Esprit et grâce à l’écoute de la Parole. La capacité d’imaginer un futur différent pour l’Église et pour ses institutions, à la hauteur de la mission qu’elle a reçue, dépend pour une large part du choix d’entreprendre des processus d’écoute, de dialogue et de discernement communautaire, auxquels tous et chacun peuvent participer et contribuer. En même temps, le choix de “marcher ensemble” est un signe prophétique pour une famille humaine qui a besoin d’un projet commun, en mesure de rechercher le bien de tous. Une Église capable de communion et de fraternité, de participation et de solidarité, dans la fidélité à ce qu’elle annonce, pourra se placer aux côtés des pauvres et des plus petits et leur prêter sa voix. Pour “marcher ensemble”, il est nécessaire que nous laissions ­l’Esprit forger en nous une mentalité vraiment synodale, en entrant avec courage et avec une liberté de cœur dans un processus de conversion sans lequel cette «réforme continue dont elle [l’Église] a toujours besoin en tant qu’institution  humaine et terrestre » ne sera pas possible ».

Votre participation

QUESTIONNAIRE

 

« POUR UNE ÉGLISE SYNODALE : COMMUNION, ­PARTICIPATION, MISSION », tous les  chrétiens ensemble sont invités à répondre à ces q­uestions :

 

a. Lister les expériences de votre Église particulière (diocèse, paroisse, communauté) qui vous ont fait vivre la synodalité (« marcher ensemble »)

 

b. Noter ce qu’ont provoqué ces expériences : joies, intuitions, difficultés, obstacles ?

 

c. Repérer les pas que l’Esprit nous invite à accomplir pour grandir dans notre    “ marcher ensemble: Qu’est-ce que l’Esprit est en train de nous demander aujourd’hui ? Les points à confirmer, les changements à envisager, les nouveaux pas à franchir ? Où voyons-nous s’établir un consensus ?

 

Quels chemins s’ouvrent pour notre Église ?

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 10:04

 

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26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 21:42

 

Source : "Église catholique en France" édité par la Conférence des Évêques de France

Source : "Église catholique en France" édité par la Conférence des Évêques de France

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2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 21:34

 

Le  2 novembre, après avoir célébré tous les saints, les catholiques prient pour leurs défunts. Dans la lumière de la Toussaint, cette journée est pour les chrétiens l’occasion d’affirmer et de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ. C’est bien pour signifier cela, qu’à l’occasion de ces célébrations, un grand nombre de personnes se rendent dans les cimetières pour honorer leurs proches disparus et fleurir leur tombe.

L’Évangile de la messe du jour de prière pour les défunts rappelle ces propos du Christ :

Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m’a envoyé. Or, la volonté du Père qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je les ressusciterai au dernier jour.
(Jean 6, 37-40)

=Pour aller plus loin Clic sur le lien:

https://youtu.be/5L8zxrNzC4U?t=2

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 12:14

 

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