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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 20:45
Audience générale du 19 mai 2021 © Vatican Media

Audience générale du 19 mai 2021 © Vatican Media

Catéchèse : « Ayez le courage de dire à Dieu : mais pourquoi… ? »

« Nos expressions les plus dures et les plus amères »

« Ayez le courage de dire à Dieu : mais pourquoi… ? » a encouragé le pape François à l’audience générale de ce mercredi matin, 19 mai 2021. Et même, a-t-il ajouté, « se mettre un peu en colère fait du bien », pour « attirer le cœur de notre Père vers notre misère, vers notre difficulté, vers notre vie ».

« Dieu nous répondra », a-t-il affirmé dans sa catéchèse depuis la Cour Saint-Damase du Vatican : « Il recueillera même nos expressions les plus dures et les plus amères, avec l’amour d’un père et les considérera comme un acte de foi, comme une prière. »

Méditant sur les difficultés de la prière, le pape a invité notamment à la « vigilance » : « Toutes les minutes de notre vie sont précieuses et ne doivent pas être perdues en distractions. »

« Quand l’imagination tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond… Il nous faut l’arrêter et la mettre en cage, avec attention », a-t-il aussi recommandé.

Au fil de sa méditation, le pape a aussi mis en garde contre la « sécheresse spirituelle avec un cœur gris » : « Le cœur doit être ouvert et lumineux, afin que la lumière du Seigneur y entre. Et si elle n’entre pas, il faut l’attendre avec espérance. »

Voici la traduction de sa catéchèse fournie par le Saint-Siège.

 

Catéchèse – 34. Distraction, aridité, acédie

 

Chers frères et sœurs, bonjour!

 

      En suivant le modèle du Catéchisme, au cours de cette catéchèse, nous nous référons à l’expérience vécue de la prière, en tentant d’en indiquer certaines difficultés, très communes, qui doivent être identifiées et surmontées. Prier n’est pas facile : il y a de nombreuses difficultés qui se présentent dans la prière. Il faut les connaître, les identifier et les surmonter.

     Le premier problème qui se présente à celui qui prie est la distraction (cf. CEC, n. 2729). Tu commences à prier, puis ton esprit erre, erre, dans le monde entier ; ton cœur est là, l’esprit est là… La distraction de la prière. La prière coexiste souvent avec la distraction. En effet, l’esprit humain a du mal à s’arrêter longtemps sur une seule pensée. Nous faisons tous l’expérience de ce tourbillon constant d’images et d’illusions en mouvement constant, qui nous accompagne même pendant notre sommeil. Et nous savons tous qu’il n’est pas bon de céder à ce penchant désordonné.

     Lutter pour gagner et maintenir la concentration ne concerne pas seulement la prière. Si l’on n’atteint pas un degré suffisant de concentration, on ne peut pas étudier avec profit ni même bien travailler. Les athlètes savent que les compétitions ne se remportent pas seulement avec l’entraînement physique, mais aussi avec la discipline mentale : surtout avec la capacité de rester concentrés et de maintenir vive l’attention.

 

     Les distractions ne sont pas coupables, mais elles doivent être combattues. Dans le patrimoine de notre foi, il existe une vertu qui est souvent oubliée, mais qui est très présente dans l’Evangile. Elle s’appelle « vigilance ». Et Jésus le dit tant : « Veillez. Priez ». Le Catéchisme la cite de façon explicite dans son instruction sur la prière (cf. n. 2730). Souvent, Jésus rappelle les disciples au devoir d’une vie sobre, guidée par la pensée que tôt ou tard, Il reviendra, comme un époux des noces ou un maître d’un voyage. Mais ne connaissant ni l’heure, ni le jour de son retour, toutes les minutes de notre vie sont précieuses et ne doivent pas être perdues en distractions. A un moment que nous ignorons, la voix de notre Seigneur retentira : ce jour-là, bienheureux ces serviteurs qu’Il trouvera occupés, encore concentrés sur ce qui compte véritablement. Ils ne se sont pas dispersés en courant après toutes les attractions qui leur venaient à l’esprit, mais ils ont cherché à marcher sur la juste voie, en faisant le bien et en faisant leur devoir. Voilà la distraction : quand l’imagination tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond… Sainte Thérèse appelait cette imagination qui erre, erre dans la prière, « la folle de la maison » : c’est comme une folle qui te fait tourner en rond, tourner en rond… Il nous faut l’arrêter et la mettre en cage, avec attention.

 

      Le temps de la sécheresse mérite un discours à part. Le Catéchisme le décrit en ces termes : « Le cœur est sevré, sans goût pour les pensées, souvenirs et sentiments, même spirituels. C’est le moment de la foi pure qui se tient fidèlement avec Jésus dans l’agonie et au tombeau » (n. 2731). La sécheresse nous fait penser au Vendredi Saint, à la nuit et au Samedi Saint, toute la journée : Jésus n’est pas là, il est dans la tombe ; Jésus est mort : nous sommes seuls. Et cela est la pensée-mère de la sécheresse. Souvent, nous ne savons pas quelles sont les causes de la sècheresse : cela peut dépendre de nous-mêmes, mais aussi de Dieu, qui permet certaines situations de la vie extérieure ou intérieure. Ou, parfois, ce peut être un mal à la tête ou un mal au foie qui t’empêche d’entrer dans la prière. Souvent, nous ne connaissons pas bien la raison. Les maîtres spirituels décrivent l’expérience de la foi comme une alternance constante de temps de consolation et de désolation ; des moments où tout est facile, tandis que d’autres sont marqués par une grande pesanteur. Souvent, quand nous rencontrons un ami, nous disons : « Comment vas-tu ? » – « Aujourd’hui je suis déprimé ». Souvent, nous sommes « déprimés », c’est-à-dire que nous n’éprouvons pas de sentiments, nous ne trouvons pas de consolations, nous n’y arrivons pas. Ce sont ces jours gris… Et il y en a beaucoup, dans la vie ! Mais le danger est d’avoir le cœur gris : quand cette « déprime » arrive au cœur et le rend malade… Il y a des gens qui vivent avec le cœur gris. C’est terrible : on ne peut pas prier, on ne peut pas sentir la consolation avec le cœur gris ! Et on ne peut toujours avoir une sécheresse spirituelle avec un cœur gris. Le cœur doit être ouvert et lumineux, afin que la lumière du Seigneur y entre. Et si elle n’entre pas, il faut l’attendre avec espérance. Mais ne pas l’enfermer dans le gris.

 

      Puis, une chose différente est l’acédie, un autre défaut, un autre vice, qui est une véritable tentation contre la prière et, plus généralement, contre la vie chrétienne. L’acédie est « une forme de dépression due au relâchement de l’ascèse, à la baisse de la vigilance, à la négligence du cœur » (CEC, n. 2733). C’est l’un des sept « péchés capitaux » parce que, alimenté par la présomption, il peut conduire à la mort de l’âme.

 

     Comment faire, donc, dans cette succession d’enthousiasmes et de découragements ? Il faut apprendre à marcher toujours. Le véritable progrès de la vie spirituelle ne consiste pas à multiplier les extases, mais à être capables de persévérer dans les moments difficiles :  marche, marche, marche… Et si tu es fatigué, arrête-toi un peu et recommence à marcher. Mais avec persévérance. Rappelons la parabole de saint François sur la joie parfaite : ce n’est pas dans les fortunes infinies qui pleuvent du Ciel que l’on mesure la capacité d’un frère, mais dans le fait de marcher avec constance, même lorsque l’on n’est pas reconnu, même lorsque l’on est maltraité, même lorsque tout a perdu le goût des débuts. Tous les saints sont passés par cette « vallée obscure », et ne nous scandalisons pas si, en lisant leur journal, nous écoutons le compte-rendu de soirées de prière sans entrain, vécue sans goût. Il faut apprendre à dire : « Même si Toi, mon Dieu, sembles faire de tout pour que je cesse de croire en Toi, moi au contraire je continue à te prier ». Les croyants n’éteignent jamais la prière ! Parfois, elle peut ressembler à celle de Job, qui n’accepte pas que Dieu le traite de façon injuste, proteste et le prend à parti. Mais souvent, même protester devant Dieu est une façon de prier ou, comme disait cette petite vieille, « se mettre en colère contre Dieu est aussi une façon de prier », parce que souvent, le fils se met en colère contre son père : c’est un mode de relation avec le père ; parce qu’il le reconnaît comme « père », il se met en colère…

 

       Et nous aussi, qui sommes beaucoup moins saints et patients que Job, nous savons qu’à la fin, au terme de ce temps de désolation, au cours duquel nous avons élevé au Ciel des cris muets et de nombreux « pourquoi ? », Dieu nous répondra. N’oubliez pas la prière du « pourquoi ? » : c’est la prière que font les enfants quand ils commencent à ne pas comprendre les choses et les psychologues l’appellent « l’âge des pourquoi », parce que l’enfant demande à son père : « Papa, pourquoi… ? Papa, pourquoi… ? Papa, pourquoi… ? Mais attention : l’enfant n’écoute pas la réponse du père. Le père commence à répondre et l’enfant arrive avec un autre pourquoi.  Il veut seulement attirer le regard de son père sur lui ; et quand nous nous mettons un peu en colère contre Dieu, et que nous commençons à demander des pourquoi, nous sommes en train d’attirer le cœur de notre Père vers notre misère, vers notre difficulté, vers notre vie. Mais oui, ayez le courage de dire à Dieu : « Mais pourquoi… ? ». Parce que parfois, se mettre un peu en colère fait du bien, parce que cela réveille ce rapport de fils à Père, de fille à Père, que nous devons avoir avec Dieu. Et Il recueillera même nos expressions les plus dures et les plus amères, avec l’amour d’un père et les considérera comme un acte de foi, comme une prière.

 

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 12:15

 

Située entre Pâques et la Pentecôte, c’est-à-dire entre la résurrection du Christ et la venue de l’Esprit Saint sur le groupe des apôtres, lAscension ne peut être comprise qu’en lien avec ces deux évènements. LAscension fait partie du déploiement inouï de Pâques : par sa mort et sa Résurrection, le Christ a sauvé l’homme qui, à sa suite, est désormais appelé à rejoindre Dieu pour vivre dans sa gloire.

 

 

Une Présence dans l’absence

Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s’est plusieurs fois montré aux disciples. LAscension marque la fin des apparitions du Ressuscité : Jésus “est monté au ciel”, c’est-à-dire que désormais, ses disciples devront faire le deuil d’un certain type de présence, d’une présence charnelle. Grâce à l’Esprit donné à la Pentecôte, ils vont expérimenter une nouvelle manière, pour Jésus ressuscité, de leur être présent. Désormais, les disciples devront “croire sans voir”, ou plutôt “croire parce qu’ils ont vu” (Jn 20, 30-31). C’est sur leur témoignage crédible que nous fondons notre foi.

La liberté des chrétiens passe par une prise de distance de la part du Christ. « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jean 16,7). Lui qui ne se laisse pas posséder ni étreindre ne s’impose pas davantage : il laisse ses disciples libres de croire, et donc d’aimer véritablement car librement.

Il fait de nous des témoins

Mais cette absence est en même temps forte d’une promesse et d’une invitation à la mission : « vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

Il ne s’agit pas de rester les yeux levés vers le ciel. LAscension est un appel à la responsabilité. C’est aux chrétiens désormais d’être témoins du Christ ! Le mystère de l’Ascension signifie que le temps des témoins commence, le temps de l’Église. Sans Ascension, pas d’Église. Jésus va rendre ses disciples et apôtres définitivement capables de porter témoignage. Désormais Pierre va parler et enseigner avec autorité comme Jésus, de même que Paul.

De la tristesse à la joie

L’Ascension n’est donc pas la célébration d’un départ triste. Les disciples étaient tristes avant, quand ils ne comprenaient pas le sens des événements de Jérusalem, quand ils ne comprenaient pas que le Messie devait souffrir pour entrer dans la gloire, surtout tant qu’ils n’avaient pas compris que Jésus devait monter vers le Père pour envoyer l’Esprit.

article publié par "Église Catholique en France".

 

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 06:43
 

L'Ascension du Christ, Giotto, Chapelle des Scrovegni, Padoue (Italie) © DR

L'Ascension du Christ, Giotto, Chapelle des Scrovegni, Padoue (Italie) © DR

 

« Le bon combat »,
tweet du pape pour l’Ascension

La mission que Dieu nous confie

 

« En même temps, ajoute le pape, elle nous rappelle la mission que le Seigneur nous a confiée ici sur terre. Que le Saint-Esprit nous guide dans le bon combat que nous devons mener. »

 

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 20:08

 

Jean-Paul II © L'Osservatore Romano

40 ans après l’attentat contre Jean-Paul II, le pape François fait mémoire

« Dans les mains de Dieu »

        Quarante ans après l’attentat subi par Jean-Paul II, place Saint-Pierre, le 13 mai 1981, le pape François a fait mémoire de cet événement où son prédécesseur survécut de justesse.

       Au terme de l’audience générale qu’il présidait la veille dans la Cour Saint-Damase du Vatican, en saluant les Polonais, le pape a évoqué le lien entre la mémoire liturgique de Notre-Dame de Fatima, et l’attentat : Jean-Paul II « lui-même soulignait avec force qu’il devait la vie à Notre Dame de Fatima », a-t-il rappelé.

       Et le pape de souhaiter : « Que cet événement nous rende conscients que notre vie et l’histoire du monde sont dans les mains de Dieu. »

« Au Coeur Immaculé de Marie, a-t-il invité, confions l’Église, nous-mêmes et le monde entier. Demandons dans la prière la paix, la fin de la pandémie, l’esprit de pénitence et notre conversion. »

       Jean-Paul II a été victime d’une tentative d’assassinat le 13 mai 1981, deux ans et demi après son élection comme pape : Place Saint-Pierre, il été atteint par 3 des balles tirées par le tueur à gages turc Ali Agça qui l’ont blessé au ventre, au coude droit et à l’index de la main gauche.

        Les motifs de l’attentat sont à ce jour encore inconnus. Jean-Paul II lui-même pensait qu’un État de l’ancien bloc soviétique avait commandité le meurtre.

       Le pape polonais a tout de suite pardonné à son agresseur, déclarant cinq jours après l’attentat, dans un message enregistré depuis son lit d’hôpital au Gemelli, lors de l’angélus du dimanche 17 mai 1981: « Je prie pour le frère qui m’a frappé et auquel j’ai sincèrement pardonné ». Il lui a rendu visite à la prison romaine de Rebibbia, le 27 décembre 1983.

      Condamné à perpétuité en Italie, Ali Agça, âgé de 23 ans au moment de l’attentat, a été libéré au cours du Grand Jubilé, en juin 2000, à l’issue de la grâce signée par le président italien Carlo Azeglio Ciampi, avec l’avis favorable du Vatican, après avoir purgé une peine de 19 ans.

      Jean-Paul II a toujours exprimé sa conviction que la Vierge Marie était intervenue pour sauver sa vie. En souvenir, il voulut qu’une mosaïque représentant Marie « Mère de l’Eglise » soit placée à un endroit bien visible. L’image de plus de 2,5 mètres a été installée, entre novembre et décembre 1981, sur une façade du Palais apostolique située à droite de la basilique Saint-Pierre. On y lit sa devise: « Totus Tuus ».

 

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 06:19

 

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 18:53

 

 

Le pape François a décidé de consacrer le mois de mai à un « marathon de prière » afin de demander à Dieu la fin de la pandémie. Cette chaine de prière relie trente sanctuaires différents à travers le monde. Chaque jour du mois de mai un sanctuaire marial prendra le relais avec une intention de prière particulière. L’idée est de réciter chaque jour, un chapelet, une simple dizaine ou un rosaire complet, selon votre santé et votre disponibilité.

  • le 1er mai à 18H, lancement du marathon depuis la basilique Saint Pierre de Rome. Le pape a prié devant La Madonna del Soccorso pour l’humanité blessée
  • le 1er mai, prière à Notre-Dame de Walsingham en Angleterre pour les défunts. À ce jour, plus de 3,1 millions de personnes ont succombé au Covid-19 à travers le monde.
  • le 2 mai, prière dans le sanctuaire Jésus le Sauveur et Mère Marie, à Elele au Nigeria. Ils ont prié tout particulièrement pour ceux qui n’ont pas pu dire adieu à leurs proches. L’impossibilité pour des centaines de milliers de personnes de ne pas pouvoir se rendre au chevet d’un proche mourant a été une souffrance dont on continue à percevoir la profondeur.
  • le 3 mai prière dans le sanctuaire de Jasna Gora à Czestochowa en Pologne Ils ont prié tout particulièrement pour les personnes malades. À ce jour, plus de 150 millions de personnes ont été contaminées à travers le monde depuis l’apparition du virus, fin 2019.
  • le 4 mai, prière à la basilique de l’Annonciation, en Terre sainte qui priera tout particulièrement pour les femmes enceintes. En effet, le risque de développer une forme sévère de la maladie semble plus élevé pour les femmes qui attendent un enfant. 
  • Le 5 mai, prière au Sanctuaire de Notre-Dame-du-Rosaire en Corée du Sud, pour les enfants et adolescents qui sont parfois fortement touchés mais aussi parce que leur vie a été bouleversé. Près de 10 millions d’enfants risquent de ne jamais retourner à l’école et 1,6 milliard d’élèves ont dû quitter les cours, de l’école à l’université, à cause de la crise sanitaire internationale. A cela se rajoute les problèmes de violences familiales et de dépression
  • Le 6 mai, prière à Notre-Dame d’Aparecida au Brésil, pour les jeunes. qui ne sont pas épargnés par les conséquences du virus. En effet, ils subissent non seulement une précarisation économique mais aussi toute une série de ruptures scolaires, affectives, psychologiques. Beaucoup ont cessé de se soigner faute de moyens.
  • Le 7 mai, prière à Notre-Dame de la Paix et du bon voyage aux Philippines, pour les familles
  • Le 8 mai, prière à Notre-Dame de Luján en Argentine, pour les personnes engagées dans la communication
  • Le 9 mai, prière à Notre-Dame de Lorette en Italie pour les personnes âgées
  • Le 10 mai, prière à Notre-Dame de Knock en Irlande, pour les personnes atteintes d’un handicap
  • Le 11 mai, prière à Notre-Dame de Banneux en Belgique, pour les pauvres et personnes en difficulté économique
  • le 12 mai prière à Notre-Dame d’Afrique en Algérie qui portera dans ses intentions les personnes seules qui ont perdu l’espérance,
  • le 13 mai, prière au Sanctuaire de la Bienheureuse-Vierge-du-Saint-Rosaire au Portugal, pour les prisonniers
  • le 14 mai, prière à Notre-Dame de la santé en Inde, pour les scientifiques et instituts de recherche médicaux
  • le 15 mai, prière Marie Reine de la Paix en Bosnie-Herzégovine, pour les migrants
  • le 16 mai prière en la Cathédrale Sainte-Marie de Sydney en Australie, pour les victimes de violences et de la traite
  • le 17 mai, prière au sanctuaire de l’Immaculée-Conception aux États-Unis, pour les responsables des organismes internationaux
  • le 18 mai prière à Notre-Dame de Lourdes qui aura une intention toute particulière pour les infirmières et médecins
  • le 19 mai, prière au Sanctuaire de la Maison de la Vierge Meryem Ana en Turquie, pour les populations en guerre et la paix dans le monde
  • le 20 mai, prière à Notre-Dame de la charité du cuivre à Cuba, pour les pharmaciens et le personnel sanitaire.
  • Le 21 mai, prière à Notre-Dame de Nagasaki au Japon, pour les assistants sociaux.
  • Le 22 mai, prière à Notre-Dame de Montserrat en Espagne, pour les volontaires.
  • Le 23 mai, prière à Notre-Dame du Cap au Canada, pour les forces de l’ordre, les militaires et les pompiers.
  • Le 24 mai, Prière pour ceux qui garantissent les services essentiels (lieu à déterminer)
  • Le 25 mai prière au Sanctuaire national de Ta’Pinu à Malte, pour les enseignants, les étudiants, et les éducateurs.
  • Le 26 mai, prière au Sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique, pour les travailleurs et entrepreneurs
  • Le 27 mai, prière au sanctuaire Mère de Dieu à Pochaevskaya en Urkraine, pour les personnes au chômage
  • Le 28 mai, prière au Sanctuaire Notre-Dame d’Altötting en Allemagne, pour les évêques, prêtres et diacres
  • Le 29 mai, prière à Notre-Dame du Liban, pour les personnes consacrées
  • Le 30 mai, prière à la Vierge du Saint-Rosaire de Pompei en Italie, pour l’Église
  • Le 31 mai, prière dans les Jardins du Vatican pour la fin de la pandémie et la reprise du travail.

 

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 21:44
Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

« Que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie »

« O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal. »

 

Notre Dame du Bon Secours, Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Notre Dame du Bon Secours, Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

 

Premier jour! C’est ce samedi 1er mai 2021, à 18h, que le pape François a lancé un « marathon de prière » pour demander à Dieu la fin de la pandémie, dans la basilique Saint-Pierre, auprès de l’image de Notre Dame du Bon secours de la Chapelle grégorienne de la basilique Saint-Pierre, auprès de la tombe de saint Jean XXIII…

Quelques 160 personnes dont des familles, toutes générations ensemble, et un choeur dirigé par Mgr Marco Frisina, ont participé à la prière du chapelet, spécialement en communion avec le sanctuaire anglais de Notre-Dame de Walsingham.

Aujourd’hui, l’intention de prière spéciale était les défunts du fait de la pandémie.

 

Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Marathon de prière, Jour 1,

capture @ Vatican Media

 

Le pape François a résumé, dans un tweet, le sens de cette mobilisation dans la prière avec la Vierge Marie: « Au mois de mai, levons notre regard vers la Mère de Dieu, signe de consolation et d’espérance sûre, et #PrionsEnsemble le Rosaire pour affronter ensemble les épreuves de ce temps et être encore plus unis comme famille spirituelle. »

Avant la prière du chapelet, le pape a rappelé le sens de ce « marathon » de 31 jours: « Nous nous unissons en prière à tous les sanctuaires situés à travers le monde entier avec les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté pour confier dans les mains de notre Sainte Mère l’humanité entière, durement éprouvée par cette période de pandémie ».

Mais, au terme de la prière du chapelet, des Litanies de la Vierge Marie et du Salve Regina,  le pape a aussi prié pour les familles frappées par l’incertitude du lendemain, pour le personnel médical en première ligne, pour les bénévoles et les professionnels au service des autres, les personnes «qui avec un simple sourire et un bon mot ont apporté du réconfort à ceux qui en avaient besoin».

Le pape a spécialement mentionné les drames invisibles derrière les murs des habitations: les femmes battues «entre les murs domestiques à cause de l’enfermement forcé».

Et enfin, tous ceux qui veulent reprendre la vie quotidienne avec «enthousiasme».

Au terme de la prière, le pape a béni les chapelets qu’il fera parvenir aux 30 sanctuaires dédiés à la Vierge Marie qui participent au marathon sur les 5 continents.

Demain, dimanche 2 mai, la prière sera spécialement confiée au sanctuaire de Jésus Sauveur et Notre Mère Marie, à Elele, au Nigeria.

 

Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Marathon de prière, Jour 1,

capture @  Vatican Media

 

Voici la prière du pape François, dans la traduction de Radio Vatican:

 

«Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. 

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.

Guide les pas de tes pèlerons qui désirent te prier et t’aimer dans les sanctuaires qui te sont dédiés dans le monde entier sous les titres les plus divers qui rappellent ton intercession, sois pour chacun un guide sûr. Amen».

 

Source: Radio Vatican 

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 07:45

 

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 07:43

 

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 09:12

 

Comment être miséricordieux au quotidien ?

 

La fête de la Miséricorde, ce dimanche 11 avril, est l’occasion de faire l’expérience de l’inépuisable tendresse de Dieu.

 

      Le Dimanche de la miséricorde divine nous invite à découvrir plus profondément combien le Seigneur, « Dieu de tendresse et pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité » (Ex 34, 6), est saisi de compassion devant la misère de l’homme pécheur. Il ne repousse pas celui qui crie vers Lui et ne demande qu’une chose : que nous ayons la simplicité et l’audace – celle des petits enfants – de nous jeter dans ses bras, de recourir inlassablement à son amour. Plus nous percevons à quel point le Seigneur veut combler tout homme de sa miséricorde, plus nous nous sentons appelés à en être témoins.

Nous ne pouvons pas accueillir la miséricorde, sans être miséricordieux

     Le plus terrible, ce n’est pas de pécher, mais de douter de la miséricorde : pour s’en convaincre, il suffit de comparer le désespoir de Judas et les larmes de Pierre après que l’un et l’autre ont trahi Jésus. L’un s’est pendu, l’autre s’est laissé réconcilier avec son Seigneur et est devenu le grand saint que l’on sait.

     Nous ne pouvons pas accueillir la miséricorde, sans être miséricordieux à notre tour. « Pardonne-nous comme nous pardonnons », disons-nous dans le Notre Père. « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36), insiste Jésus, qui raconte pour mieux se faire comprendre encore, la parabole du débiteur impitoyable (Mt 18, 23-35) ; ce débiteur au cœur dur, que nous sommes tous, lorsque nous refusons de pardonner à nos frères alors que Dieu nous pardonne.

 
La miséricorde est tendresse fidèle, une compassion

      La miséricorde nous désarme. Au lieu de faire surgir en nous le jugement qui condamne, au lieu de mettre sur nos lèvres la parole qui enferme, elle ouvre nos cœurs à la misère de nos frères. « On ne donne Dieu que par rayonnement », disait Marthe Robin. On n’annonce la miséricorde qu’en la vivant, chaque jour, là où nous sommes.

      La miséricorde n’est pas seulement le pardon. Il s’agit d’une tendresse fidèle, d’une compassion qui saisit la personne au plus profond de son être. Et ce, devant toute sorte de misère : celle du péché, bien sûr, mais aussi la faim, la soif, l’isolement, le désespoir, la privation de liberté, la douleur physique, la déchéance sociale. En somme, ce qu’énumère Jésus quand Il parle du jugement dernier : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais prisonnier, malade, étranger… » (Mt 25, 31-46) « Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans-logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, § 2447)

 

      La miséricorde n’est pas seulement le pardon. Il s’agit d’une tendresse fidèle, d’une compassion qui saisit la personne au plus profond de son être. Et ce, devant toute sorte de misère : celle du péché, bien sûr, mais aussi la faim, la soif, l’isolement, le désespoir, la privation de liberté, la douleur physique, la déchéance sociale. En somme, ce qu’énumère Jésus quand Il parle du jugement dernier : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais prisonnier, malade, étranger… » (Mt 25, 31-46) « Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans-logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, § 2447)

On ne vit la miséricorde qu’en rejoignant l’autre dans sa misère

      Les œuvres de miséricorde ne sont pas de « bonnes œuvres », au sens étriqué du terme. La tentation nous guette tous, de venir en aide à notre prochain du haut de notre vertu, de notre dévouement, de notre situation sociale, de nos moyens matériels. Mais alors, il ne s’agit pas de miséricorde ; car on ne vit la miséricorde qu’en rejoignant l’autre dans sa misère, ce qui passe, pour chacun de nous, par l’acceptation de notre propre misère. Ce n’est qu’en consentant à me reconnaître pauvre et pécheur devant Dieu, en me tenant devant Lui comme un pauvre, que je peux recevoir de Lui l’amour de miséricorde dont je pourrai, à mon tour, aimer mes frères. Il ne s’agit pas de faire du « paupérisme spirituel » en reniant mes capacités et mes richesses : il s’agit d’avoir bien conscience que je n’ai rien mérité, que tout m’a été donné gratuitement, et que je suis, fondamentalement, un « petit » qui doit tout à son Père.

Notre autorité sera d’autant plus grande auprès de nos enfants qu’elle ne s’appuiera pas sur nos forces, mais sur le Seigneur.

      Cela se traduit, en particulier, dans toutes les tâches éducatives. La miséricorde est comme la tonalité de l’éducation chrétienne. Cette miséricorde qui nous rend patients, disponibles pour écouter et consoler, capables d’expliquer cinquante fois la même chose et de répéter indéfiniment les mêmes tâches, qui ouvre notre cœur et nos bras pour accueillir l’enfant prodigue et qui pardonne « soixante-dix fois sept fois ». Cette miséricorde qui nous fait, d’abord, nous recevoir de Dieu tels que nous sommes, sans nous irriter de nos propres limites. Notre autorité sera d’autant plus grande auprès de nos enfants qu’elle ne s’appuiera pas sur nos forces, mais sur le Seigneur. Et nous serons d’autant plus patients avec eux que nous nous en remettrons constamment, avec toutes nos faiblesses et nos erreurs, à son infinie miséricorde.

Christine Ponsard

Les douze messages de Jésus sur la miséricorde divine transmis à sainte Faustine

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Published by Paroisse Sainte Marie en Agenais dans Eglise Universelle
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