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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 07:15

Le 3 juillet , nous fêtons St Thomas l’Apôtre .

 

       Thomas, appelé souvent l’incrédule , parce qu’il n’a pas voulu croire les autres apôtres qui lui affirmaient que Jésus était ressuscité .

Thomas ,mal jugé encore aujourd’hui par ceux qui pensent que le doute en matière de foi relève du péché.

Facile de le montrer du doigt..., mais qu’aurions nous fait à sa place ? Les dires des apôtres dépassaient vraiment l’entendement humain ! Comment Jésus, qu’ils avaient vu mourir en croix quelques jours plus tôt ,pouvait il être vivant ? D’ailleurs , les compagnons de Thomas, eux aussi, ont eu du mal à croire à la réalité de Jésus, quand il leur est apparu : « Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os et vous constatez que j’en ai ... » (Luc 24,39).

 

      Thomas a douté, mais sa réaction était humaine. La foi, ce n’est pas évident, ça ne se décrète pas...

Les premiers pas de l’Église ont été ainsi parsemés d’interrogations , de discussions qui ont aidé au discernement de la foi : Saint Paul disait déjà : « Vérifiez tout, ce qui est bon , retenez- le »(1Th 5,21).

Depuis, il y a eu des époques où la foi ne pouvait plus être questionnée ou remise en cause. La vérité était inscrite dans le catéchisme, à apprendre par cœur ! Notre St Thomas, qui avait douté, n’y avait pas bonne presse …

 

       Aujourd’hui, je crois que le doute a sa place et peut nous faire avancer dans notre vie de foi. Ce que Jésus nous a légué, ce n’est pas un corpus de règles immuables à respecter, mais une Bonne Nouvelle, son Évangile, à déchiffrer inépuisablement. La foi au Christ ressuscité ne peut être imposée à quiconque, ni donnée comme une potion magique... Je crois, au contraire, qu’elle est une vrai démarche de liberté qui inclut donc, inévitablement, questionnement et doute . Cette recherche peut bousculer nos certitudes, mais la quête de Dieu ne peut se faire dans l’immobilité, ni la tranquillité. « Si on ne doute plus, on n’avance pas, on se bloque, on gèle » (Mgr Albert Rouet).

 

       Sur notre chemin de conversion, nous aurions bien envie de preuves tangibles « à nous mettre sous la dent », comme Thomas qui a cessé de douter, dés qu’il a vu de ses yeux Jésus ressuscité. Mais la foi ne se démontre pas, il me semble qu’elle est plus de l’ordre de la confiance.

C’est en approfondissant chaque jour notre relation avec Dieu que nous pourrons reconnaître les signes discrets de sa présence dans l’ordinaire de nos vies: une célébration priante, un geste d’amitié, une parole de fraternité, la beauté d’un paysage.... Ce sont ces petits signes du quotidien qui, en nourrissant notre foi, pourront nous aider à surmonter les moments de doute pour nous ajuster petit à petit à la volonté divine .

C’est sans doute le travail de toute une vie, mais j’espère qu’au bout du chemin, nous serons prêts pour dire, nous aussi, comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

 

MCD

 

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 06:50
Saint Fidèle de Sigmaringen   
Capucin, prêtre et martyr
Fête le 24 avril

 

Marc Roy est né à Sigmaringen en Souabe (Allemagne).
Il étudia d'abord la philosophie et le droit et commença ȧ Colmar une brillante carrière d'avocat.
Il l’abandonne à 34 ans pour entrer chez les capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant 
de tous ses biens et prenant le nom de fidèle. En ce temps-là, la reforme protestante
s’étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la Controverse,  par le ministère 
de la prédication. 
Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions.
Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l'appelaient l'ange 
de la paix. 
Pendant dix ans, il parcourut ainsi l'Allemagne du Sud, l'Autriche et la Suisse. Soucieux de la
vie spirituelle des fidèles,il rédigea des «Exercices spirituels» selon l'esprit franciscain.
Il fut finalement victime de son zèle apostolique.
Au cours d'une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit
 groupe de protestants fanatiques.
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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 14:59

 

Sainte Gladys

Veuve, ermite au pays de Galles

Fête le 29 mars

 

Une des nombreuses reines des petits royaumes du pays de Galles. Sa fidélité conjugale laissa longtemps à désirer. Quand elle devint veuve, elle se fit ermite pour expier ses fautes et passa le reste de sa vie dans la solitude.

Dieu pardonne, sainte Gladys en fit l’action de grâces par une vie toute donnée.

Selon la légende, elle aurait été enlevée par Gwynllyw, un roi voisin guerrier qu’elle aurait calmé... Ils seraient les ­parents de saint Cadoc et d’autres enfants saints aussi... Veuve, elle se retira dans un ermitage d’abord à Pencarnau puis à Gelligaer…

 
 
 
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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 21:31
 

Fred de Noyelle / Godong

Saint Joseph, Le Greco.

Mathilde de Robien - Publié le 18/03/21

 

Humble et discret, saint Joseph aurait détesté ce coup de projecteur braqué sur lui. Mais le 19 mars est le jour de sa fête, d’autant plus remarquable en cette année qui lui est spécialement dédiée. Ne lui en déplaise, laissons-nous toucher par sa lumière, comme l’a été la Vierge Marie, laissons-nous enseigner par celui qui a tant appris à Jésus.

 

      En déclarant une année dédiée à saint Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, le pape François souhaite permettre aux fidèles de redécouvrir ce « trésor » de l’Église qu’est saint Joseph. « Le bonheur de Joseph n’est pas dans la logique du sacrifice de soi, mais du don de soi. On ne perçoit jamais en cet homme de la frustration, mais seulement de la confiance », écrit-il dans sa lettre apostolique, Patris corde, publiée à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme patron de l’Église universelle. Cette attitude d’abandon et de confiance en Dieu, qui ne renonce pas pour autant à l’action, fait en effet de saint Joseph un guide précieux pour notre temps.

 

Un « trésor » découvert relativement récemment

      Si la fête de saint Joseph est fixée au 19 mars dès le XVe siècle par le pape Sixte IV, puis déclarée chômée par le roi Louis XIV dans tout le royaume de France en 1661, ce n’est vraiment qu’au XIXe que la dévotion populaire envers le père de Jésus ne prend de l’ampleur, encouragée par les papes Pie IX puis Léon XIII. Une dévotion relativement récente donc, résumée à travers ces dix dates clés, et que saint John Henry Newman justifie ainsi dans une lettre datée de 1865 : « A mesure que succédèrent des temps relativement calmes, se levèrent dans le firmament de l’Église ces astres lumineux, plus importants, plus augustes que tout ce qui les avait précédés, et qui se levaient tard précisément parce qu’ils rayonnaient d’une splendeur particulière. Saint Joseph en est l’exemple le plus frappant. »

 

Un puissant intercesseur pour une multitude de causes

       Saint patron des familles, des pères, des travailleurs, des mourants et de l’Eglise universelle, « saint Joseph a le dos large et les épaules solides », remarque notre chroniqueur, Frère Jean-Thomas de Beauregard, op. Souvent considéré comme le saint le plus prié après la Vierge Marie, bon nombre de chrétiens se tournent vers lui pour lui demander la grâce de rencontrer son mari ou sa femme, de concevoir un enfant ou encore de trouver un logement, comme le racontent à Aleteia Laurent et Claire. Les litanies de saint Joseph le désignent également comme « Espérance des malades », vertu en laquelle a profondément cru saint André Bessette, « le thaumaturge du mont Royal », témoin de nombreuses guérisons et conversions dont il attribuait la cause à saint Joseph. Enfin, ce chaste époux de la Vierge Marie, père protecteur de Jésus, est connu pour être la « terreur des démons », titre cher au pape Léon XIII, en vertu duquel il incitait les fidèles à réciter cette prière spéciale pour chasser le diable et éloigner les tentations.

 

Un modèle pour les hommes, les époux et les pères d’aujourd’hui

      Chef de la sainte Famille doté de grandes qualités d’âme, saint Joseph demeure un modèle pour les pères. C’est en vivant aux côtés de cet « homme juste » que Jésus a grandi et appris : « La délicatesse et la force, sa droiture et son courage d’homme, Jésus a vu et appris tout cela du chêne aux côtés duquel il a grandi, comme une jeune pousse », souligne le cardinal Barbarin. Cette année dédiée au père adoptif de Jésus est l’occasion de mieux le connaître et de le prendre pour modèle, afin « qu’il inspire aux hommes de ce temps une paternité juste, chaste, obéissante, protectrice et gardienne de l’enfance véritable qui est la sainteté », telle que la définit Frère Jean-Thomas de Beauregard, op.

 

Une figure qui ne cesse d’inspirer

      La dévotion à saint Joseph a inspiré les peintres, comme en témoignent ces chefs d’œuvre de la peinture, mais aussi les sculpteurs, les médailleurs, et même les botanistes. Tous ont à cœur de rendre hommage à l’époux de Marie en proposant des objets, ou des fleurs, pour l’honorer. Représenté sous les traits d’un jeune homme ou d’un vieillard, en marche ou endormi, en tant qu’époux ou en tant que père, saint Joseph a cette faculté incroyable, celle de s’adresser à tous les hommes. Comme le souligne le pape François dans Patris corde, quel que soit son état de vie, « nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés ». Lui qui a dû fuir en Egypte avec sa famille, « il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau ».

 

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 07:56
Avec sainte Jeanne prions pour les vocations
 

         Connaissez-vous l’histoire de la vocation de sœur Françoise de Mouhet, une des premières filles de Jeanne de France qui sera Ancelle du monastère de Bourges? Installez-vous confortablement et lisez.

« Il faut noter que Madame avait avec elle une jeune fille, qui était de ses demoiselles, âgée de quatorze ans. Madame l’aimait particulièrement. Elle se nommait Françoise de Mouhet et était d’une fort bonne maison. Madame l’avait toujours avec elle. Quand elle allait en quelque lieu, elle la prenait dans sa litière et lui apprenait ses petites dévotions. Mais elle n’en comprenait pas grand chose car elle avait son cœur aux choses de ce monde. La sainte Dame avait un très grand désir qu’elle ait son cœur à Dieu et qu’elle veuille être de son ordre. Elle priait le père Gabriel-Maria de bien vouloir lui parler et de l’exhorter, de connaître sa volonté.  […] Cela ne lui faisait pas plaisir car son cœur était aux choses de ce monde. Madame en était très navrée. Elle disait souvent à son père : « Mon père, que ferons-nous pour gagner Françoise à la Vierge Marie ? » Alors, il lui répondait : « Madame, il faut prier le Saint Esprit pour qu’il veuille l’éclairer, car nous aurions beau lui parler, si Dieu ne lui touche pas le cœur, nous travaillons en vain à son endroit. Je lui ai fait toutes les remarques que j’ai pu et je ne cesse de l’exhorter quand je la rencontre, mais elle ne veut rien entendre. » […] Alors, Madame s’étonnait, ainsi que le révérend père, qu’il y ait tant de difficultés à la convertir, vu qu’elle était une fille si douce et bonne que Madame et tous ses gens ne l’appelaient que la « petite brebis ».

         Après plusieurs prières et oraisons faites à Notre Seigneur et à la glorieuse Vierge Marie par Madame et le bon père, pour sa conversion, le bon père la prit à part une fois, l’exhortant de nouveau à laisser le monde et à se donner au service de Dieu et de sa très digne Mère. Elle lui répondit d’une manière assez fâchée : « Mon père, je vous prie, ne m’en parlez plus, car vous ne me faites pas plaisir de tant m’exhorter, vu que je n’ai nulle envie d’être religieuse. Je servirai Dieu et sa très digne Mère le mieux que je pourrai, aussi bien dans monde qu’en religion. » Or, le bon père voyant qu’elle avait tranché, lui dit : « Ma fille Françoise, j’appelle Dieu et sa bénie Mère à témoin, que Madame et moi avons fait tout ce qui a été possible pour vous amener à Dieu et à son service [..] Voulez- vous que je n’aie plus à vous en parler ?» La pauvre fille, entendant ces mots, se trouva soudainement remuée en elle-même, comme elle l’a dit depuis. Il lui semblait que tout ce qui était en elle, depuis la tête jusqu’aux pieds, était bouleversé, et que, si elle lui avait répondu qu’il n’avait plus à lui en parler, l’enfer lui était ouvert, mais que si elle acquiesçait à ce qu’il lui disait, le Paradis lui était ouvert. Elle sentit en ce même instant tout son cœur et sa volonté changés. C’est pourquoi, elle lui répondit : « Mon père, je ferai tout ce qu’il plaira à Madame et à vous-même. Et, s’il lui plaît de me prendre parmi les filles de son ordre, elle me fera un grand honneur. » Alors, le révérend père, levant les yeux au ciel, lui répondit : «Ma fille, que Notre Seigneur et sa bénie Mère soient loués ! En peu de temps le Saint Esprit a fait de grandes choses en votre âme. Je le prie qu’il lui plaise de parfaire en vous ce qu’il a commencé

       Comme il est étrange ce récit pour un lecteur moderne ! La première impression qu’on pourrait avoir c’est que sainte Jeanne et le bienheureux père Gabriel-Maria insistent trop – une vraie bataille pour gagner la pauvre Françoise à la vie religieuse. À  notre époque, qui veut mettre la religion dans le domaine de la vie privée, proposer à quelqu’un la voie de la vie consacrée, cela ne se fait pas !

        Regardons les choses de plus près. Cette insistance qui nous gêne n’entrave pas la liberté de la fille, le respect de la personne est toujours gardé. La Duchesse de Berry n’est pas de celles qui veulent remplir le monastère à tout prix. Elle qui a mis à l’épreuve les premières de ces filles pour voir si elles avaient vraiment désir d’être des annonciades, ne saurait contraindre personne. Qu’est-ce qui l’anime alors ? Elle souhaite partager avec Françoise son plus grand trésor – la vie d’intimité avec Jésus et Sa Mère. Cela n’est-il pas possible quand on vit dans le monde ? – pourrait-on répliquer. Bien sûr que si. Ce que le texte ne dit pas clairement mais qu’il nous permet de penser, c’est que Jeanne a dû discerner, dans cette fille qu’elle connaissait bien, des signes de vocation religieuse. Dieu ne donne pas la vocation monastique à Françoise parce que Jeanne le demande. C’est plutôt Jeanne qui pressent la volonté de Dieu envers Françoise et demande humblement qu’elle se fasse. Cette sorte de bataille à laquelle on assiste n’est pas contre Françoise elle-même mais contre son attachement « aux choses de ce monde », contre tout ce qui la sépare de Dieu. Enfin, une chose à souligner, que cet épisode met en lumière : la place toute particulière laissé à l’Esprit Saint.

Bas relief, 19è s., Ste Jeanne et Bx Gabriel-Maria, monastère des Annonciades, Westmalle (B)

Profession privée de sainte Jeanne entre les mains du Bx père Gabriel-Maria

 

        La lecture de ce récit nous invite à prier. D’abord pour tous ceux qui sont appelés à la vie consacrée ou sacerdotale, parce que chaque vocation est un rude combat. Mais aussi nous pouvons prier pour tous ceux qui accompagnent les jeunes, qu’ils sachent reconnaître quand Dieu appelle quelqu’un, qu’ils n’aient pas peur d’en parler, de proposer, d’encourager.

 

Une proposition concrète

Prier neuf jours par l’intercession de Sainte Jeanne de France à ces deux intentions : pour les appelés et pour ceux qui les accompagnent.

 

Prières à sainte Jeanne de France

 

  • d’après un hymne ancien

Sainte Jeanne, tu as médité les choses d’En-Haut. Riche du Christ, tu as rejeté ce qui  est vain. En aimant pauvres et malades, grands et petits tu as montré à tous l’ardeur de ta charité. Toi qui, pour plaire à Dieu, es devenue messagère de la Vierge en imitant ses vertus, intercède pour nous auprès de Dieu, notre Père, afin qu’il nous accorde la grâce que nous implorons : …..

 

  • antienne chantée à la fin des vêpres, au monastère de Thiais

Sainte Jeanne de France, forte et fidèle dans la foi, servante au milieu de ton peuple, de toi rayonnent les vertus. Toi, qui as su durant ta vie, plaire à ton époux Jésus Christ, en prenant pour seul modèle, la Vierge Marie, sa Mère : Obtiens-nous par ta prière et selon ton seul désir d’être, comme toi, fidèles à  vivre selon leur plaisir.

 

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 08:47

Ste Cécile

Fête le 22 novembre

 

      Tout ce que l’on sait de cette sainte, c’est qu’elle est honorée à Rome depuis le Vème siècle comme vierge et martyre et que les Coecilii constituaient une très illustre famille romaine. Quand au récit légendaire de la Passion de Sainte Cécile, il est très postérieur. Selon cette légende, Cécile, vierge romaine, prévient son mari Valérien, la nuit de ses noces, qu’un ange veille sur sa virginité et qu’il ne pourra voir cet ange avant de se faire baptiser. Valérien, ayant reçu le baptême, est arrêté et supplicié en même temps que le frère de Cécile, Tiburce. Cécile, de son côté, refusant de sacrifier aux dieux, est condamnée à être brûlée dans son installation de bain. Elle échappe d’abord à la mort, puis, blessée, finit par expirer.

     Au XVème siècle, on fait d’elle la patronne des musiciens en tirant argument d’un passage de sa Passion : «Pendant que retentissent les instruments de musique de ses noces, elle chantait en son coeur pour le Seigneur.»

     Quand à la basilique Sainte-Cécile au Transtévère, longtemps supposée bâtie à l’emplacement de la maison de Valérien, elle a pour fondatrice une Coecilia étrangère à la sainte.

 

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 10:53

 

Evêque basilien et martyr à Vitebak (✝ 1623)

 

JOSAPHAT-KUNTSEVYCH

Mykola Swarnyk / CC BY-NC 2.0

 

      Jean Kuntsevych, né en Volhynie, en 1580. Il est encore adolescent à l’époque de l’Union de Brest (1596) où une partie de l’Église d’Ukraine se rattache à Rome et constitue l’Église gréco-catholique ou Église ruthène. A vingt ans, il entre au monastère de la Sainte Trinité à Vilnius, alors dans le royaume polono-lituanien, dans un monastère de l’ordre basilien et prend le nom de Josaphat. A trente ans, il en devient l’un des supérieurs. Déchiré en lui-même par cette séparation entre catholiques romains et orthodoxes, il se dévoue à la cause de l’unité, polémique avec les orthodoxes tout en gardant une grande douceur. Nommé évêque de Polock en 1617, il se trouve dans une région où les antagonismes sont exacerbés plus encore par des considérations politiques et culturelles que par des points de vue religieux. Au cours d’une émeute provoquée par des intégristes orthodoxes, alors qu’il accomplissait une visite pastorale à Vitebsk, il est lynché et jeté dans le fleuve, martyr pour son attachement à l’Église romaine.

      Béatifié par le pape Urbain VIII le 16 mai 1643 et canonisé par le bienheureux Pie IX le 29 juin 1867, il est le premier saint des Églises uniates à être canonisé à Rome.
Ses reliques se trouvent sous l’autel saint Basile dans la basilique Saint Pierre du Vatican.

 

 

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 16:14
 
 
Saint Martin de Tours

Evêque (✝ 397)

 

 

MARTIN

Public Domaine

       Les Églises d’Orient l’appellent aussi « saint Martin le Miséricordieux ». Il est né en Pannonie, l’actuelle Hongrie, sur les frontières de l’empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s’enrôler dans l’armée. Il est muté en Gaule et c’est là, qu’à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c’est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s’y décide enfin. Il quitte l’armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C’est là qu’il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l’ancien soldat devenu chrétien ne s’enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu’à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant: « Seigneur, s’il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur. »

 

méditation du jour

 

Soyez reconnaissants

       Les plus grands saints aux yeux de Dieu sont les plus petits à leurs propres yeux ; et plus leur vocation est sublime, plus ils sont humbles dans leur cœur. Pleins de la vérité et de la gloire céleste, ils ne sont pas avides d’une gloire vaine. Fondés et affermis en Dieu, ils ne sauraient s’élever en eux-mêmes. Rapportant à Dieu tout ce qu’ils ont reçu de bien, ils ne recherchent point la gloire que donnent les hommes, et ne veulent que celle qui vient de Dieu seul ; leur unique but, leur désir unique, est qu’il soit glorifié en lui-même et dans tous les saints, par-dessus toutes choses. Soyez donc reconnaissants des moindres grâces, et vous mériterez d’en recevoir de plus grandes. Que le plus léger don, la plus petite faveur, aient pour vous autant de prix que le don le plus excellent et la faveur la plus singulière. Si vous considérez la grandeur de celui qui donne, rien de ce qu’il donne ne vous paraîtra petit ni méprisable ; car peut-il être quelque chose de tel dans ce qui vient d’un Dieu infini ?

 

Thomas a Kempis

       Thomas a Kempis († 1471) était un mystique allemand, il est généralement considéré comme l’auteur de l’Imitation de Jésus Christ. / L’imitation de notre Seigneur Jésus Christ, trad. de Félicité de Lamennais, Paris, Ed. Arts et Métiers graphiques, 1946, p. 71-72.

 

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 20:59
 
Reconfinement, attentats...
Charles de Foucauld, un saint pour aujourd'hui

 

CHARLES de FOUCAULD

CHARLES de FOUCAULD

 Marzena Devoud - Publié le 02/11/20 - Aleteia
 
 
 
     Bientôt canonisé, Charles de Foucauld, qui a vécu parmi les musulmans, incarne un message puissant de fraternité universelle. Voici les clés de la spiritualité du dialogue du missionnaire du désert à méditer en ce temps de peur suscitée par des attaques terroristes.
 

      Prochainement canonisé, Charles de Foucauld a témoigné toute sa vie d’une grande cohérence de son apostolat de prière, de silence et d’amitié au milieu de ses frères musulmans. Sa manière d’évangéliser et de porter Jésus est reconnue comme un modèle, les « pauvres » étant pour ce mystique du désert ceux qui n’avaient jamais entendu parler du Christ. Si  Charles de Foucauld  est un saint pour notre temps, c’est parce qu’il est le saint du pardon, de la  miséricarde et du véritable dialogue.

Être un Évangile vivant

     La méthode de Charles de Foucauld, c’est l’apostolat de la bonté du « frère universel ». Ce mystique du désert a souhaité montrer par toute sa vie ce que c’est que d’être un Évangile vivant. « Qu’est-ce que vous êtes prêt à faire pour ces gens ? », lui avait demandé son supérieur religieux local au Sahara, Mgr Charles Guérin. Le missionnaire lui avait alors répondu qu’il était prêt à aller au bout du monde et jusqu’à la fin des temps.

Être un frère universel

     Pour le frère Jean-François Berjonneau, de la Fraternité sacerdotale Jesus Caritas, auteur d’un essai Spiritualité du dialogue de Charles de Foucauld, on peut considérer ce dernier comme un pionnier du dialogue. Le missionnaire a institué avec les touaregs de Tamanrasset « ce dialogue de la vie présenté par le Concile et en particulier par l’encyclique Ecclesiam Suam de Paul VI comme la base fondamentale de tout dialogue », précise-t-il.

       Il a consacré toute son énergie et une grande partie de son temps à apprendre la langue du peuple avec lequel il vivait, en entamant des conversations toutes simples, enracinées dans les choses de la vie quotidienne, en s’ouvrant à la poésie de ce peuple. C’est ainsi qu’il a ouvert un dialogue entre lui et ses hôtes dans un climat de confiance au point qu’il est devenu pour eux un ami.

Être un ami

     Charles de Foucauld a passé un long temps à se familiariser avec la poésie touarègue. Il a compris que la poésie est une manière, pour un peuple, d’exprimer avec son génie propre les sentiments qui l’habitent : joies, émerveillements, émotions, ravissements mais aussi peines et peurs qui peuvent surgir dans sa relation à l’autre, à la nature, au divin…

 
 
DES NOUVELLES DU BLOG !

     Pas d’amitié profonde possible alors sans communier à sa manière de se situer dans le monde et dans la nature. Ce mystique du désert  bientôt canonisé a ainsi montré que la mission de l’Église, comme l’explique le frère Jean-François Berjonneau, a ouvert une spiritualité du dialogue avec ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne… mais aussi avec ceux qui la partagent. Voici quelques clés pratiquées par le mystique du Sahara :

 

  • Accepter le dépaysement en sortant de « chez soi » et en allant sur le terrain de l’autre
  • Respecter la liberté de l’autre
  • Gagner la confiance et devenir un ami
  • S’ajuster au regard de Dieu sur soi et sur ceux qui ne partagent la même foi
  • Se retrouver ensemble sur les terrains communs d’humanité
  • Susciter le dialogue spirituel chaque fois que c’est possible
  • Savoir que la rencontre de l’autre est toujours liée au Mystère pascal.
  •  

     Une méthode de celui dont la sainteté a rayonné déjà tout au long du XXe siècle, qui semble si inspirante encore aujourd’hui.

 

Une rare des rares photos de Charles de Foucauld au désert :
DES NOUVELLES DU BLOG !

 

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 09:25

Bienheureuse Bienvenue

Vierge

Fête 30 octobre

 

       Tertiaire dominicaine originaire de Vénétie, elle est la dernière de sept filles et ses parents l’appelèrent pour cette raison Bienvenue.  Elle passe sa vie au service de sa famille, se souciant du bien-étre de ses parents avec une infinie patience. Son culte est confirmé en 1765.

 

 

 

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