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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 12:01
Aide en Syrie
   

P Firas Lutfi à Alep"Pendant toute la période de la guerre, l'aide et la proximité de l'AED ne nous ont jamais fait défaut. Je vous remercie au nom de tous les chrétiens de Syrie et du Moyen Orient, pour tout le bien que vous nous faites."  P. Firas Lutfi, missionnaire franciscain à Alep

Chers amis,

 

Aujourd'hui, nous fêtons Saint François d'Assise, qui reçut un appel à la reconstruction, "Va et répare ma maison qui tombe en ruine", à la suite duquel il se fit maçon pour réparer des églises. Des franciscains de Syrie que nous aidons, comme Mgr Georges Abou Khazen d'Alep (vidéo), expliquent qu'il y a beaucoup à faire pour reconstruire. Pas seulement les maisons et les édifices, mais aussi la confiance des Syriens. Nous aidons particulièrement les familles sinistrées de la guerre.

Père Firas d'AlepA l'occasion des 70 ans de l'AED, nous avons entendu il y a quelques jours à Fatima le témoignage d'un franciscain d'Alep, le P. Firas Lutfi, dont voici un extrait : "Je vis en Syrie, à Alep, une ville considérée par l'ONU comme 'la plus dangereuse du monde'. Elle ne l'était pas avant la guerre. Aujourd'hui, elle n'est plus qu'un champ de ruines. Les mots manquent pour décrire la tragédie et les souffrances qu'a connues mon peuple, dont l'agonie dure encore. Non seulement l'épée et la faim, mais aussi la soif et le manque de tout le nécessaire pour vivre une vie digne et sereine. Un Alepin me disait : 'Voyez-vous, Père, moi et ma famille avons pu tout supporter, le manque de pain, d'eau, de vivres, oui vraiment tout ! Mais je n'arrive pas à vaincre la peur de perdre un de mes enfants. Ça non !' "

Vos dons sont précieuxJe vous invite à prier pour la paix dans ce pays meurtri, et à faire un don pour notre travail en Syrie, où je vais retourner dans quelques jours, pour prendre la mesure des besoins immenses.

Vos dons nous permettent de continuellement :

  • Nourrir les familles pauvres, et en particulier les enfants (vidéo)

  • Soigner la population (médicaments, nombreux projets d'aide médicale, comme l'aide à l'hôpital Saint Louis)

  • Soutenir moralement ceux qui restent, et pour cela reconstruire (maisons, hôpitaux, écoles, églises, etc.)

Je vous remercie infiniment pour votre fidèle soutien, sans lequel nous ne pourrions rien.

Marc Fromager

Directeur de l'AED

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 22:07
Les saints de glace
Les saints de glace
Les saints de glace
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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 21:46
Regard sur...

Saint Marc

(1er siècle)

Fête le 25 avril

 

          Le nom de Marc est en réalité le surnom grec d’un Juif de Jérusalem appelé Jean.

         Les actes des apôtres le montrent en relations avec les apôtres Pierre et Paul. Aux côtés de son cousin Barnabé, il accompagne Paul au cours de son premier voyage missionnaire mais, pour une raison inconnue, l’abandonne en cours de route pour rentrer à Jérusalem. Paul refuse alors de le prendre avec lui pour son second voyage (50), provocant ainsi l’irritation de Barnabé qui abondonne Paul à son tour. Plus tard (60 – 62), on retrouve Marc à Rome, aux côtés de Pierre qui le présente dans sa première Epître comme «son fils ».

          C’est après le martyre de Pierre que Marc écrit son Evangile (le deuxième synoptique, le plus court et le plus ancien : entre 64 et 40). Il écrit en disciple de Pierre et dépositaire de son témoignage. L’ouvrage est en même temps l’expression de la catéchèse d’une communauté. Il comporte peu de discours mais des récits concrets et vivants : c’est l’œuvre d’un historien. .

          Une tradition invérifiable fait de lui le fondateur de l’Eglise d’Alexandrie, en Egypte, où il serait mort martyr. Les chrétiens d’Egypte se considèrent en tout cas comme ses descendants spirituels. Le corps de Marc aurait été transporté à Venise en 815. C’est ainsi que cette ville s’est mise sous son patronage  et a adopté pour emblème le lion, symbole de Saint Marc. En 1968, ses reliques sont remises au patriarche copte d’Egypte et elles reposent dans la cathédrale du Caire.

Saint Marc est le patron des vitriers et des notaires.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 12:37
Mgr Sagot du Vauroux: peinture sur toile (auteur inconnu)

Mgr Sagot du Vauroux: peinture sur toile (auteur inconnu)

Mgr Charles‑Paul Sagot du Vauroux

(1857‑1937)

 

     Natif de Saintes, Charles‑Paul Sagot du Vauroux fait ses études secondaires à La Rochelle puis ses études de théologie à Paris (Séminaire St Sulpice puis École des (Carmes). Ordonné prêtre en 1881, il est nommé professeur de philosophie à l'école Fénelon de La Rochelle. Il publiera plusieurs ouvrages, dont     « Du subjectivisme allemand à la philosophie catholique » (1916) et « l'Église de France et la politique au temps présent » (1936). Mgr Sagot du Vauroux fut l'un des quatorze évêques français consacrés à Rome par le pape Pie X le 25 février 1906 au lendemain de la Loi de séparation de l'Église et de l'États Arrivé à Agen, il dut transférer l'Évêché de la place de la Préfecture (actuelle Bibliothèque municipale, résidence de l'évêque depuis 1808) à la rue du 4 septembre. Il assuma l'expulsion du Grand et du Petit Séminaire et instaura le tout nouveau « Denier du Clergé ».

 

     Pendant la Grande Guerre (1914‑1918), l'évêque d'Agen rend visite aux blessés revenus du front et prend pour thème « Les leçons chrétiennes de la Guerre » pour ses conférences de Carême à la Cathédrale en 1915. Après la Guerre et le rétablissement des relations diplomatiques entre l'État et le Saint Siège (1921), l'Église de France connaît une vie religieuse active et engagée. Mgr Sagot du Vauroux donna une grande impulsion dans le diocèse Pour la fondation des Scouts de France, de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), de la Jeunesse Agricole Chrétienne (JAC) et des Cœurs Vaillants. Il fut appelé « l'évêque des jeunes ».

 

     Mgr Sagot du Vauroux se rendit célèbre en France pour son soutien à Pie XI dans sa condamnation de l'Action française (1927). Il fit élever le Grand Séminaire en 1930 (actuel Centre Jean XXIII) et appela des séminaristes irlandais suite à une rencontre fortuite au Congrès eucharistique de Dublin (1932). Il organisa un synode en 1933. et s'éteint après trente et un ans d'épiscopat le 14 août 1937.

 

Documents issus de l'exposition sur les évêques d'Agen au XXème  siècle,

organisée par la paroisse Ste Foy d'Agen à la chapelle du Martrou en  2010.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 14:45
Les évêques d'Agen au XXe siècle

Mgr Charles Cœuret‑Varin

(1838‑1905)

 

    Prêtre du diocèse de Bordeaux, Mgr Cœuret‑Varin fut appelé à Agen en 1875 pour y devenir vicaire général. Par appel de l'Église, il prend possession du siège épiscopal en 1885 lorsque son prédécesseur, Mgr Fonteneau, est nommé archevêque d'Albi.

     À cette époque à Agen, les innovations et améliorations urbaines battent leur plein. Ce sont les fruits de la révolution industrielle. Après le pont‑canal et la nouvelle ligne de chemin de fer, plusieurs constructions toutes neuves sont très admirées : la nouvelle gare, le nouveau clocher de la Cathédrale. l'église des Pères Carmes sur le coteau de l'Ermitage, mais aussi le lycée Saint Caprais.

     Mgr Cœuret‑Varin privilégia les visites pastorales dans les paroisses du diocèse. Il encouragea le rôle d'éducation des parents et les institutions éducatives religieuses. Il apporta son soutien aux missions diocésaines et à diverses oeuvres caritatives, tout en développant la formation permanente de ses prêtres par des retraites spirituelles régulières.

      En 1897, pour le 12ème  anniversaire de son sacre, Mgr Cœuret‑Varin présida solennellement la bénédiction de la Croix de Nicole sur le Pech de Bère.

      Il meurt le 23 février 1905, après vingt ans d'épiscopat à Agen, et à la veille de la Loi de séparation de l'Église et de l'État.

 

Documents issus de l'exposition sur les évêques d'Agen

au XXe siècle, organisée par la paroisse Ste‑FoY d'Agen

à la chapelle du Martrou

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 12:24
"Thomas et les abeilles"

Sortie du livre "Thomas et les abeilles"

de l'abbé Jean-Jacques Fauconnet le 27 août 2015

 

      Sous forme de dialogue et à propos des abeilles, l'abbé Jean-Jacques Fauconnet aborde dans un langage simple des notions traditionnelles, passées de mode, dont l'oubli contribue au malaise actuel.

 

3 points forts:

- une première initiation à la philosophie et à ses origines.

- un dialogue à la manière de Socrate.

- originalité de la forme et grande accessibilité pour les non philosophes.

 

      Quoi de mieux que la forme vivante du dialogue, depuis Socrate notamment, pour aborder les grands sujets philosophiques? Mais ici, Socrate s'appelle Antoine, c'est un vieux prêtre apiculteur qui vit à la campagne, après avoir été aumônier de jeunes. Pendant une semaine, il reçoit un bachelier frais diplômé prénommé Thomas, comme l'apôtre, comme Thomas d'Aquin, comme Thomas More. Le contrat est simple: participation aux travaux de la maison, dont le soin apporté aux abeilles, et discussions sur tous les sujets qu'il souhaite aborder, alors que l'avenir s'ouvre devant lui. Rythmé en courts chapitres, stimulé par l'activité apicole, cela nous vaut de beaux échanges sur le Bien, le Mal, la conscience, la foi chrétienne et la raison, la souffrance et l'amour, la sagesse et les grands symboles de la Bible. De quoi faire son miel grâce à un dialogue riche et plaisant et s'initier peu à peu à une démarche philosophique articulée à la tradition chrétienne.

 

L'auteur:

      L'abbé Fauconnet est prêtre du diocèse d'Agen, curé de la paroisse Saint Pierre et Saint Paul en Broulhois. Il a été professeur de mathématiques dans l'enseignement public et a enseigné la théologie dans un séminaire. L'apiculture est aussi une de ses passions.

 

 

 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 21:51
Regard sur ...

Mais qui donc était la patronne de la France ?

 

     Si chaque pays se devait d'avoir son saint patron, la France, elle, semble avoir toujours préféré... une sainte patronne.

 

     Qui se souvient encore qu'au Moyen Âge c'était sainte Pétronille qui avait cet honneur, pour avoir été choisie par nos ancêtres selon la bonne logique qu'on leur connaît ? Suivez bien... D'une part, la France , était, à travers tout le monde chrétien, considérée comme « la fille aînée de l'Église ». D'autre part, l'Église avait été fondée par saint Pierre. Ajoutez à cela que sainte Pétronille (forme féminine de Pierre, et qui patronnait donc les Pierrette) passait pour avoir tenu le ménage du grand apôtre, et était donc non seulement représentée avec un balai, mais considérée par ailleurs comme sa « fille spirituelle ». Conclusion la France, « fille aînée de l'Église », ne pouvait avoir pour patronne que la « fille aînée » du fondateur de cette Église. Imparable, non ?

 

      Sainte Pétronille, pourtant, perdra sa place. Elle se vit d'abord menacée par sainte Jeanne de France, que les rois capétiens avaient d'autant plus envie de lui substituer qu'elle était de leur famille. Fille de Louis XI, cette princesse au physique peu avantageux, et de surcroît boiteuse, avait fondé l'ordre de l'Annonciade après avoir été répudiée par son époux, Louis XII, désireux d'épouser Anne de Bretagne. On en était là quand Louis XIII mit tout le monde d'accord, en 1638, à la suite d'un vœu exaucé par la Vierge Marie (la naissance du futur Louis XIV) et qui valut à la France de prendre celle‑ci pour patronne. Une patronne, d'ailleurs, que conservera plus ou moins la République en se tournant vers Marianne, suite à la rencontre entre Barras et une Alsacienne, nommée Marie‑Anne Reubell. Un hasard qui vaudra à la dame une confortable pension à vie, que lui allouera Napoléon Ier à titre de droit de bail de son prénom. Enfin, après la canonisation de Jeanne d'Arc, prononcée en 1920, certains milieux catholiques la proposèrent à son tour pour cette fonction mais Marie resta «Patronne Principale de Ia France», et Jeanne d'Arc partagea, avec Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, le titre de «Patronne Secondaire de la France».

 

      Sainte Pétronille, elle, est donc tombée aux oubliettes de l'Histoire. Fêtée le 31 moi, elle en fut vite réduite à se voir associer à des dictons concernant les foins. S'il pleuvait à cette date, nos ancêtres devaient s'attendre à tremper leurs guenilles trente jours durant, sans doute comme la fille de Saint Pierre était censée l'avoir fait de sa serpillière. Pétronille, guenille : à cause d'une rime, l'ancienne Patronne de la France en était ravalée au rang des saints météorologistes, tel St Barnabé et St Médard, pour ce dernier la légende rapporta qu'il avait essuyé un formidable orage sans s'en être retrouvé mouillé d'un cheveu...

 

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