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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 12:34
SUR KTOTV : JEANNE D'ARC, SAINTE DEPUIS 100 ANS !
Jeanne d'Arc : sainte depuis 100 ans !

01/05/2020

 

        Le 1er mai 2020, plus de 3000 jeunes chrétiens de la région Centre Val-de-Loire étaient attendus à Orléans pour fêter le centenaire de la canonisation de Jeanne d'Arc.

 

       À cause du confinement, cet événement s'est déplacé sur Youtube, et s'adresse désormais à tous les jeunes chrétiens de France !

 

       Différentes personnalités témoignent, en une minute chrono, de leur histoire avec la sainte d'Orléans, comment elle les a inspirés, quelle est la force de son message aujourd'hui pour les jeunes. Ensuite a été dévoilée une grande prière à Sainte Jeanne d'Arc, lue en direct par tous les participants ! L'objectif était de rassembler dans la prière tous les jeunes chrétiens de France ce vendredi 1er mai à 18h.

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 12:58

 

 

Deux articles du blog ont été publiés pour annoncer l'émission de FRANCE 3 "Secrets d'Histoire" consacrée à Sainte Thérèse de Lisieux : et bien c'est ce soir à 21h05 !

 

Ci-dessous les liens des deux articles :

 

1/ celui du 18 avril :

2/ celui du 20avril :

Balades en Pays d'Auge

 

Sainte Thérèse de Lisieux - Visites privées
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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 06:58

 

AVEC KENDJI GIRAC "Ô PRENDS MON ÂME" PRENDS UNE TONALITÉ TZIGANE

Si le chanteur français d’origine gitane multiplie les ventes d’albums, il déborde tout autant de talent pour chanter son amour pour Dieu et la foi qui l’anime. Le jeune chanteur Kendji Girac, de plus en plus célèbre, témoigne d’une spontanéité solaire autant que peut l’être sa coreligionnaire Rona Hartner. Et tous deux nous font un bien fou.

 

Le chanteur Kendji Girac est décidément là où on ne l’attend pas. Dernièrement, c’est le titre bien connu des milieux catholiques et protestants « Ô prends mon âme » qu’il a chanté guitare à la main et lunettes de soleil au nez, sur un siège de voiture, nous livrant une version remarquable de profondeur.

 

Grâce à des accords de guitare un peu plus gypsy que de coutume, c’est une version très vivante et vibrante qu’il nous offre pour trouver en Dieu le guide pour supporter la suite du confinement. Il évoquait déjà sa relation à Dieu avec le titre Que Dieu me pardonne de son album Amigo sorti en 2018  et vendu à 200.000 exemplaires. Demeuré trois semaines en tête des ventes, cela lui a valu de devenir aussitôt disque de platine.

 

 

L’air de la chanson n’est autre que l’hymne de l’État d’Israël Hatikvah, dont les paroles ont été écrites par le protestant Hector Arnéra. Ce chant, souvent utilisé avant les moments de recueillement à l’église ou au moment de la communion, a surtout été popularisé par la Communauté de l’Emmanuel.

 

Ô prends mon âme, prends la Seigneur, et que Ta flamme brûle en mon cœur, que tout mon être vibre pour Toi, sois seul mon maître, ô Divin Roi.

 

Source de vie, de paix d’amour, vers Toi je crie, la nuit le jour, guide mon âme, sois mon soutien, remplis ma vie, Toi mon seul bien.

 

Il y a un an, le jeune chanteur de vingt-trois ans chantait déjà un cantique magnifique en l’honneur de Dieu : « Je viens devant mon Dieu ». Il chante, toujours accompagné de sa guitare : « Je veux lui ressembler, je désire saisir ses plans et ses projets, car je suis si faible parfois, Seigneur je ne te mérite pas. Mais je viens devant Toi, car Seigneur je veux que ma vie dépende de Toi. » S’il expose aussi simplement sa foi sur les réseaux sociaux, Kendji Girac le doit à son éducation gitane dans laquelle les valeurs sont importantes, la foi souvent présente, mais aussi à son père qui le lui a transmis. Il a d’ailleurs déclaré : « Tout vient du Papa. Je le remercierai jusqu’à la fin de ma vie. »

 

 

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 22:28
BILLET DE Mgr PODVIN : " APPELÉS PAR L'AMOUR À LE SUIVRE "
Monseigneur Bernard PODVIN est né à Villeneuve sur Lot, il avait des attaches dans notre diocèse. Il fut, par ailleurs, porte-parole de la Conférence des Évêques de France (CEF) de 2009 à 2014; il fait partie aujourd’hui du diocèse de Lille.

 

Ci-dessous le lien vers le site.

APPELĖS PAR L'AMOUR A LE SUIVRE | Diocèse de Lille

Mise en ligne 02/05/2020

 

APPELÉS PAR L’AMOUR À LE SUIVRE

 

Trois choses (parmi tant !) habitent mon cœur et ma prière, que je voudrais vous partager me marquant  fortement depuis le précédent billet :

 

1. D’abord, un documentaire diffusé sur la RTBF.

 

Pour être franc, je vins à lui en zapping. Je redoutais la nième émission sur ce fichu Covid. Qui n’éprouve en ce moment le trop plein nauséeux d’images redondantes sur le sujet ? Atterri sans conviction sur cette chaîne, je fus littéralement bouleversé par l’humanité de ce court-métrage intitulé : « Vingt-trois jours au cœur d’un hôpital ».

 

Véritable immersion dans le vécu du combat livré par malades et soignants. Une course contre la montre dans laquelle chacun s’avère indispensable à tous, et tous à chacun. Une caméra d’une présence aux battements de la vie, au souffle des émotions. Un reportage d’une pudeur étonnante recueillant le stress, les silences, les larmes, l’angoisse, l’affection, les rires. Le jour, puis la nuit, puis à nouveau le jour, puis encore la nuit. La fin de vie de celui auquel on s’était tant attaché ; la guérison de celle qui, ayant  déjà tant vaincu dans sa longue  existence, devient la véritable marraine des équipes  médicales.

 

Ces étreintes d’autant plus sincères qu’elles ne peuvent être physiques. Ces boules au ventre pour les proches. Ces gestes fous d’altruisme et de courage. Ces menus moments. Ces solidarités complices. Ces cernes sur le visage qu’un sourire combattif veut dissimuler. Cette ardeur à ne pas être vaincu. Ces grands points d’interrogation existentielle. Cette hantise de devoir choisir éthiquement qui sera « digne » d’être réanimé.  Ces révoltes contre ce qui ne devrait pas dysfonctionner quand la vie d’autrui est en péril. Ce professionnalisme médical à la fois  le plus pointu et le plus démuni. Cette course infernale ambulancière et réanimatrice. Ce rythme vertigineux afin que, cherchant on découvre enfin ;  afin qu’ayant découvert, on cherche encore. Une diffusion d’une qualité exceptionnelle.

 

Tant de fois, on peste contre la médiocrité des programmes. Là, on demeure scotché sur la chaise. Les malades et leurs soignants sont comme sortis de l’écran et entrés dans l’intimité et la prière de votre confinement. Ces événements rejoignent tant ce que le spectateur vit charnellement. Le relief de ces prises de vue est saisissant d’authenticité. Le média condense l’écriture de la grande histoire humaine au compte-goutte des perfusions.

 

Il est fréquent quand on a vu une telle splendeur, que l’on assomme autrui du devoir de le regarder impérativement  à son tour. Je n’aurai pas cette outrecuidance. Mais peut-être, oserais-je vous inviter à être veilleurs de ce qui est beau, vrai et fidèle. « Les réseaux ne sont pas toujours si sociaux que cela !  » dit notre premier ministre. Raison de plus pour discerner ce qui construit, ce qui relate, ce qui élève. En ce temps de crise, ce ne sont pas les heures boulimiques passées  sur les technologies qui édifient l’humanité. Ce sont les images d’orfèvre et les paroles qui apaisent, relient, instruisent,  conscientisent, cultivent et tirent vers le haut.

 

2. Second sujet fondamental : la journée mondiale de prière pour les vocations ce dimanche 3 mai.

 

Dans un premier mouvement d’humeur, d’aucuns penseraient peut être : « Centrons nous sur la lutte contre la pandémie. On verra les vocations juste après». Ce serait une erreur d’opposer urgent à essentiel.

 

Que doive se mobiliser l’énergie contre le Covid ne fait évidemment pas discussion ; mais ne surtout pas éluder les autres points d’attention ! Une lutte prioritaire ne veut pas dire une focalisation exclusive. On le voit déjà dans le domaine de la santé. A négliger les autres pathologies, par peur de déranger les hôpitaux ou être contaminés,  on ne ferait rien de bon pour la santé individuelle et collective. Tous les médecins le disent. L’activité économique l’atteste également. Moyennant les précautions prises, il est vital que la vie sociale et culturelle reprenne. Y compris pour préserver économiquement le système de soins.

 

Concernant les vocations, Dieu appelle évidemment de sa liberté divine d’appeler en toute circonstance de l’histoire de l’humanité. Marc, en son évangile, nous précise que Jésus appela « ceux qu’il voulait afin d’être avec lui »(Mc 3). Ce serait dénaturer le visage de Dieu et s’approprier ce qui relève de Lui de reléguer la préoccupation des vocations à plus tard, quand le ciel sera redevenu bleu côté Covid. Ce serait, disons-le, une conception paganisée du Dieu de la foi, dont on jaugerait la météorologie de l’appel au bon vouloir de nos disponibilités. Notre discernement viendrait se méprendre davantage encore : est-il une figure biblique que Dieu n’ait appelé au cœur de l’adversité, ou, du moins, laissant  l’intéressé fortement démuni  en sa capacité d’y répondre ?

 

Le cœur de la vocation réside précisément dans l’abandon à plus grand que soi. « Il n’est de vocation, authentique dit François de Sales pour laquelle Dieu n’offrirait à l’homme qui la lui demande, la capacité de réponse ». C’est bien selon le cœur de Dieu que l’homme est appelé et non à l’aune de ses calculs. Circonscrire notre regard sur les vocations au moment où nous n’aurions rien de plus urgent est une méconnaissance de qui est Dieu et qui est l’homme voué à sa ressemblance.

 

La crise du Covid met à jour, en ce moment même, des vocations au sens civil et soignant du terme. Des personnalités se révèlent dans ce combat médical hors du commun. Des étudiants maturent leur désir soignant au contact brûlant de la situation. Un professionnalisme s’affine. Une recherche s’intensifie. Hors médecine stricte, toute la vie sociale recèle une ébullition d’initiatives, de créativité, de courage des livreurs, caissiers, policiers, agriculteurs, éboueurs, aide soignants, et tant d’autres. Jamais peut-être le bénévolat n’a été appelé à un tel surcroît de vie, de sa capacité à se donner. Les ressorts du privé et du public font preuve d’une disponibilité de tout leur potentiel pour la traversée d’un vivre ensemble inédit. Bref, l’homme, actuellement mis à vive épreuve, ne peut et ne pourra se dérober à chercher au tréfonds de lui meilleur que lui.

 

Le Covid laissant exsangues ou fragilisés  des domaines entiers, c’est bien d’un appel qu’il est question à davantage de fraternité. Les vocations, au sens où l’entend la journée mondiale de prière pousseraient-elles sur un autre terreau ? Amos le prophète, n’est-il pas saisi par Dieu depuis son activité de bouvier ? Jésus ne demande-t-il pas à Lévi de le suivre tandis qu’il est à son guichet ? Les vocations spirituelles ne naissent pas hors sol.

 

Ajoutons ce qui est primordial : Dieu est épris du devenir de l’homme. Dieu est touché quand l’homme souffre. Jésus est plein de compassion pour son peuple. Il pleure Lazare. Il reçoit le pauvre. Il s’émerveille de la veuve donatrice. Il est ému que son peuple soit sans berger. Rien ne l’indiffère des joies et épreuves de l’homme. Résistant à tout messianisme temporel, il refuse qu’on renvoie la foule affamée de pain, mais il annonce un autre Pain dont jamais elle ne manquera. Dieu, et donc son Église, ne placent pas la question des vocations « sous une bulle artificielle ».  Elle est constitutive de ce qui advient de l’homme. Prier et agir pour les vocations est encore plus requis qu’à l’accoutumée si tant est qu’on s’accoutume. Le plus petit de nos frères est et sera en attente cruciale. Le peuple de Dieu a faim de la Parole et des sacrements. Prêtres, diacres, consacrés, époux, célibataires engagés, animateurs ecclésiaux n’éclosent pas hors du biotope dont les événements sont la contingence et que  Dieu jamais ne  déserte.

 

Disons le haut et fort : Dieu appelle sans tarir. Jésus demande qu’on prie le Maître d’envoyer des ouvriers. Il atteste que les champs sont blancs. Il ne diffère pas le désir d’aimer et de servir. Il n’y a surtout pas une « suspension » due à la crise qui devrait faire décroître l’ardeur à médiatiser les appels aux réponses incarnées de la sollicitude de Dieu.

 

Ajoutons ceci : toute époque façonne ses visages. De même, notre temps fera naître, par la grâce de Dieu, des visages vocationnels sans doute inédits vu que ce temps est inédit. Saurons-nous les discerner, les accueillir, les accompagner, tels les catéchumènes dans la fraîcheur native de leur foi ? Dieu appelle ! Parle Seigneur, tes serviteurs écoutent.

 

3. Lié à cette vigilance, un troisième aspect nous hante : non seulement le déconfinement, mais surtout le monde d’après.

 

Des  méthodes de déconfinement lui-même, cette chronique ne dira rien, n’ajoutant pas de propos inutiles aux subtilités techniques des langages officiels et de leurs commentaires. Il n’est pas surprenant que le processus soit complexe, empreint de hauts risques et donc, de choix cruciaux. Nous n’avons pas été confinés sans motif dès lors que soixante mille vies ont, dit-on, été épargnées par ce retrait confiné en nos habitacles. Il est prévisible que revenir à une vie sociale génère tout à la fois notre impatience et notre crainte.

 

La question est-elle de se demander quel terrien nous sommes devenus ? Médecins, économistes, sociologues, élus et psychiatres excellent sur les plateaux de télévision pour parler de ce « nouvel homme ». On regrettera que le spirituel ait si peu la parole alors qu’il aurait tant à dire, pour affirmer notamment  que nous parlons trop et ferions mieux de moins spéculer !  La place du spirituel n’est vraiment pas mature. Trop souvent réduite  à quelques phraseurs décrivant des techniques de méditation comme coach de ce qu’ils osent appeler la vie intérieure. Qui dira la faim réelle de l’homme aujourd’hui ? Qui dira l’irremplaçable présence des pastorales discrètes et agissantes en ces temps douloureux : accueil, soutien téléphonique, fraternité caritative, célébrations  du deuil, bénédictions, dialogues, préparation aux sacrements. Merci à vous prêtres, diacres, consacrés et laïcs, acteurs dans l’ombre de cette compassion.

 

Le monde d’après est-il vraiment monde d’après ? Oui à l’évidence vu tout ce qui est à recomposer. Mais pas de n’importe quelle manière. Qui entendra ce qui mute aux profondeurs de l’homme ? Qui aura l’humilité de dire tout ce que nous ne savons pas encore ? Teilhard de Chardin disait : « Il n’est pas essentiel que nous comprenions absolument, distinctement notre vie pour qu’elle soit belle et réussie ».

 

Ne point tout comprendre certes, mais une vie belle, après Covid, épousera quels traits ? Comment pourra-t-elle être belle pour les gens blessés et meurtris ? Quels traits prendra notre devenir sinon ceux que nous en déciderons d’une commune fraternité ? Le monde d’après ne devra donc pas oublier tout ce qui dans le monde d’avant n’était pas broutille, mais déterminant. Le monde d’après ne devra pas être surpris si dans l’épreuve, comme disait Louis Barthas « la même souffrance rapproche les cœurs et fait naître la sympathie entre gens indifférents ». Mais si après l’orage, comme le pense Jules Isaac, « A peu de choses près l’humanité d’après sera sans doute ce qu’elle était avant ».  Il écrivait cela au sujet de 1918.

 

Ainsi sommes-nous, à la fois fins et piètres connaisseurs de nous-mêmes. Kipling avait raison de dire qu’on « ne paie jamais trop cher le privilège d’être son propre maître ». L’homme d’après ne pourra dire que le « tout est lié » du Pape François était une vue de l’esprit. L’homme d’après sera pétri de la pâte dont il émane, mais il ne bonifiera que si un levain le convertit. Il nous incombe d’accomplir notre devoir d’Etat en disciples du Christ. Accompagner ces jours préparatoires à la reprise dans la prière et la fraternité. Voir près et voir loin. Près, quand un frère demande ce qui ne saurait attendre. Loin, pour que se discernent en profondeur les attentes nouvelles.

 

                                                                  A samedi.

 

                                                                  Mgr Bernard Podvin
                                                                  Missionnaire de la Miséricorde.

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 13:28

 

       Un voyage autour du monde à la découverte des chefs-d’œuvre de l’architecture chrétienne : le Saint-Sépulcre à Jérusalem, le Mont-Saint-Michel, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, le Duomo de Florence, la cathédrale de Séville, et la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou.

      Étant dissident du judaïsme à ses débuts, le christianisme s’est pratiqué en secret pendant trois siècles. Lorsque Constantin l’érige en religion officielle de l’Empire romain, la nécessité de construire des monuments adaptés s’impose. En 326, à Jérusalem, le Saint-Sépulcre, épicentre de la chrétienté abritant le tombeau vide du Christ, sort de terre sur la colline du Golgotha. D’autres lieux de pèlerinage éclosent bientôt en Occident, à l’image du Mont-Saint-Michel – dont les premières fondations datent du VIIIe siècle – et de son mille-feuille architectural superposant lignes romanes et "Merveille" gothique. En France toujours, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, édifiée à partir de 1184, offre une illustration étincelante du style gothique, auquel se mêlent des symboles antiques, dans un mouvement d’ouverture au savoir profane qui place l’homme au centre du monde. Cette pensée humaniste connaîtra son apogée durant la Renaissance italienne, qui voit naître le Duomo de Florence (la cathédrale Santa Maria del Fiore), grandiose matérialisation de la révolution intellectuelle et artistique à l’œuvre. À la même époque, à Séville, les catholiques espagnols bâtissent sur l’emplacement de la grande mosquée almohade, dont ils conservent des éléments, une monumentale cathédrale (Notre-Dame du Siège) qui exprime, sous un déluge d’or du Nouveau Monde, la puissance religieuse et politique du royaume. Sur la place Rouge à Moscou, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, construite par le tsar Ivan le Terrible pour célébrer sa victoire militaire contre les Tatars en 1522, est considérée comme le joyau du christianisme orthodoxe.
 

Que la lumière soit


     Convoquant historiens, architectes et restaurateurs, ce volet de la collection "Monuments sacrés" dévoile les spécificités et secrets de célèbres édifices chrétiens, témoins immortels du génie des bâtisseurs, qui ont repoussé les limites de la science pour tutoyer les cieux, dompter la lumière et affirmer ainsi la puissance de l’Église tout en accompagnant l’élévation spirituelle des fidèles.

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 12:08
BILLET DE Mgr PODVIN : " MÊME SI TU NE SAIS PAS TOUT DIRE  ... "
Monseigneur Bernard PODVIN est né à Villeneuve sur Lot, il avait des attaches dans notre diocèse. Il fut, par ailleurs, porte-parole de la Conférence des Évêques de France (CEF) de 2009 à 2014; il fait partie aujourd’hui du diocèse de Lille.

 

Ci-dessous le lien vers le site.

Mise en ligne 25/04/2020
MÊME SI TU NE SAIS PAS TOUT DIRE…

 

      « Il est défendu de parler breton et de cracher à terre ; de mouiller ses doigts dans sa bouche pour tourner les pages des livres et des cahiers ; d’introduire dans son oreille le bout d’un porte-plume ou d’un crayon ; d’essuyer les ardoises en y crachant dessus ou en y portant directement la langue… ». Sourire, nostalgie, effroi et humilité, se mêlent en nous à la lecture de cette antique litanie des prescriptions aux élèves des écoles. Jules Ferry venait d’instituer l’enseignement gratuit.

     Pasteur d’appréhender ce qu’est « un microbe ». La rougeole foudroyante et la fièvre scarlatine hantaient les cours de récréation et les rues des villes et villages. Plus d’un siècle après, avec quel regard considérons nous ces pages d’histoire ? Dans un siècle, que diront les gens de nos points-presse quotidiens, de nos mesures barrières, de nos distanciations sociales ? Toute rétrovision rend humbles. Elle nourrit un humour sur soi décapant et une vigilance renouvelée.

 

     Tandis que petits et grands s’impatientent d’être enfin « déconfinés », osons quelques conseils n’ayant aucune prétention à s’ériger en directives nationales, mais ayant peut-être faculté à éclairer les esprits et stimuler les ardeurs :

 

  1- Cessons de geindre sur le temps qui n’est plus.
Saint Augustin insiste : « On rencontre des gens qui récriminent sur leur époque et pour qui celle de nos parents était le bon temps. Si l’on pouvait les ramener à l’époque de leurs parents, est-ce qu’ils ne récrimineraient pas aussi ? Le passé dont tu crois que c’était le bon temps n’est bon que parce qu’il n’est pas le tien ». Et Augustin d’ajouter pour qui est disciple de Jésus : « Maintenant que tu as cru au Fils de Dieu, maintenant que tu as abordé ou lu la Sainte Écriture, je m’étonne de ce que tu t’imagines qu’Adam a connu le bon temps. » Le réel ne se fuit pas dans une vaine idéalisation d’hier ou de demain. Le réel s’incarne, s’assume et se projette. Il se vit, le moins mal possible,  avec l’énergie des facultés humaines et le don de la foi.

 

2- Laissons cohabiter en nous le prophète et le sage.
Il est sain que, selon les quarts d’heure et les sollicitations concrètes, se révèlent en nos cœurs le désir transformateur et le réalisme lucide. Il est légitime que nous alternions entre les idéalisations mobilisatrices et le sentiment désabusé. Le rêve et l’impatience, la rage et le coup de blues sont tellement humains. Sans improviser ici une psychanalyse digne de « brèves de comptoir », il est compréhensible que le confinement génère le chaud et le froid, l’exaltation de partir vers des grands espaces et la crainte ridicule de croiser d’autres terriens dans le métro.
L’épreuve du Covid est loin d’être achevée. Très loin. Elle dénude de tout maquillage notre perception de soi ou d’autrui. Elle ravive la meilleure  comme la plus sordide intention. Un combat intérieur entre ce qui doit être et le possible ne peut qu’alterner en nos psychismes et notre vie spirituelle. Gaston Piétri écrit : « Dans l’Écriture, il y a le prophète et le sage. Le croyant est à la fois l’un et l’autre. Croire au pouvoir de modifier le réel. Savoir aussi en discerner les rudes contours ! Le véritable amour ne peut être pure généralisation de ce qui est personnellement ressenti.  »
Ne soyons donc pas surpris si l’actualité collective, et l’actualité plus prosaïque de notre cellule familiale ou communautaire, nous font tanguer fortement; passer de déception à allégresse, de projets à renonciation. L’essentiel est et, sera, de chercher en soi et en autrui, le centre de gravité qui nous anime. Qu’est ce qui fonde l’amour de notre couple ? Qu’est ce qui nous réjouit entre parents et enfants ? En quelle ancre se fonde l’amitié ? Qu’est la valeur du travail bien fait ? En quoi consiste le devoir d’État ? Que sont pour soi et pour nos frères les dons de la foi, de l’espérance et de la charité?

 

3- En ces temps où tout est remis en question, gardons-nous de décisions hâtives et émotionnelles.
Ne brisons pas une relation sans lui redonner sa chance. Ne faisons rien d’irréversible. Mesurons ce qui est relatif et ce qui est grave. Regardons le contexte de notre proximité comme de la planète : innombrables seront les personnes affectées par les secousses. Sanitaires pour les unes. Économiques pour d’autres. Affectives ici, morales là. En cet immeuble, on pleurera un proche emporté par le Covid. En cette maison, on aura perdu son emploi. Cette persienne ne dévoilera plus l’étalage. Ici, on ne se relèvera pas. Là, on ne repartira qu’au ralenti. Le chant des oiseaux redevenu audible par notre moindre carbone, le cri des enfants bientôt perceptible dans les écoles, la fidélité courageuse de ceux qui ont tenu pour notre vie dans le confinement, doivent être référence pour notre agir ! Notre boussole aimante est là dans une prédilection pour ce qui ce qui est fragile et aspire à aimer.
La crise est rude. Saint Paul nous invite à surtout recueillir le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, bonté, patience, bienveillance maîtrise de soi, douceur. (Galates 5,22). En temps de tempête et d’incertitude, tout spirituel passé par le crible de l’épreuve te dira : ne décide rien précipitamment qui soit déterminant, sans vérifier ce fruit en toi ! Tu ne fonderas rien de bon si tu ne cherches ce fruit tangible en ce que tu projettes de faire. Soyons responsables à ce degré de profondeur.

 

4- Ne rêvons pas un « après Covid » qui ne jaillisse de nous-mêmes.
Elles sont agaçantes ces affirmations : « Plus rien ne sera comme avant ». La nature humaine ne changera pas du tout au tout. Le monde d’après se construit avec les humains du monde d’avant. Le monde d’après se tisse en ce moment même.
Le plus à craindre, comme le dit très justement l’économiste Daniel Cohen, serait que la numérisation des relations supplante la relation directe. Se réjouir du potentiel inouï que génère le numérique pour briser les solitudes actuelles ne doit pas laisser ce numérique devenir le régent absolu et ultime de notre vivre ensemble. Nous sommes de chair et de sang ! Nous aspirons à nous embrasser. À célébrer en assemblée. À être convives. À applaudir, vibrer à l’unisson. Gardons la main ! Que ce qui doit être fait par la technologie le soit. Mais que ce ne soit pas au prix de notre incarnation la plus relationnelle. Ne devenons pas esclaves de ce que l’outil permet prodigieusement. Soyons encore à l’initiative d’user de lui.

 

5- Sachons nous indigner. Sachons nous émerveiller.
Soyons des humains, serviteurs de Celui que François de Sales nomme le « Dieu du cœur humain ». Dans la même journée, n’acceptons pas que se déroulent des faits injustes et inacceptables, et vibrons de joie et d’encouragement en faveur du bien, du beau, du grand, de l’édifiant. Aidons les peurs à se transcender, apaisons les violences, valorisons le juste et le fécond.
Décourager, par exemple, une soignante d’habiter son immeuble par crainte de contamination est aussi dérisoire qu’abject. S’ingénier à trouver des solidarités nouvelles pour mal-voyants et mal-entendants en contexte inédit est en revanche hautement louable. Honte à celui qui croit exploiter la peur ou le malheur d’autrui. Bénie soit la violoniste qui monte sur la terrasse d’un hôpital pour encourager malades et soignants ! Merci à toi fidèle à ta tâche vitale. Aujourd’hui, on te loue parce que la rareté et la peur nous font dépendre de toi. Puisse une reconnaissance envers toi être effective et durable demain. Pestons contre l’Europe quand elle piétine sur l’essentiel. Encourageons-la quand elle accélère la recherche vaccinale. Ne soyons pas naïfs d’une communauté internationale hélas encore trop embryonnaire. Mais n’oublions jamais que nous n’avons pas de planète de rechange.

 

6- Engrangeons ce que nous enseigne cette période inédite.
Recueillons fidèlement comme Marie, dans l’évangile, à la fois les évènements et leur lumière intérieure. Le curé de La Madeleine tient, par exemple, un remarquable journal du confinement. On y lit la plus fidèle relation qui soit au vécu, et la plus empreinte de ce que Vatican II appelle la charité pastorale. Notons, chers amis, notons comme dit Emmanuel Mounier en quoi l’événement est notre « maître intérieur ».
Ces semaines décisives sont à la fois désarmantes et riches. Les vivre ne nous rend pas indemnes. En relater le déroulé et la leçon ne peut que forger notre être vers davantage de clairvoyance et de fraternité. Chacun a sa façon de faire : écriture, musique, peinture, photo, tournage… Que tout ceci soit partagé dans nos conversations « au coin du feu ». Que tout ceci se papote au quotidien et tisse la grande histoire des hommes. Oui, engrangeons ce que nous révèle ce moment !
Et même quand nous ne savons qu’en dire souvenons-nous comme Édith Stein : « N’essaye pas de mesurer ce que tu comprends à la manière dont tu sais le dire. Ce que tu as compris te pénètre agissant en toi, rayonnant de toi, même s’il t’est impossible de l’exprimer ».

 

      Éboueur à qui je viens de sourire à la levée de ce jour, aide-soignant qui me disait hier au téléphone ta joie d’aimer, jeune qui m’écrit ta recherche vocationnelle, relation enfouie que le confinement vient de raviver à la mémoire, tant de choses rayonnent de vous et qu’il est impossible d’exprimer !

 

       C’est le temps pascal ! Le Ressuscité montre ses plaies à Thomas. « Avance ta main. Mets-la dans mon côté » (Jean 20). L’amour a vaincu la mort. Mais l’amour ne dédaigne pas montrer ses blessures à ce qui doit encore être vaincu en nous. « Cesse d’être incrédule. Deviens croyant ».

 

      Votre fidélité au rendez-vous hebdomadaire de cette newsletter nous fait chaud au cœur. Merci de relayer ces contenus tissés de nouvelles, de projets, de communion fraternelle et d’espérance pascale. Merci d’apporter à l’équipe de communication ce qui peut être relaté. La lutte contre le Covid est âpre. Un amour blessé se bat en nous afin que l’homme vive !

 

                                                                           À samedi.

 

                                                                    Mgr Bernard Podvin
                                                                          Missionnaire de la Miséricorde

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 12:26

 

Juste une heure avec toi !
(Cover 'Mistral Gagnant' Renaud)

 

Peut-être avons-nous du mal à entrer en contact avec Dieu ?

 

Avons-nous déjà essayé de nous asseoir sur un banc ...

juste une heure avec Lui ?

 

C'est dans la prière et l'adoration qu'Il vient nous transformer...

 

Il fait de nous des mendiants d'amour et des pauvres de cœurs ...

 

Il nous comble de Lui et cela seul suffit ! 

Paroles : Alexandre de MG (2008)

 

À m’asseoir sur un banc juste une heure avec Toi

Accueillir Ta présence en moi

Te parler de mes peines des joies et des combats

Décharger mon fardeau sur Toi

T’adorer dans l’Hostie, Te dévorer des yeux

Comme font les regards amoureux

Et me brûler le cœur A en perdre la tête

A n’en plus dormir de bonheur

Contempler dans Ton cœur

L’insaisissable amour

Qui bannit toute peur

Oh, Jésus garde moi Rien qu’une heure avec Toi Juste une seconde en Toi…

Alors je serai Toi

 

Ne rien dire, ne rien faire, être et se laissé faire

Rechercher ce qui va te plaire

M’abandonner en Toi, pauvre être de poussière Exister par Ta lumière

Et de cette alchimie je deviens ton ami

Moi qui n’étais que serviteur

Tu me redonnes vie, au cœur de cette nuit

Et je baigne Tes pieds de mes pleurs

Irradie moi Seigneur

De Ta douce lumière,

Fais de moi Ta demeure

Et pour te rencontrer

Ô Seigneur, apprends-moi

Ce qu’est la vraie prière…

Être et se laissé faire

 

De minute en minute, finalement d’heure en heure

C’est Ta Face qui s’imprime en mon cœur

Comme la goutte d’eau qui creuse le rocher

C’est Ta grâce qui coule en douceur

Et je ne peux saisir cette douce douleur

Qui le perce soudain comme un feu

Miséricorde Ô Dieu, Miséricorde enfin

Je meurs de vivre en Toi…

Ô mon Dieu de moi-même

Je ne peux rien t’offrir

Que tu ne m’aies donné.

Alors Tu vois c’est simple

Ce soir je Te supplie :

Donne-moi Tout Seigneur !

Seigneur emporte Tout…

 

 

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La chaine du Padre :

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 12:17

 

Ce chant nous transporte dans la prière en ces moments si difficiles ;
C'est un beau message d'espoir.
Merci pour ces belles paroles et cette belle musique !
 
Vienne Ta Grâce

Glorious

 
Viens nous abreuver de lumière, de bienveillance et de clarté
Ta miséricorde éternelle vient dans nos cœurs tout relever
Et tomberont toutes nos lois quand viendra la gloire des cieux
Et je répondrai dans la Foi, Tu es mon Seigneur et mon Dieu
 
Vienne Ta Grâce en nos misères
Et dans la grandeur de Ton nom
Viens déposer sur notre terre
La douceur de Ta guérison
Vienne l’Esprit qui nous libère
Et dans la beauté de Ton nom
Naît dans le cœur de notre Père
L’amour infini du pardon
 
Quand Ta Parole est prononcée la mort est vaincue par la Vie
Et dans tous nos cœurs délaissés se manifeste Ton Esprit
Que vienne en nos vies le réveil que Ton amour a désiré
Dans la Foi je ne tremble pas car Jésus ma vertu c’est Toi
 
 
 
Vienne Ta Grâce en nos misères
Et dans la grandeur de Ton nom
Viens déposer sur notre terre
La douceur de Ta guérison
Vienne l’Esprit qui nous libère
Et dans la beauté de Ton nom
Naît dans le cœur de notre Père
L’amour infini du pardon
 
 
 
 
 
 
 
Pour nous le verbe s’est fait chair parmi nous Il a demeuré
Il vit en nous et nous éclaire Sa grâce en nous s’est déversée
Nos yeux verront ce que ton cœur à chacun de nous veut donner
Que par l’Esprit de notre Père en nous Jésus vienne habiter
 
 
 
 
Vienne Ta Grâce en nos misères
Et dans la grandeur de Ton nom
Viens déposer sur notre terre
La douceur de Ta guérison
Vienne l’Esprit qui nous libère
Et dans la beauté de Ton nom
Naît dans le cœur de notre Père
L’amour infini du pardon
 
 
 
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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 18:34
LA SAINTE-CHAPELLE

LA SAINTE-CHAPELLE

L’histoire de la Sainte-Chapelle, consacrée le 26 avril 1248, est l’histoire d’un programme politique tout entier tourné vers la sanctification des peuples.

 

Si un seul édifice religieux médiéval devait répondre à cette injonction que rien n’est trop beau pour Dieu, ce serait certainement la Sainte-Chapelle. Tout, depuis sa conception jusqu’à sa consécration fut pensé pour une plus grande gloire de Dieu. Nous sommes en 1237. Le roi Louis IX reçoit Baudouin, prince impérial latin de Constantinople, venu en France lever hommes et fonds pour sauvegarder son empire des attaques des Grecs. Le roi et sa mère Blanche de Castille sont sensibles à la demande de la malheureuse altesse. Nul ne pense cependant que la situation des Francs en Orient est à ce point désespérée.

 

La Couronne d’épines est à vendre

 

Durant le séjour de Baudouin, deux nouvelles fracassantes parviennent pourtant à la cour de France : la mort de l’empereur Jean de Brienne, beau-père de Baudouin, qui propulse ce dernier à la dignité impériale, à dix-neuf ans à peine ; et le souhait des seigneurs latins de Constantinople de vendre à des banquiers étrangers la Couronne d'épines du Christ, détenue dans le trésor de la ville, pour parer aux dépenses militaires les plus urgentes.

 

 

Pour le jeune Baudouin II, la chose est impensable. Louis IX et sa mère se portent acquéreurs. Vendre l’insigne relique au très chrétien roi de France semble plus honorable à l’empereur latin (et franc) de Constantinople. Des émissaires sont dépêchés sur place pour récupérer la couronne d’épines. Mais celle-ci, entretemps, a été déposée en gage à des marchands vénitiens. Louis IX ayant acquis auparavant la relique, ce sont les Français qui la récupèrent, acceptant seulement que la couronne transite par Venise où les habitants pourront la vénérer avant son arrivée à Paris.

 

Pieds nus et en chemise

 

La couronne d’épines traversera la France en juillet 1239. Louis IX va à sa rencontre le 9 août, près de Sens, et porte lui-même la relique en procession. Accompagné de son frère Robert, il est pieds nus, ceint d’une simple chemise, au milieu de la foule en prières. À Paris, la relique est de nouveau portée en procession par le roi, puis exposée à la vénération des fidèles à Notre-Dame de Paris, avant d’être conduite jusqu’en la chapelle Saint-Nicolas, au palais royal dans l’île de la Cité.  Par la suite, Louis IX acheta d’autres reliques de la Passion du Christ, notamment des fragments de la Vraie croix, la Sainte Éponge et le fer de la Sainte Lance.

 

Une châsse de lumière

 

Ces acquisitions ont pour objectif de faire mieux honorer Dieu en France et de placer le royaume sous la spéciale protection du Divin Maître. Pour ces reliques, cependant, Saint-Nicolas semble un écrin insuffisant. C’est pourquoi, afin de manifester ce désir d’un plus grand amour de Dieu, Louis IX ordonne-t-il en 1243 la construction d’une Sainte-Chapelle, en son palais royal, qui sera comme une immense châsse pour ces reliques insignes. La chapelle sera desservie par un chapitre de chanoines auquel le roi donne une dotation en terres lui garantissant l’autonomie suffisante pour se consacrer sans crainte à la prière. La chapelle est également dotée en vue de son entretien à venir.

 

Le bâtiment est un chef d’œuvre d’art gothique, avec sa nef dégagée de piliers et ses hautes ouvertures vitrées donnant toute sa place à la lumière. Les peintures murales colorent les lieux et surtout les vitraux constituent une illustration presque intégrale du récit biblique, et de l’histoire de ces reliques, pour l’édification des fidèles. La consécration des lieux, le 26 avril 1248, est aussi celle d’un programme politique, tout entier tourné vers la sanctification des peuples, par ce roi dont la mère disait qu’elle aurait préféré le savoir mort plutôt qu’en état de péché mortel. Peu de temps après, Louis IX partira pour la croisade, dont il fut l’un des derniers souverains européen à avoir su magnifier l’esprit.

 

 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 13:22
CE PRÊTRE CHANTEUR RÉGALE TOUT SON QUARTIER AVEC DES REPRISES D'AIRS CONNUS

Juché sur le toit d’un foyer paroissial pour étudiants, le vicaire d’une paroisse parisienne donne régulièrement de mini concerts dans son quartier, interpellant les badauds avec des reprises de chansons célèbres.

 

« Acceptez ma rengaine, Elle veut juste dire “Sois zen”, Entre sœurs entre frères, On se sortira de cette galère ». Vous avez probablement reconnu des paroles familières. Cette reprise inspirée de la chanson « À nos souvenirs » du groupe Trois Cafés gourmands s’intitule « Halte aux soupirs » et elle est ici interprétée par l’abbé Mathias Sütterlin, vicaire de la paroisse Saint-Léon (Paris). Décidément, les prêtres chanteurs courent les rues, en temps de coronavirus. Alors qu’il y a quelques jours, le père Mickaël Lucéro, de la paroisse Saint-Martin de Méru-les-Sablons (Oise), chantait qu’il n’est « pas facile d’être curé quand on est confiné », c’est au tour de ce prêtre parisien d’attraper un micro. Deux fois par semaine, armé d’une guitare et de trois grosses enceintes qui diffusent le son dans les rues adjacentes, il se juche sur le toit de la Maison Saint-Léon, un foyer paroissial pour étudiants.

 

Un message humaniste

 

Juste avant de chanter, il propose une réflexion flash d’une minute afin d’amener joyeusement les personnes présentes à réfléchir au sens de l’existence. « J’ai eu envie de parler de la gratitude. Dans la vie, on ne dit pas assez merci. Je veux transmettre un message humaniste et faire quelque chose qui touche les gens. Nous sommes enfermés mais nous pouvons en tirer quelque chose »

 

Auprès de lui, c’est toute une équipe artistique qui s’investit dans ce projet avec des jeunes confinés investis dans les prises de vue et de son qui diffusent ensuite les vidéos sur les réseaux sociaux. Quant aux textes, ce sont des personnes du quartier qui les réécrivent, puis le prêtre les travaille à nouveau avant de les interpréter depuis son perchoir. Le ton est bon enfant et les inspirations sont variées, de Johnny à Bob Dylan en passant par Vianney et Boulevard des Airs. Décidément, le confinement pousse à la créativité. Et pour le plaisir des oreilles, on vous propose d’écouter la reprise de « Demain de bon matin ».

"A nos souvenirs" du groupe Trois Cafés Gourmands, c'est le titre joué à la guitare et chanté par l'abbé Mathias Sütterlin, ce mercredi 22 avril à 20h, sur le toit de la Paroisse Saint-Léon à Paris. Un grand merci à toute l'équipe artistique autour de l'abbé.

 

Retrouvez les paroles réécrites de cette chanson de confinement dans le premier commentaire ci-dessous.

 

Laurent Esposito
 
PAROLES : Pourrons-nous oublier

Ce temps d’confinement
Ces moments suspendus
Où on s’est senti perdu ?
Comment pourrions-nous faire
Pour rendre ces temps joyeux?
Nous rappeler qu’on est frères
Ensemble nous aimer mieux
Oublier ce matin
que tu es parisien
Que tu n’as pas de jardin
Qu’ t’es pas parti loin?
Ce n'est pas de notre faute
On joue des fausses notes
On pense bien aux médecins
Et on a du chagrin
Il se joue bien des drames
On a des vagues à l'âme
Tu as du mal au cœur
Tu cherches le bonheur
Applaudir les soignants
Faire l’école aux enfants
Les mettre d’vant la télé
Pour pouvoir travailler
Mais y’a quand même du bon
Écoutez ma chanson
Ce n’est pas si bizarre
Si vous gardez espoir
Le fruit d’une réflexion
On peut être plus uni
Quand on sera sorti
Ensemble à l’unisson
C'est pas d’la religion
Ça a bien des raisons
Aimer à en mourir
Pour le meilleur et pour le pire
Et ceux qui montent au ciel
Avec Emmanuel
est-ce la fin de tout
Ou alors veillent-ils sur nous ?
Nous partons en voyage
Même si ça parait fou
Allez fais tes bagages
Viens chanter avec nous
De la joie dans nos têtes
Un peu le cœur en fête
Tous nous redécouvrir
Ensemble se faire plaisir
Les yeux de nos grands-mères
La voix de nos grands-pères
On ne les oublie pas
Même si l’écran suffit pas
C'est l’heure des sentiments,
De la vie intérieure
Découvrons nous enfants
Et devenons meilleurs
Enterrons le moins bon
Cultivons nos vertus
Mais avant tout sachons
Pas donné c’est perdu
La relève est pour toi
A l’abri sous ton toit
Le monde en héritage mais
Saurons-nous être sages
Le temps nous a gâtés
On en a bien profité
On a des souvenirs en tête
Ce soir, faisons la fête
Acceptez ma rengaine
Elle veut juste dire "Sois zen"
Entre sœurs entre frères
On se sortira de cette galère
Soyons remplis d’espoir
Et le cœur qui pétille
Écrivons notre histoire
Avec des yeux qui brillent
Papayapayapapa……..
Acceptez ma rengaine
Elle veut juste dire "Sois zen"
Entre sœurs entre frères
On se sortira de cette galère
Soyons remplis d’espoir
Et le cœur qui pétille
Écrivons notre histoire
Avec des yeux qui brillent.
 
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