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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 12:02
NOTRE-DAME DE PARIS ... UN AN DÉJÀ !
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EXCLUSIF Au cœur de Notre-Dame blessée

 

Par Catherine Lalanne et Sophie Laurant, Photos : Stéphane Compoint 

 

« L’âme de Notre-Dame »

Mgr Chauvet, recteur de Notre-Dame

 

« Votre reportage ne propose pas seulement une vision esthétique de la cathédrale. Il saisit son mystère et sa beauté. La beauté de l’invisible, qu’aucune déchirure ne peut effacer. Stéphane Compoint a su voir l’âme de la cathédrale blessée. Les lieux sont vides mais pas désertés. Lorsque je suis entré, dans la nuit du 15 au 16 avril dernier, avec le président de la République dans Notre-Dame, l’incendie à peine éteint, j’ai vu la Croix de gloire, intacte, briller sous la Lune. Le ciel entre toujours par le trou béant causé par l’effondrement de la flèche, et la Croix demeure éclairée. L’orgue, les trois roses de verre aussi sont saufs. Tout comme la Vierge du pilier et les Mays qui ont été déplacés. L’architecture a protégé la musique, le verre, la sculpture et la peinture. Un signe de Dieu. Et du génie des bâtisseurs du Moyen Âge. »

 

 

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« Blessée mais pas détruite »

Général Jean-Louis Georgelin, missionné par Emmanuel Macron pour diriger le chantier de restauration

« Ces images baignées d’une lumière dorée donnent une vision apaisée de la cathédrale et tranchent avec la dramatisation apocalyptique de celles que l’on a pu voir jusqu’à présent. Elles sont à l’image de ce que j’ai ressenti en pénétrant dans les lieux : Notre-Dame apparaît blessée mais pas détruite. Nous lui rendrons sa beauté. »

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Interview du Général Jean-Louis Georgelin par Catherine Lalanne et Sophie Laurant

Un an après l’incendie de Notre-Dame, le général Jean-Louis Georgelin, missionné par Emmanuel Macron pour diriger le chantier de restauration, revient sur les travaux entrepris.

Pourquoi le chantier de Notre-Dame s’est-il arrêté le 17 mars dernier ?

Après analyse de la situation, nous avons estimé qu’il était prudent de mettre le chantier en sommeil. Si nos compagnons sont protégés par des combinaisons antiplomb lorsqu’ils travaillent sur le site de la cathédrale, les installations de décontamination liées à la pollution au plomb (sas, vestiaires, douches) ne permettaient pas de garantir leur sécurité sanitaire collective contre la pandémie du Covid-19. Par ailleurs, il n’était pas possible d’assurer leur transport et leur hébergement en toute sécurité… Certains viennent travailler à Notre-Dame depuis la Lorraine.

Mais nous ne restons pas inactifs et étudions les conditions qui pourraient permettre au chantier de reprendre partiellement sans remettre en cause la sécurité sanitaire des ouvriers. En attendant, notre équipe continue de travailler, bien que confinée, sur les indispensables dossiers administratifs et financiers. Le bureau d’études de Philippe Villeneuve, l’architecte en chef des monuments historiques en charge de la restauration, poursuit ses plans et analyses pour la suite du chantier.

Quelles ont été vos premières priorités de président de l’établissement public, et quelles seront les prochaines étapes ?

Lors de ma nomination, en décembre dernier, j’ai pris en main la nécessaire coordination du chantier. Je me suis aussi attaqué à la décontamination de l’édifice, entièrement recouvert par la poussière de plomb de la flèche. Par ailleurs, nous devons toujours démonter les 40 000 pièces d’échafaudage fondues et tordues par l’incendie. Ce travail devait débuter à la mi-mars, parallèlement à l’évacuation des débris qui recouvrent les voûtes. Il nous a fallu surseoir.

Votre foi catholique a-t-elle joué un rôle dans le choix du Président de vous confier cette mission ?

Oui, il me l’a dit lui-même ! Je suis étonné que cela surprenne… Car Notre-Dame est avant tout une église, non ? Nous avons le devoir de la rendre au culte et à la nation. Nous redécouvrons, depuis l’incendie, à quel point ce monument est inséparable de l’histoire de notre pays. Chaque victoire a entendu son Te Deum à Notre-Dame, sous la République comme au temps des rois.

« Notre-Dame, c’est l’âme de la France. »

Je ne suis pas certain que l’émotion qui a saisi le monde après l’incendie aurait été aussi forte si un tel sinistre avait touché la tour Eiffel. Notre-Dame, c’est l’âme de la France. Certains voient dans le fait que son mobilier a été préservé une protection de la Vierge, d’autres des raisons liées aux lois de la physique. Je suis croyant et sensible aux deux hypothèses. Ma foi profonde n’est pas constituée de certitudes mais d’une quête constante, d’une recherche de sens menée tout au long de ma vie.

Que ressentez-vous aujourd’hui quand vous entrez dans l’édifice ?

Comme tous les Français, j’ai grandi dans l’amour de ma capitale, Paris, une cité exceptionnelle, riche de monuments uniques. L’émotion qui me saisit quand j’admire les tours inébranlables de Notre-Dame, sa façade, lorsque je pénètre dans sa nef blessée, est liée à ce patrimoine transmis, à sa beauté. Les bâtisseurs du Moyen Âge ont construit un édifice solide. Et il a résisté.

Que vous inspirent les images inédites prises par notre reporter Stéphane Compoint ?

De la sérénité. Ces images baignées d’une lumière dorée donnent une vision apaisée de la cathédrale et tranchent avec la dramatisation apocalyptique de celles que l’on a pu voir jusqu’à présent. Elles sont à l’image de ce que j’ai ressenti en pénétrant dans les lieux : Notre-Dame apparaît blessée mais pas détruite. Nous lui rendrons sa beauté.

 

« Notre-Dame apparaît blessée mais pas détruite. »

 

Pourtant, vous insistez sur le fait que la cathédrale se trouve toujours en état de péril…

Elle est gravement blessée, indéniablement. Depuis un an, elle a subi les chocs thermiques de l’incendie et des trombes d’eau pour l’éteindre, puis la canicule de l’été, les tempêtes de l’automne… et pourtant, d’après nos capteurs, sa structure n’a pas bougé davantage cette année que durant les 850 ans de son existence. Notre-Dame tient toujours debout ! Philippe Villeneuve établit actuellement un diagnostic de l’état de la voûte. Une tâche primordiale pour déterminer les options de la restauration qui devraient être arrêtées au début de cet été.
 

Saura-t-on alors si la charpente sera refaite à l’identique ?

Nous présenterons les différentes options possibles à la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture. Ces décisions se préparent en amont entre les différents acteurs : l’établissement public, la maîtrise d’œuvre, le conseil scientifique placé auprès de moi et qui réunit quatorze experts (historiens de l’art, spécialistes des vitraux, de la sculpture, de l’orgue). À cela s’ajoute le remarquable travail des chercheurs, sous l’égide du CNRS et du laboratoire des monuments historiques, qui ont produit des travaux très spécialisés sur la souplesse des différents bois de charpente, les réactions du calcaire à l’extrême chaleur. Les éclairages de tous ces acteurs permettront de prendre les bonnes décisions et de les mettre en œuvre dans les meilleures conditions possibles.

Va-t-on reconstruire la flèche créée par Viollet-le-Duc ou lui préférer un geste architectural contemporain ?

Je regrette la polémique née autour de cette flèche. Nous prendrons la décision le moment venu et je ne doute pas qu’il s’agira d’une bonne décision. Pour l’heure, nous avançons sereinement, en discutant avec les différents experts du monde de l’art. La cathédrale est un chef-d’œuvre d’équilibre qu’il faut respecter. J’y veillerai.


Le chantier du parvis a lui aussi pris du retard alors que les autorités religieuses espéraient sa réouverture avant Pâques…

Bien sûr, l’Église, les croyants, les Parisiens riverains, l’équipe que je dirige, nous sommes tous impatients de voir le parvis à nouveau accessible. Mais il doit d’abord être totalement décontaminé. Et il fait partie des abords, avec le square Jean-XXIII, que le président de la République souhaiterait voir réaménagés. Or le parvis appartient à la Ville de Paris alors que la cathédrale est un monument de l’État. Et avec le scrutin municipal toujours en cours, les discussions restent pour l’instant suspendues.

Vous aviez promis aux croyants un Te Deum pour le 16 avril 2024 à l’intérieur de la cathédrale. Ce délai sera-t-il tenu ?

Je ferai tout pour qu’il en soit ainsi ! Les entreprises et l’ensemble des acteurs qui travaillent à Notre-Dame ont pleinement conscience de leurs responsabilités et mettent un point d’honneur à rendre l’édifice au culte le plus vite possible, tout en assurant la sécurité de tous. Pour y arriver, nous avons besoin du soutien, de la confiance et même de la prière des Français ; celle de vos lecteurs en particulier, pour que cette œuvre s’accomplisse dans la paix.

Général Jean-Louis Georgelin

Général Jean-Louis Georgelin

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« Une métaphore de notre pays »

Père Gilles Drouin, délégué de l’archevêque de Paris pour l’aménagement liturgique de Notre-Dame.

 

« Pénétrer dans la cathédrale anormalement silencieuse et vide est une expérience étrange que je retrouve dans ces photos, pour l’avoir moi-même expérimentée peu avant Stéphane Compoint. Notre-Dame est une métaphore de notre pays et de la communauté chrétienne, blessée mais toujours debout. Elle fait corps avec la Nation, comme si elle participait à nos épreuves ; cette année, à nouveau, en raison de la pandémie, la Semaine sainte se déroule dans une atmosphère lourde et triste. Depuis l’incendie, je suis entré à deux reprises dans l’édifice. J’avais besoin de parcourir l’espace de déambulation, de me rendre compte in situ de l’organisation possible des vingt-neuf chapelles pour élaborer notre projet. Nous voulons mieux accompagner les futurs visiteurs, les initier aux mystères de la cathédrale, leur faire vivre une expérience qui les touchera. Le parcours devra être à la fois initiatique pour les touristes, dévotionnel pour les croyants, pastoral et accueillant pour tous. »

 

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« Réparée en cinq ans »

 

Didier Durand, dirigeant de l’entreprise de maçonnerie-pierre de taille Pierrenoël

 

« Je pense qu’il sera possible de réparer la charpente et les trous dans la voûte en cinq ans. Votre reportage montre Notre-Dame moins blessée qu’elle ne le semblait. En revanche, cette vieille dame n’a pas connu de véritables travaux depuis un siècle. Il faudra peaufiner sa restauration pendant une dizaine d’années après sa réouverture. Pour l’instant, les entreprises qui travaillent à son chevet ont stoppé le chantier. Rien ne vaut une vie ! Mais nous travaillons au confinement de la base de chantier pour qu’une vingtaine de compagnons (sur cent-vingt) puissent reprendre une activité d’ici à quelques semaines. »

 

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« Une patine spirituelle »

 

Olivier Latry, organiste titulaire des grands orgues de Notre-Dame

 

« Chaque fois que je jouais à Notre-Dame, je ressentais physiquement l’énergie de cet édifice, comme si s’était accumulée sur les murs une sorte de « patine spirituelle» faite des millions de prières prononcées. J’ai un peu peur que la restauration efface cela, que l’ambiance sonore devienne différente. Grâce à la voûte de pierre étanche et pare-feu, le grand orgue n’a pas souffert ! Les tuyaux auraient pu fondre dans l’incendie, ils ne sont que remplis de poussière de plomb. Il faudra bien quatre ans pour tout démonter, nettoyer et remonter. Mais qu’est-ce que quatre ans dans la vie d’une cathédrale ? »

 

 

 

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 13:48
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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 12:08

 

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 22:21

   

   Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.

    Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plutôt.

C'était en mars 2020 ...

     Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n'y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.

    Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait.

C'était en mars 2020 ...

    Les gens ont été mis en confinement, pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

    Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

    Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d'autres valeurs. 

    Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.

    Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont  fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

   Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

    Et c'est là que l'été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

    Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

    Mais surtout restez confiants et gardez le sourire !

Texte recueilli  sur le web... pour nous tous ...

Gabriel

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 23:57

 

    La Speranza en Italie ces jours-ci, c’est le ciel d’un bleu dépollué et provocant, c’est le soleil qui brille obstinément sur les rues désertes, et qui s’introduit en riant dans ces maisonnées qui apprennent à redevenir familles.

 

       La Speranza ce sont ces post-it anonymes par centaines qui ont commencé à couvrir les devantures fermées des magasins, pour encourager tous ces petits commerçants au futur sombre, à Bergame d’abord, puis, comme une onde d’espérance – virale elle aussi – en Lombardie, avant de gagner toute l’Italie : « Tutto andrà bene <3 » (et comment ne pas penser à ces paroles de Jésus à Julienne de Norwich « …ma tutto sarà bene e tutto finirà bene » *?).

 

      La Speranza c’est la vie qui est plus forte et le printemps qui oublie de porter le deuil et la peur, et avance inexorablement, faisant verdir les arbres et chanter les oiseaux.

 

     La Speranza ce sont tous ces professeurs exemplaires qui doivent en quelques jours s’improviser créateurs et réinventer l’école, et se plient en huit pour affronter avec courage leurs cours à préparer, les leçons onlines et les corrections à distance, tout en préparant le déjeuner, avec deux ou trois enfants dans les pattes.

 

     La Speranza, tous ces jeunes, qui après les premiers jours d’inconscience et d’insouciance, d’euphorie pour des « vacances » inespérées, retrouvent le sens de la responsabilité, et dont on découvre qu’ils savent être graves et civiques quand il le faut, sans jamais perdre créativité et sens de l’humour : et voilà que chaque soir à 18h, il y aura un flashmob pour tous… un flashmob particulier. Chacun chez soi, depuis sa fenêtre… et la ville entendra résonner l’hymne italien, depuis tous les foyers, puis les autres soirs une chanson populaire, chantée à l’unisson. Parce que les moments graves unissent.

 

      La Speranza, tous ces parents qui redoublent d’ingéniosité et de créativité pour inventer de nouveaux jeux à faire en famille, et ces initiatives de réserver des moments « mobile-free » pour tous, pour que les écrans ne volent pas aux foyers tout ce Kairos qui leur est offert. 

 

     La Speranza – après un premier temps d’explosion des instincts les plus primaires de survie (courses frénétiques au supermarché, ruée sur les masques et désinfectants, exode dans la nuit vers le sud…) – ce sont aussi les étudiants qui, au milieu de tout ça, ont gardé calme, responsabilité et civisme… qui ont eu le courage de rester à Milan, loin de leurs familles, pour protéger leurs régions plus vulnérables, la Calabre, la Sicile… mais surtout qui résistent encore à cet autre instinct primaire de condamner et de montrer du doigt pleins de rage ou d’envie, ceux qui n’ont pas eu la force de se voir un mois isolés, loin de leur famille, et qui ont fui.

 

      La Speranza c’est ce policier qui, lors des contrôles des « auto-certificats » et tombant sur celui d’une infirmière qui enchaîne les tours et retourne au front, s’incline devant elle, ému :
« Massimo rispetto ».

      Et la Speranza bien sûr, elle est toute concentrée dans cette « camicia verde » des médecins et le dévouement de tout le personnel sanitaire, qui s’épuisent dans les hôpitaux débordés, et continuent le combat. Et tous de les considérer ces jours-ci comme les véritables « anges de la Patrie ».

 

     Mais la Speranza c’est aussi une vie qui commence au milieu de la tourmente, ma petite sœur qui, en plein naufrage de la Bourse, met au monde un petit Noé à deux pays d’ici, tandis que tout le monde se replie dans son Arche, pour la « survie », non pas des espèces cette fois-ci, mais des plus vulnérables.

 

      Et voilà la Speranza, par-dessus tout : ce sont ces pays riches et productifs, d’une Europe que l’on croyait si facilement disposée à se débarrasser de ses vieux, que l’on pensait cynique face à l’euthanasie des plus « précaires de la santé »… les voilà ces pays qui tout d’un coup défendent la vie, les plus fragiles, les moins productifs, les « encombrants » et lourds pour le système-roi, avec le fameux problème des retraites…
Et voilà notre économie à genoux. À genoux au chevet des plus vieux et des plus vulnérables.
Tout un pays qui s’arrête, pour eux…

 

      Et en ce Carême particulier, un plan de route nouveau : traverser le désert, prier et redécouvrir la faim eucharistique. Vivre ce que vivent des milliers de chrétiens de par le monde. Retrouver l’émerveillement. Sortir de nos routines…

 

      Et dans ce brouillard total, naviguer à vue, réapprendre la confiance, la vraie. S’abandonner à la Providence.

Et apprendre à s’arrêter aussi. Car il fallait un minuscule virus, invisible, dérisoire, et qui nous rit au nez, pour freiner notre course folle.

 

      Et au bout, l’espérance de Pâques, la victoire de la vie à la fin de ce long carême, qui sera aussi explosion d’étreintes retrouvées, de gestes d’affection et d’une communion longtemps espérée, après un long jeûne.

Et l’on pourra dire avec saint François « Loué sois-Tu, ô Seigneur, pour fratello Coronavirus, qui nous a réappris l’humilité, la valeur de la vie et la communion ! ».

 

Courage, n’ayez pas peur : Moi, j’ai vaincu le monde ! (Jn 16, 33)

 

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 14:10

Burkina Faso :

4 catéchistes assassinés

  

     Le 13 mai 2019, des terroristes ont attaqué un groupe de fidèles

catholiques à Singa, près de Zimtenga, au Burkina Faso, alors qu’ils revenaient d’une procession en l’honneur de la Vierge Marie.

   Ils ont distingué quatre personnes du groupe. Au moins trois, semble-t-il, n’ont pas été choisies au hasard : il s’agissait de membres laïcs éminents. L’un d’eux avait été président de la communauté catholique locale, pendant de nombreuses années, et les deux autres étaient catéchistes. Il était clair que les assaillants visaient délibérément les dirigeants de la communauté. 

   Les terroristes ont permis aux enfants du groupe de s’échapper, mais ils ont assassiné les quatre adultes et brisé la statue de la Vierge Marie.

Montée du terrorisme

    Alors que le Burkina a longtemps été un pays en paix, après une lente dégradation par le nord, frontalier avec le Mali et le Niger, les attaques terroristes se multiplient et deviennent presque quotidiennes : destructions, enlèvements, assassinats… 

Attaques en série

    Depuis 2015, les attentats au Burkina ont fait près de 750 morts, selon un décompte de l’AFP, et environ 600 000 déplacés et réfugiés, d’après l’ONU. En janvier 2020, 2100 écoles étaient fermées. Le Nord et l’Est du pays sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à plusieurs reprises. Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe État islamique. Le pays est touché par l’expansion des attaques djihadistes qui s’étendent à tout le Sahel. L’ONU calcule que ces actions ont coûté la vie à 4000 personnes en 2019. 

Source : Dossier de presse de La Nuit des Témoins, de l'AED

 

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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 14:42
 

 

 
 
 
Découvrez le portrait du jour en Inde
 
Le père James Mukalel, âgé de 39 ans, est décédé le 30 juillet 2009 au soir, alors qu’il rentrait dans sa paroisse après avoir célébré les funérailles d’un paroissien, et visité différentes familles ainsi qu’un couvent, à Thottathady, au sud de l’Inde.
 
« Le sang du Père James n’aura pas été versé en vain. Il servira l’Église catholique et sa mission en Inde. Prions Dieu pour la justice et la protection », a déclaré son évêque lors de ses funérailles.
 
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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 09:29

(♫ Écouter le chant Ô Père des Lumières - Tamié ♫)

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 14:15

 

Sainte Jeanne de France.

        

         Cette sainte est connue en notre région du sud-ouest qui, sous l’ancien régime, abritait huit monastères d’Annonciades : Albi, Rodez, Bordeaux, Agen, Villeneuve-sur-Lot, Rabastens, Marmande, La Réole. Les vents de l’histoire ont soufflé sur ces communautés. Depuis peu, le dernier monastère présent en cette région a fermé ses portes et les sœurs  poursuivent, ailleurs, leur belle mission de prière et de louange, comme le voulaient sainte Jeanne et le bienheureux père Gabriel-Maria, cofondateur de leur Ordre.

           Un très beau tableau de la fin 16ème siècle, début 17ème qui représente Jehanne de Valois,  Sainte Jeanne de France.

 

 

         Fille de Louis XI et de la Reine Charlotte de Savoie, sœur de Charles VIII, elle est née à Nogent-le-Roi, le 23 avril 1464. C'est loin de la cour, à Lignières dans le Berry qu'elle grandît.

         Promise à Louis d'Orléans trois jours après sa naissance, elle est mariée à 12 ans à celui qui deviendra Louis XII en 1498.

        Sitôt Roi, Louis, fait annuler son mariage par Rome dans un procès mené par l'évêque d'Albi, Louis 1er d'Amboise pour épouser en seconde noce, la Duchesse Anne de Bretagne.

        Éplorée mais faisant face, Jehanne de Valois retourne dans le Berry dont elle porte désormais le titre de Duchesse et avec l'aide de son confesseur, le bienheureux Gabriel-Maria, elle fonde selon une vision qu'elle aurait eu enfant, l'ordre de l'Annonciade.

 

 

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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 09:09

Saint Jean de Capistran 

Frère mineur

Fête le 23 octobre

         

          Originaire de la noble famille d’un condottiere allemand, à Capestrano dans le royaume de Naples, Jean étudie le droit ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie. Mais la mort de sa femme bien-aimée lui casse ses projets alors qu’il a 29 ans. Il se convertit d’une vie qui avait connu quelques scandales.

          Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d’une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse. Ses qualités de juriste et son grand souci d’une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche ‘
observante’ de l’Ordre franciscain. Il rédige aussi, pour ses frères prêtres, le ‘Miroir des clercs’ qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion  au nom de Jésus.

         Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l’empire des chrétiens d’Orient sous le regard indifférent des chrétiens d’Occident. Mais voilà qu’ils menacent aussi l’Europe. Jean consacre toute son ardeur à convaincre les Occidentaux de l’urgence des temps. Les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armée, dirige la bataille et l’avance turque est stoppée près de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après.

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