Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 21:02
HL - Quelque 2.500 servants d'autel réunis en salle Paul VI (Vatican) autour du pape François, 26 août 2022.

HL - Quelque 2.500 servants d'autel réunis en salle Paul VI (Vatican) autour du pape François, 26 août 2022.

Aleteia - I.Media - publié le 26/08/22 - mis à jour le 26/08/22

 

     Le pape François a encouragé ce vendredi 26 août les plus de 2.500 servants d’autel français en pèlerinage à Rome à ne pas avoir honte de servir la messe ni avoir peur "de répondre à l’appel du Seigneur, dans la vie sacerdotale ou religieuse".

 

     Clapping, tonnerre d’applaudissements, déferlement de joie… La Salle Paul VI a retrouvé des atmosphères de stades de foot en accueillant ce vendredi 26 août les jeunes pèlerins français venus voir le pape argentin avec une vingtaine d’évêques et une centaine de prêtres et diacres. Peu avant, ils s’étaient rendus en procession jusqu’au tombeau de saint Pierre puis avaient célébré la messe.

 

« Vous avez fait une pause au cœur de vos vacances pour prendre votre bâton de pèlerin », a d’abord salué le pape François devant cette foule de jeunes revêtus de leur aube blanche. « J’espère que vous repartirez chez vous fortifiés par cette belle expérience de foi, au cœur de l’Église », a-t-il ajouté. Arrivés à Rome lundi 22 août, les pèlerins français ont visité la ville de saint Pierre et de saint Paul en se rendant notamment dans les basiliques majeures.

 

 
HL

HL

      Dans son discours, François a d’abord tenu à rassurer ces jeunes sur le sens de leur service et de leur place dans l’Église. « Je sais que, peut-être, tu te retrouves le seul de ton âge à la messe », a-t-il expliqué. Et d’ajouter : « Sûrement tu te poses des questions sur l’Église, tu te demandes comment faire pour redonner le goût de Dieu aux jeunes de ton âge pour qu’ils puissent te rejoindre ».

 

Il les a alors remerciés « de tout cœur » pour leurs efforts et les a assurés de leur valeur. « Tu n’imagines pas à quel point tu peux être un modèle, un repère pour de nombreux jeunes de ton âge », a-t-il insisté, soulignant que leur présence et leur attitude durant les célébrations étaient déjà « un apostolat » pour ceux qui les regardent. « N’aie pas honte de servir l’autel, même si tu es seul », a-t-il encore martelé.

 

Le pape leur a ensuite demandé de servir le Christ également en dehors de la messe. « Jésus est présent dans la personnes des frères que l’on rencontre », a-t-il indiqué, les exhortant à se rendre auprès des plus pauvres : « Vous connaissez des jeunes qui sont déracinés, migrants ou réfugiés. Je vous invite à les accueillir généreusement, à les sortir de leur solitude et à en faire vos amis ».

 

" N’enterre jamais définitivement une vocation."

 

      Il les a alors mis en garde contre l’ « égoïsme » et la « tentation du repli sur soi », qui peut aussi se manifester à travers les réseaux sociaux. « Tu feras mieux de privilégier les relations amicales réelles, pas celles virtuelles, qui sont des illusions qui t’emprisonnent », a-t-il conseillé. Comme il le fait régulièrement, il a aussi insisté sur la nécessité d’entretenir des relations avec les personnes âgées et les grands-parents.

 

Enfin, François a lancé cet appel aux servants d’autel : »Ne renonce jamais à tes rêves, n’enterre jamais définitivement une vocation ». Il a alors rappelé que le service de l’autel pouvait susciter « un désir de répondre à l’appel du Seigneur, dans la vie sacerdotale ou religieuse ». « Pourquoi pas ? Alors n’aie pas peur ! », a-t-il conclu.

 

"Je me suis senti rejoint par le pape François."

 

« C’était magnifique », confie à l’issue de l’audience Calvin, 12 ans, venu avec son diocèse de Soissons. « Je retiens de ce discours qu’il ne faut pas rester dans son monde mais aller vers les autres sans avoir peur », ajoute-t-il, debout sur son siège pour apercevoir le Pape venu les saluer de plus près.

 

« Le Pape nous a appelés à l’ouverture, à accepter tout le monde et à nous faire proche des plus démunis », renchérit Audrey, 16 ans, du diocèse de Nanterre. « Il a aussi eu un mot pour le discernement des vocations. C’est son rôle, son devoir de missionnaire que d’appeler les jeunes chrétiens à s’engager », souligne celle qui constate que « l’Église en France a bien besoin de vocations ».

 

HL

HL

     « Je me suis senti rejoint par le pape François », avance pour sa part Williams, 30 ans, originaire du Cameroun. « J’étais réfugié et j’ai été accueilli par l’Église en France. Les chrétiens m’ont aidé à obtenir des papiers. Quand le pape appelle à l’accueil, je comprends ce qu’il dit », raconte le jeune homme qui a servi durant 17 ans la messe. « Aujourd’hui, je prends ma retraite en tant que servant d’autel ! Cela m’a tellement apporté : la piété, la pureté, le courage. Désormais je vais servir autrement l’Église ».

 

Partager cet article
Repost0
26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 23:35

 

À LA RENCONTRE DU PAPE FRANÇOIS

 

Vendredi 26 août 2022, 7h au Vatican pour la procession, en tenue, de l'obélisque jusqu'à la place Saint-Pierre puis, salle saint Paul VI, messe et audience du pape François suivie de la bénédiction et de l'envoi en mission.

 

              Un petit clin d’œil, "Bon anniversaire" abbé Jérôme Pomié !

        et nos servants d'autel :

... et la directrice du Service diocésain des pèlerinages

 

 

Aider les fidèles de ma communauté

 

PRIÈRE DU SERVANT D'AUTEL

Merci Seigneur de nous avoir aimés
jusqu’à te faire l’un de nous,
jusqu’à te livrer entièrement entre nos mains.

 

Merci de nous avoir choisi pour te servir à l’autel,
où le prêtre rend présents ton Corps et ton Sang
que tu nous offres à chaque Eucharistie.

 

Donne-moi d’écouter et de comprendre la Parole.
Accepte l’offrande que je fais de ma vie,
avec le pain et le vin.

 

Permets que par mon service et ma tenue,
ma prière et mon recueillement,
j’aide tous mes frères
à te rencontrer dans la prière.

 

Amen

 

 

Partager cet article
Repost0
26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 23:30
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
 

Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos

Avez-vous repéré les servants d'autel de notre paroisse ?

 

Pour plus de photos, rendez-vous sur la page facebook "Servants d'Autel - Service National" (cliquez sur le lien ci-dessous) :

Pour demain, vendredi 26 août,

Procession des servants d'autel de l'obélisque vers la basilique Saint Pierre puis, salle saint Paul VI, messe et audience du pape François suivie de la bénédiction et de l'envoi en mission.

 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 14:07
« LES SERVANTS D'AUTEL SONT LES FORCES VIVES DE NOS PAROISSES »

Alors que plus de 2.500 servants d’autel français sont arrivés à Rome ce lundi 22 août afin de vivre quatre jours de pèlerinage, Mgr François Touvet, évêque de Châlons-en-Champagne, accompagnateur du département Servants d’autel de la Conférence des évêques de France jusqu’en 2021, revient sur le rôle essentiel des servants d’autel.

 

Entretien.

     Plus de 2.500 servants d’autel français âgés de 10 à 18 ans sont arrivés à Rome ce lundi pour vivre un pèlerinage de quatre jours qui se conclura par une audience avec le pape François le vendredi 26 août 2022. Mgr François Touvet, évêque de Châlons-en-Champagne, accompagnateur du département Servants d’autel de la Conférence des évêques de France jusqu’en 2021, confie sa joie de voir autant de jeunes réunis dans la ville de saint Pierre et saint Paul. Évêque marqué par ses années d’enfant de chœur, il explique pourquoi le service de la liturgie est, pour les garçons et les filles, une école de la vie chrétienne et un lieu de discernement vocationnel. 

 

Plus de 2.500 participants, une vingtaine d’évêques français, une centaine de prêtres ou de diacres… Pourquoi l’Église de France a-t-elle organisé un tel événement à Rome ?
     Mgr François Touvet :
Il nous a semblé important de mettre en valeur ces groupes de jeunes au service de la liturgie parce que ce sont aujourd’hui les forces vives de nos paroisses. Il y a parfois bien des difficultés à rassembler des jeunes aujourd’hui dans l’Église. Et nous voyons bien que les servants d’autel et les groupes de scoutisme sont deux foyers importants de nos diocèses. Nous avons imaginé ce grand pèlerinage pour les remercier, les encourager, leur offrir une belle expérience et leur dire que nous comptons sur eux. C’est aussi un moment qui leur permet d’élargir leur regard sur la vie de l’Église. Il y a des jeunes présents ici qui viennent de petites paroisses rurales où il n’y a qu’une poignée de personnes à la messe le dimanche. Là, l’occasion est donnée de leur montrer que l’Église dépasse largement leur expérience. Ce pèlerinage leur offre une découverte de Rome, un enracinement dans la foi, un renouveau dans l’amour de l’Église. C’est un peu comme de petites JMJ proposées à ces jeunes qui servent l’Église
.

 

"Ce pèlerinage leur offre une découverte de Rome, un enracinement dans la foi, un renouveau dans l’amour de l’Église."

 

S’agit-il également d’un temps de formation ?
     Il s’agit d’abord d’un temps de découverte et de célébration. La formation a surtout été proposée dans le cadre de la préparation du pèlerinage. J’avais par exemple fourni quelques vidéos, des temps d’enseignement postés sur une application élaborée pour ce pèlerinage. Nous avons aussi accompagné les responsables diocésains pour qu’ils donnent aux jeunes de quoi approfondir, soit des éléments de la liturgie, soit des éléments du cœur de la foi et de la vie de l’Église. Mais, comme aux JMJ, nous avons prévu quelques catéchèses, brèves, que nous nous sommes réparties entre évêques.

 

Qu’attendez-vous de la rencontre avec le pape François, vendredi ?
     Cela sera un moment émouvant et marquant pour ces jeunes. Nous pensions qu’il était important de créer une joie intense au plus profond de leur cœur par cette rencontre avec le successeur de Pierre. Les 2.539 jeunes seront en aube, en tenue de service. La matinée commencera par un pèlerinage avec un grand cortège qui s’étirera depuis l’obélisque de la place Saint-Pierre jusque dans la basilique. Nous irons physiquement sur la tombe de l’apôtre Pierre pour laisser le Seigneur raviver notre foi, notre désir de servir l’Église en donnant notre vie comme Jésus. Nous nous rendrons ensuite dans la Salle Paul VI où nous célébrerons la messe avant l’audience avec le Pape.

 

"C’est le lieu d’un discernement vocationnel pour tous, afin que chacun prenne conscience de sa vocation baptismale […] qu’il devienne un disciple missionnaire."

 

Le service de l’autel est-il un vivier, une « voie royale » pour l’accès à la prêtrise pour les hommes ?
     C’est une voie pour le discernement vocationnel. Et pas seulement pour les garçons ! Il y a des filles qui participent au service de la liturgie, comme l’Église le prévoit et l’autorise. C’est le lieu d’un discernement vocationnel pour tous, afin que chacun prenne conscience de sa vocation baptismale, qu’il se nourrisse de l’eucharistie, qu’il désire recevoir le sacrement de la confirmation, qu’il devienne un disciple missionnaire. Il est vrai que beaucoup de prêtres et d’évêques – dont moi – vous diront qu’ils ont été servants d’autel. Mais ne parlons pas d’automatisme qui laisserait entendre une forme d’embrigadement ! Tous les servants d’autel ne finissent pas prêtres ou évêques. C’est un lieu de discernement dans la liberté, l’apprentissage du service.

 

Vous avez été marqué par vos années d’enfant de chœur…
     J’ai commencé à 5 ans et j’ai été servant d’autel jusqu’à mes 18 ans, sans interruption. Mes parents m’ont raconté que j’avais 5 ans lorsque j’ai dit pour la première fois que je voulais être prêtre. Je venais de servir ma première messe. C’était une messe de minuit, j’étais en aube. La seule chose qu’on m’avait demandé de faire était de déposer l’enfant Jésus dans la crèche. Ensuite, il paraît que je me suis endormi pour le reste de la messe. Mais c’est après cet événement que j’ai dit à mes parents que je voulais être prêtre pour porter Jésus…

 

"Être servant d’autel, c’est aussi l’écoute attentive de la parole de Dieu."

 

     Le service de la liturgie a été très important pour moi, il m’a permis d’approfondir ma foi et ma relation avec Jésus. On découvre l’eucharistie, parce qu’on se met à genou, parce qu’on sonne la cloche, parce qu’on encense le Saint Sacrement… Être servant d’autel, c’est aussi l’écoute attentive de la parole de Dieu. J’ai appris à lire en public grâce à un prêtre de la paroisse qui nous entraînait à parler au micro. Il était draconien, nous expliquant qu’il fallait écouter sa voix jusqu’au fond de l’église avant de commencer la phrase suivante. Je m’en souviendrai toujours. Cela m’a permis de goûter la Parole, d’aimer la lire…

 

Aujourd’hui, les jeunes servants d’autel proviennent-ils généralement de familles pratiquantes ?
      Non. Pas nécessairement. Quand j’étais curé de campagne, j’avais des enfants qui étaient loin de venir tous de familles pratiquantes. Ils arrivent grâce à la qualité de la relation avec leur catéchiste ou avec le prêtre de la paroisse. Et puis les jeunes appellent les jeunes. Quand on parvient à regrouper quelques enfants pour le service de l’autel, cela attire. Et cela fait venir des familles à la messe. Parfois, certains parents déposent leurs enfants pour les reprendre à la fin de la célébration. Mais il arrive qu’ils finissent par rester. Les parents sont fiers, heureux de voir leur enfant en aube et servir. Je me souviens d’enfants qui insistaient pour servir lors des baptêmes après la messe. Il fallait que leur parents attendent encore trois quart d’heure…

 

Dans certaines paroisses, la place des filles comme servantes d’autel ou servantes d’assemblée fait débat. Qu’en pensez-vous ?
      Avant de chercher si cela pose des problèmes, réjouissons-nous d’abord qu’ils soient tous là. Nous sommes dans une époque où nous passons notre temps à chercher ce qui ne va pas ou à mettre de l’huile sur le feu de polémiques possibles ou imaginaires… Je préfère me réjouir et rendre grâce à Dieu de voir autant de jeunes rassemblés à Rome ces jours-ci. Ensuite, je crois qu’il faut que nous soyons prudents et ne pas transposer sur les jeunes filles et les jeunes garçons les questions des adultes et les débats de société qui sont très imprégnés d’idéologie. Dans certaines paroisses, il y a des groupes mixtes, dans d’autres, des groupes non mixtes, et puis on trouve aussi des groupes différenciés avec les garçons qui ont telles fonctions et les filles telles autres.

 

     On peut s’interroger sur un certain nombre de motifs qui ont conduit à créer les servantes d’assemblée plutôt que de les faire participer au service de l’autel. Nous sommes dans une phase d’expérimentation pastorale. Travaillons-y ensemble, paisiblement, en essayant de construire quelque chose de beau pour le Peuple de Dieu qui se rassemble. Par ailleurs, je préférerais personnellement qu’on parle de « servant de la liturgie », car quand on dit « servant d’autel », c’est restrictif. Les jeunes ne servent pas qu’à l’autel, mais aussi à l’ambon, au siège du célébrant, ils servent également l’assemblée et puis aussi pour les baptêmes. “Servant de la liturgie” me semble donc plus approprié. 

 

Source : Aleteia -Hugues Lefèvre, journaliste pour l'agence de presse vaticane I.Media.- Publié le 23/08/22

 

 

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 12:42

 

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2022 5 01 /07 /juillet /2022 06:24

 

Partager cet article
Repost0
30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 20:18

 

Partager cet article
Repost0
28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 11:42
 
Collecte des synthèses synodalesCollecte des synthèses synodales

      Le processus synodal mis en œuvre à l’appel du pape François a mobilisé plus de 150 000 personnes en France. D’octobre 2021 à avril 2022, des équipes synodales se sont réunies à des échelles variées : diocèses, paroisses, mouvements, groupes spontanément constitués, congrégations religieuses… En fonction de leur contexte, ces équipes ont souvent choisi de traiter quelques-unes des questions envoyées par le secrétariat général du synode. Ensuite, un travail de synthèse et de discernement a été effectué à l’échelle des diocèses.
Le processus synodal a suscité une participation généreuse dans beaucoup de lieux, avec le sentiment de vivre une expérience prometteuse, une démarche communautaire d’écoute et de discernement. Cette consultation a également rencontré des résistances de diverses natures. D’abord, la difficulté à entendre les voix des plus fragiles ; ensuite, la difficulté à rejoindre et mobiliser les jeunes et les jeunes adultes ; la crainte, chez certains catholiques, que ce processus serve à imposer des changements dans l’Église à laquelle ils sont attachés ; enfin, la difficulté pour beaucoup de prêtres à reconnaître l’intérêt de ce synode.
Le dénominateur commun des contributions est sans nul doute la joie de la rencontre : joie d’être sollicités, joie de pouvoir répondre à l’appel du Pape François, joie de pouvoir discuter sur des sujets importants, profonds, autour d’un temps convivial, joie des rencontres fraternelles et parfois priantes soit avec des personnes inconnues soit avec des amis de longue date.
Diocèse de Bordeaux

La présente collecte reprend l’ensemble des synthèses diocésaines de l’Église catholique en France, ainsi que quelques contributions supplémentaires parvenues à la Conférence des évêques de France. Les contributions des congrégations et des mouvements ont également été transmises aux dicastères compétents du Saint-Siège ; dans ce document, elles ne sont donc pas identifiées spécifiquement.
Cette collecte dresse le constat, aussi honnête que possible, des questions abordées dans les synthèses, ainsi que des tensions et des aspirations révélées par ce cheminement. Elle ne porte pas de jugement théologique, mais veut servir le discernement ultérieur à opérer dans l’Église, en laissant apparaître avec transparence les enjeux qui ressortent de cette consultation.
Beaucoup de diocèses notent que la démarche synodale a coïncidé avec la réception du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, à travers lequel de nombreux chrétiens ont entendu un appel à la conversion. En parallèle, la pandémie due au Covid-19 a été la cause d’éloignements prolongés ; pour cette raison, elle a rendu plus évidente la nécessité de prendre soin les uns des autres. En effet, les synthèses font entendre massivement l’aspiration profonde à une Église plus fraternelle. Des besoins ont été repérés : l’importance de se ressourcer dans la Parole de Dieu, l’urgence de proposer des signes parlants et crédibles dans la société d’aujourd’hui, la nécessité de lieux de dialogue fraternel. Ce sont eux qui structurent les trois grandes parties de cette collecte, dont chaque section commence par l’écoute d’une « petite voix », ce que permet spécifiquement le cheminement synodal.
La soif est là. Quelles propositions peut faire l’Église pour répondre aux attentes ? La question d’une Église proche du frère, de l’autre en difficulté revient de nombreuses fois, c’est un souci réel car l’image donnée par l’Église actuellement est centrée sur l’annonce et la messe.
Diocèse de Besançon

1. Se ressourcer dans la Parole de Dieu
À chaque fois qu’on se réunit autour de la Parole de Dieu et qu’on cherche ensemble à comprendre, ça fait une communauté d’Église, même si ce sont des gens qui ne viennent jamais à la messe. On avance par ce que chacun apporte. […] Peut-être qu’une base de l’Église c’est les gens qui se réunissent pour lire la Parole de Dieu.
Fraternité de La Pierre d’Angle, Poissy

Ces personnes en grande précarité identifient dans la lecture commune des Écritures un fondement de la vie ecclésiale. En méditant les textes, chaque participant expose sa vie et sa parole à la Parole de Dieu et peut entendre les appels que Dieu adresse à chacun et à l’Église. Ainsi, tous peuvent trouver leur place : personnes très précaires ou non, chrétiens pratiquants ou non…
La phase diocésaine du synode a permis à beaucoup de chrétiens d’exprimer une conviction : la Parole de Dieu est une source à laquelle il est profondément bon de puiser ; par elle, la vie ecclésiale se renouvelle continument. Beaucoup d’équipes synodales ont d’ailleurs placé la méditation biblique au cœur de leurs rencontres. À la suite du concile Vatican II qui avait exhorté les baptisés à s’attacher aux Écritures qui contiennent la Parole de Dieu (Dei Verbum, § 24-25), les synthèses insistent sur la centralité de ce ressourcement dans la Parole, et invitent à en faire davantage l’expérience.
La soif de recevoir la Parole de Dieu se manifeste très fortement dans l’ensemble des contributions, pour nourrir la vie quotidienne ou pour être partagée en groupes de fidèles ainsi que pour mieux fonder l’action de l’Église. C’est une des premières demandes qui ressort de cette démarche sur la synodalité.
Diocèse de Nanterre

Parmi les pratiques spirituelles évoquées, la méditation des Écritures en petites fraternités apparaît centrale. Elle est vue comme un ressourcement personnel, une manière pour l’Église de répondre avec pertinence à la quête de sens de nos contemporains, dans une pratique qui conjugue profondeur et liberté. Elle est également identifiée comme une source de vie communautaire, puisque les appels de Dieu à nos communautés se laissent découvrir dans l’écoute commune de sa Parole. De plus, l’aspect missionnaire est notable : de nombreuses fraternités constituées autour de la méditation de la Bible parviennent à intégrer des personnes qui ne se sentent pas à l’aise dans les assemblées paroissiales.
Par ailleurs, les attentes sont fortes quant aux homélies : nombreuses sont les déceptions exprimées lorsque la prédication ne s’appuie pas suffisamment sur la Parole de Dieu et ne nourrit pas la vie quotidienne des baptisés. Un élargissement de la prédication lors de l’eucharistie aux laïcs, et spécifiquement aux voix féminines, est une demande récurrente. Une meilleure formation biblique des baptisés est souhaitée, ainsi qu’une réelle formation des pasteurs à l’homilétique ; cela concernerait aussi toute personne laïque appelée à la prédication.
Enfin, beaucoup de synthèses invitent à proposer et promouvoir des célébrations de la Parole.
Les « célébrations de la Parole » pourraient être plus souvent proposées en paroisse. En effet, elles permettent de rassembler largement toutes les personnes, indépendamment de l’accès au sacrement eucharistique : elles sont réellement un lieu d’unité. Elles offrent tout à fait la possibilité aux laïcs – hommes et femmes – de pouvoir commenter l’Écriture et la forme de la prière peut y être plus libre et plus spontané.
Diocèse de Marseille

2. Donner des signes crédibles de la bonté de Dieu et de l’égale dignité des baptisés
Les marges, c’est nous. Les piliers de l’Église, c’est nous !
Des personnes handicapées du diocèse de Rodez

Ceux qui sont à la marge peuvent-ils être les piliers de l’Église, c’est-à-dire ceux sur qui s’appuie l’édifice, ceux grâce à qui tous peuvent se réunir, ceux qui nous apprennent à regarder vers le haut tout en nous ancrant dans la terre ? Ce rêve se décline de bien des manières dans les synthèses. Celles-ci montrent combien l’Église a besoin de donner des signes crédibles, qui traduisent vraiment la Parole de Dieu et soient parlants pour nos contemporains. Ces signes n’ont pas leur fin en eux-mêmes : ils sont au service d’une Église plus fraternelle, honorant l’égale dignité de tous les baptisés.
2.1. Poursuivre l’expérience de la synodalité
Marcher au rythme des plus fragiles et des plus abîmés est le meilleur moyen de marcher au rythme de tous, mais surtout celui du Christ.
Diaconie du diocèse de Fréjus-Toulon

Les communautés paroissiales admettent largement l’absence des plus fragiles en leur sein mais peinent à dépasser les seules incantations quant à la place des pauvres et des plus éprouvés. Or, ces derniers – lorsque leurs contributions ont été recherchées et retenues – rappellent souvent qu’ils sont bien là et esquissent une promesse : si les chrétiens veillent à marcher « au rythme des plus fragiles », ils discerneront avec plus de clarté la présence du Christ et ses appels. Cet apprentissage d’une manière de marcher et d’écouter est au centre de l’expérience synodale.
L’expérience synodale à l’échelle diocésaine est massivement identifiée comme un moment de joie et de communion. C’est une expérience heureuse que de parler librement, en vérité, sans recouvrir les désaccords sous des compromis hâtifs. L’espérance grandit lorsque les chrétiens découvrent l’intérêt de prêter attention à des voix qu’on n’écoute pas d’ordinaire.
Les laïcs souhaiteraient plus d’écoute et des relations moins hiérarchiques entre laïcs, et entre laïcs et prêtres. Ainsi, ils acquièrent la liberté d’oser proposer des initiatives à l’ensemble de la paroisse et attendent qu’elles soient accueillies.
Diocèse de Belfort-Montbéliard

La synodalité est un apprentissage, car l’écoute, le dialogue et le discernement s’approfondissent chemin faisant. Il existe déjà des lieux et des cadres de dialogue fraternel dans l’Église, au plan des paroisses, des doyennés ou des diocèses. Lorsque la parole y est reçue avec bienveillance, ce sont les lieux d’un cheminement synodal effectif, reconnu comme tel dans les synthèses. Cet apprentissage de la synodalité invite à des conversions : se laisser instruire par la manière dont la Parole de Dieu est reçue par les baptisés, apprendre à ouvrir des chemins plutôt qu’à donner des réponses.
Accepter de se convertir, « d’être bousculé », est également tout à fait indispensable.
Diocèse d’Évreux

Cette expérience synodale se différencie nettement d’un sondage d’opinion : ceux qui y ont participé disent avec quelle attention ils ont cherché à se mettre sous la conduite de l’Esprit Saint ; dans ce but, ils ont souvent ancré leurs échanges dans la méditation des Écritures. Il a fallu pour cela traverser un scepticisme largement partagé quant à la capacité de l’Église à se réformer réellement, à vivre la synodalité en actes et non seulement en paroles. Une fois l’expérience faite, les synthèses expriment très largement le désir que l’expérience se poursuive, notamment en ce qui concerne l’effort d’écoute mutuelle. Une attente s’exprime, qu’il faut bien prendre garde de ne pas décevoir.
Cette méfiance s’enracine dans des expériences passées, sans lendemain malgré les promesses.
Diocèse de Rouen

2.2. Des ministères au service de la rencontre de Dieu et des personnes
L’Église doit avoir toujours une porte ouverte. Jésus nous y tend les bras avec l’accompagnement des prêtres.
Groupe Amitié Espérance Arc en ciel, diocèse de Pontoise

Ce groupe de chrétiens en souffrance psychique rapproche l’accompagnement des prêtres et l’ouverture d’une porte, signe de l’accueil du Christ. De fait, les ministères sont des signes de la manière dont la Parole de Dieu rejoint l’humanité et agit dans l’Église. C’est pourquoi les personnes les plus fragiles évoquent le rôle irremplaçable des ministres, mais aussi les difficultés dans les relations avec eux. Pour ouvrir la porte de la foi et accomplir sa mission dans le monde que nous connaissons, de quels ministères l’Église a-t-elle besoin, et comment améliorer leur mise en œuvre ?*
Les diocèses manifestent une réelle reconnaissance à l’égard des prêtres et de leur engagement, dont on lit combien il est un signe précieux. On devine la difficulté de la mission qui incombe aux prêtres tant les attentes exprimées sont plurielles et contradictoires.
De manière spécifique, la charge des curés interroge : on regrette qu’il leur soit difficile de demeurer disponibles dans des paroisses qui s’étendent. Les baptisés semblent les rappeler à leur vocation : ils sont là pour accompagner les personnes plus que pour diriger une paroisse à la manière d’une entreprise. Des problèmes relationnels sont largement évoqués : autoritarisme, difficultés dans les relations avec les femmes, attitude surplombante plus que fraternelle, au point que beaucoup de synthèses évoquent ouvertement de graves inquiétudes pour l’équilibre et la santé des prêtres, ou les difficultés pour que des prêtres venus d’autres cultures réussissent à trouver leur place dans l’Église telle qu’elle existe en France.
La formation des prêtres est souvent évoquée, dans deux directions. D’une part, on trouve à plusieurs reprises la suggestion d’une formation commune aux ministres ordonnés, aux ministres institués et à tous les baptisés. D’autre part, c’est dans la formation humaine des futurs prêtres (les qualités relationnelles, l’équilibre personnel, la capacité à gouverner et à communiquer) que les synthèses marquent la nécessité d’une évolution.
Il est régulièrement souhaité que le célibat des prêtres soit laissé au libre choix de ceux-ci, de sorte que l’ordination presbytérale et le mariage soient compatibles.
Derrière l’exigence clairement exprimée d’un rééquilibrage des responsabilités entre clercs et laïcs, c’est la soif d’un véritable compagnonnage spirituel entre baptisés de différents états de vie qui se manifeste : frustration de ne pas partager assez avec les consacrés, d’avoir des prêtres trop accaparés par les tâches de gestion pour partager des moments gratuits.
Diocèse de Paris

On trouve étonnamment peu de références au ministère diaconal, dont la spécificité n’est pas évoquée dans les synthèses. Par ailleurs, beaucoup de catholiques n’ont pas spontanément parlé des évêques lorsqu’ils ont évoqué l’Église. Lorsque ces mentions arrivent, elles laissent deviner soit une communion de pensée, soit des tensions non résolues – voire seulement sous-entendues – dans certaines Églises diocésaines.
Les ministères institués (ministères de lecteur, acolyte, catéchiste) sont mentionnés avec des invitations pressantes pour que les diocèses s’en saisissent, afin que ces ministères puissent donner, eux aussi, des signes crédibles de la Parole et de la présence de Dieu. Il existe ici une attente urgente à l’égard des évêques : que ces ministères, désormais ouverts aux hommes et aux femmes, fassent l’objet d’une explicitation et d’une véritable mise en œuvre.
2.3. Hommes et femmes : vivre l’égale dignité baptismale
L’Église ça veut dire transformer ton cœur en plus grand.
Shirelle, aumônerie catholique des voyageurs, province du Nord

Comme d’autres, les gens du voyage qui se sont exprimés font ressortir l’image de l’Église comme un lieu qui élargit le cœur de ses membres et qui est infiniment précieux pour cette raison, et simultanément comme un lieu où tant de regrettables étroitesses se manifestent. Pour ce qui est de la place des femmes, cette conjonction apparaît nettement.
Sur la question de la place faite aux femmes dans l’Église, les synthèses perçoivent une urgence ainsi que d’innombrables blessures. Les blessures viennent des difficultés dans les relations avec les prêtres et les évêques, de la criante disproportion entre le nombre de femmes engagées dans l’Église et de femmes qui sont en situation de décider. Si le service des femmes est apprécié, leur voix paraît ignorée. Qu’elles contribuent effectivement aux multiples discernements des Églises locales est l’objet d’une attente criante. C’est ici qu’une urgence est identifiée dans bien des synthèses. La manière dont les femmes sont traitées dans l’Église n’est pas ajustée à la mission de celle-ci, à une époque où l’égalité entre les hommes et les femmes est devenue une évidence commune. Les douleurs sont d’autant plus grandes qu’elles procèdent de cette conviction : l’Église se prive ainsi d’innombrables charismes et de possibilités réelles de sortir de l’entre-soi clérical.
« Sur la place des femmes tout le monde bouge sauf l’Église ». […] Nous sommes révoltées par l’inégalité entre les femmes et les hommes, et ce dès le plus jeune âge, au sein de l’Église. Nous souhaitons un autre modèle pour nos enfants.
Mission de France (contribution d’un groupe de femmes trentenaires)

On lit aussi de nombreuses demandes pour que les femmes puissent recevoir l’ordination diaconale. Le ministère des diacres n’étant guère identifié dans sa spécificité, cela renvoie à l’attente d’« un premier pas symbolique important » (Promesses d’Église) – et à la requête, déjà évoquée, que la prédication puisse être prononcée par des femmes pendant la messe. Un peu moins souvent, même si elle est largement récurrente, on trouve la demande que les femmes puissent être ordonnées prêtres.
La place des femmes dans la hiérarchie catholique est à repenser complètement, d’urgence et en profondeur, y compris théologiquement, de nombreuses contributions insistent sur ce point.
Diocèse de Périgueux
2.4. La gouvernance : reconnaître et valoriser les charismes
Qu’est-ce qui peut aider dans l’Église ?
Quand je suis accepté et que je peux donner : j’aime apporter quelque chose, tout simple mais j’aime donner.
Communauté du Sappel, diocèse de Chambéry
Ces personnes du Quart Monde expriment leur aspiration à donner et pas seulement à recevoir. Dans cette ligne, ce qui concerne la gouvernance dans l’Église ne renvoie pas d’abord à une bonne administration, mais plutôt à la valorisation des charismes, à l’accueil de ce que chacun peut offrir à la communauté.
À tous les niveaux, les communautés ecclésiales ont intérêt à se constituer à partir des charismes de chacun ; cela permet à chaque baptisé d’exercer la responsabilité qui lui revient et de prendre sa part de la mission dans la société et dans l’Église. Les synthèses expriment de nombreuses tensions à ce sujet, par exemple l’expérience récurrente d’abus de pouvoir, l’aspect « pyramidal » de la gouvernance, la peur du conflit qui invite à cacher les problèmes plutôt qu’à les traiter, l’arrivée d’un nouveau curé qui impose une direction contraire à celle qui prévalait jusqu’alors dans une paroisse…
À ces tensions répondent des aspirations : que les envois en mission soient clairs et explicites, que les mandats soient limités dans le temps, que la relecture des missions et de la vie communautaire soit pratiquée régulièrement et sérieusement. On n’attend pas que tous les baptisés fassent tout, mais plutôt une certaine transparence quant aux processus de décision et aux questions financières.
La coresponsabilité découle du fait que la mission est confiée à tous les baptisés (clercs et laïcs, hommes et femmes). Il faut repartir non pas exclusivement de la charge confiée mais du ministère baptismal de chacune et chacun. Le cléricalisme est un fléau où clercs et laïcs ont une responsabilité conjointe. […] La coresponsabilité est au service de la mission d’évangélisation.
Diocèse de Coutances et Avranches
Bien sûr, certains aspects sont paradoxaux : les chrétiens demandent à participer davantage à la réflexion et aux responsabilités, mais beaucoup de synthèses reconnaissent la difficulté à s’engager dans la durée.
Avoir le souci de la représentativité : diversité des origines socio-culturelles et des générations pour que le discernement soit le plus juste et le plus objectif possible.
Diocèse d’Évry – Corbeil-Essonnes
À l’échelle des diocèses, on trouve trois types de demandes. D’abord, que d’authentiques contre-pouvoirs existent – par exemple avec des conseils composés de baptisés élus –, car la dimension synodale de la gouvernance ne dépend aujourd’hui que de la bonne volonté des évêques. Ensuite, l’existence d’une réelle subsidiarité, qui ne consiste pas à déléguer seulement les tâches, mais aussi à déléguer la prise de décisions au niveau concerné ! Enfin, que les laïcs appelés à des responsabilités se voient proposer une formation appropriée, qui puisse aussi bénéficier à l’ensemble des baptisés. L’enjeu est ici la réception du concile Vatican II et de son enseignement sur l’Église.
2.5. La liturgie : articuler profondeur et fraternité
Dès que je passe les portes de la chapelle, je retrouve mes frères et ma sœur, je ne suis plus qu’un avec les autres, communion puissante. Tout ce qui est difficile dans la semaine va s’effacer comme par magie.
Aumônerie de la maison d’arrêt de Caen
La ferveur du détenu qui parle ici nous renvoie à la liturgie comme signe concret de ce qu’est l’Église. Célébrer Dieu s’avère une expérience de profondeur, capable de transfigurer un quotidien difficile et d’aider à l’habiter ; c’est aussi un temps de fraternité, de communion avec les autres. Cette double aspiration s’exprime largement dans les synthèses.
Beaucoup de synthèses disent combien la liturgie eucharistique est centrale dans la vie de foi des catholiques. Certains – comme ceux qui sont attachés au missel romain de 1962 (forme ancienne du rite) – aspirent à ce que la célébration de la messe réponde davantage à la soif d’intériorité des baptisés. Les synthèses relèvent également que l’eucharistie est essentielle à la constitution même des communautés. Pourtant, la liturgie apparaît largement comme un lieu de tensions, entre souplesse pastorale et attachement aux rituels, entre estime pour la richesse des symboles liturgiques et interrogations devant un langage devenu inintelligible pour beaucoup.
Bien des synthèses notent aussi que la liturgie peut constituer un moment privilégié d’intégration communautaire. Cela se vérifie à l’égard des plus fragiles, avec la question de la prise en compte des handicaps (comme la surdité) ou l’espérance souvent déçue d’être accueilli comme un frère ou une soeur. Cela se vérifie également pour les plus jeunes : ils aspirent fréquemment à s’impliquer dans la préparation et la célébration de la liturgie, mais se sentent peu sollicités par des communautés où dominent d’autres générations.
Pourquoi les églises sont tristes ? La messe est trop longue, trop de paroles. On passe son temps à écouter et on ne comprend pas. La prière au KT c’est plus simple, là on chante, on bouge, on prépare, c’est mieux. Jésus a réussi à célébrer, il priait beaucoup.
Enfants du catéchisme, diocèse d’Autun
Ces mots rejoignent trois aspirations. La première, déjà nommée, concerne la diversification des liturgies au profit de célébrations de la Parole, de temps de prière qui accordent une place centrale à la méditation des Écritures. La seconde, moins fréquente, rappelle l’importance des pèlerinages et de la piété populaire. La troisième envisage une formation liturgique renouvelée, pour faire face à ce que beaucoup de synthèses pointent comme l’irrecevabilité du langage courant dans l’Église.
Enfin, les mentions d’un profond désaccord avec le refus que des filles servent à l’autel ou que des femmes entrent dans le chœur pour un service liturgique sont si nombreuses, qu’on ne peut douter d’une réelle souffrance vécue et d’une attente pressante à ce sujet.
3. Vivre en frères et sœurs dans le Christ
L’Église doit être ouverte, sortir vers les gens, prendre le temps de la rencontre, de l’écoute. Elle doit donner la parole à tous, être une Église qui encourage, ainsi la lumière, la paix, inonderont les coeurs. Une Église qui porte un regard qui ne juge pas.
Groupe Place et parole des pauvres, diocèse d’Arras
L’espérance exprimée par les membres de ce groupe « Place et parole des pauvres » est largement partagée ; sans doute leur situation rend-elle d’autant plus brûlante cette soif d’écoute dans l’Église. Elle est liée au désir de trouver dans les communautés catholiques soutien et absence de jugement. Dans une société saturée d’images et d’activités, mais où les souffrances et inquiétudes sont innombrables, la capacité à accueillir et à encourager apparaît comme le meilleur témoignage rendu au Christ.
3.1. Servir la fraternité
Ne pas avoir peur d’aller chercher les personnes qui ont peur de rentrer, ne pas cesser de rechercher les personnes les plus pauvres et changer le regard pour que l’Église soit plus accueillante envers les plus pauvres.
Fraternité de La Pierre d’Angle
La peur d’accueillir, d’annoncer, de rencontrer, peut paralyser les communautés chrétiennes. Mais les personnes du Quart Monde qui composent cette fraternité signalent combien d’autres ont peur de s’approcher de l’Église, se sentent illégitimes, indésirables. Cette double réalité, largement exprimée, provoque l’Église à cultiver la fraternité.
Les synthèses expriment fréquemment un manque de proximité et une soif de fraternité. Pour bien des diocèses, la proximité fait défaut dans l’actuel modèle paroissial, qui couvre des territoires de plus en plus vastes. La volonté missionnaire d’annoncer et d’accueillir dépend, selon beaucoup de synthèses, de la possibilité de relations proches, avec des acteurs pastoraux identifiés. Plusieurs diocèses ruraux lancent un véritable cri d’alarme, tant l’histoire récente de l’Église y est vécue comme un éloignement progressif qui engendre de la souffrance.
Dès lors, la soif de fraternité génère de multiples propositions à des niveaux autres que les paroisses. Dans ce cadre sont mentionnés les mouvements, qui offrent diverses occasions de rencontre et de partage, et nourrissent la foi et l’engagement des catholiques.
Surtout, beaucoup de synthèses appuient l’idée que la constitution de petites équipes fraternelles est une échelle pertinente pour vivre dans l’Église aujourd’hui. Elles citent en exemples des fraternités de proximité, soit à l’échelle d’un village ou d’un quartier, soit pour méditer la Parole
de Dieu, soit autour des plus fragiles, soit en compagnie de ceux qui ne trouvent guère leur place dans les paroisses. Ce sont des espaces de créativité et de compagnonnage dans la durée.
Les joies en Église sont essentiellement liées à un vécu de groupe (de services, de prière…), en petite communauté ou en fraternité. […] La joie est aussi celle d’une écoute inconditionnelle reçue ou partagée. Ces petites fraternités sont des lieux amicaux où se vit la convivialité qui a fait défaut durant la période de la pandémie.
Diocèse de Quimper et Léon
A contrario, résonne souvent la souffrance de ceux qui se sentent exclus des communautés et/ou des sacrements (personnes homosexuelles, divorcées et remariées, etc.), ainsi que de ceux qui sont témoins de telles exclusions. Selon un nombre élevé de synthèses, celles-ci constituent de sérieux contre-témoignage.
Beaucoup de gens ont souligné que l’accueil de l’Église doit être inconditionnel, sans jugement, sans préjugés, respectueux, humble et bienveillant. […] Toute exclusion de sacrements liée à l’état de vie suscite incompréhension et tristesse et paraît opposée à l’accueil de tous qu’a pratiqué le Christ.
Diocèse de Toulouse
Quant aux jeunes générations, elles n’ont rien d’homogène, si bien que de grandes différences de sensibilités apparaissent clairement. Certains adolescents ou jeunes adultes expriment à l’égard de l’Église enthousiasme et confiance. Beaucoup d’autres disent leur attente d’une Église plus accessible et fraternelle, à tous niveaux : avec un langage plus compréhensible, des communautés plus ouvertes et accueillantes, capables de proposer un vrai ressourcement spirituel.
3.2. Cultiver l’écoute et le dialogue
Nos différences ne portent pas que sur des points de détail. […] Que chacun reconnaisse avec humilité que ce qui est important pour l’un l’est peut-être moins pour l’autre, mais que tous sont frères et soeurs en Christ. Il ne s’agit pas de vivre les uns à côté des autres, en créant des clans par affinités qui ne se parleraient pas. Il s’agit de chercher ensemble comment avancer vers le Christ, et d’écouter ce que chacun a à dire pour nous laisser transformer personnellement par le dialogue. Des lieux et des moments d’accueil, d’écoute, de partage, peuvent permettre cette communion.
Communauté de Taizé
La difficulté du dialogue avec ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’Église catholique est reconnue, mais le dialogue n’est pas moins difficile entre catholiques. Beaucoup de synthèses mentionnent ces deux niveaux. L’Église est invitée à développer en son sein une véritable culture de l’écoute et du dialogue, pour que les catholiques soient d’autant plus à même d’entrer en dialogue avec d’autres.
Chemin faisant, au cours du processus synodal, l’écoute, le dialogue et le pardon sont apparus essentiels pour que les relations fraternelles s’approfondissent.
Importance du travail en groupe, de vivre une réelle solidarité pour être vraiment frères.
Importance des cafés partagés, des apéros partagés…, de temps festifs en communauté.
Diocèse de Chartres
Beaucoup de synthèses signalent également l’intérêt de « tiers-lieux » : des lieux pensés pour permettre un dialogue avec les non-chrétiens, des lieux où il est possible de rencontrer des personnes qui n’entrent pas d’ordinaire dans les églises. C’est d’autant plus important que le langage de l’Église et de ses pasteurs apparaît largement difficile à comprendre, tant il semble déconnecté de l’expérience quotidienne. Tout ce qui permet à des catholiques de rencontrer des habitants de leur quartier ou de leur village est nettement mis en avant dans les synthèses. Ces mêmes « tiers-lieux » correspondent également aux endroits où s’incarnent les innombrables engagements des catholiques dans la solidarité avec les familles en précarité, avec les personnes malades, dans l’accompagnement des migrants…
L’enseignement catholique apparaît comme une opportunité pour une présence d’Église et une annonce explicite de l’évangile.
Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier
Au-delà de cette question des lieux, les synthèses diocésaines ne remettent pas en question la laïcité des institutions publiques, mais elles notent que la culture laïque de notre pays rend difficile le témoignage explicite des chrétiens, ou même la possibilité d’aborder avec d’autres les enjeux spirituels essentiels à toute vie.
Dans ce contexte, la mission de l’Église est presque toujours conçue sur le mode du dialogue et du partage d’expériences, pour deux raisons. D’abord, il importe d’accueillir ce que la société dans laquelle nous vivons nous apprend de bon ; on trouve ainsi quelques références à la préoccupation écologique partagée par les catholiques. Ensuite, un nombre considérable de synthèses sont habitées par la conscience qu’une profonde humilité conditionne le témoignage que l’Église peut donner et le service qu’elle est en mesure d’offrir. Toute tentative de donner des leçons est désormais irrecevable pour ceux à qui, précisément, on voudrait s’adresser. Les nombreuses demandes de formation à l’écoute et au dialogue attestent une recherche de cet ordre.
Enfin, l’œcuménisme est peu évoqué, sinon sur le mode d’une aspiration insatisfaite. Pourtant, là où il est vécu, il provoque joie et enrichissement mutuel, et constitue un signe heureux pour la société fragmentée dans laquelle nous vivons.


Conclusion


Nous rêvons d’une Église […] où l’Esprit Saint puisse agir et susciter de la nouveauté, prête à accompagner les mutations de nos sociétés, débarrassée d’un certain nombre de lourdeurs dans son fonctionnement, avançant résolument vers l’unité, où la parole soit libre, toujours attentive aux petits et aux laissés pour compte, priante et confiante en son Créateur et en son Sauveur.
Diocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise
On repère dans les synthèses deux promesses particulièrement stimulantes, étroitement liées l’une à l’autre : elles ont pour objet la Parole de Dieu (partie I) et la fraternité (partie III). La Parole de Dieu est reconnue comme une source de sens, de cheminement spirituel et de communion, que l’Église a pour mission de rendre plus accessible. L’accueil commun de cette Parole engendre une fraternité qui se déploie de différentes manières ; les synthèses insistent pour que le niveau de proximité le plus grand soit aussi le plus cultivé. Cette fraternité passe par l’écoute et le dialogue, en cherchant à répondre fidèlement aux appels de l’Esprit Saint : c’est là le cœur de l’expérience synodale.
Pour annoncer la Parole de Dieu par et dans la fraternité, l’Église a besoin de signes crédibles de la proximité de Dieu (partie II). Ceux-ci n’ont pas leur fin en eux-mêmes, mais participent à faire de l’ensemble du corps ecclésial un « sacrement » de l’appel que Dieu adresse à notre humanité. Les pistes pour que ce « rêve » devienne réalité sont déjà nombreuses : elles nourrissent notre espérance, et nous invitent maintenant à de nouvelles conversions.

Document d’accompagnement de la collecte des synthèses synodales

« A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Jn 13, 35

Nous, les évêques de France, rendons grâce pour la joie et l'élan suscités par la phase diocésaine de l’itinéraire synodal voulu par le pape François. Nous remercions celles et ceux qui y ont participé. Avec l’aide des invités de nos diocèses, réunis à Lyon, nous accueillons avec gratitude la collecte nationale qui s’en fait l’écho et nous cherchons à discerner l’œuvre de l'Esprit Saint. Nous n’ignorons pas les manques, les combats, les blessures qui se révèlent dans le chemin synodal et nous sommes conscients que le processus synodal n’a pas atteint tout le peuple de Dieu dans sa diversité, en particulier les jeunes générations. En tout cela, nous voulons dire notre confiance en la miséricorde de Dieu et notre espérance pour la fécondité de ce travail. *** Perspectives
Nous entendons les attentes fortes qui se sont exprimées. Elles nous indiquent des axes de travail prioritaires :
• Mieux articuler la dimension humaine de l’Église, très présente dans la collecte, avec sa nature sacramentelle ;
• Se saisir de ce que la collecte nous dit de la souffrance et des attentes des femmes dans l’Eglise alors qu’elles sont nombreuses dans les instances ecclésiales ;
• Écouter l’inquiétude exprimée pour les prêtres et les conditions d’exercice de leur ministère ;
• Comprendre l’apparent décalage entre ce qu’est le ministère des prêtres et ce qui est attendu concrètement d’eux ;
• Mieux identifier les raisons pour lesquelles la liturgie demeure un lieu de tensions récurrentes et contradictoires.
***
Espérances
L’itinéraire synodal évoque et suscite de multiples espérances :
• Qu’un grand nombre puisse faire l’expérience de l’écoute de la Parole de Dieu comme créatrice de « fraternités » dans le Christ pour un nouvel élan missionnaire ;
• Que la synodalité devienne le style ordinaire de la vie de l’Église ;
• Que nos communautés apprennent à marcher au pas des plus petits et des plus pauvres et que leur participation devienne le sceau de la fraternité ;
• Que la diversité ou la complémentarité des missions, des charismes et des dons dans l’Église soit plutôt source de joie que de concurrence ;
• Que soit mieux reconnue et vécue la complémentarité des états de vie : les ministres ordonnés, les personnes mariées, les veuves et les veufs, les célibataires et les consacrés.
***
Absences
A ce stade, nous sommes conscients de l’absence de certains sujets : l’un des trois termes centraux du synode, la mission, est peu présent. La vocation de l’Église est missionnaire, tout entière tournée vers l’annonce de la Bonne Nouvelle. Elle est l’Église du Christ Sauveur et Seigneur qui nous appelle, nous unit à lui et nous envoie dans le monde.
Nous avons à entendre d’autres appels, moins exprimés ou rapportés, cependant urgents, où les chrétiens ont un témoignage à donner : les grands enjeux de la société, les divers modèles anthropologiques proposés, l’écologie intégrale, la solidarité internationale.
Nous avons aussi à nous demander pourquoi certaines richesses spirituelles chrétiennes sont soit ignorées soit dévalorisées, par exemple, l’eucharistie en tant que sacrifice de Jésus, les sacrements, la vie consacrée, le célibat des prêtres, le diaconat.
Nous constatons également que la famille comme lieu d’apprentissage de la fraternité n’est pas évoquée.
***
Apprentissages
Le beau travail de connaissance mutuelle de mouvements et d’associations de fidèles, qui ont appris à s’estimer comme disciples du Christ, nous encourage.
Nous percevons un signe d’espérance dans la capacité du peuple de Dieu à entrer en dialogue constructif et sans complaisance sur des sujets difficiles.
Nous avons à préciser ce que doivent être pour nos Églises particulières les ministères de laïcs - ministères reconnus et ministères institués.
Nous avons appris que l'un des défis de la synodalité est de faire se rencontrer des réalités ecclésiales qui se croisent peu. Le dialogue entre générations, entre personnes d'états de vie différents, entre sensibilités, ne va pas de soi mais il est possible avec de l'engagement, de la volonté, et du temps. Sur le chemin synodal, le peuple de Dieu se met à l’écoute de l’Esprit Saint, échange, place la Parole de Dieu au centre, et en reçoit de la joie. Il apprend à passer du seul souci de la recherche de résultats, à une expérience réellement fraternelle, féconde et joyeuse. ***
Les désirs, les rêves, les regrets, les reproches que nous avons entendus sont nourris de la volonté d’être une Église plus fidèle à son Seigneur et servant mieux les femmes et les hommes auxquels elle est envoyée. Nous désirons poursuivre ce chemin de conversion communautaire et personnelle.
Une telle expérience dissipe les peurs qui éloignent des autres et freinent le travail d’écoute et de prise en compte des paroles et des vies. Elle est source de joie : des chemins se sont ouverts en nos cœurs (cf. Ps 83, 6).

Les évêques de France
à l’écoute de l’Assemblée réunie à Lyon, le 15 juin 2022

Partager cet article
Repost0
6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 13:19

 

QUELS SONT LES 7 DONS DE L'ESPRIT SAINT ?

------------------------------------------

QUELS SONT LES 7 DONS DE L'ESPRIT SAINT ?

        Mais recevoir l’Esprit Saint, qu’est-ce que cela change ? Que recevons-nous en recevant l’Esprit ? Déjà l’hymne très ancienne Veni Creator Spiritus demandait à l’Esprit de donner « les sept dons de son amour ». Mais c’est surtout Thomas d’Aquin qui, par sa réflexion théologique, a formalisé une liste de sept dons de l’Esprit :

 

  • La sagesse : elle fait goûter la présence de Dieu, dans un plus grand compagnonnage avec lui, et un plus grand dynamisme missionnaire. C’est le don contemplatif par excellence.
  • L’intelligence : elle aide à entrer dans le mystère de Dieu, à comprendre de l’intérieur la foi, les Écritures, à distinguer l’erreur de la vérité. Par ce don, chaque chrétien peut devenir un authentique théologien.
  • La science : elle permet de reconnaître Dieu à l’œuvre dans la nature et dans l’histoire, de recevoir le monde comme un don de Dieu. Elle donne le sens de la précarité de l’univers.
  • La force : elle donne la persévérance dans l’épreuve, le courage du témoignage. Elle soutient les martyrs mais aide aussi au quotidien à accomplir son devoir d’état et à vivre le combat spirituel. C’est l’héroïsme de la petitesse.

« Ma grâce te suffit, dit le Seigneur, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » (2 Co 12, 9)

  • Le conseil : c’est le don du discernement spirituel. Il ajuste ce qu’il convient de faire ou d’éviter, de dire ou de taire. Il dispose à voir clair en soi et dans les autres.
  • La piété : elle fait entrer dans l’expérience de la paternité de Dieu, de sa proximité, de sa tendresse. Elle nous donne la confiance de l’enfant. Elle nous rend proche aussi des autres.
  • La crainte : ce n’est pas la peur de Dieu mais le sens de sa grandeur. La conscience de l’infinie distance entre le Tout-Autre et nous, ses créatures. Ce don suscite une attitude d’humilité et d’émerveillement.
  •  
Partager cet article
Repost0
6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 12:12

 

L'ESPRIT SAINT, C'EST QUOI ?

------------------------------------------------

L'ESPRIT SAINT, C'EST QUOI ?
À qui Dieu donne-t-il cet Esprit Saint ?

 

Dieu le partage en plénitude, de toute éternité, avec son Fils Jésus. C’est parce qu’il est rempli de lEsprit Saint que Jésus peut parler et agir au nom de Dieu. Mais Jésus n’a jamais voulu garder pour lui ce don merveilleux : il a promis à ses disciples de le répandre sur eux. Pour nous, chrétiens, lEsprit Saint est à l’œuvre depuis le baptême et nous le recevons en plénitude à la confirmation ; il nous fait entrer dans une relation forte et intime avec Dieu ; il nous accompagne tout au long de notre vie.

 

Dieu ne s’impose jamais : son Esprit nous influence vers le bien, mais ne décide jamais à notre place. Sous son influence, nous sommes « bien inspirés » et devenons capables de faire le bien.

 

Comment l’Esprit Saint nous libère-t-il ?

L’Esprit de Dieu libère notre capacité d’aimer comme Dieu aime. Il nous pousse à faire des choix qui augmentent l’amour, la paix, la tolérance, les bienfaits, tout ce qui rend le monde plus humain et plus fraternel.

 

L’Esprit Saint nous change intérieurement, il met en nous un « air de famille » avec Dieu, comme des enfants d’un même Père. Saint Paul écrit que l’Esprit nous pousse à dire « Père » à Dieu. Nous n’avons plus peur de Dieu, nous comprenons qu’il est « Notre Père » comme Jésus l’a dit.

 

« Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. » (Ga 5, 22-23)

 

Comment recevons-nous cet Esprit Saint ?

 

Jésus a promis d’envoyer lEsprit Saint aux croyants. Cette promesse s’est réalisée le jour de la Pentecôte quand ses apôtres on reçu l’Esprit ; qui leur a donné le courage d’annoncer la résurrection de Jésus à Jérusalem, puis dans tout l’empire romain. L’Esprit fait ainsi grandir l’Église dans le monde entier, et l’Église à son tour offre à tous cet Esprit Saint par les sacrements du baptême et de la confirmation.

 

Est-ce que l’Esprit Saint est réservé aux chrétiens ?

 

« L’Esprit souffle où il veut », a expliqué un jour Jésus : une parole, une lecture, une rencontre, tout lui est bon pour se diffuser, même aux non-chrétiens. L’Esprit de Dieu n’est pas la propriété des chrétiens ou de l’Église, c’est l’Église qui est sous l’inspiration de l’Esprit Saint qui est Dieu.

 

 

Partager cet article
Repost0