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25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 20:25

 

LE SENS DE NOËL
LE SENS DE NOËL
Le sens de Noël

 

Pour les chrétiens, la fête de Noël (du latin natalis, “naissance”, “nativité”) célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur attendu, annoncé par les prophètes.

 

Comme le racontent les évangélistes Luc et Mathieu, Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire ». Dans les environs, se trouvaient des bergers. L’Ange du Seigneur s’approcha et leur dit : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».

« Rien de merveilleux, rien d’extraordinaire, rien d’éclatant n’est donné comme signe aux bergers, commentait récemment le pape Benoît XVI. Ils verront seulement un enfant entouré de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels ; un enfant qui est né dans une étable et qui, de ce fait, est couché non pas dans un berceau, mais dans une mangeoire. Le signe de Dieu est l’enfant, avec son besoin d’aide et sa pauvreté ».

 

À Noël, le Fils de Dieu se fait homme !

 

Dans l’étonnant déroulement de cet événement inouï – le Fils de Dieu s’est fait homme ! -, les Pères de l’Église ont vu bien des signes : d’abord parce que l’enfant de Bethléem est né pauvre parmi les pauvres qu’étaient les bergers.
Également parce qu’enfant, il est faible et sans défense. Jésus vient ainsi parmi les hommes en partageant en tout leur condition humaine, à l’exception du
péché.

LE SENS DE NOËL
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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 18:26

Mesdames et Messieurs, chers amis qui nous écoutez grâce à KTO ou qui êtes présents dans cet hémicycle,

Chers Frères évêques,

Chers Frères et Sœurs, membres du conseil d’administration de la Conférence des religieuses et religieux de France,

En vous présentant ce matin les travaux de l’assemblée plénière qui s’achève, je veux avoir devant les yeux la photographie de l’enfant qui pleure que vous apercevez derrière moi sur l’écran. Cette photographie, désormais, est fixée au mur du bâtiment qui abrite l’hémicycle où nous nous tenons. Cet enfant pleurait seul, caché sous les voûtes d’une cathédrale. Quelqu’un l’a photographié, quelqu’un qui s’est reconnu en lui, quelqu’un qui, lui aussi, a été victime et a pleuré ainsi, pétrifié, dans une église, à cause d’un homme d’Église et à cause de l’Église. Ce visage habite mon cœur tandis que je vous parle. C’est pour cet enfant qui pleure, petit garçon, petite fille, adolescente ou adolescent, que nous avons réfléchi, travaillé, décidé. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait » (Mt 25, 40.45). « Il est trop tard, avons-nous dit, samedi, avant-hier, pour consoler cet enfant. Il ne l’est pas de nous souvenir de lui. » Les pas intérieurs que nous avons franchis ici et les décisions que nous avons prises, il nous reste à les partager avec les prêtres, nos frères, avec les diacres, et tous les baptisés et dans toutes nos structures d’Église. Ce que nous ferons, nous le ferons pour lui, cet enfant qui pleure aujourd’hui encore caché en tant d’adultes ; ce que nous ne ferons pas, nous en sommes conscients, c’est à lui que cela manquera, c’est lui qui sera renvoyé dans sa souffrance solitaire. Cela, nous ne le voulons pas.

Pour prendre connaissance de tout l'article, CLIQUEZ sur le lien ci dessous

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 13:12

 

 

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 14:42

 

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 12:27

 

 

article publié par "Eglise Catholique en France" le 17 juin 2021  (accès au site )

 

     Le Père Bruno Sautereau est prêtre au sein du pôle missionnaire de Villeparisis en Seine-et-Marne. Passionné de football depuis sa plus tendre enfance, il témoigne de ce que ce sport lui apporte dans son ministère de prêtre. Rencontre.

 

 

Comment le football est-il entré dans la vie de votre famille ? Auriez-vous aimé faire carrière dans ce sport ?

 

 

 

      Dès petit, je jouais au football dans le bas de mon immeuble. J’ai suivi des entraînements dans un club en Seine-et-Marne. Sportif dans l’âme mais aussi sur le terrain, j’ai toujours associé mon parcours religieux avec le sport, notamment avec le football où j’ai joué à un poste de défenseur puis en tant que marathonien. Je n’ai jamais souhaité faire carrière dans l’univers footballistique car je voulais que ce sport reste une joie !

 

Comment arrivez-vous à concilier vos deux fonctions, celui de prêtre rattaché à un presbyterium en Seine-et-Marne et celui d’arbitre puis d’éducateur depuis une vingtaine d’années ?

 

     Je suis prêtre dans le diocèse de Meaux et j’officie en tant que délégué à la Fédération française de foot pour l’Ile-de-France. Je veille au respect du bon fonctionnement des matchs de football tous les week-ends. Incardiné prêtre en 1990, j’ai également exercé la fonction d’arbitre départemental et régional et d’éducateur pendant vingt-cinq ans auprès des jeunes. Ces diverses expériences m’ont permis de mieux comprendre le monde du sport de l’intérieur. Ces deux activités sont indissociables, elles font partie d’un seul monde, ce qui me permet de faire de belles rencontres ! Nous vivons dans un monde très compliqué où nous enfermons les individus dans les cases alors que toutes mes activités se rejoignent. « Tout est lié ! » comme le souligne le pape François ! Sur les terrains de football, nous rencontrons toutes les religions, nous mettons sur la table ce qui fait notre passion commune. Nous sommes comme des « frères » !

 

Quelles valeurs essayez-vous de transmettre aux jeunes générations ?

 

      A Villeparis, sur une commune cosmopolite de plus de 25 000 habitants, nous avons plus de 700 licenciés dont 130 filles âgées de 10 à 15 ans. J’entraîne une équipe d’enfants âgés de 6 à 9 ans. Le respect, la tolérance et le vivre-ensemble sont des principes fondamentaux dans le milieu sportif. Cela commence par le respect de soi-même mais aussi celui des joueurs de son équipe et des adversaires mais j’insiste également aussi sur le respect des règles du jeu, le respect des choses et le respect de Dieu qui intervient de manières différentes dans nos vies respectives … Je prône la non-violence car le football est une passion qui peut générer de la violence physique et verbale. Toute ma vie, je me suis battue pour lutter contre l’individualisme.

 

Quels messages souhaitez-vous leur adresser ? Comment les encourager à persévérer dans cette discipline malgré les barrières ?

 

 

 

      J’essaie de leur inculquer le dépassement de soi et la notion de collectif. On ne gagne pas avec ses pieds mais avec sa tête. Les médias individualisent le sport mais le rôle de l’entraîneur est de donner une unité ensemble. La société valorise toujours les premiers. Nous avons du mal à accepter la défaite, c’est toujours la faute des autres mais on ne perd pas à cause des autres mais à cause de soi-même. Les joueurs de football de l’Équipe de France sont à leurs yeux des modèles de réussite mais je leur rappelle qu’il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus et de nombreuses heures de travail pour intégrer le football professionnel. La concurrence est rude !

 

En tant qu’éducateur, le football permet-il d’apporter un cadre et des règles à des jeunes déstructurés ?  Est-ce un lieu d’éducation ?

 

      Le football reste un élément clé pour l’éducation aux règles de la société. C’est un lieu d’apprentissage, d’intégration et de socialisation. C’est un sport qui se pratique facilement dans la rue avec qu’un ballon. A la fin des années 2000, le maire de Melun m’avait demandé s’il était opportun d’affréter un car pour amener les jeunes des cités hors de leurs banlieues. Ils manquent d’infrastructures sportives. Je ne pouvais qu’encourager cette initiative qui leur permettaient de sortir d’un enchaînement de la violence et de la drogue. Cela engendre chez les parents l’espoir d’une destinée sociale. Je constate depuis plusieurs années une évolution les banlieues qui se ghettoïsent ; les matchs deviennent de plus en plus communautaires, et c’est là le vrai problème…

 

Voyez-vous le football comme un miroir de la société ? (à propos de la violence, du dopage ou de la corruption…) ?

 

      Ce sport est devenu universel. Le football est le premier sport en France en nombre de licenciés. Le football est le reflet d’une société très individualisée. Nous cumulons tout ce que la société a de richesses ou de défauts. C’est pareil pour l‘Église, Dieu nous fait rencontrer l’Autre. Nous sommes tous dans une équipe. Dieu nous fait confiance, il nous invite à nous respecter et à vivre-ensemble. C’est l’Esprit Saint qui nous aide à reconnaître l’Autre. Il ne faut pas rester dans son monde à soi.

 

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 08:15

 

ordination nanterre

© Marc-Antoine Mouterde - Ordination du diocèse de Nanterre, 2021.

 

A l'heure de la publication de cette page du blog, don Florian - paroisse Sainte Foy d'Agen- est ordonné prêtre avec 25 frères de la Communauté de Saint Martin. Ils font parti des 130 prêtres diocésains ordonnés cette année.

 

Sur les 130 prêtres ordonnés en 2021, 79 ont choisi d'être prêtres diocésains. 41 prêtres sont issus d'une communauté non religieuse ou d'une société de vie apostolique et 12 sont prêtres religieux.

 

    Bonne nouvelle ! En 2021, les évêques de France vont ordonner 130 prêtres. C’est un peu plus que l’an dernier où 123 hommes avaient été ordonnés dans tout l’Hexagone. Parmi les nouveaux prêtres, 79 seront diocésains, 41 issus d’une communauté ou d’une société de vie apostolique au service d’un diocèse. La communauté Saint-Martin se distingue avec 26 nouveaux prêtres. Pour sa part, la Communauté de l’Emmanuel ordonnera 8 nouveaux prêtres dont 5 ont décidé de se mettre au service d’un diocèse. Le Chemin Neuf compte, quant à lui, 7 nouveaux prêtres. 12 prêtres sont des religieux ordonnés (cisterciens, bénédictins, Assomptionnistes, jésuites, frères de Saint-Jean…) et enfin trois seront ordonnés au service d’un diocèse célébrant selon la forme extraordinaire du rite romain (Institut du Bon Pasteur, Fraternité sacerdotale Saint-Pierre).

Cette année, une poignée seulement de diocèses ordonnera plus d’un prêtre. Paris se distingue avec 12 nouveaux prêtres. Viennent ensuite les diocèses de Fréjus-Toulon (6 ordinations) et Nanterre (5 prêtres). Le diocèse de Rennes va ordonner, quant à lui, 4 prêtres tandis que Lyon va compter 3 nouveaux prêtres. La plupart des autres diocèses ordonnera un seul prêtre, certains aucun hélas. Pour le diocèse de Perpignan, l’année 2021 est synonyme de joie ! Damien de Ricard sera ordonné par Mgr Norbert Turini, un événement qui n’était pas arrivé depuis huit ans ! Au diocèse de Verdun, l’ordination de Benoit Bizet est aussi particulièrement attendue, la dernière remonte à 2016.

 

De 28 à 51 ans

      Ces futurs prêtres ont suivi une longue formation qui dure six ans et qui se décompose en quatre grande parties : la formation spirituelle (prière, liturgie et célébration de l’Eucharistie, accompagnement personnel), la formation intellectuelle (étude de sciences religieuses, philosophie, sciences humaines…), la formation humaine et la formation apostolique et pastorale (participation à ce qui fait la vie du prêtre dans des lieux où l’Église est présente). Dieu appelle à tout moment de la vie, comme en témoignent leurs âges variés : Jacques Platon, diacre et assistant de l’archevêque Mgr David Macaire au diocèse de Fort-de-France (Martinique), a 51 ans ! À Tours, le futur prêtre Florian Dequet a tout juste 28 ans. En moyenne, les futurs prêtres ont entre 30 et 35 ans.

Chaque année, les ordinations ont lieu à proximité de la fête des apôtres saint Pierre et saint Paul, véritables piliers de l’Église, célébrés le 29 juin. Par l’ordination, le nouveau prêtre reçoit le caractère sacerdotal « qui le configure au Christ Prêtre pour le rendre capable d’agir en la personne du Christ Tête » ; il s’agit d’une marque définitive, au même titre que le baptême et la confirmation. Cette année, plusieurs ordinations presbytérales ont eu lieu durant le week-end du 19-20 juin. Beaucoup auront lieu ces 26 et 27 juin. Certains diocèses ont programmé les célébrations début juillet voire à la rentrée.

 

Caroline Becker - Publié le 25/06/21

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 11:51
 
SCHUMAN

Europeana Collections (CC BY-SA 4.0)

La rédaction d'Aleteia - avec I.Media - Publié le 20/06/21 -

 

Le 19 juin 2021, le pape François a autorisé la Congrégation des causes des saints à promulguer le décret concernant la reconnaissance des vertus héroïques du français Robert Schuman (1886-1963), l’un des pères fondateurs de la construction européenne. Il devient ainsi vénérable.

 

 

      Le pape François a reçu dans la matinée du 19 juin 2021 le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation des causes des saints. À l’occasion de cette audience, le pontife argentin a autorisé la publication de sept décrets reconnaissant dix nouvelles martyres tuées en haine de la foi en Pologne en 1945, un premier miracle attribué à l’intercession d’un jésuite allemand du 17e siècle et puis cinq vénérables. Parmi ces nouveaux vénérables, Robert Schuman, l’un des Pères du projet européen, est sans doute le plus connu. En reconnaissant l’héroïcité de ses vertus, l’Église catholique fait de cet ancien ministre français des Affaires étrangères et président du Parlement européen un modèle de sainteté en politique.

 

Évêque de Nanterre, Mgr Matthieu Rougé voue une très grande admiration à Robert Schuman. La mère du prélat français était la collaboratrice personnelle de l’homme d’État.

 

     Comment réagissez-vous à l’annonce de la reconnaissance des vertus de Robert Schuman ?
Mgr Matthieu Rougé : Avec une très grande joie, parce que Robert Schuman a été un homme de vision pour la vie de notre pays, pour sa réconciliation interne et pour la construction de l’Europe. Et aussi parce que Robert Schuman a donné le témoignage d’une vie de vrai chrétien profondément ancrée dans la prière, d’une vie personnelle d’une grande simplicité – pour ne pas dire d’une grande pauvreté – qui se trouve à rebours des critiques qu’on peut faire – parfois légitimement – de la vie politique. Il est l’exemple magnifique du fait qu’on peut porter du fruit et que la sainteté de vie et la fécondité politique peuvent marcher ensemble.

 

Quelle est la nature du lien familial qui vous unit au nouveau vénérable ?
       Il se trouve que ma mère a été la collaboratrice personnelle de Robert Schuman pendant de nombreuses années. J’ai grandi dans une famille où l’admiration pour cet homme était intense. Il a d’ailleurs été un des témoins de mariage de mes parents. C’est donc une figure qui fait partie de notre panthéon familial ! J’ai toujours entendu avec beaucoup d’émotion ma mère parler à la fois de ce qu’elle a pu vivre à ses côtés dans les débuts de la construction européenne ou quand il occupait d’autres portefeuilles ministériels. Elle m’a aussi raconté la manière dont elle pouvait l’accompagner dans sa deux-chevaux lors de certaines grandes manifestations publiques. Et à titre personnel, ayant été pendant huit ans l’aumônier des parlementaires, je suis très sensible à cette figure d’une sainteté possible en politique.

 

      Le pape François l’a souvent donné en exemple d’un authentique engagement chrétien dans la sphère politique. Pourquoi Robert Schuman est-il un modèle de politique chrétienne ?
Je dirais qu’il y a trois choses, qui existent d’ailleurs sous un mode moins visible chez certains responsables politiques que j’ai croisés aujourd’hui. La première chose est qu’il est un homme de vision, qui ne s’est pas borné à gérer le court terme voire même à se frayer un chemin par la communication dans le court-terme. C’est quelqu’un qui a eu une vision d’avenir pour notre pays en Europe. C’est extrêmement important pour un politique d’avoir cette profondeur de réflexion qui ouvre des chemins d’avenir. Ensuite c’est quelqu’un qui a tenté de mettre en œuvre sa vision et donc de construire – sans en rester à quelques slogans comme c’est parfois le cas chez certains chrétiens qui veulent s’engager en politique. Il a réfléchi à la manière effective de mettre en œuvre ce que sa vision lui suggérait dans le temps concret de l’histoire. Enfin, il y avait une véritable unité de vie chez cet homme. Il a vécu un peu comme un moine en politique : célibataire, il allait à la messe tous les jours, récitait l’office divin, était oblat d’un monastère bénédictin. Sa vie témoigne d’une très grande simplicité. Quand il n’était pas dans un ministère, il logeait dans un appartement de deux pièces à Paris. Je me souviens de ma mère nous racontant que lorsqu’il y avait des réunions importantes dans son bureau, elle sonnait chez les voisins pour avoir quelques chaises supplémentaires…

 

      Vous voyez d’autres modèles de sainteté en politique ?
Il y a la grande figure de saint Thomas More, qui est ancienne mais a été donnée comme patron aux hommes politiques en l’an 2000 par Jean Paul II. C’est une figure suggestive pour aujourd’hui d’un homme enraciné dans la prière et la réflexion et ayant en même temps un engagement politique de haut niveau. Une personne qui a eu le courage d’aller jusqu’au martyre pour être fidèle à sa conscience. Il y a d’autres figures, comme celle de saint Louis, elle aussi utile aujourd’hui encore. Néanmoins, il est assurément difficile d’évoquer des noms plus contemporains… mais je peux dire que parmi les parlementaires français que j’ai rencontrés, il y avait chez certains une authentique graine de sainteté.

       Au sein de votre diocèse, vous avez lancé un réservoir d’idées, Philadelphia, qui au travers notamment d’une revue entend réconcilier la politique et l’Église catholique. Comment ré-insuffler l’espérance chrétienne dans le monde politique aujourd’hui ?
C’est une époque très difficile, ce qui doit nous stimuler. On ne peut pas être position contre position, et avant même de parler de la place des chrétiens dans la politique, il faut réfléchir aujourd’hui à ce qu’est la mission politique en général. C’est la politique qui est en crise. Le projet Philadelphia est habité par cette question : « Qu’est ce qui porte la possibilité d’une fraternité commune ? » Il y a un besoin de se ressourcer dans une réflexion qui soit riche, fine, enracinée et novatrice en même temps. Il faut aussi être capable de mettre concrètement en œuvre une vision. Le point de départ pour l’engagement politique est souvent un engagement local. Avant de se désoler de ne pas pouvoir percer sur le plan national, les chrétiens peuvent s’engager sur le plan local où s’amorcent des engagements politiques de plus niveau ensuite. Enfin, je crois que les chrétiens ont à cultiver une véritable unité de vie. C’est-à-dire une vie construite sur la droiture et l’humilité. Il faut aussi être capable de dénoncer le mal tout en se félicitant du bien, de mettre en lumière des enjeux éthiques avec courage, en étant prêts à aller jusqu’au martyre, mais sans sortir de la bienveillance à l’égard des personnes.

 
 
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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 21:11

 

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 13:12

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 20:51

 

 

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