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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 09:23

 

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6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 13:22

 

Synode en France :
les regrets et l’espérance du cardinal Aveline
POPE-FRANCIS-MGR-AVELINE-AFP-000_97N3PB.jpg

Handout / VATICAN MEDIA / AFP

Le pape François et Mgr Jean-Marc Aveline.

Alex et Maud Lauriot Prévost - publié le 05/09/22

 

     Créé cardinal le 27 août par le pape François, Mgr Jean-Marc Aveline s’est exprimé depuis sur les perspectives françaises du Synode sur la synodalité. Délégués épiscopaux de la Nouvelle Évangélisation du diocèse d’Avignon, Alex et Maud Lauriot Prévost voient dans ses propos un encouragement au recentrage de l’Église sur la mission, qui est, avec l’Esprit-Saint, la source de la communion des chrétiens.

 

     Très instructives sont les interviews récentes du nouveau cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille sur l’état et l’avenir de l’Église de France, notamment lorsqu’on essaye de les mettre en perspective ! Ses regrets tout d’abord ont attiré notre attention, qui se réfèrent à la participation et aux remontées du synode en France. Interviewé le 30 août par KTO, il souligne la très faible contribution de la jeunesse (et globalement des moins de 50 ans, des courants missionnaires et « tradismatiques » comme on dit), ce qui n’est pas selon lui un bon signe de vitalité et de santé — alors qu’il sait et relève par ailleurs combien il observe beaucoup de vitalité et créativité chez de nombreux jeunes catholiques. 

Des réticences

Bien des commentaires et des discussions sur les réseaux sociaux ont en effet relevé une monopolisation des débats synodaux en France par les « boomers » (retraités du babyboom des années cinquante). Plus encore sans doute, ce qui caractérise les remontées du synode selon Mgr Aveline, c’est l’entre-soi ecclésial un peu nombriliste (ce sont nos propos) qui se dégage : or, « à trop se regarder fonctionner, on tourne en rond » résume-t-il. 

Ces regrets rejoignent notre observation : l’approche thématique et méthodologique des rencontres synodales telle qu’elle a été suivie — malgré l’évidente bonne volonté, générosité et désir de bien faire des participants — génère mécaniquement pourrait-on dire des revendications (et non des mobilisations), réveille les plaintes et le besoin d’exprimer des frustrations ou des blessures ; elle réveille, voire exacerbe la diversité des sensibilités et des opinions, et donc les clivages, les oppositions, les critiques, et parfois la division… Bien souvent, ces rencontres synodales ont fait plutôt penser à des réunions syndicales ou à des thérapies de groupe qu’à des cénacles de Pentecôte, qui, pourtant, sont « le » modèle que le pape François a présenté à tous pour illustrer sa vision de ce qu’est un synode, qu’il soit local ou universel : recevoir ensemble la lumière du Seigneur, l’appel, le zèle et la force du Saint-Esprit. Au final, nous pouvons comprendre que certains pans du peuple de Dieu, sans doute bien inspirés ou percevant intuitivement les écueils de la méthodologie proposée, se soient abstenus d’y participer.

L’identité est dans la mission

     Mgr Aveline n’en reste pas à ce double regret dans son interview, mais il indique ce que devrait être le fil d’un travail synodal pertinent : « L’identité de l’Église est dans l’acte missionnaire », et non d’abord dans son organisation, ses fonctions et la répartition des pouvoirs. Tout cela est certes important relève-t-il, mais doit découler de la vision et de la réponse missionnaire de l’Église ; elles doivent être une réponse pratique pour mettre en œuvre l’annonce et le témoignage de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui. Plus encore précise-t-il, l’unité de l’Église ne vient pas de l’entre-soi des chrétiens, de ses débats internes et organisationnels car « sa communion, l’Église la reçoit de Dieu lui-même et de l’envoi en mission » ; là encore, nous en revenons au Cénacle et à la Pentecôte, tremplin de la mission et de l’unité des disciples. 

     Certes, le nouveau cardinal exprime ses regrets avec doigté et bonhomie, mais à l’écouter, on comprend que le processus synodal mis en œuvre (en tout cas en France) a commis une sorte de contresens : il aurait d’abord fallu saisir et actualiser le mandat et le souffle missionnaire que l’Église reçoit aujourd’hui de l’Esprit-Saint, pour aboutir aux questions pratiques et organisationnelles. Or, pour l’essentiel, on a inversé le sens du travail : on est parti ou on s’est focalisé sur ces dernières questions, pour finalement se noyer plus ou moins dans des sables mouvants de synthèses de synthèses de compte-rendu… de propositions, de plaintes et de revendications. Pour participer depuis des années à diverses initiatives orientées sur la conversion, missionnaire et pastorales, il est certain que l’approche préconisée Mgr Aveline aurait mobilisé massivement les forces vives catholiques chez les actifs et la jeunesse chrétienne en France.

 

Les forces vives de l’Église de France

     Ces forces vives, cette jeunesse justement, il est heureux d’en entendre parler par Mgr Aveline. Dans le Figaro (29/08/2022), il fait remarquer que le pape François — malgré son grand étonnement face au degré très avancé de la sécularisation en France — « aime le peuple de Dieu qui est en France en raison de sa créativité pastorale, de la recherche théologique et du témoignage de foi et de sainteté » qu’il observe avec bonheur depuis des années au travers de dizaines de rencontres plus ou moins privées organisées à Rome. Ce propos résonne avec ce que le pape lui-même nous précisait en février dernier : il saluait devant nous la « créativité et l’originalité » de l’Église en France, particulièrement des jeunes et des laïcs, et il nous donna même son interprétation de cette caractéristique en utilisant une expression argentine : « En France, vous êtes capables de “sortir les pieds du plat”, c’est-à-dire, vous avez la fidélité à la foi mais aussi la créativité, l’audace pour faire des choses nouvelles », en concluant que tout cela  est « un signe de l’Esprit saint ».

Merci au nouveau cardinal de « remettre l’Église au cœur du village ».

Bref ! la fille aînée de l’Église a encore quelques très beaux atours dans les générations montantes :  ils ne sont pas forcément là où on les attend ; ils restent à distance des débats polémiques et stériles, des systèmes lourds ou institutionnels, synonymes pour eux d’un monde ancien, pyramidal et en fait dépassé (même s’il reste de très belles perles) ; tout en aimant l’Église, ils se déploient de manière plus souple, interactive, en réseau, déployant sans complexe la force de la vie et de la foi, de l’amour du pauvre et des petits, de l’Esprit et de l’annonce de l’Évangile. Décoiffant mais en fait revigorant, réjouissant, plein d’espérance, non ? Merci au nouveau cardinal de « remettre l’Église au cœur du village », de remettre en perspective l’essentiel et l’accessoire, de refixer le cap de la raison d’être de l’Église et de tous les chrétiens : la mission, l’annonce et le témoignage de l’Évangile auprès de tous.

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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 06:19
Événement  !  (mémoriel par J.C Meyer ; Sans commentaire de Dominique Greiner - Croire-La Croix)
« En 1942, alors que sont persécutées et déportées en France les populations juives, l'archevêque de Toulouse écrit une lettre où il dénonce vigoureusement les violences faites aux Juifs. Mgr Saliège sera parmi les premiers à se manifester publiquement. 80 ans plus tard, scouts israélites et catholiques ainsi que Mgr de Kerimel, Archevêque de Toulouse lisent ensemble cette lettre qui marque l'histoire !    https://youtu.be/DCxZBdUPAO4

Le 23 août 1942, Monseigneur Jules-Géraud Saliège, Archevêque de Toulouse, envoyait une lettre aux curés du diocèse pour qu’elle soit lue le dimanche dans toutes les églises. Dans cette lettre, l’évêque réagissait fortement contre le traitement infligés aux juifs. Cette lettre, sur la personne humaine, écrite il y a maintenant 80 ans, a fait date et continue d’être d’actualité.

****************
A la fête de l’Assomption de Marie 15 août 2022 , il est demandé par la conférence des évêques de France de lire la lettre du Cardinal Saliège sur la personne humaine.
****************
Mes très chers Frères,
     Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.
    Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t-il plus ?
Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
Seigneur ayez pitié de nous.
Notre-Dame, priez pour la France.
      Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.
      France, patrie bien aimée France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n’en doute pas, tu n’es pas responsable de ces horreurs.
      Recevez mes chers Frères, l’assurance de mon respectueux dévouement.
Jules-Géraud Saliège
Archevêque de Toulouse
23 août 1942
A lire,  Dimanche prochain, sans commentaire

https://toulouse.catholique.fr/70-ans-plus-tard-en-2012-la-Lettre-pastorale-de-Mgr-Saliege-garde-toute-sa

UN ÉVÈNEMENT MÉMORIEL


La lettre pastorale de Monseigneur Saliège du 23 août 1942
Par Jean-Claude Meyer


      Quand la grande rafle du Vel’d’Hiv’ à Paris opérée le 16 juillet 1942 contre les Juifs étrangers, fut connue, le père Henri de Lubac, mandaté par le cardinal Gerlier, vint « se concerter avec l’archevêque de Toulouse en vue d’une intervention commune 1 . » Or un évènement dramatique se déroula près de Toulouse le 8 août 1942 : le transfert en chemin de fer, pour leur déportation en Allemagne, de 330 Juifs d’origine étrangère provenant des camps d’internement du Récébédou et de Noé. Thérèse Dauty, 1’assistante sociale de l’Association catholique d’aide aux étrangers, fut le témoin impuissant de cet effroyable départ :

 

      « Il s’agissait de femmes de tout âge. Sous un soleil brûlant, elles s’acheminaient à pied, du Camp du Récébédou, vers la gare, où les attendaient les wagons de marchandises. Les plus âgées s’efforçaient de ne pas marcher trop lentement et de dissimuler leurs larmes. D’autres, plus jeunes, disaient leur crainte, de se voir séparées d’une mère, d’une parente, âgée ou malade. Et elles ajoutaient comme les malheureux ‘’ réfugiés ‘’ de Noé : ‘’ Qui donc prendra notre défense ? Qui parlera pour nous ? ‘’ C’est ce récit que je fis à Mgr Saliège 2 . »


      Ce témoignage bouleversa Mgr Saliège et l’incita à agir immédiatement. Sa lettre de protestation du 23 août 1942 fut suivie des protestations publiques de neuf autres évêques 3 .
Mgr Théas (Montauban), Mgr Gerlier (Lyon), Mgr Delay (Marseille), Mgr Moussaron (Albi), Mgr Petit de Julleville (Rouen), Mgr Martin (Le Puy), Mgr Pic (Valence), Mgr Choquet (Lourdes). En zone occupée, la protestation de Mgr Vansteenberghe, évêque de Bayonne, entraîna l'interdiction de son Bulletin diocésain par les autorités d’occupation. À Nice, Mgr Rémond protégeait activement le réseau de sauvetage des enfants de Moussa Abadi. Mgr Piguet, évêque de Clermont, fit cacher des Juifs et protéger des prêtres recherchés : il fut arrêté en sa cathédrale le jour de Pentecôte 1944 et transféré au camp de Dachau.


      Maintes fois polycopiée, recopiée à la main, la lettre de Mgr Saliège se répandit comme une traînée de poudre dans tout le Sud-Ouest, dans les journaux protestants, la presse résistante clandestine, et hors des frontières, en Suisse, à la BBC dans les presses britannique et américaine 4 . Par toute la France, elle réveilla les consciences en faveur des Juifs persécutés.


La résistance spirituelle devint plus difficile après l’occupation de la zone libre par l'armée allemande le 11 novembre 1942. Pour la région toulousaine, Jean Estèbe a pu

 

1 Henri de Lubac, Résistance chrétienne à l’antisémitisme. Souvenirs 1940-1944, Paris, éd. Fayard,
1988, p. 167 et p. 176 note 31.
2 Archives diocésaines de Toulouse, /dossier Thérèse Dauty / Récit daté du 18 août 1957.
3 Sylvie Bernay, L’Église de France face à la persécution des Juifs, Paris, CNRS Éditions, 2012, p. 316 et 449-450. – Limore Yagil, Chrétiens et Juifs sous Vichy (1940-1944), Paris, Cerf, 2005, p. 649-651 -
« De nombreux évêques critiquaient la politique raciale des Allemands Le silence de certains ne signifie pas pour autant que l’on n’a pas aidé les Juifs » (Limore Yagil, p. 651).
4 Patrick Cabanel, Mgr Saliège, Une voix contre la déportation des Juifs, éd. Midi-Pyrénéennes, collection Cette Année-Là à Toulouse, Portet-sur -Garonne, 2018, p. 12

 

écrire : « Les gens de toute croyance ont lutté à leur façon contre l’entreprise d’extermination
nazie. Cependant, une mention spéciale doit être faite pour le clergé catholique [...] On n’en
finirait pas de citer tous les établissements catholiques, les simples prêtres et religieuses qui
ont porté secours aux Juifs en danger 5 . » Hélas, ils ne purent empêcher la déportation de deux mille treize Juifs, dont cent sept enfants, qui périrent dans les camps d’extermination 6 .


      Le 9 juin 1944, deux Allemands en uniforme venus arrêter Mgr Saliège, constatant sa
paralysie, le laissèrent, tandis que l’évêque auxiliaire Mgr de Courrèges, absent, échappa à
l’arrestation. Le recteur de l’Institut Catholique, Mgr de Solages, et trois de ses professeurs,
les abbés Carrière, Decahors et Salvat, furent arrêtés et envoyés au camp de Compiègne avec les autres personnalités toulousaines arrêtées le même jour et considérées comme « déportés d'honneur », « détenus pour la sécurité du Reich». Le 14 juillet, eut lieu leur départ pour le camp de déportation de Neuengamme. Lors de ce transfert, Mgr Théas, pareillement arrêté, fut oublié à Compiègne. Mgr de Solages et ses trois professeurs revinrent de déportation à la fin du mois de mai 1945. Revinrent aussi des camps de déportation, l’abbé Lagarde, prêtre de l’Aumônerie catholique des étrangers, et l’abbé Naudin, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste-des-Sept-Deniers.


       Le 10 juillet 2012, au cours d’une cérémonie solennelle au Musée de la Légion d’Honneur, Avner Shalev, Président de Yad Vashem, déposa une deuxième frappe de la Médaille des Justes gravée au nom du Cardinal Saliège, en déclarant :
« Par sa fameuse lettre pastorale adressée à tous les croyants de son diocèse, affirmant que les Juifs sont nos frères », ainsi que par son soutien aux actions de sauvetage des Juifs, Mgr Saliège incarne bien les valeurs humaines universelles pour lesquelles tous les Justes parmi le Nations ont mis en danger leur vie et celles de leurs proches, pour sauver des êtres humains, sans considération de leur religion ou nationalité »

 

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27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 21:02
HL - Quelque 2.500 servants d'autel réunis en salle Paul VI (Vatican) autour du pape François, 26 août 2022.

HL - Quelque 2.500 servants d'autel réunis en salle Paul VI (Vatican) autour du pape François, 26 août 2022.

Aleteia - I.Media - publié le 26/08/22 - mis à jour le 26/08/22

 

     Le pape François a encouragé ce vendredi 26 août les plus de 2.500 servants d’autel français en pèlerinage à Rome à ne pas avoir honte de servir la messe ni avoir peur "de répondre à l’appel du Seigneur, dans la vie sacerdotale ou religieuse".

 

     Clapping, tonnerre d’applaudissements, déferlement de joie… La Salle Paul VI a retrouvé des atmosphères de stades de foot en accueillant ce vendredi 26 août les jeunes pèlerins français venus voir le pape argentin avec une vingtaine d’évêques et une centaine de prêtres et diacres. Peu avant, ils s’étaient rendus en procession jusqu’au tombeau de saint Pierre puis avaient célébré la messe.

 

« Vous avez fait une pause au cœur de vos vacances pour prendre votre bâton de pèlerin », a d’abord salué le pape François devant cette foule de jeunes revêtus de leur aube blanche. « J’espère que vous repartirez chez vous fortifiés par cette belle expérience de foi, au cœur de l’Église », a-t-il ajouté. Arrivés à Rome lundi 22 août, les pèlerins français ont visité la ville de saint Pierre et de saint Paul en se rendant notamment dans les basiliques majeures.

 

 
HL

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      Dans son discours, François a d’abord tenu à rassurer ces jeunes sur le sens de leur service et de leur place dans l’Église. « Je sais que, peut-être, tu te retrouves le seul de ton âge à la messe », a-t-il expliqué. Et d’ajouter : « Sûrement tu te poses des questions sur l’Église, tu te demandes comment faire pour redonner le goût de Dieu aux jeunes de ton âge pour qu’ils puissent te rejoindre ».

 

Il les a alors remerciés « de tout cœur » pour leurs efforts et les a assurés de leur valeur. « Tu n’imagines pas à quel point tu peux être un modèle, un repère pour de nombreux jeunes de ton âge », a-t-il insisté, soulignant que leur présence et leur attitude durant les célébrations étaient déjà « un apostolat » pour ceux qui les regardent. « N’aie pas honte de servir l’autel, même si tu es seul », a-t-il encore martelé.

 

Le pape leur a ensuite demandé de servir le Christ également en dehors de la messe. « Jésus est présent dans la personnes des frères que l’on rencontre », a-t-il indiqué, les exhortant à se rendre auprès des plus pauvres : « Vous connaissez des jeunes qui sont déracinés, migrants ou réfugiés. Je vous invite à les accueillir généreusement, à les sortir de leur solitude et à en faire vos amis ».

 

" N’enterre jamais définitivement une vocation."

 

      Il les a alors mis en garde contre l’ « égoïsme » et la « tentation du repli sur soi », qui peut aussi se manifester à travers les réseaux sociaux. « Tu feras mieux de privilégier les relations amicales réelles, pas celles virtuelles, qui sont des illusions qui t’emprisonnent », a-t-il conseillé. Comme il le fait régulièrement, il a aussi insisté sur la nécessité d’entretenir des relations avec les personnes âgées et les grands-parents.

 

Enfin, François a lancé cet appel aux servants d’autel : »Ne renonce jamais à tes rêves, n’enterre jamais définitivement une vocation ». Il a alors rappelé que le service de l’autel pouvait susciter « un désir de répondre à l’appel du Seigneur, dans la vie sacerdotale ou religieuse ». « Pourquoi pas ? Alors n’aie pas peur ! », a-t-il conclu.

 

"Je me suis senti rejoint par le pape François."

 

« C’était magnifique », confie à l’issue de l’audience Calvin, 12 ans, venu avec son diocèse de Soissons. « Je retiens de ce discours qu’il ne faut pas rester dans son monde mais aller vers les autres sans avoir peur », ajoute-t-il, debout sur son siège pour apercevoir le Pape venu les saluer de plus près.

 

« Le Pape nous a appelés à l’ouverture, à accepter tout le monde et à nous faire proche des plus démunis », renchérit Audrey, 16 ans, du diocèse de Nanterre. « Il a aussi eu un mot pour le discernement des vocations. C’est son rôle, son devoir de missionnaire que d’appeler les jeunes chrétiens à s’engager », souligne celle qui constate que « l’Église en France a bien besoin de vocations ».

 

HL

HL

     « Je me suis senti rejoint par le pape François », avance pour sa part Williams, 30 ans, originaire du Cameroun. « J’étais réfugié et j’ai été accueilli par l’Église en France. Les chrétiens m’ont aidé à obtenir des papiers. Quand le pape appelle à l’accueil, je comprends ce qu’il dit », raconte le jeune homme qui a servi durant 17 ans la messe. « Aujourd’hui, je prends ma retraite en tant que servant d’autel ! Cela m’a tellement apporté : la piété, la pureté, le courage. Désormais je vais servir autrement l’Église ».

 

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26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 23:35

 

À LA RENCONTRE DU PAPE FRANÇOIS

 

Vendredi 26 août 2022, 7h au Vatican pour la procession, en tenue, de l'obélisque jusqu'à la place Saint-Pierre puis, salle saint Paul VI, messe et audience du pape François suivie de la bénédiction et de l'envoi en mission.

 

              Un petit clin d’œil, "Bon anniversaire" abbé Jérôme Pomié !

        et nos servants d'autel :

... et la directrice du Service diocésain des pèlerinages

 

 

Aider les fidèles de ma communauté

 

PRIÈRE DU SERVANT D'AUTEL

Merci Seigneur de nous avoir aimés
jusqu’à te faire l’un de nous,
jusqu’à te livrer entièrement entre nos mains.

 

Merci de nous avoir choisi pour te servir à l’autel,
où le prêtre rend présents ton Corps et ton Sang
que tu nous offres à chaque Eucharistie.

 

Donne-moi d’écouter et de comprendre la Parole.
Accepte l’offrande que je fais de ma vie,
avec le pain et le vin.

 

Permets que par mon service et ma tenue,
ma prière et mon recueillement,
j’aide tous mes frères
à te rencontrer dans la prière.

 

Amen

 

 

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26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 23:30
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos
 
 

Un grand merci à Isabelle ROBIN, directrice des pèlerinages du diocèse d'Agen pour les photos

Avez-vous repéré les servants d'autel de notre paroisse ?

 

Pour plus de photos, rendez-vous sur la page facebook "Servants d'Autel - Service National" (cliquez sur le lien ci-dessous) :

Pour demain, vendredi 26 août,

Procession des servants d'autel de l'obélisque vers la basilique Saint Pierre puis, salle saint Paul VI, messe et audience du pape François suivie de la bénédiction et de l'envoi en mission.

 
 
 
 
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25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 14:07
« LES SERVANTS D'AUTEL SONT LES FORCES VIVES DE NOS PAROISSES »

Alors que plus de 2.500 servants d’autel français sont arrivés à Rome ce lundi 22 août afin de vivre quatre jours de pèlerinage, Mgr François Touvet, évêque de Châlons-en-Champagne, accompagnateur du département Servants d’autel de la Conférence des évêques de France jusqu’en 2021, revient sur le rôle essentiel des servants d’autel.

 

Entretien.

     Plus de 2.500 servants d’autel français âgés de 10 à 18 ans sont arrivés à Rome ce lundi pour vivre un pèlerinage de quatre jours qui se conclura par une audience avec le pape François le vendredi 26 août 2022. Mgr François Touvet, évêque de Châlons-en-Champagne, accompagnateur du département Servants d’autel de la Conférence des évêques de France jusqu’en 2021, confie sa joie de voir autant de jeunes réunis dans la ville de saint Pierre et saint Paul. Évêque marqué par ses années d’enfant de chœur, il explique pourquoi le service de la liturgie est, pour les garçons et les filles, une école de la vie chrétienne et un lieu de discernement vocationnel. 

 

Plus de 2.500 participants, une vingtaine d’évêques français, une centaine de prêtres ou de diacres… Pourquoi l’Église de France a-t-elle organisé un tel événement à Rome ?
     Mgr François Touvet :
Il nous a semblé important de mettre en valeur ces groupes de jeunes au service de la liturgie parce que ce sont aujourd’hui les forces vives de nos paroisses. Il y a parfois bien des difficultés à rassembler des jeunes aujourd’hui dans l’Église. Et nous voyons bien que les servants d’autel et les groupes de scoutisme sont deux foyers importants de nos diocèses. Nous avons imaginé ce grand pèlerinage pour les remercier, les encourager, leur offrir une belle expérience et leur dire que nous comptons sur eux. C’est aussi un moment qui leur permet d’élargir leur regard sur la vie de l’Église. Il y a des jeunes présents ici qui viennent de petites paroisses rurales où il n’y a qu’une poignée de personnes à la messe le dimanche. Là, l’occasion est donnée de leur montrer que l’Église dépasse largement leur expérience. Ce pèlerinage leur offre une découverte de Rome, un enracinement dans la foi, un renouveau dans l’amour de l’Église. C’est un peu comme de petites JMJ proposées à ces jeunes qui servent l’Église
.

 

"Ce pèlerinage leur offre une découverte de Rome, un enracinement dans la foi, un renouveau dans l’amour de l’Église."

 

S’agit-il également d’un temps de formation ?
     Il s’agit d’abord d’un temps de découverte et de célébration. La formation a surtout été proposée dans le cadre de la préparation du pèlerinage. J’avais par exemple fourni quelques vidéos, des temps d’enseignement postés sur une application élaborée pour ce pèlerinage. Nous avons aussi accompagné les responsables diocésains pour qu’ils donnent aux jeunes de quoi approfondir, soit des éléments de la liturgie, soit des éléments du cœur de la foi et de la vie de l’Église. Mais, comme aux JMJ, nous avons prévu quelques catéchèses, brèves, que nous nous sommes réparties entre évêques.

 

Qu’attendez-vous de la rencontre avec le pape François, vendredi ?
     Cela sera un moment émouvant et marquant pour ces jeunes. Nous pensions qu’il était important de créer une joie intense au plus profond de leur cœur par cette rencontre avec le successeur de Pierre. Les 2.539 jeunes seront en aube, en tenue de service. La matinée commencera par un pèlerinage avec un grand cortège qui s’étirera depuis l’obélisque de la place Saint-Pierre jusque dans la basilique. Nous irons physiquement sur la tombe de l’apôtre Pierre pour laisser le Seigneur raviver notre foi, notre désir de servir l’Église en donnant notre vie comme Jésus. Nous nous rendrons ensuite dans la Salle Paul VI où nous célébrerons la messe avant l’audience avec le Pape.

 

"C’est le lieu d’un discernement vocationnel pour tous, afin que chacun prenne conscience de sa vocation baptismale […] qu’il devienne un disciple missionnaire."

 

Le service de l’autel est-il un vivier, une « voie royale » pour l’accès à la prêtrise pour les hommes ?
     C’est une voie pour le discernement vocationnel. Et pas seulement pour les garçons ! Il y a des filles qui participent au service de la liturgie, comme l’Église le prévoit et l’autorise. C’est le lieu d’un discernement vocationnel pour tous, afin que chacun prenne conscience de sa vocation baptismale, qu’il se nourrisse de l’eucharistie, qu’il désire recevoir le sacrement de la confirmation, qu’il devienne un disciple missionnaire. Il est vrai que beaucoup de prêtres et d’évêques – dont moi – vous diront qu’ils ont été servants d’autel. Mais ne parlons pas d’automatisme qui laisserait entendre une forme d’embrigadement ! Tous les servants d’autel ne finissent pas prêtres ou évêques. C’est un lieu de discernement dans la liberté, l’apprentissage du service.

 

Vous avez été marqué par vos années d’enfant de chœur…
     J’ai commencé à 5 ans et j’ai été servant d’autel jusqu’à mes 18 ans, sans interruption. Mes parents m’ont raconté que j’avais 5 ans lorsque j’ai dit pour la première fois que je voulais être prêtre. Je venais de servir ma première messe. C’était une messe de minuit, j’étais en aube. La seule chose qu’on m’avait demandé de faire était de déposer l’enfant Jésus dans la crèche. Ensuite, il paraît que je me suis endormi pour le reste de la messe. Mais c’est après cet événement que j’ai dit à mes parents que je voulais être prêtre pour porter Jésus…

 

"Être servant d’autel, c’est aussi l’écoute attentive de la parole de Dieu."

 

     Le service de la liturgie a été très important pour moi, il m’a permis d’approfondir ma foi et ma relation avec Jésus. On découvre l’eucharistie, parce qu’on se met à genou, parce qu’on sonne la cloche, parce qu’on encense le Saint Sacrement… Être servant d’autel, c’est aussi l’écoute attentive de la parole de Dieu. J’ai appris à lire en public grâce à un prêtre de la paroisse qui nous entraînait à parler au micro. Il était draconien, nous expliquant qu’il fallait écouter sa voix jusqu’au fond de l’église avant de commencer la phrase suivante. Je m’en souviendrai toujours. Cela m’a permis de goûter la Parole, d’aimer la lire…

 

Aujourd’hui, les jeunes servants d’autel proviennent-ils généralement de familles pratiquantes ?
      Non. Pas nécessairement. Quand j’étais curé de campagne, j’avais des enfants qui étaient loin de venir tous de familles pratiquantes. Ils arrivent grâce à la qualité de la relation avec leur catéchiste ou avec le prêtre de la paroisse. Et puis les jeunes appellent les jeunes. Quand on parvient à regrouper quelques enfants pour le service de l’autel, cela attire. Et cela fait venir des familles à la messe. Parfois, certains parents déposent leurs enfants pour les reprendre à la fin de la célébration. Mais il arrive qu’ils finissent par rester. Les parents sont fiers, heureux de voir leur enfant en aube et servir. Je me souviens d’enfants qui insistaient pour servir lors des baptêmes après la messe. Il fallait que leur parents attendent encore trois quart d’heure…

 

Dans certaines paroisses, la place des filles comme servantes d’autel ou servantes d’assemblée fait débat. Qu’en pensez-vous ?
      Avant de chercher si cela pose des problèmes, réjouissons-nous d’abord qu’ils soient tous là. Nous sommes dans une époque où nous passons notre temps à chercher ce qui ne va pas ou à mettre de l’huile sur le feu de polémiques possibles ou imaginaires… Je préfère me réjouir et rendre grâce à Dieu de voir autant de jeunes rassemblés à Rome ces jours-ci. Ensuite, je crois qu’il faut que nous soyons prudents et ne pas transposer sur les jeunes filles et les jeunes garçons les questions des adultes et les débats de société qui sont très imprégnés d’idéologie. Dans certaines paroisses, il y a des groupes mixtes, dans d’autres, des groupes non mixtes, et puis on trouve aussi des groupes différenciés avec les garçons qui ont telles fonctions et les filles telles autres.

 

     On peut s’interroger sur un certain nombre de motifs qui ont conduit à créer les servantes d’assemblée plutôt que de les faire participer au service de l’autel. Nous sommes dans une phase d’expérimentation pastorale. Travaillons-y ensemble, paisiblement, en essayant de construire quelque chose de beau pour le Peuple de Dieu qui se rassemble. Par ailleurs, je préférerais personnellement qu’on parle de « servant de la liturgie », car quand on dit « servant d’autel », c’est restrictif. Les jeunes ne servent pas qu’à l’autel, mais aussi à l’ambon, au siège du célébrant, ils servent également l’assemblée et puis aussi pour les baptêmes. “Servant de la liturgie” me semble donc plus approprié. 

 

Source : Aleteia -Hugues Lefèvre, journaliste pour l'agence de presse vaticane I.Media.- Publié le 23/08/22

 

 

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15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 12:42

 

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1 juillet 2022 5 01 /07 /juillet /2022 06:24

 

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30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 20:18

 

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