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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 12:07

 

Homélie du Dimanche 12 septembre 2021

 Villeneuve-sur-Lot

 

 

« Si quelqu’un prétend avoir la foi sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? »

 

     Frères et sœurs bien-aimés, cette année nouvelle doit s’accompagner de changements réels dans nos modes de vies pour préserver notre terre et la qualité des relations humaines indispensables à notre (sur)vie.

L’Église universelle nous donne deux axes cette année pour opérer ces changements : le modèle de Saint Joseph, par l’année Saint Joseph et la reprise plus concrète de la prière à Saint Joseph pour que l’aide vienne du Ciel ; et la foi dans les familles et dans le sacrement de mariage pour que toutes les générations soient concernées ensemble et se stimulent mutuellement (année Amoris Laetitia, fête des grands-parents fin juillet).

 

Saint Joseph est un homme de foi, de responsabilités. « Grâce à l’obéissance, il surmonte son drame et il sauve Marie » écrit le pape dans sa lettre Patris Corde. « Il nous enseigne que dans les tempêtes de la vie (et de notre monde), nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. Parfois, nous voudrions tout contrôler, mais lui regarde toujours plus loin. »

Comme sur la nouvelle statue de notre paroisse, Saint Joseph porte l’enfant Jésus qui bénit, mais Joseph regarde plus loin et il marche, il continue de marcher avec confiance, et il nous invite à continuer de marcher avec confiance, tout en laissant ce qui est superficiel de côté.

 

Dans les lectures de ce dimanche, Jésus nous fait passer de la fameuse question posée à ses apôtres : « Qui suis-je ? », à la déduction : « Qu’est-ce qu’un disciple ? »… Car le Christ donne de nettes indications : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » C’est vrai d’un séminariste, d’un diacre et d’un prêtre, mais c’est vrai pour tout disciple, c’est-à-dire tout chrétien baptisé !

« Qu’est-ce qu’être disciple ? »… C’est écouter la Parole de Dieu, écouter les appels de l’Esprit et les appels de l’Église d’une oreille et d’un cœur saisis, attentifs, et non distraits ou habitués !

 

Aujourd’hui par exemple, quand le pape nous dit de ralentir et de moins polluer, ce n’est pas pour des raisons politiques ou économiques, c’est pour des raisons théologiques et pour laisser passer l’esprit avant la matière. Et quand le pape nous demande de nous ressaisir pour soutenir les familles, leur faire entendre la bénédiction de Dieu, les accueillir pour les bénir même si leurs expériences sont parfois plus compliquées, et surtout mieux prévenir et éduquer les jeunes pour qu’ils ne prennent pas des chemins de mort, écoutons-nous ces appels d’une oreille et d’un cœur attentifs et saisis ? La défense de la vie passera par la défense de toute personne et de Dieu qui en est l’auteur.

Que la Vierge Marie et Saint Joseph nous aident à être davantage de vrais disciples courageux et audacieux pour aujourd’hui, quelque soit notre âge !

 

« Si quelqu’un prétend avoir la foi sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 10:01

 

Homélie du Dimanche 5 septembre 2021

 Villeneuve-sur-Lot

 

 

« Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne. Mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. »

 

     Frères et sœurs bien-aimés, Jésus n’est pas venu sur terre pour nous guérir, mais pour nous sauver… la nuance est de taille ! Pourtant, il connaît nos limites, nos pensées et nos jugements trop souvent tournés vers nous, c’est pourquoi :

1) il marche et sort des seuls territoires habituels du judaïsme (Tyr, Sidon, Décapole…) et,

2) il va toucher et guérir des personnes en vraie souffrance, en donnant tout ce qu’il est (« il soupira ») et en exhortant à s’ouvrir (« Effata, ouvre-toi »).

 

« Guérir » nous fait du bien, c’est un réconfort qui nous rend la santé physique et spirituelle, nous redonne l’usage de nos sens, de nos membres… Comme cet homme sourd et muet présenté à Jésus par des personnes pour qu’il « pose la main sur lui ».

Ou encore guérir du regard intérieur comme nous y exhorte l’apôtre Saint Jacques (2ème lecture) qui demande de ne pas faire de différences dans l’assemblée dominicale entre riches et pauvres, jeunes et vieux, très pratiquants et moins pratiquants. « Effata », « Ouvre-toi » dit le Seigneur Jésus !

 

Mais cette ouverture lancée par Jésus aujourd’hui, alors qu’il en est encore dans les débuts de sa prédication, n’est pas de l’ordre de la bienveillance, du réconfort ou de la simple bonté. Jésus se fait reconnaître comme le Seigneur !

Le Seigneur de nos vies, le Seigneur de nos corps, le Seigneur de nos âmes, le Seigneur de notre histoire, le Seigneur de notre terre abîmée, c’est-à-dire Celui qui nous délivre, qui nous délivre pour toujours de nos liens, de nos enfermements. Et Celui qui ouvre notre seule humanité à la vie céleste !

 

Il le fera avec le plus de clarté par sa croix et son chemin de croix… C’est pourquoi ici il invite au secret dit « messianique »… pour que ses auditeurs ne se trompent pas de but, de perspective : le bout du chemin c’est le Ciel… et le Ciel ensemble !

« Seul on va plus vite, mais accompagné on va plus loin » dit le dicton… Oui Jésus est bien notre Sauveur, le Sauveur de nos vies. Mais voulons-nous être guéris ou bien voulons-nous être sauvés ? That is the question… !

 

« Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne. Mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 11:45

 

 

Villeneuve-sur-Lot

 

 

« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte. »

 

       Frères et sœurs, les lectures de ce dimanche nous appellent à revenir à la source. À discerner qui parle, qui édicte les lois, et donc qui écouter… : est-ce vraiment les commandements de Dieu que nous écoutons et voulons suivre, ou bien est-ce la tradition des hommes ?

La question vient du Seigneur Jésus lui-même, elle n’est donc pas à prendre à la légère !

 

C’est ainsi par exemple qu’en, toute impunité, des chrétiens (pratiquants ou non) peuvent être très à cheval sur la manière de se tenir à l’église ou en ville, de fréquenter ou non telle ou telle personne, ou sur la manière dont le pape et les évêques défendent la morale et la doctrine, mais pour eux-mêmes peuvent être moins regardants sur leur manière de spolier (c’est-à-dire de voler) leurs frère, sœur, parents lors d’un héritage ou avant, ou encore leur manière de pratiquer de « pieux » mensonges, ou bien de ne pas craindre Dieu et ni de le prier et écouter sa Parole quotidiennement, ou pire encore, peuvent commettre des abus qui peuvent être des crimes (cf lettre du pape en 2018 abus de pouvoir , de conscience, abus sexuels).

 

Vous comprenez bien qu’avec une parole aussi libre et aussi vraie, le Seigneur veut nous conduire au Paradis et non nous faire précipiter en enfer…

Dans le passage du Deutéronome aujourd’hui (chapitre 4), nous sommes juste avant que soient données les tables de La Loi qui sont toujours en vigueur aujourd’hui (chapitre 5).

Cela vaut le coup de nous rafraîchir la mémoire pour nous-même sur les 10 commandements… ?

Quels sont au fait les 10 commandements… ?

 

« Le Père a voulu nous engendrer par sa Parole de vérité » dit l’antienne de l’Alléluia aujourd’hui : voilà sa Parole de vérité, voilà sa Parole de vie (la Loi) dont on s’est certainement écarté sur un ou plusieurs points, TOUS !

Voilà le ménage en profondeur qu’il faut accomplir en nous, même si cela coûte du temps, de l’argent, de la réputation ou que sais-je encore... C’est à toi de choisir la vie ou la mort !

 

Les prêtres sont encore là pour écouter et délivrer du mal. Des prophètes, au nom de la Parole de Dieu, et des pauvres et des petits sont encore là pour nous interpeller, nous faire signe. À toi, frère, sœur, de te lever pour revenir à la source et vivre !

 

« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte. »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 07:37

 

 

Mission Saint Gabriel à Aiguillon

 

 

«  S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir. »

 

       Frères et sœurs bien-aimés, arrivés au terme de cette semaine de la Mission Saint Gabriel, pendant laquelle nous sommes allés à la rencontre de nombreux habitants sur Buzet, Damazan et Aiguillon, 2 par 2, je pourrais presque dire que nous sommes rendus comme au temps de la prédication de Jésus. Par cet envoi 2 par 2 sans doute, avec douceur et humilité, comme Jésus le demande à ses disciples. Mais surtout, la similitude est celle des habitants qui sont nombreux à ne pas croire dans la possibilité de la vie éternelle et dans la présence de Dieu ou son action. A tel point que peu de personnes reconnaissent consciemment qu’ils reçoivent leur vie même du Créateur ! (sauf des évangélistes, musulmans rencontrés et quelques catholiques). Et ce qui nous frappe, comme dans beaucoup d’autres paroisses visitées de notre diocèse, c’est que les plus fermes dans l’incroyance sont des personnes relativement âgées qui ont reçu toute la catéchèse de leur époque...

 

Nous ne sommes pas loin du tout de l’attitude des personnes qui ont commencé à suivre Jésus et dont nous parle Saint Jean aujourd’hui (finale du chapitre 6) : « Cette parole est rude, qui peut l’entendre ? ». « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie ; mais il y en a parmi vous qui ne croient pas ». On pourrait conclure à un constat d’échec cuisant : 2000 ans d’évangélisation pour revenir à la case départ ?! ou encore « le disciple n’est pas supérieur à son maître (…) s’ils me persécutent, ils vous persécuteront aussi » disait Jésus.

 

Ce constat d’échec serait trop rapide et injuste bien sûr au regard de toutes les avancées humaines, sociales, architecturales, techniques et intellectuelles qu’ont apportées le christianisme. Cependant, il est bon, tant pour les plus jeunes que pour les plus anciens, de se demander ce qui est au fond de toute âme humaine, et ce qui est au fond du christianisme... Quelle est la substantifique moëlle de l’Évangile et qu’est-ce que l’homme peut recevoir de ce que Dieu lui donne ?

 

Toutes les religions (ou la plupart) annoncent l’existence d’un Dieu, d’une ou plusieurs divinités. Le propre de l’Évangile n’est donc pas d’annoncer la seule existence du Créateur, mais sa présence, sa proximité et la puissance de son salut et de son pardon malgré l’échec apparent de la Crucifixion du Christ. Je pense ici aux yeux qui se mouillaient quand ils entendaient au bout d’un certain temps de nos conversations : « Dieu vous aime, il est venu vous dire qu’il était proche de vous ». Mais aussi je pense au refus d’une personne catholique, atteinte d’un cancer, de recevoir l’imposition des mains du prêtre ! Le Seigneur veut aujourd’hui, plus que tout, que les cœurs du plus grand nombre l’entendent. C’est ainsi que se développent la spiritualité du Sacré Cœur de Paray-le-Monial et de la Miséricorde divine pour le XXIe siècle !

 

Il y a beaucoup d’ennemis du Seigneur aujourd’hui. Mais comme à l’époque de Jésus ces ennemis (matérialisme, richesse, orgueil, méchanceté, violence, addictions…) font plus de mal encore quand ils viennent de la garde rapprochée du Christ, des chrétiens pratiquants. Les apôtres eux-mêmes n’ont pas été brillants, ils n’ont pas compris beaucoup de choses importantes que le Christ leur a répété, ils se sont jalousés, ils ont fui a l’heure de la Passion, mais au final ils ont accepté les reproches du Maître, ils ont converti leur cœur. Ils ont accepté d’être humbles et pauvres et ils ont fait confiance à la puissance du Saint Esprit en eux et pour l’Église.

Le Christ est la tête de l’Église, lui qui est le Sauveur de son corps. (…) Il la voulait sainte et immaculée. »

Il ne s’agit pas de dire aujourd’hui que l’Église ne peut pas être le reflet du Christ ou l’épouse sainte et immaculée parce que 2000 ans d’histoire de l’Église ont pu nous échauder réellement. Il s’agit pour nous d’avoir confiance dans le Saint Esprit, mais une confiance active c’est-à-dire une volonté d’être converti intérieurement par la puissance de Dieu qui peut nous sauver du mal, de nos mauvaises habitudes, de nos limites, et de tout ce qui, au fond, nous écarte profondément de Dieu.

 

Deuxième point : Qu’est-ce que l’homme peut recevoir de ce que Dieu lui donne ? Sur ce point, je dirais que malgré nos faiblesses diverses, c’est l’esprit de famille dans l’Église qui peut seul nous faire avancer.

 

Il est important de toujours approfondir sa foi et l’intelligence de la foi, mais cela ne portera beaucoup de fruits que si nous vivons notre foi ensemble, en se retrouvant régulièrement, en servant, en priant, en chantant, en partageant des moments fraternels. Plus que de sortir de son isolement, l’esprit de famille, la fraternité chrétienne vécue (qui coûte certes !) nous construit, nous sort de nous-mêmes, de notre seul réseau, de notre seul regard.

Une jeune disait hier au cours de la soirée témoignages que ces visites auprès des personnes que l’on ne connaissait pas nous « mettaient en danger », au sens positif du terme. C’est-à-dire nous sortaient de nous-mêmes pour nous enrichir de l’autre, y compris de ses incohérences, de ses limites, de ses incompréhensions. Cela nous renvoie souvent à nous-mêmes, à nos incohérences, à nos limites, à nos incompréhensions. Cette humilité retrouvée nous fait donc retourner à l’essentiel, comme Pierre qui conclut : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle . »

 

Nous allons continuer à prier pour que cette mission porte du fruit sur cette paroisse. Auprès des personnes visitées mais aussi au milieu de vous-mêmes, communauté chrétienne et chrétiens plus engagés ou appelés à l’être. Car choisir le Christ, choisir l’Évangile, ne doit pas être seulement de l’habitude ou une tradition lointaine. Le Christ veut pour chacun une foi vivante et vivifiante !

 

«  S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir. »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre

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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 20:23

 

Homélie pour l’Assomption de la Vierge Marie

 

 

« Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort, car Dieu a tout mis sous ses pieds. »

 

        Frères et sœurs bien-aimés, la France est un très vieux chêne qui a reçu pour la 1ère fois l’Évangile il y a presque 2000 ans et qui a progressivement vu sa constitution et son unification depuis le premier roi Clovis avec le christianisme ; avec la foi au Christ mort et qui nous annonce la Résurrection des morts et le Royaume de Paix et de Pardon de Dieu. La foi chrétienne et l’Évangile sont donc très profondément liés, alliés, dans les racines de notre pays. La fête patronale du 15 août est là pour nous le rappeler : un attachement à la foi dans la Résurrection et la vie éternelle, et un attachement à la Vierge Marie !

 

    1/ L’attachement à la foi dans la Résurrection est aujourd’hui clairement mis en danger par le manque de culture chrétienne d’un très grand nombre. Un très grand nombre de français veulent croire cependant à une vie après la mort et ne rejettent pas totalement notre message. Mais leur culture est très faible. La culture de masse par la télévision notamment diffuse depuis deux générations une pensée horizontale et athée.

 

   2/ L’attachement à Marie est beaucoup plus solide et enraciné, grâce à tous les sanctuaires qui lui sont dédiés depuis l’époque romane et gothique : les cathédrales dédiées à « Notre-Dame », ou le sanctuaire Notre Dame de Peyragude chez nous, très visité et dédié à l’Assomption de la Vierge depuis le XIe siècle, soit désormais mille ans ! Cet attachement se fait aussi grâce à la prière maternelle de notre mère du ciel et grâce aux apparitions dont Dieu nous a fait grâce plusieurs fois sur notre territoire, à Lourdes notamment.

 

      Cependant, si le beau chêne a des racines profondes, comment le laissons-nous se développer ? Vous savez comme moi que le lierre qui s’agrippe peut étouffer un arbre de l’extérieur même s’il est beau et solide ! Mon discours ici n’est absolument pas politique, mais spirituel : le commandement de l’amour (qui a coûté des vies et en coûte toujours, je pense au décès du Père Olivier Maire après avoir volontairement accueilli un migrant en difficulté), l’espérance de la vie éternelle et la force de la prière par Marie et Jésus sont là, mais sont menacés. Le lierre de l’égoïsme, de l’absence de foi et de transcendance et de la désespérance sont très présents...

Il faut donc être conscients des vrais dangers, et sans tomber dans du totalitarisme, tenir fidèlement pour soi-même cet héritage chrétien, ces racines évangéliques en nous. Nous ne ferons pas tenir un chêne par une fierté extérieure et arrogante, ni en ne faisant rien… Mais par le soin de l’arbre, par l’amour, par un regard bienveillant et surtout élevé, transcendant !

« Tu es béni entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni » dit Elisabeth… « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom » dit Marie dans l’évangile de ce jour de fête.

 

     Est-il trop tard, même pour les anciens, de témoigner de notre foi, de notre attachement à Dieu et à Marie ?! Je ne le crois pas, je suis même sûr du contraire ! Alors prions, aimons et agissons.

 

« Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort, car il a tout mis sous ses pieds. »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre

 

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 13:14

 

Homélie du Dimanche 27 juin 2021

 

 

« Jésus saisit la main de l’enfant et lui dit : « Talitha Koum », ce qui signifie « Jeune fille, je te le dis lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva »

 

Frères et sœurs bien-aimés, la foi chrétienne est un plongeon. Un plongeon dans la confiance. Un plongeon qui nous transforme et nous fait voir la vie autrement… avec la dimension nouvelle de l’éternité.

 

Quand vous entrez dans la piscine ou dans l’océan pour vous baigner, il faut deux conditions principales :

1/ être accompagné ou savoir nager dans l’eau

2/ accepter de na pas rester sur le bord et se lancer, dépasser ses appréhensions.

 

Pour vivre vraiment sa vie de chrétien, en disciple de Jésus Christ, c’est pareil… !

 

1/ être accompagné par des frères et sœurs, être initié, apprendre à « nager » dans le bain de l’Église. Et justement, découvrir que l’ÉTERNITÉ est notre horizon, et non le mur de la mort ou du cercueil… C’est un apprentissage qui ne va pas de soi (vous Mickaël et Sarah qui demandez le baptême de vos enfants, vous avez fait du catéchisme, mais de plus en plus de jeunes parents viennent nous voir sans avoir été initiés…). Pourtant, nous ne pouvons pas nous contenter d’un instinct d’au-delà, d’un instinct de survie qui peut être très ésotérique… Notre foi dans l’éternité pour la vie de notre âme et de notre corps vient de Jésus, le Fils de Dieu, qui est mort innocent et a traversé la mort le premier en ressuscitant par la force de l’Esprit Saint !

 

2/ Après l’apprentissage, il y a toujours le plongeon, la confiance, accepter de se lancer toujours en dépassant les premiers a priori. (ex : Mission Saint Gabriel, nouvelle mission à venir comme délégué pastoral).

 

N’est-ce pas le cas de cette femme hemorroïsse dans l’évangile qui veut toucher la frange du manteau de Jésus ?

Nous sommes parfois en train de tergiverser comme la foule ici, comme ceux qui se moquent de Jésus, mais Jésus nous apprend la confiance sereine : « Ne crains pas, crois seulement » ou encore « Ta foi t’a sauvé, va en paix ».

 

Voilà le miracle ! Quand nous attendons un miracle, disons-nous que le premier miracle est celui de la FOI, de la confiance fondamentale en Jésus !! Lui seul peut nous relever, et nous relèvera pour l’éternité, quoi qu’il en coûte ! Mais pour cela, n’oublions-pas : n’essayons pas de régler nos affaires seuls avec le Bon Dieu : faisons appel à des intermédiaires (prêtres, Parole de Dieu, Sacrements) pour aller plus loin et dans le bon sens.

 

« Jésus saisit la main de l’enfant et lui dit : « Talitha Koum », ce qui signifie « Jeune fille, je te le dis lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre

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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 20:14

 

HOMÉLIE du DIMANCHE 08 AOÛT 2021

à VILLENEUVE-SUR-LOT

 

« Fortifié par cette nourriture, Élie marcha 40 jours et 40 nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu. »

 

       Frères et sœurs bien-aimés, nous sommes à la messe chaque dimanche pour honorer Dieu et nous nourrir de son amour. Pour nourrir notre foi...parce que le Seigneur a fait alliance avec les hommes pécheurs que nous sommes pour nous sauver !

 

Mais au cœur de ce mois d’août, au milieu de ce discours de Jésus sur la « Pain de Vie » dans le chapitre 6 de Saint Jean, c’est-à-dire sur l’alliance qu’il a voulu fonder en sa chair, je voudrais passer par la grâce du MARIAGE pour approfondir le sens de l’EUCHARISTIE…

En effet, la grâce du sacrement de mariage est délaissée par de nombreux couples qui la repoussent à plus tard, comme si ce n’était pas un cadeau à recevoir. Comme si ce n’était qu’un coût…, car beaucoup (tous) de couples me disent « un mariage c’est cher ».

 

Beaucoup de couples plus anciens, eux, fêtent ces jours-ci leur anniversaire de mariage !

Alors, quels cadeaux apportent le sacrement de mariage ? Je vous pose la question.

Réponses : la patience, la confiance, le partage, l’amour, le pardon, des enfants, le respect, le sens de l’effort, la responsabilité, mais aussi tout simplement un conjoint, une famille, et même une belle-famille (!)

 

L’Eucharistie est une alliance, c’est une « alliance nouvelle » dit Jésus, par laquelle nous écoutons et nous voyons Celui avec qui nous sommes en alliance.

Et cette alliance n’est pas seulement spirituelle, elle est charnelle : « Le pain que je donnerai c’est ma chair, donnée pour la vie du monde ». C’est une alliance éternelle, pour aller vers Dieu, aller vers le Ciel, mais une alliance qui passe nécessairement par le Corps et le Sang de Jésus, offerts par les souffrances terribles de la Passion et par l’immense miséricorde du Père du Ciel.

 

Que faisons-nous donc de ce cadeau ?

Que faisons-nous de tous ces cadeaux cachés dans l’Eucharistie à chaque messe ?

 

Élie, le prophète, dans la première lecture d’aujourd’hui, nous montre un visage fatigué et désespéré. Saint Paul, aux Éphésiens, nous exhorte à nous écarter de la colère, de l’amertume, de la méchanceté.

Mais quel est le chemin pour vivre bien ou pour faire le bien ?...C’est le chemin de l’ALLIANCE avec DIEU, par l’Eucharistie, par l’écoute et la réception des Évangiles et de la Passion.

 

Le sacrement de mariage en est un exemple, même imparfait, et le baptême en est la première pierre.

 

« Fortifié par cette nourriture, Élie marcha 40 jours et 40 nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu. »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre.

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 20:32

 

Prédication du Dimanche 20 juin 2021 – Villeneuve-sur-Lot

 


« Maître, nous sommes perdus, cela ne te fait rien ? Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » ».

 

    Frères et sœurs bien-aimés, la lecture continue de l’évangile selon Saint Marc nous emmène aujourd’hui sur le lac de Galilée, mais pour subir une violente tempête… Tout chemin de foi, pour les apôtres comme pour tout disciple du Christ, doit assumer un jour ou l’autre la tempête et le doute. Il ne faut pas en avoir peur, c’est inhérent à la foi chrétienne !

Après la mort et la résurrection du Christ, les apôtres appelleront cela « le mystère pascal ». Comme à plusieurs époque de persécutions et d’épreuves, les chrétiens aujourd’hui en France vivent une période accrue de perte de confiance en Dieu et une grande baisse de la pratique et donc une baisse de jeunes qui se consacrent au Christ Sauveur. Le pouvoir des médias (inexistants il y a 150 ans) a dépassé le pouvoir de l’Église…
Cependant, ne nous y trompons pas : aucun pouvoir humain ne dépassera celui du Christ, le Fils de Dieu ! Et même si à certaines périodes, nous pouvons avoir l’impression que le Christ ne réagit pas pour nous défendre, ressaisissons-nous car seule la confiance en Lui nous sauvera !

    Certains « pourquoi » sont parfois stériles, s’ils nous empêchent de continuer d’aimer ou nous font tourner en rond… comme Job au milieu de la tempête.

    Notre cap doit être en tout temps le commandement de l’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »…« Aimez le Seigneur de tout votre cœur, de tout votre esprit et de toute votre âme » et « Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent...souhaitez du bien et non pas du mal ».
Voilà l’arme la plus féconde dans le combat !

    « Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur et lui les a tirés de la détresse, réduisant la tempête au silence, faisant taire les vagues » dit le Psaume 106 de ce dimanche...
C’est vrai en toutes circonstances (familiales, professionnelles, personnelles), même si parfois nous pouvons être découragés… Parce que la foi nous libère de la peur et de l’enfermement. La « barque recouverte » dans l’évangile de ce dimanche (Marc 4, 35-41) me fait penser à la peur et à l’enfermement. Les causes de ces peurs peuvent être multiples : notre péché, Satan, les circonstances ou épreuves de Dieu pour nous fortifier, etc. Mais le Seigneur était là avant nous et sera là après nous !! Remettons-lui notre confiance.

 

« Maître, nous sommes perdus, cela ne te fait rien ? Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » ».

 

Amen.

Père Thibaud de La Serre

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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 08:29

 

 

Homélie du Dimanche 30 mai 2021

 

 

« Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. »

 

      Frères et sœurs bien-aimés, chers enfants, chaque dimanche nous adorons Dieu, nous le chantons, nous l’honorons, parce qu’il est Dieu, infiniment grand et infiniment puissant. Le dimanche n’est pas un jour comme les autres, c’est le jour du Seigneur ! C’est pourquoi, tout ce que nous faisons pour lui, en fait, ce ne sont pas des « efforts »… (nettoyer l’église, fleurir, préparer la messe, être souriant, chanter, jouer de la musique, venir, etc). Ce ne sont pas des efforts, au contraire c’est plutôt du Bonheur ! Il s’agit de faire plaisir à Dieu, comme vous, vous avez dû préparer un cadeau pour la fête des mères : ce n’était pas un effort mais un plaisir, non ? !

 

Pourtant, ce que Dieu nous donne à la messe est encore plus grand que ce que nous lui offrons !

 

      Son Fils Jésus se fait tout petit, il vient dans une toute petite hostie de pain, il se fait nourriture pour notre âme et pour la vie éternelle…Il existe en effet la nourriture pour notre corps et la nourriture pour notre âme.

Vous voyez, avec Dieu, c’est comme avec nous, il y a l’intérieur et l’extérieur. La seule différence entre Lui et nous, c’est que pour Lui nous sommes sûrs que l’intérieur est aussi bon, aussi pur et aussi vrai que l’extérieur. Nous parfois ou souvent, grand ou petits, le dedans est mauvais mais l’extérieur a une belle apparence, ou bien le dedans est pur et l’extérieur est plus ou moins décevant (à nos goûts humains), ou bien l’extérieur reflète le dedans qui est mauvais…

 

       Jésus, par son Eucharistie, par sa présence divine, sacrée et pure dans ce morceau de pain consacré, veut nous purifier et nous embellir, intérieurement et extérieurement. Et c’est possible ! Un des prêtres avec moi, jeudi lors de notre partage d’évangile, a dit : « Célébrer le Trinité de Dieu, c’est reconnaître qu’on est nous-mêmes images de Dieu »… Oui, nous sommes créés à l’«image et ressemblance de Dieu », mais pour entrer dans son Royaume, il nous faut lui ressembler de plus en plus, au dedans et pourquoi pas au dehors ! (cf homélie du diacre Hervé le Jeudi Saint sur le vitrail…).

       Oui, c’est possible de ressembler davantage à Dieu. Parce que Jésus le veut ! Mais au fait, nous, est-ce que nous voulons être beaux dehors mais surtout dedans ?!... En vous confessant à Lacépède, vous m’avez montré que vous vouliez être plus beaux dedans, dans votre cœur, dans votre vie. C’est ce que Jésus désire le plus de nous ; le reste, il nous le donne, et il fait de nous ses enfants. Mais surtout son fils, sa fille ! Recevez donc l’Eucharistie avec foi et avec joie dans votre cœur !

 

« Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre

 

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 12:05

 

Homélie du Dimanche 16 mai 2021

 

 

« Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. »

 

         Frères et sœurs, la plupart d’entre vous, vous ne manquez pas de formation catéchétique et vous connaissez le nom de Dieu qui est la Sainte Trinité.

 

Le nom de Dieu révélé à Moïse est « Je suis » (Yahvé) ou « Je suis celui qui est, qui était et qui sera ». Dieu se révèle aussi dans l’Ancienne Alliance comme un Père, le Père de la descendance d’Abraham, le Père du peuple d’Israël. Enfin, Dieu est celui qui parle, qui « dit », directement ou par ses anges. Et celui qui agit, soit par sa Parole, soit par son souffle (comme le souffle qui va chasser la mer Rouge ou celui qui a roulé la pierre du tombeau).

 

C’est ainsi qu’au IVème siècle, les théologiens et les pasteurs comme Athanase d’Alexandrie, Hilaire de Poitiers, Phébade d’Agen, Ambroise de Milan, puis Augustin d’Hippone (entre autres) ont élaboré ce nom de « TRINITÉ » qui unit 3 et 1. Puisque Dieu est unique, il est UN, que nous sommes appelés à être « un » en lui, c’est-à-dire unis et en communion. Et puisque nous sommes « greffés » au Père par son Fils et son Esprit.

Tout le temps pascal vient nous faire replonger à cette greffe, à cette source qu’est l’unité qui est en Dieu, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Les sacrements de la foi que nous célébrons en ce temps pascal (Baptême, Confirmation, Pardon, Eucharistie et même Onction des malades) nous resituent comme greffés au Christ et unis en Dieu. « Unis dans ton amour » comme dit aujourd’hui Saint Jean. C’est ainsi que les sacrements nous vivifient profondément.

 

Cependant, le nom de Dieu étant l’Éternité (Je suis…) et l’Amour (St Jean, St Paul), les sacrements qui nous unissent davantage au Seigneur, doivent nous unir davantage aussi à son Église. À nos frères et nos sœurs chrétiens, baptisés, greffés au Christ, quelque soit leur ordre et leur vocation : apôtres, évangélistes, priants, prophètes, serviteurs, prêtres, artistes, etc…

 

Nous sommes tous très divers, mais comment ne pas entendre cet appel à l’unité ? Comment ne pas prier et agir pour l’unité dans l’Église ?

Je pense par exemple à certains catholiques qui critiquent le pape... mais y aurait-il une Église catholique sans le pape ? Et comment est l’amour s’il n’est pas uni dans l’Église comme le sont le Père, le Fils et le Saint Esprit ?

 

« Père Saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. »

 

Amen.

 

Père Thibaud de La Serre

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