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1 février 2023 3 01 /02 /février /2023 20:54
2 FÉVRIER : PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE, PURIFICATION DE LA VIERGE MARIE ET JOURNÉE MONDIALE DE LA VIE CONSACRÉE
2 FÉVRIER : PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE, PURIFICATION DE LA VIERGE MARIE ET JOURNÉE MONDIALE DE LA VIE CONSACRÉE
2 FÉVRIER : PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE, PURIFICATION DE LA VIERGE MARIE ET JOURNÉE MONDIALE DE LA VIE CONSACRÉE

2 Février :

 

Présentation de Jésus au Temple.

     Comme saint Luc nous en fait le récit dans son évangile, (Lc. 2, 22-39) Jésus fut présenté au Temple selon la tradition juive de rendre grâce pour les premiers nés. « Les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur selon ce qui est écrit dans la Loi : tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur » (Lc. 2, 22b-23)


Cette présentation eut lieu 40 jours après la naissance d’où la date du 2 février qui a lieu 40 jours après le 25 décembre. « Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification » (Lc. 2, 22)


C’est aussi la fête de la Purification de la Vierge Marie.

     On l’appelle aussi la fête de la Chandeleur à cause de la parole de Syméon «Maintenant ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël ». (Lc. 2, 29-32) Pour manifester cette lumière, les fidèles se réunissent en portant des chandelles allumées. Cette prière (Nunc dimittis) est reprise tous les soirs à l’office de complies, le dernier office de la journée avant d’éteindre les lumières. Pour que la fête soit aussi gastronomique, on a choisi un dessert simple à la portée de tous : la crêpe. La crêpe envoyée traditionnellement dans les airs pour la retourner fait penser, par sa couleur et sa forme ronde, au soleil, l’astre de lumière qui illumine toutes les nations.

 

C’est aussi la journée mondiale de la Vie consacrée.

     Le Pape Jean-Paul II a choisi aussi cette date en 1997 pour la Journée mondiale de la Vie consacrée. D’une part car Jésus est consacré au Seigneur selon la loi juive et que, d’autre part, Syméon et Anne étaient consacrés au service du Temple. C’est donc l’occasion de prier plus particulièrement pour tous les consacrés. Cette fête est l’occasion pour l’Église de rappeler aux chrétiens que certains parmi eux choisissent de se consacrer à Dieu pour toute leur vie. « En contemplant le don de la vie consacrée, l'Église contemple sa vocation la plus profonde, celle de n'appartenir qu'à son Seigneur. »
Message de Jean-Paul II : ... « Après la célébration du Synode des Évêques sur la Vie consacrée et la publication de l'Exhortation apostolique "Vita consecrata", qui a reçu un si bon accueil dans les familles religieuses et chez un grand nombre de prêtres et de laïcs, j'ai décidé d'instituer une Journée de la vie consacrée, célébrée le 2 février, fête de la Présentation de Jésus au temple. » ...

 

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21 janvier 2023 6 21 /01 /janvier /2023 13:07
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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 14:45

     Par le motu proprio « Aperuit Illis » publié le 30 septembre 2019, le pape François a institué le Dimanche de la Parole de Dieu, qui est désormais célébré chaque année le 3ème dimanche du Temps Ordinaire.

     Pourquoi cette invitation à repenser la place de la Parole de Dieu lors de nos célébrations eucharistiques et dans notre vie de foi ? D’une part, parce que cette Parole est un dialogue constant de Dieu avec son peuple ; d’autre part, parce que dans la liturgie nous sommes nourris selon deux modes d’être du Christ : sa parole et son pain. Ces deux modes sont indissociables l’un de l’autre. Entendre, méditer, célébrer la Parole est un prélude indispensable à la participation au repas eucharistique. La célébration de ce jour se déroule pendant la semaine de l’unité des chrétiens, manifestant ainsi la dimension œcuménique de la Parole de Dieu :

     « L’Ecriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide » (pape François)

Source Église catholique en France / eglise.catholique.fr

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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 20:37
DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE (CEF),
DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE (CEF),

Benoît XVI rappelé au Père :

une pluie d'hommages, un testament spirituel,

des funérailles pontificales

DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE (CEF),
DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE (CEF),
À Saint-Pierre, une foule recueillie vient rendre hommage à Benoît XVI  

 

La translation de la dépouille du Pape émérite a eu lieu tôt ce lundi 2 janvier au cours d’une cérémonie privée. Le corps de Benoît XVI est désormais exposé pour trois jours dans la basilique Saint-Pierre. Tous les fidèles qui le souhaitent peuvent venir rendre un dernier hommage au Pape défunt. Dès les premières heures de la matinée, ils étaient déjà nombreux.
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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 13:41
VATICAN NEWS - © Vatican Media
VATICAN NEWS - © Vatican Media
VATICAN NEWS - © Vatican Media
VATICAN NEWS - © Vatican Media
VATICAN NEWS - © Vatican Media
 
 

VATICAN NEWS - © Vatican Media

   Le Vatican a diffusé les premières photos de la dépouille de Benoît XVI. Le public pourra déjà se recueillir de lundi matin à mercredi soir devant le corps de Joseph Ratzinger, qui sera transféré de la chapelle ardente à la basilique Saint-Pierre.

 

     Le Vatican a diffusé dimanche les premières photos du corps de Benoît XVI, décédé samedi à 95 ans et dont la mémoire a de nouveau été saluée par son successeur François. On y voit le défunt pape allongé sur un catafalque, vêtu de rouge (la couleur du deuil papal) et coiffé d'une mitre blanche ornée d'une ganse dorée, un chapelet dans les mains.

 

 

     Le catafalque est placé au centre d'une petite chapelle privée du monastère où il vivait depuis sa renonciation en 2013, situé au cœur des jardins du Vatican. Un crucifix, un sapin de Noël et une crèche sont visibles dans l'arrière-plan. Des cardinaux ont également prié devant le corps de Joseph Ratzinger, selon une photo publiée sur les réseaux sociaux.

 

 

Fidèle serviteur de l'Évangile et de l'Église

 

     "Nous confions le bien-aimé pape émérite Benoît XVI à la très sainte Mère (la Vierge Marie) pour qu'elle l'accompagne de ce monde vers Dieu", a déclaré le pontife argentin dimanche lors d'une messe à la basilique Saint-Pierre de Rome. A la mi-journée, le pape a de nouveau rendu hommage à "ce fidèle serviteur de l'Évangile et de l'Église", à l'occasion de la prière hebdomadaire de l'Angélus. Il s'exprimait depuis la fenêtre du palais apostolique devant quelque 40.000 fidèles rassemblés sous le soleil, place Saint-Pierre. Il a ensuite observé un moment de silence.

 

 

     Brillant théologien et fervent gardien du dogme, Benoît XVI, qui avait annoncé renoncer à sa charge à cause de ses forces déclinantes, s'est éteint paisiblement samedi matin. Les funérailles célébrées jeudi par François pour son prédécesseur constitueront un événement inédit dans l'histoire deux fois millénaire de l’Église catholique. La renonciation de Benoît XVI était inédite depuis celle de Grégoire XII en 1415.

 

     Le public pourra déjà se recueillir de lundi matin à mercredi soir devant le corps de Joseph Ratzinger, qui sera transféré de la chapelle ardente à la basilique Saint-Pierre. Le premier pape allemand de l'Histoire moderne sera inhumé dans une crypte de la basilique après ses obsèques.

 

 
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28 décembre 2022 3 28 /12 /décembre /2022 21:21
Le pape annonce que son prédécesseur Benoît XVI est «gravement malade» et prie pour lui
Le Pape François rend visite à Benoit XVI au monastère Mater Ecclesiae, au Vatican, le 27 août 2022 à la fin du consistoire.   (ANSA)

Le Pape François rend visite à Benoit XVI au monastère Mater Ecclesiae, au Vatican, le 27 août 2022 à la fin du consistoire. (ANSA)

 

À la fin de l’audience générale de ce mercredi 28 décembre, le Pape François a demandé de prier pour le Pape émérite, «très malade». Le directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège a confirmé une récente dégradation de son état de santé, due à son âge avancé.

 

 

      Ce fut une demande inhabituelle et empreinte de gravité. «Je voudrais vous demander à tous une prière spéciale, pour le Pape émérite Benoît, qui, en silence, soutient l'Église, a déclaré François devant les pèlerins venus en salle Paul VI ce 28 décembre pour l’audience générale hebdomadaire. Pensez à lui - il est très malade - en demandant au Seigneur de le consoler et de le soutenir dans ce témoignage d'amour pour l'Église, jusqu'à la fin».

 

Peu après, Matteo Bruni, directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège, a apporté des précisions dans une déclaration à la presse. «Concernant l'état de santé du Pape émérite, pour lequel le Pape François a demandé des prières à la fin de l'audience générale de ce matin, je peux confirmer qu'il y a eu ces dernières heures une aggravation due à l'avancée en âge. La situation reste pour l'instant sous contrôle, sous la surveillance constante des médecins», explique-t-il à propos de Benoît XVI, âgé de 95 ans.

 

«À la fin de l'audience générale, le Pape François s'est rendu au monastère Mater Ecclesiae pour rendre visite à Benoît XVI, précise-t-il. Nous nous joignons à lui dans la prière pour le pape émérite».

 

Benoît XVI, 265e Pape de l’Église catholique, est affaibli physiquement depuis ces dernières années mais reste lucide. Il vit au sein du Vatican depuis sa renonciation, survenue il y a près de 10 ans, le 28 février 2013.

 

 

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19 décembre 2022 1 19 /12 /décembre /2022 08:46

 

 (Message du Saint-Père pour la Journée mondiale de la paix)

 

Personne ne peut se sauver tout seul. (Message du Saint-Père pour la Journée mondiale de la paix)

Message du Saint-Père pour la Journée mondiale de la paix

 

Personne ne peut se sauver tout seul.

Repartir après la Covid-19 pour tracer ensemble des sentiers de paix

 

« Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre. Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit » (Première Lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens 5, 1-2).

  1. L’Apôtre Paul invitait par ces mots la communauté de Thessalonique à rester ferme dans l’attente de la rencontre avec le Seigneur, les pieds et le cœur sur terre, capable de porter un regard attentif sur la réalité et les événements de l’histoire. C’est pourquoi, même si les événements de notre existence semblent tragiques et que nous nous sentons poussés dans le tunnel sombre et pénible de l’injustice et de la souffrance, nous sommes appelés à garder le cœur ouvert à l’espérance, en faisant confiance à Dieu qui se rend présent, nous accompagne avec tendresse, nous soutient dans notre fatigue et, surtout, guide notre chemin. C’est pourquoi saint Paul exhorte constamment la communauté à veiller, en recherchant le bien, la justice et la vérité : «Ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres» (5, 6). C’est une invitation à rester en éveil, à ne pas nous enfermer dans la peur, la souffrance ou la résignation, à ne pas céder à la distraction, à ne pas nous décourager, mais à être au contraire comme des sentinelles capables de veiller et de saisir les premières lueurs de l’aube, surtout aux heures les plus sombres.
  2. La Covid-19 nous a plongés dans la nuit, déstabilisant notre vie ordinaire, chamboulant nos plans et nos habitudes, bouleversant l’apparente tranquillité des sociétés, même les plus privilégiées, entraînant désorientation et souffrance, causant la mort de beaucoup de nos frères et sœurs.

Entraîné dans un tourbillon de défis imprévus et dans une situation qui n’était pas très claire, même du point de vue scientifique, le monde de la santé s’est mobilisé pour soulager la douleur de nombre de personnes et tenter d’y remédier, tout comme les Autorités politiques qui ont dû prendre des mesures importantes en termes d’organisation et de gestion de l’urgence.

En plus des manifestations physiques, la Covid-19 a provoqué, parfois à long terme, un malaise général qui a grandi dans le cœur de nombreux individus et familles, avec des effets considérables alimentés par de longues périodes d’isolement et diverses restrictions de liberté.

En outre, nous ne pouvons pas oublier la manière dont la pandémie a touché certains aspects sensibles de l’ordre social et économique, faisant ressortir des contradictions et des inégalités. Elle a menacé la sécurité de l’emploi de nombreuses personnes et aggravé la solitude de plus en plus répandue dans nos sociétés, notamment celle des plus faibles et des pauvres. Pensons, par exemple, aux millions de travailleurs clandestins dans de nombreuses régions du monde, qui sont restés sans emploi et sans aucun soutien durant tout le confinement.

Les individus et la société progressent rarement dans des situations générant un tel sentiment de défaite et d’amertume : ce dernier affaiblit les efforts dépensés pour la paix et provoque des conflits sociaux, des frustrations et des violences de toutes sortes. En ce sens, la pandémie semble avoir bouleversé même les parties les plus paisibles de notre monde, faisant ressortir d’innombrables fragilités.

  1. Après trois années, l’heure est venue de prendre le temps de nous interroger, d’apprendre, de grandir et de nous laisser transformer, tant individuellement que communautairement ; un temps privilégié pour se préparer au « jour du Seigneur ». J’ai déjà eu l’occasion de répéter qu’on ne sort jamais identiques des moments de crise : on en sort soit meilleur, soit pire. Aujourd’hui, nous sommes appelés à nous demander : qu’avons-nous appris de cette situation de pandémie ? Quels chemins nouveaux devons-nous emprunter pour nous défaire des chaînes de nos vieilles habitudes, pour être mieux préparés, pour oser la nouveauté ? Quels signes de vie et d’espérance pouvons-nous saisir pour aller de l’avant et essayer de rendre notre monde meilleur ?

Après avoir touché du doigt la fragilité qui caractérise la réalité humaine ainsi que notre existence personnelle, nous pouvons dire avec certitude que la plus grande leçon léguée par la Covid-19 est la conscience du fait que nous avons tous besoin les uns des autres, que notre plus grand trésor, et aussi le plus fragile, est la fraternité humaine fondée sur notre filiation divine commune, et que personne ne peut se sauver tout seul. Il est donc urgent de rechercher et de promouvoir ensemble les valeurs universelles qui tracent le chemin de cette fraternité humaine. Nous avons également appris que la confiance dans le progrès, la technologie et les effets de la mondialisation n’a pas seulement été excessive, mais s’est transformée en un poison individualiste et idolâtre, menaçant la garantie souhaitée de justice, de concorde et de paix. Dans notre monde qui court très vite, les problèmes généralisés de déséquilibres, d’injustices, de pauvretés et de marginalisations alimentent très souvent des troubles et des conflits, et engendrent des violences voire des guerres.

Tandis que, d’une part, la pandémie a fait émerger tout cela, nous avons fait d’autre part des découvertes positives : un retour bénéfique à l’humilité ; une réduction de certaines prétentions consuméristes ; un sens renouvelé de la solidarité qui nous incite à sortir de notre égoïsme pour nous ouvrir à la souffrance des autres et à leurs besoins ; un engagement, parfois vraiment héroïque, de tant de personnes qui se sont dépensées pour que tous puissent mieux surmonter le drame de l’urgence.

Il a résulté de cette expérience une conscience plus forte qui invite chacun, peuples et nations, à remettre au centre le mot « ensemble ». En effet, c’est ensemble, dans la fraternité et la solidarité, que nous construisons la paix, que nous garantissons la justice et que nous surmontons les événements les plus douloureux. En effet, les réponses les plus efficaces à la pandémie ont été celles qui ont vu des groupes sociaux, des institutions publiques et privées, des organisations internationales, s’unir pour relever le défi en laissant de côté les intérêts particuliers. Seule la paix qui naît de l’amour fraternel et désintéressé peut nous aider à surmonter les crises personnelles, sociales et mondiales.

  1. Dans le même temps, au moment où nous osions espérer que le pire de la nuit de la pandémie de Covid-19 avait été surmonté, une nouvelle calamité terrible s’est abattue sur l’humanité. Nous avons assisté à l’apparition d’un autre fléau : une guerre de plus, en partie comparable à la Covid-19 mais cependant motivée par des choix humains coupables. La guerre en Ukraine sème des victimes innocentes et répand l’incertitude, non seulement pour ceux qui sont directement touchés, mais aussi pour tout le monde, de manière étendue et indiscriminée, y compris pour tous ceux qui, à des milliers de kilomètres de distance, souffrent des effets collatéraux – il suffit de penser aux problèmes du blé et du prix du carburant.

Ce n’est certes pas l’ère post-Covid que nous espérions ou attendions. En effet, cette guerre, comme tous les autres conflits répandus dans le monde, est une défaite pour l’humanité entière et pas seulement pour les parties directement impliquées. Alors qu’un vaccin a été trouvé pour la Covid-19, des solutions adéquates n’ont pas encore été trouvées pour la guerre. Le virus de la guerre est certainement plus difficile à vaincre que ceux qui affectent l’organisme humain, car il ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur, du cœur humain, corrompu par le péché (cf. Évangile de Marc 7, 17-23).

  1. Que nous est-il donc demandé de faire ? Tout d’abord, de nous laisser changer le cœur par l’urgence que nous avons vécue, c’est-à-dire permettre à Dieu, à travers ce moment historique, de transformer nos critères habituels d’interprétation du monde et de la réalité. Nous ne pouvons plus penser seulement à préserver l’espace de nos intérêts personnels ou nationaux, mais nous devons y penser à la lumière du bien commun, avec un sens communautaire c’est-à-dire comme un « nous » ouvert à la fraternité universelle. Nous ne pouvons pas continuer à nous protéger seulement nous-mêmes, mais il est temps de nous engager tous pour guérir notre société et notre planète, en créant les bases d’un monde plus juste et plus pacifique, effectivement engagé dans la poursuite d’un bien qui soit vraiment commun.

Pour y parvenir et vivre mieux après l’urgence de la Covid-19, nous ne pouvons pas ignorer un fait fondamental : les nombreuses crises morales, sociales, politiques et économiques que nous vivons sont toutes interconnectées. Ce que nous considérons comme étant des problèmes individuels sont en réalité causes ou conséquences les unes des autres. Nous sommes appelés à relever les défis de notre monde, avec responsabilité et compassion. Nous devons réexaminer la question de la garantie de la santé publique pour tous ; promouvoir des actions en faveur de la paix pour mettre fin aux conflits et aux guerres qui continuent à faire des victimes et à engendrer la pauvreté ; prendre soin, de manière concertée, de notre maison commune et mettre en œuvre des mesures claires et efficaces pour lutter contre le changement climatique ; combattre le virus des inégalités et garantir l’alimentation ainsi qu’un travail décent pour tous, en soutenant ceux qui n’ont pas même un salaire minimum et se trouvent en grande difficulté. Le scandale des peuples affamés nous blesse. Nous devons développer, avec des politiques appropriées, l’accueil et l’intégration, en particulier des migrants et de ceux qui vivent comme des rejetés dans nos sociétés. Ce n’est qu’en nous dépensant dans ces situations, avec un désir altruiste inspiré par l’amour infini et miséricordieux de Dieu, que nous pourrons construire un monde nouveau et contribuer à édifier le Royaume de Dieu qui est un Royaume d’amour, de justice et de paix.

En partageant ces réflexions, je souhaite qu’au cours de la nouvelle année, nous puissions marcher ensemble en conservant précieusement ce que l’histoire peut nous apprendre. Je présente mes meilleurs vœux aux Chefs d’État et de Gouvernement, aux Responsables des Organisations internationales, aux Leaders des différentes religions. À tous les hommes et femmes de bonne volonté, je leur souhaite de construire, jour après jour en artisans de la paix, une bonne année ! Que Marie Immaculée, Mère de Jésus et Reine de la Paix, intercède pour nous et pour le monde entier.

 

                                                                                    Du Vatican, le 8 décembre 2022

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13 décembre 2022 2 13 /12 /décembre /2022 17:59

 

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10 décembre 2022 6 10 /12 /décembre /2022 16:07

 

Dimanche de Gaudete : « Soyez dans la joie. »

 

DIMANCHE 11 DÉCEMBRE : 3ème DIMANCHE DE CARÊME

Dans quels cas un prêtre porte-t-il une chasuble rose ?

 

     Chaque grande période de l’année liturgique est symbolisée par une couleur. Deux fois par an, les prêtres revêtent une étole et une chasuble roses, les diacres une étole rose.

 

Parmi les couleurs liturgiques des offices religieux, le rose est utilisé seulement deux dimanches au cours de l’année liturgique.

 

     Tout d’abord le troisième dimanche de l’Avent, appelé Gaudete, qui signifie en latin « Soyez dans la joie ». Il représente un temps d’arrêt pendant l’Avent, et une anticipation de la joie de Noël.

 

      De la même façon, le rose est utilisé le quatrième dimanche de carême, le dimanche de Laetare, qui signifie « Réjouissez-vous ». Au cœur de ce temps de pénitence, l’Église invite les fidèles à se réjouir parce que s’annonce la joie de la Résurrection.

 

     En ce 3ème dimanche de l'Avent de l'Année A, Isaïe, avec ses appels à la joie et sa vision ample du salut, donne le ton qui anticipe la joie prochaine de la naissance du Sauveur.

Le psaume aussi bien que l’évangile se réclament également du grand prophète pour décrire le salut qui pointe à l’horizon.

 

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9 décembre 2022 5 09 /12 /décembre /2022 20:16

les larmes du Pape pour l'Ukraine

 
        Ce jeudi 8 décembre, pour l'Immaculée Conception, le Saint-Père s'est rendu place d'Espagne pour rendre hommage à la Vierge Marie. Dans une prière lue avec émotion, le Souverain pontife a invoqué en particulier le don de la paix pour l'Ukraine, toujours déchirée par les combats.
 

       Contrairement aux deux années précédentes où, en raison de la pandémie il s'y était rendu pour une visite en toute discrétion, le Pape François a pu retrouver la foule de Rome ce jeudi après-midi 8 décembre, en cette Solennité de l'Immaculée Conception. Après avoir fait une halte dans la basilique Sainte-Marie Majeure pour vénérer l’icône de la Vierge Salus populi romani, le Pape s'est donc rendu place d'Espagne, dans le centre de Rome pour la traditionnelle prière aux pieds de la statue de la Vierge.

 

      Après avoir écouté les Litanies à la Vierge chantées par un chœur, l’évêque de Rome a prononcé une prière de remerciement et de supplication à celle dont la statue veille sur la ville éternelle, depuis une colonne. Une prière au cours de laquelle, le Saint-Père n'a pu retenir son émotion lorsqu'il a été question de demander la paix en Ukraine. 

 

Voici la transcription de cette prière à l'Immaculée:

 

Mère Immaculée,
aujourd'hui le peuple de Rome se rassemble autour de toi.
Les fleurs déposées à tes pieds
par tant de réalités urbaines
expriment leur amour et leur dévotion pour toi,
qui veille sur nous tous.



Et tu vois et accueilles aussi 
ces fleurs invisibles qui sont autant d'invocations, 
tant de supplications silencieuses, parfois étouffées,
caché mais pas pour toi, qui es Mère.



Après deux ans pendant lesquels je suis venu
pour te rendre hommage seul à l'aube,
aujourd'hui je reviens vers toi avec le peuple
les gens de cette Église, les gens et de cette ville.
Et je t'apporte les remerciements et les supplications
de tous tes enfants, proches ou lointains.



Toi, du Ciel où Dieu t'a a reçue,
vois les choses de la terre bien mieux que nous ;
mais comme Mère écoute nos invocations
pour les présenter à ton Fils 
à son Cœur plein de miséricorde.



 Je t'apporte avant tout l'amour filial
d'innombrables hommes et femmes, non seulement des chrétiens
qui nourrissent la plus grande gratitude pour toi
pour ta beauté toute de grâce et d'humilité :
car au milieu de tant de nuages sombres
tu es signe d'espérance, et signe de consolation.



Je t'apporte les sourires des enfants
qui apprennent ton nom avant ton image,
dans les bras de leurs mères et de leurs grands-mères,
et commencent à connaître qu'ils ont aussi une mère au ciel.
Et quand, dans la vie, il arrive que ces sourires 
laissent place aux larmes,
combien il est important de t'avoir connue,
d'avoir eu le cadeau de ta maternité ! 



Je t'apporte la gratitude des personnes âgées et des vieillards :
une gratitude qui ne fait qu'un avec leur vie,
tissée de souvenirs, de joies et de peines,
de réalisations qu'ils connaissent
qu'ils ont réalisé avec ton aide,
en tenant leur main dans la tienne.



Mère, je t' apporte les préoccupations des familles,
de pères et de mères qui luttent souvent
pour joindre les deux bouts à la maison 
et affrontent jour après jour
des petits et grands défis pour s'en sortir.



En particulier, je te confie les jeunes couples,
qui se tourne vers toi et vers St Joseph
ils affrontent la vie avec courage
en faisant confiance à la Providence de Dieu. 



Je t'apporte les rêves et les angoisses des jeunes,
ouverts sur l'avenir mais freinés par une culture
riche en choses et pauvre en valeurs,
saturée d'informations et déficiente en matière d'éducation,
persuasive pour tromper et impitoyable pour décevoir.



Je te recommande tout particulièrement les jeunes
qui ont été les plus touchés par la pandémie,
afin qu'ils puissent reprendre lentement
pour se secouer et déployer leurs ailes
et redécouvrent le goût de voler vers les hauteurs.



Vierge Immaculée, j'aurais voulu aujourd'hui
t'apporter les remerciements du peuple ukrainien,
pour la paix que nous demandons au Seigneur depuis si longtemps.
Au lieu de cela, je dois encore t'apporter la supplication
des enfants, des personnes âgées, 
des pères et des mères, des jeunes gens
de cette terre martyrisée, qui souffre tant.
Mais en réalité, nous savons tous
que tu es avec eux et avec tous ceux qui souffrent,
comme tu l'as été à côté de la croix de ton Fils.



Merci, notre Mère ! 
Je me tourne vers toi, qui es sans péché
puissions-nous continuer à croire et à espérer 
Que l'amour l'emporte sur la haine,
que la vérité prévale sur le mensonge
que sur l'offense gagne le pardon 
que la paix prévale sur la guerre. Ainsi soit-il !

 

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