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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 20:59

 

 

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 21:06

 

Du 1er septembre au 4 octobre 2021 : saison de la Création

Instituée par le Pape François en 2015, la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, devenue en 2019 la Saison de la Création du 1er septembre au 4 octobre, est célébrée dans le monde entier par les communautés chrétiennes.

« La Journée Mondiale annuelle de Prière pour la Sauvegarde de la Création offrira à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grâce à Dieu pour l’œuvre merveilleuse qu’Il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la création et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons », a écrit le Saint-Père.

Pourquoi un Temps de la Création ?

En 2015, le Pape François a retenu la date du 1er septembre pour instituer dans l’Église catholique, une « Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création ». L’initiative rejoignait celle des Églises orthodoxes qui à l’occasion du 3ème rassemblement œcuménique de Sibiu en Roumanie de 2007, ont proposé un « temps de la création », du 1er septembre au 4 octobre. En effet, le 1er septembre est le début de l’année liturgique pour les Églises orthodoxes, ce jour rappelle en particulier l’œuvre de Dieu dans la création du monde. Le 4 octobre est la fête de St François d’Assise.

 
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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 21:31

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 20:58

 

Mali : on est sans nouvelles du père Léon Dougnon
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Shutterstock I Claudiovidri Mopti, Mali.

Agnès Pinard Legry - Publié le 24/06/21

 

    Parmi les cinq chrétiens enlevés lundi 21 juin dans le centre du Mali, les quatre paroissiens ont été libérés mercredi. Confirmé par les autorités régionales ainsi que par l’Église, cet enlèvement n’a pas encore été revendiqué. On reste en revanche sans nouvelles du prêtre.

 

     L’annonce de la libération de quatre des cinq otages enlevés au Mali a apporté un grand soulagement. Enlevé lundi 21 juin avec leur curé, le père Léon Dougnon, le groupe se rendait alors aux funérailles de l’ancien curé de leur paroisse. Les autorités restent cependant sans nouvelles du curé de Ségué. L’enlèvement pourrait avoir été perpétré par des djihadistes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), très présents dans cette zone.

 
Crise sécuritaire depuis 2012

Le nord du Mali est le théâtre depuis 2012 d’une profonde crise sécuritaire. Plusieurs groupes terroristes se sont rassemblés cette année-là et avaient réussi à prendre le contrôle de plusieurs régions du nord et du centre du pays. En grande partie chassés grâce à l’opération Barkhane de l’armée française, ces groupes sont encore à l’origine d’attaques ciblées et d’enlèvements.

 

C’est aussi au Mali que la religieuse colombienne sœur Gloria Cecilia Narváez a été enlevée en février 2017. Missionnaire depuis plus de dix ans dans le pays, elle serait retenue en otage par des djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim).

 
Enlevés, portés disparus… on est sans nouvelle de ces missionnaires :
 
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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 12:05

 

L’amour familial: vocation et chemin de sainteté

Article Vatican News -22.04.2021

 

La prière officielle de la Rencontre Mondiale des Familles 22-26 juin 2022

 

      Le diocèse de Rome et le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie ont présenté ce jeudi la prière officielle de la 10e Rencontre Mondiale des Familles, qui se tiendra à Rome du 22 au 26 juin 2022. Cette prière accompagnera les familles «et les aidera à saisir le message de la rencontre», a commenté le cardinal Farrell, préfet du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie. Elle sera «au centre du chemin de préparation», et pourra être récitée «dans l'intimité de sa famille, avec la communauté paroissiale et diocésaine», a quant à lui indiqué le cardinal-vicaire de Rome, Angelo De Donatis. Voici le texte intégral de la prière:L’amour familial: vocation et chemin de sainteté

 

     «Père très Saint, nous venons devant Toi pour te louer et te remercier pour le grand don de la famille. Nous te prions pour les familles consacrées dans le sacrement du mariage, pour qu’elles redécouvrent chaque jour la grâce reçue et, comme de petites Églises domestiques elles sachent témoigner de Ta présence et l’amour avec lequel le Christ aime l’Église.Nous te prions pour les familles traversées par des difficultés et des souffrances, par la maladie, ou par des douleurs que Tu es seul à connaître: soutiens-les et sensibilise-les au chemin de sanctification auquel Tu les appelle, afin qu’elles puissent faire l’expérience de Ton infinie miséricorde et trouver de nouveaux chemins pour grandir en amour.Nous te prions pour les enfants et les jeunes afin qu’ils puissent Te rencontrer et répondre avec joie à la vocation que Tu as planifiée pour eux; pour les parents et les grands-parents, afin qu’ils soient conscients d’être un signe de la paternité et de la maternité de Dieu quand ils prennent soin des enfants que Tu leur confies dans la chair et dans l’esprit; et pour l’expérience de la fraternité que la famille peut donner au monde.Seigneur, fais en sorte que chaque famille puisse vivre sa propre vocation à la sainteté dans l’Église comme un appel à se faire protagoniste de l’évangélisation, au service de la vie et de la paix, en communion avec les prêtres et tous les autres états de vie.Bénis la Rencontre Mondiale des Familles.Amen.»

 

     Suivre l’exemple de couples saints.Cette prière s'inspire du thème choisi par le Pape François pour la rencontre: «L'amour familial: vocation et chemin de sainteté». «C'est de l'amour vécu en famille que naît la vocation de chaque enfant; c'est l'amour goûté entre les murs domestiques qui trace les premiers sentiers du chemin de la sainteté. L'expérience de la prière nous fait découvrir le sens profond et salvifique des relations dans la vie quotidienne», ajoute le cardinal Farrell dans un communiqué.«Les époux chrétiens, sur les traces des illustres saints et bienheureux et soutenus par leur intercession, sont invités à parcourir ensemble leur chemin de sainteté. À l'exemple des parents de Sainte Thérèse de Lisieux ou du couple Beltrame Quattrocchi, ils sont appelés à vivre avec confiance les épreuves douloureuses de la vie et à voir dans le tissu de leur amour la présence fidèle du Christ», complète le cardinal De Donatis.Le hashtag officiel de cette 10e Rencontre mondiale des familles est #WMOF2022.

 

     L’évènement conclura l’année “Famille Amoris laetitia” convoquée par le Saint-Père le 27 décembre dernier et inaugurée le 19 mars, lors de la solennité de Saint Joseph.

 

CLIQUEZ CI DESSOUS POUR LA PRIÈRE:

[pdf] PRIERE_OFFICIELLE_POUR_LA_10EME_RENCONTRE_MONDIALE_DES_FAMILLES_22

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 20:16

Article du News Vatican -14.06.2021

 

Lancement d’une Journée annuelle «de la paix pour l’Orient»

 

      Les fidèles sont invités à participer à cette initiative rendue publique par une lettre du patriarche latin de Jérusalem, Mgr Pierbattista Pizzaballa. Elle se tiendra le 27 juin prochain.A l’occasion du 130e anniversaire de l’encyclique Rerum Novarumdu Pape Léon XIII, la commission Justice et Paix du Conseil des patriarches catholiques du Moyen-Orient propose le lancement d’une "Journée de la paix pour l’Orient", fixée au 27 juin. Dorénavant, une messe sera donc célébrée tous les ans, dans chaque pays appartenant au Conseil susmentionné; tous les évêques et patriarches sont vivement invités à participer à cette «intense prière». En cette année dédiée à saint Joseph, le Moyen-Orient sera consacré à la Sainte Famille, lors d’une messe célébrée en la Basilique de l’Annonciation à Nazareth, le dimanche 27 juin, en présence de tous les Ordinaires de Terre Sainte. Une icône de Marie, Jésus et Joseph, spécialement peinte et incrustée de reliques provenant de la Basilique sera bénie, avant de partir en pèlerinage vers le Liban. Elle fera ensuite étape dans tous les pays d’Orient pour arriver enfin à Rome vers le 8 décembre 2021,pour la clôture de l’année consacrée par le Pape au père adoptif de Jésus. «À Rome également, le Saint-Père donnera sa bénédiction apostolique spéciale pour la "Journée de la paix pour l'Orient"», écrit Mgr Pizzaballa dans une lettre publiée ce lundi par le site du Patriarcat latin de Jérusalem.Les fidèles sont encouragés à participer à cette initiative spirituelle «pour implorer la Miséricorde de Dieu et Sa Paix sur ce bien-aimé Moyen-Orient, où la foi chrétienne est née et est toujours vivante, malgré les souffrances».

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 07:36

 

 

article publié par "Église Catholique en France"

 

      Conformément à la volonté du pape François, la mémoire de Marie Mère de l’Église est désormais obligatoire pour toute l’Église de rite romain, le lundi après la Pentecôte. La Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements publie a publié samedi 3 mars 2018 un décret signé le 11 février 2018, date du cent-soixantième anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes.

     Ce décret institue la mémoire obligatoire de Marie Mère de l’Église pour toute l’Église universelle. Depuis plusieurs années déjà, dans certains pays et certains Ordres et Communautés religieuses, on célébrait déjà, le lundi de Pentecôte, la mémoire de Marie Mère de l’Église. Une messe votive existe déjà à ce titre dans le Missel Romain. Le pape Jean-Paul II avait déjà permis d’invoquer Marie Mère de l’Église dans la litanie ! A partir de cette année, c’est donc toute l’Église Catholique qui célébrera la messe du lundi de Pentecôte en l’honneur de Marie, Mère de l’Église.

 

Pourquoi Marie est-elle Mère de l'Eglise ? (lire la suite de l'article)

 

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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 20:45
Audience générale du 19 mai 2021 © Vatican Media

Audience générale du 19 mai 2021 © Vatican Media

Catéchèse : « Ayez le courage de dire à Dieu : mais pourquoi… ? »

« Nos expressions les plus dures et les plus amères »

« Ayez le courage de dire à Dieu : mais pourquoi… ? » a encouragé le pape François à l’audience générale de ce mercredi matin, 19 mai 2021. Et même, a-t-il ajouté, « se mettre un peu en colère fait du bien », pour « attirer le cœur de notre Père vers notre misère, vers notre difficulté, vers notre vie ».

« Dieu nous répondra », a-t-il affirmé dans sa catéchèse depuis la Cour Saint-Damase du Vatican : « Il recueillera même nos expressions les plus dures et les plus amères, avec l’amour d’un père et les considérera comme un acte de foi, comme une prière. »

Méditant sur les difficultés de la prière, le pape a invité notamment à la « vigilance » : « Toutes les minutes de notre vie sont précieuses et ne doivent pas être perdues en distractions. »

« Quand l’imagination tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond… Il nous faut l’arrêter et la mettre en cage, avec attention », a-t-il aussi recommandé.

Au fil de sa méditation, le pape a aussi mis en garde contre la « sécheresse spirituelle avec un cœur gris » : « Le cœur doit être ouvert et lumineux, afin que la lumière du Seigneur y entre. Et si elle n’entre pas, il faut l’attendre avec espérance. »

Voici la traduction de sa catéchèse fournie par le Saint-Siège.

 

Catéchèse – 34. Distraction, aridité, acédie

 

Chers frères et sœurs, bonjour!

 

      En suivant le modèle du Catéchisme, au cours de cette catéchèse, nous nous référons à l’expérience vécue de la prière, en tentant d’en indiquer certaines difficultés, très communes, qui doivent être identifiées et surmontées. Prier n’est pas facile : il y a de nombreuses difficultés qui se présentent dans la prière. Il faut les connaître, les identifier et les surmonter.

     Le premier problème qui se présente à celui qui prie est la distraction (cf. CEC, n. 2729). Tu commences à prier, puis ton esprit erre, erre, dans le monde entier ; ton cœur est là, l’esprit est là… La distraction de la prière. La prière coexiste souvent avec la distraction. En effet, l’esprit humain a du mal à s’arrêter longtemps sur une seule pensée. Nous faisons tous l’expérience de ce tourbillon constant d’images et d’illusions en mouvement constant, qui nous accompagne même pendant notre sommeil. Et nous savons tous qu’il n’est pas bon de céder à ce penchant désordonné.

     Lutter pour gagner et maintenir la concentration ne concerne pas seulement la prière. Si l’on n’atteint pas un degré suffisant de concentration, on ne peut pas étudier avec profit ni même bien travailler. Les athlètes savent que les compétitions ne se remportent pas seulement avec l’entraînement physique, mais aussi avec la discipline mentale : surtout avec la capacité de rester concentrés et de maintenir vive l’attention.

 

     Les distractions ne sont pas coupables, mais elles doivent être combattues. Dans le patrimoine de notre foi, il existe une vertu qui est souvent oubliée, mais qui est très présente dans l’Evangile. Elle s’appelle « vigilance ». Et Jésus le dit tant : « Veillez. Priez ». Le Catéchisme la cite de façon explicite dans son instruction sur la prière (cf. n. 2730). Souvent, Jésus rappelle les disciples au devoir d’une vie sobre, guidée par la pensée que tôt ou tard, Il reviendra, comme un époux des noces ou un maître d’un voyage. Mais ne connaissant ni l’heure, ni le jour de son retour, toutes les minutes de notre vie sont précieuses et ne doivent pas être perdues en distractions. A un moment que nous ignorons, la voix de notre Seigneur retentira : ce jour-là, bienheureux ces serviteurs qu’Il trouvera occupés, encore concentrés sur ce qui compte véritablement. Ils ne se sont pas dispersés en courant après toutes les attractions qui leur venaient à l’esprit, mais ils ont cherché à marcher sur la juste voie, en faisant le bien et en faisant leur devoir. Voilà la distraction : quand l’imagination tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond… Sainte Thérèse appelait cette imagination qui erre, erre dans la prière, « la folle de la maison » : c’est comme une folle qui te fait tourner en rond, tourner en rond… Il nous faut l’arrêter et la mettre en cage, avec attention.

 

      Le temps de la sécheresse mérite un discours à part. Le Catéchisme le décrit en ces termes : « Le cœur est sevré, sans goût pour les pensées, souvenirs et sentiments, même spirituels. C’est le moment de la foi pure qui se tient fidèlement avec Jésus dans l’agonie et au tombeau » (n. 2731). La sécheresse nous fait penser au Vendredi Saint, à la nuit et au Samedi Saint, toute la journée : Jésus n’est pas là, il est dans la tombe ; Jésus est mort : nous sommes seuls. Et cela est la pensée-mère de la sécheresse. Souvent, nous ne savons pas quelles sont les causes de la sècheresse : cela peut dépendre de nous-mêmes, mais aussi de Dieu, qui permet certaines situations de la vie extérieure ou intérieure. Ou, parfois, ce peut être un mal à la tête ou un mal au foie qui t’empêche d’entrer dans la prière. Souvent, nous ne connaissons pas bien la raison. Les maîtres spirituels décrivent l’expérience de la foi comme une alternance constante de temps de consolation et de désolation ; des moments où tout est facile, tandis que d’autres sont marqués par une grande pesanteur. Souvent, quand nous rencontrons un ami, nous disons : « Comment vas-tu ? » – « Aujourd’hui je suis déprimé ». Souvent, nous sommes « déprimés », c’est-à-dire que nous n’éprouvons pas de sentiments, nous ne trouvons pas de consolations, nous n’y arrivons pas. Ce sont ces jours gris… Et il y en a beaucoup, dans la vie ! Mais le danger est d’avoir le cœur gris : quand cette « déprime » arrive au cœur et le rend malade… Il y a des gens qui vivent avec le cœur gris. C’est terrible : on ne peut pas prier, on ne peut pas sentir la consolation avec le cœur gris ! Et on ne peut toujours avoir une sécheresse spirituelle avec un cœur gris. Le cœur doit être ouvert et lumineux, afin que la lumière du Seigneur y entre. Et si elle n’entre pas, il faut l’attendre avec espérance. Mais ne pas l’enfermer dans le gris.

 

      Puis, une chose différente est l’acédie, un autre défaut, un autre vice, qui est une véritable tentation contre la prière et, plus généralement, contre la vie chrétienne. L’acédie est « une forme de dépression due au relâchement de l’ascèse, à la baisse de la vigilance, à la négligence du cœur » (CEC, n. 2733). C’est l’un des sept « péchés capitaux » parce que, alimenté par la présomption, il peut conduire à la mort de l’âme.

 

     Comment faire, donc, dans cette succession d’enthousiasmes et de découragements ? Il faut apprendre à marcher toujours. Le véritable progrès de la vie spirituelle ne consiste pas à multiplier les extases, mais à être capables de persévérer dans les moments difficiles :  marche, marche, marche… Et si tu es fatigué, arrête-toi un peu et recommence à marcher. Mais avec persévérance. Rappelons la parabole de saint François sur la joie parfaite : ce n’est pas dans les fortunes infinies qui pleuvent du Ciel que l’on mesure la capacité d’un frère, mais dans le fait de marcher avec constance, même lorsque l’on n’est pas reconnu, même lorsque l’on est maltraité, même lorsque tout a perdu le goût des débuts. Tous les saints sont passés par cette « vallée obscure », et ne nous scandalisons pas si, en lisant leur journal, nous écoutons le compte-rendu de soirées de prière sans entrain, vécue sans goût. Il faut apprendre à dire : « Même si Toi, mon Dieu, sembles faire de tout pour que je cesse de croire en Toi, moi au contraire je continue à te prier ». Les croyants n’éteignent jamais la prière ! Parfois, elle peut ressembler à celle de Job, qui n’accepte pas que Dieu le traite de façon injuste, proteste et le prend à parti. Mais souvent, même protester devant Dieu est une façon de prier ou, comme disait cette petite vieille, « se mettre en colère contre Dieu est aussi une façon de prier », parce que souvent, le fils se met en colère contre son père : c’est un mode de relation avec le père ; parce qu’il le reconnaît comme « père », il se met en colère…

 

       Et nous aussi, qui sommes beaucoup moins saints et patients que Job, nous savons qu’à la fin, au terme de ce temps de désolation, au cours duquel nous avons élevé au Ciel des cris muets et de nombreux « pourquoi ? », Dieu nous répondra. N’oubliez pas la prière du « pourquoi ? » : c’est la prière que font les enfants quand ils commencent à ne pas comprendre les choses et les psychologues l’appellent « l’âge des pourquoi », parce que l’enfant demande à son père : « Papa, pourquoi… ? Papa, pourquoi… ? Papa, pourquoi… ? Mais attention : l’enfant n’écoute pas la réponse du père. Le père commence à répondre et l’enfant arrive avec un autre pourquoi.  Il veut seulement attirer le regard de son père sur lui ; et quand nous nous mettons un peu en colère contre Dieu, et que nous commençons à demander des pourquoi, nous sommes en train d’attirer le cœur de notre Père vers notre misère, vers notre difficulté, vers notre vie. Mais oui, ayez le courage de dire à Dieu : « Mais pourquoi… ? ». Parce que parfois, se mettre un peu en colère fait du bien, parce que cela réveille ce rapport de fils à Père, de fille à Père, que nous devons avoir avec Dieu. Et Il recueillera même nos expressions les plus dures et les plus amères, avec l’amour d’un père et les considérera comme un acte de foi, comme une prière.

 

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 12:15

 

Située entre Pâques et la Pentecôte, c’est-à-dire entre la résurrection du Christ et la venue de l’Esprit Saint sur le groupe des apôtres, lAscension ne peut être comprise qu’en lien avec ces deux évènements. LAscension fait partie du déploiement inouï de Pâques : par sa mort et sa Résurrection, le Christ a sauvé l’homme qui, à sa suite, est désormais appelé à rejoindre Dieu pour vivre dans sa gloire.

 

 

Une Présence dans l’absence

Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s’est plusieurs fois montré aux disciples. LAscension marque la fin des apparitions du Ressuscité : Jésus “est monté au ciel”, c’est-à-dire que désormais, ses disciples devront faire le deuil d’un certain type de présence, d’une présence charnelle. Grâce à l’Esprit donné à la Pentecôte, ils vont expérimenter une nouvelle manière, pour Jésus ressuscité, de leur être présent. Désormais, les disciples devront “croire sans voir”, ou plutôt “croire parce qu’ils ont vu” (Jn 20, 30-31). C’est sur leur témoignage crédible que nous fondons notre foi.

La liberté des chrétiens passe par une prise de distance de la part du Christ. « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jean 16,7). Lui qui ne se laisse pas posséder ni étreindre ne s’impose pas davantage : il laisse ses disciples libres de croire, et donc d’aimer véritablement car librement.

Il fait de nous des témoins

Mais cette absence est en même temps forte d’une promesse et d’une invitation à la mission : « vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

Il ne s’agit pas de rester les yeux levés vers le ciel. LAscension est un appel à la responsabilité. C’est aux chrétiens désormais d’être témoins du Christ ! Le mystère de l’Ascension signifie que le temps des témoins commence, le temps de l’Église. Sans Ascension, pas d’Église. Jésus va rendre ses disciples et apôtres définitivement capables de porter témoignage. Désormais Pierre va parler et enseigner avec autorité comme Jésus, de même que Paul.

De la tristesse à la joie

L’Ascension n’est donc pas la célébration d’un départ triste. Les disciples étaient tristes avant, quand ils ne comprenaient pas le sens des événements de Jérusalem, quand ils ne comprenaient pas que le Messie devait souffrir pour entrer dans la gloire, surtout tant qu’ils n’avaient pas compris que Jésus devait monter vers le Père pour envoyer l’Esprit.

article publié par "Église Catholique en France".

 

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 06:43
 

L'Ascension du Christ, Giotto, Chapelle des Scrovegni, Padoue (Italie) © DR

L'Ascension du Christ, Giotto, Chapelle des Scrovegni, Padoue (Italie) © DR

 

« Le bon combat »,
tweet du pape pour l’Ascension

La mission que Dieu nous confie

 

« En même temps, ajoute le pape, elle nous rappelle la mission que le Seigneur nous a confiée ici sur terre. Que le Saint-Esprit nous guide dans le bon combat que nous devons mener. »

 

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