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4 septembre 2022 7 04 /09 /septembre /2022 13:51
Le cardinal Albino Luciani, futur Pape Jean-Paul 1er, alors Patriarche de Venise, saluant le Pape Paul VI dans les années 1970
Le cardinal Albino Luciani, futur Pape Jean-Paul 1er, alors Patriarche de Venise, saluant le Pape Paul VI dans les années 1970

Le cardinal Albino Luciani, futur Pape Jean-Paul 1er, alors Patriarche de Venise, saluant le Pape Paul VI dans les années 1970

Jean-Paul Ier, béatifié le 4 septembre 2022
Le Pape Jean-Paul Ier, béatifié

 

François a autorisé mercredi 13 octobre 2021 la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret sur la guérison miraculeuse attribuée à l'intercession de Jean-Paul Ier, ce qui ouvre la voie à sa béatification. Portrait de ce Pape au pontificat bref mais au sourire resté inscrit dans le cœur des fidèles.

 

La reconnaissance d’un miracle était nécessaire pour que cette étape soit franchie: c’est désormais chose faite. En recevant en audience ce mercredi matin le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, le Pape François a autorisé la promulgation d’un décret reconnaissant un miracle attribué à l'intercession de Jean-Paul Ier. Il s'agit de la guérison d'une fillette de onze ans à Buenos Aires le 23 juillet 2011, qui souffrait d'une «encéphalopathie inflammatoire aiguë sévère, d'une maladie épileptique réfractaire maligne, d'un choc septique» et qui était alors en fin de vie. Un tableau clinique très grave, avec également de nombreuses crises épileptiques quotidiennes et une bronchopneumonie. L'initiative d'invoquer le Pape Luciani avait été prise par un de ses fidèles dévots, le curé de la paroisse à laquelle appartenait l'hôpital.

 

«Tu seras du côté des pauvres…»

Né le 17 octobre 1912 à Forno di Canale (aujourd'hui Canale d'Agordo), dans la province de Belluno, en Vénétie, et mort le 28 septembre 1978 au Vatican, Albino Luciani a été Pape pendant seulement 33 jours, l'un des pontificats les plus courts de l'histoire. Il était le fils d'un ouvrier socialiste qui avait longtemps travaillé comme émigré en Suisse. Dans la note que son père lui a écrite pour lui donner l'autorisation d'entrer au séminaire, on peut lire: «J'espère que lorsque tu seras prêtre, tu seras du côté des pauvres, car le Christ était de leur côté». Des mots qu’Albino Luciano mettra en pratique tout au long de sa vie.

Canale d'Agordo, le village natal d'Albino Luciani

Canale d'Agordo, le village natal d'Albino Luciani

Ordonné prêtre en 1935, il est nommé évêque de Vittorio Veneto en 1958, immédiatement après l'élection de Jean XXIII qui l'avait connu comme patriarche de Venise. Originaire d'une terre pauvre caractérisée par l'émigration, mais aussi très vivante du point de vue social, et d'une Église caractérisée par des figures marquantes de prêtres, Luciani a participé à l’ensemble du Concile œcuménique Vatican II et appliqué ses directives avec enthousiasme.

 

Face aux défis sociaux-économiques de l’époque

Pasteur proche de son peuple, il passait beaucoup de temps au confessionnal. Pendant les années où la légalité de la pilule contraceptive était discutée, il s'est prononcé à plusieurs reprises en faveur de l'ouverture de l'Église sur son utilisation, après avoir écouté de nombreuses jeunes familles. Après la publication de l'encyclique Humanae Vitae, dans laquelle Paul VI déclare la pilule moralement illicite en 1968, l'évêque de Vittorio Veneto fait la promotion du document, adhérant au magistère du Souverain Pontife. Paul VI, qui le connaissait déjà, le nomme patriarche de Venise à la fin de 1969, avant de le créer cardinal en mars 1973.

 

Mgr Luciani, qui a choisi "humilitas" (humilité) comme devise épiscopale, vit sobrement, enraciné dans la foi, en se montrant ouvert du point de vue social, proche des pauvres et des travailleurs. Il fait preuve d’intransigeance lorsqu'il s'agit de dénoncer l'utilisation sans scrupules de l'argent au détriment du peuple, comme le montre sa fermeté lors d'un scandale économique à Vittorio Veneto impliquant l’un de ses prêtres. À Venise, en tant que patriarche, il eut beaucoup à souffrir des protestations qui suivirent les années post-Concile. Communicant discret mais talentueux, il écrit un livre à succès intitulé en français "Humblement vôtre" (Illustrissimi pour l’original italien), avec des lettres fictives écrites à des personnages historiques, sur des sujets d’actualité. Il attache une importance particulière à la catéchèse, avec la nécessité pour ceux qui transmettent le dépôt de la foi de se faire comprendre de tous.

Mgr Albino Luciani, alors Patriarche de Venise, accueille le Pape Paul VI en visite à Venise, le 16 septembre 1972

Mgr Albino Luciani, alors Patriarche de Venise, accueille le Pape Paul VI en visite à Venise, le 16 septembre 1972

Fidélité et nouveautés

Après la mort de Paul VI au début du mois, il est élu le 26 août 1978 lors d'un conclave qui dure une journée. Une certaine confusion règne sur la place Saint-Pierre avant l’annonce de son élection: la fumée qui s’échappe de la Chapelle Sixtine n’est ni tout à fait noire, ni complètement blanche, mais plutôt gris pâle. La foule et les journalistes s’interrogent, jusqu’à ce que soit enfin ouverte la fenêtre de la loggia centrale de la basilique saint-Pierre.

 

Le double nom choisi par le nouveau Successeur de Pierre est déjà tout un programme: en unissant Jean et Paul, il offre non seulement un hommage de gratitude aux Papes qui l'ont nommé évêque et cardinal, mais il marque aussi un chemin de continuité dans l'application du Concile, barrant la route aussi bien aux replis nostalgiques sur le passé qu'aux bonds en avant incontrôlés. Dès ses premières prises de parole, il abandonne l'usage du "nous", du pluriel maiestatis, et dans les premiers jours, il refuse l'usage de la chaise à porteurs. Il cède toutefois à la demande de ses collaborateurs lorsqu'il se rend compte qu’en allant à pied, les personnes qui ne sont pas dans les premiers rangs ont du mal à le voir. Les audiences du mercredi, durant son très court pontificat, sont de véritables catéchèses: le Pape Luciani parle sans texte écrit, cite des poèmes de mémoire, invite un garçon et un enfant de chœur à monter sur l’estrade et leur parle. Dans un discours improvisé, il se souvient d'avoir souffert de la faim dans son enfance et reprend les mots courageux de son prédécesseur sur les «peuples de la faim» qui défient les «peuples de l'opulence». Son magistère est également marqué par le thème de la miséricorde.

 

Jean-Paul Ier ne quitte le Vatican qu'une seule fois, au cours des semaines étouffantes de la fin de l'été 1978, pour prendre possession de sa cathédrale en tant qu’évêque de Rome, Saint Jean de Latran, et recevoir les hommages du maire de la capitale italienne, le communiste Giulio Carlo Argan. Devant celui-ci, le nouveau Pape cite le catéchisme de saint Pie X, rappelant que «parmi les péchés qui crient vengeance devant Dieu» figurent «l'oppression des pauvres» et «la spoliation des travailleurs de leur juste salaire».

 

Réputation de sainteté immédiate

Jean-Paul Ier meurt subitement dans la nuit du 28 septembre 1978. Il est retrouvé sans vie par la religieuse qui apportait du café dans sa chambre tous les matins. De nombreuses théories ont été échafaudées autour de sa mort soudaine et inattendue, ces prétendues conspirations étant utilisées pour vendre des livres et produire des films. Une recherche documentée sur sa mort, qui clôt définitivement le dossier, a toutefois été signée par la vice-postulatrice du procès de béatification, Stefania Falasca (Cronaca di una morte, Librairie éditrice vaticane).

 

En quelques semaines de pontificat, le Pape Luciani est entré dans le cœur de millions de personnes, pour sa simplicité, son humilité, ses paroles de défense des plus petits et pour son sourire évangélique, première  marque de la bonté de Dieu agissant en lui.

 

La réputation de sainteté de Jean-Paul Ier s'est répandue très rapidement. Beaucoup de fidèles l'ont prié et le prient encore, notamment en se rendant sur sa tombe, située dans la nécropole papale de la basilique saint-Pierre. De nombreuses personnes, et même tout un épiscopat -celui du Brésil-, ont demandé l'ouverture de son procès en béatification, qui arrive désormais à son terme.

27 août 1978, Jean-Paul Ier au balcon de la loggia centrale après une messe en la chapelle Sixtine

27 août 1978, Jean-Paul Ier au balcon de la loggia centrale après une messe en la chapelle Sixtine

Sources :

Jean-Paul Ier, béatifié le 4 septembre 2022

 

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3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 06:36

 

 

Chers frères et sœurs !

 

Forêt
 

“Écoutez la voix de la Création” est le thème et l’invitation du Temps de la Création de cette année. La période œcuménique commence le 1er septembre avec la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création et se termine le 4 octobre avec la fête de saint François. C’est un  moment privilégié pour tous les chrétiens, pour prier et prendre soin ensemble de notre maison commune. Inspirée à l’origine par le Patriarcat Œcuménique de Constantinople, ce temps est l’occasion de cultiver notre “conversion écologique”, une conversion encouragée par saint Jean Paul II en réponse à la “catastrophe écologique” annoncée d’avance par saint Paul VI déjà en 1970. [1]

 

Si nous apprenons à l’écouter, nous remarquons une sorte de dissonance dans la voix de la création. D’un côté, elle est un chant doux qui loue notre Créateur bien-aimé ; de l’autre, elle est un  cri amer qui déplore nos mauvais traitements humains.

 

Le doux chant de la création nous invite à pratiquer une « spiritualité écologique » (Lett. enc. Laudato si’, n. 216), attentive à la présence de Dieu dans le monde naturel. C’est une invitation à fonder notre spiritualité sur « la conscience amoureuse de ne pas être déconnecté des autres créatures, de former avec les autres êtres de l’univers une belle communion universelle » (ibid., n.220). Pour les disciples du Christ, en particulier, cette expérience lumineuse renforce la conscience  que « c’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui »  (Jn 1, 3). En ce Temps de la Création, reprenons la prière dans la grande cathédrale de la création, en profitant du « chœur cosmique grandiose » [2] des innombrables créatures qui chantent les louanges de Dieu. Joignons-nous à saint François d’Assise pour chanter : « Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures » (cf. Cantique de frère soleil). Joignons-nous au Psalmiste pour chanter : « Que tout être vivant chante louange au Seigneur ! » (Ps 150, 6).

 

Malheureusement, cette douce chanson est accompagnée d’un cri amer. Ou plutôt, par un  chœur de cris amers. D’abord, c’est la sœur mère terre qui crie. À la merci de nos excès de  consommation, elle gémit et nous supplie d’arrêter nos abus et sa destruction. Ensuite, ce sont les différentes créatures qui crient. À la merci d’un « anthropocentrisme despotique » (Laudato si, n.  68), aux antipodes de la centralité du Christ dans l’œuvre de la création, d’innombrables espèces sont en voie de disparition, cessant à jamais leurs hymnes de louange à Dieu. Mais ce sont aussi les plus pauvres d’entre nous qui crient. Exposés à la crise climatique, les pauvres subissent le plus  durement l’impact des sécheresses, des inondations, des ouragans et des vagues de chaleur qui continuent à devenir plus intenses et plus fréquents. Encore une fois, nos frères et sœurs des peuples  autochtones crient. En raison d’intérêts économiques prédateurs, leurs territoires ancestraux sont  envahis et dévastés de toutes parts, provoquant « une clameur vers le ciel » (Exhort. ap. postsyn.  Querida Amazonia, n. 9). Enfin, nos enfants crient. Menacés par un égoïsme à courte vue, les adolescents nous demandent avec anxiété, à nous adultes, de faire tout notre possible pour empêcher ou du moins limiter l’effondrement des écosystèmes de notre planète.

 

En entendant ces cris amers, nous devons nous repentir et changer les modes de vie et les systèmes nuisibles. Dès le début, l’appel évangélique « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche ! » (Mt 3, 2), qui invite à une nouvelle relation avec Dieu, implique aussi une  relation différente avec les autres et avec la création. L’état de dégradation de notre maison commune mérite la même attention que d’autres défis mondiaux tels que les graves crises sanitaires et les conflits armés. « Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans  l’expérience chrétienne » (Laudato si’, n. 217).

 

En tant que personnes de foi, nous nous sentons également responsables d’agir, dans nos comportements quotidiens, en accord avec cette demande de conversion. Mais elle n’est pas seulement individuelle : « La conversion écologique requise pour créer un dynamisme de  changement durable est aussi une conversion communautaire » (ibid., n. 219). Dans cette perspective, la communauté des nations est également appelée à s’engager, notamment dans les réunions des Nations Unies consacrées à la question environnementale, dans un esprit de  coopération maximale.

 

Le sommet COP27 sur le climat, qui se tiendra en Égypte en novembre 2022, représente la prochaine occasion de promouvoir ensemble une mise en œuvre efficace de l’Accord de Paris. C’est également pour cette raison que j’ai récemment demandé que le Saint-Siège, au nom et pour le compte de l’État de la Cité du Vatican, adhère à la Convention-Cadre de l’ONU sur les Changements Climatiques et à l’Accord de Paris, dans l’espoir que l’humanité du 21ème siècle « pourra rester dans les mémoires pour avoir assumé avec générosité ses graves responsabilités »  (ibid., n. 165). La réalisation de l’objectif de Paris, qui consiste à limiter l’augmentation de la température à 1,5°C, est un véritable défi et requiert la coopération responsable de toutes les nations  qui doivent soumettre des plans climatiques ou des contributions déterminées au niveau national, plus ambitieux, pour réduire le plus rapidement possible à zéro les émissions nettes de gaz à effet de  serre. Il s’agit de « convertir » les modèles de consommation et de production, ainsi que les modes  de vie, dans une direction plus respectueuse de la création et du développement humain intégral de  tous les peuples présents et futurs, un développement fondé sur la responsabilité, la prudence/précaution, la solidarité, l’attention aux pauvres et aux générations futures. À la base de  tout doit se trouver l’alliance entre l’être humain et l’environnement qui, pour nous croyants, est le miroir de « l’amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons ».[3] La transition opérée par cette conversion ne peut négliger les exigences de la justice, en particulier pour les travailleurs les plus touchés par l’impact du changement climatique.

 

À son tour, le sommet de la COP15 sur la biodiversité, qui se tiendra au Canada en décembre, offrira à la bonne volonté des gouvernements l’occasion importante d’adopter un nouvel  accord multilatéral pour arrêter la destruction des écosystèmes et l’extinction des espèces. Selon l’antique sagesse des Jubilés, nous avons besoin de « nous souvenir, revenir, nous reposer, réparer ».[4] Pour arrêter l’effondrement futur du “réseau de la vie” – la biodiversité – que Dieu nous a  donné, nous prions et invitons les nations à s’accorder sur quatre principes clés : 1. construire une  base éthique claire pour la transformation dont nous avons besoin pour sauver la biodiversité ; 2. lutter contre la perte de biodiversité, soutenir sa conservation et son rétablissement et répondre aux besoins des personnes de manière durable ; 3. promouvoir la solidarité mondiale, compte tenu du  fait que la biodiversité est un bien commun mondial qui nécessite un engagement partagé ; 4. mettre au centre des personnes en situation de vulnérabilité, y compris les plus touchées par la perte de  biodiversité ; comme les populations autochtones, les personnes âgées et les jeunes.

 

Je le répète : « Je veux demander, au nom de Dieu, aux grandes entreprises d’extraction –  minières, pétrolières – forestières, immobilières et agroalimentaires d’arrêter de détruire les forêts, les zones humides et les montagnes, d’arrêter de polluer les rivières et les mers, d’arrêter d’intoxiquer les gens et les aliments ».[5]

 

On ne peut pas ignorer l’existence d’une « dette écologique » (Laudato si’, n. 51) des  nations économiquement plus riches, qui ont le plus pollué au cours des deux derniers siècles ; il leur revient de faire des pas plus ambitieux tant à la COP27 qu’à la COP15. Cela implique, en plus  d’une action déterminée à l’intérieur de leurs frontières, de tenir leurs promesses de soutien financier et technique aux nations économiquement plus pauvres, qui subissent déjà le lourd fardeau de la crise climatique. En outre, il serait également opportun de réfléchir urgemment à un soutien financier supplémentaire pour la conservation de la biodiversité. Les pays économiquement moins riches ont aussi des responsabilités significatives mais « diversifiées » (cf. ibid., n. 52) ; les retards des autres ne peuvent jamais justifier leur inaction. Il faut agir, tous, avec détermination. Nous  parvenons à « un point de rupture » (cf. ibid., n. 61).

 

Au cours de ce Temps de la Création, prions pour que les sommets COP27 et COP15  puissent unir la famille humaine (cf. ibid., n. 13) afin d’affronter résolument la double crise du climat et de la diminution de la biodiversité. En rappelant l’exhortation de saint Paul à se réjouir  avec ceux qui se réjouissent et à pleurer avec ceux qui pleurent (cf. Rm 12, 15), pleurons avec le cri amer de la création, écoutons-la et répondons par nos actes, afin que nous et les générations futures, nous puissions encore nous réjouir au doux chant de vie et d’espérance des créatures.

 

Rome, Saint-Jean-de-Latran, le 16 juillet 2022, Mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel. 

FRANÇOIS

 

[1] Cf. Discours à la F.A.O., 16 novembre 1970.

[2] S. JEAN-PAUL II, Audience générale, 10 juillet 2002.

[3] Discours à la Rencontre “Foi et Science vers la COP 26”, 4 octobre 2021.

[4] Message pour la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, 1er septembre 2020.

[5] Message Vidéo aux Mouvements Populaires, 16 octobre 2021.

SOURCE :

Message de sa Sainteté pour la célébration de la Journée mondiale de prière pour la Sauvegarde de la Création
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25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 09:16
 
PRIÈRES POUR LES ENFANTS DE CHŒUR

Source : Aleteia - Mathilde de Robien, journaliste, chef de rubrique SPI Aleteia.fr-

Publié le 03/02/22

 

 

"Soyez toujours amis et apôtres de Jésus !", exhortait le Pape Benoit XVI aux servants d’autel en 2006. Une mission d’autant plus riche lorsqu’elle est vécue et confiée dans la prière."

 

 

       À l’instar de Jésus qui s’est fait lui-même serviteur, être servant d’autel, c’est se mettre au service. Au service du Seigneur, pour manifester sa gloire. Au service du prêtre, pour l’assister pendant la messe. Et au service de la communauté, pour favoriser un climat de prière et de recueillement. Une triple mission qui est un beau témoignage de foi. Le Pape Benoit XVI l’expliquait ainsi le 2 août 2006 : « Vous aussi, vous êtes déjà apôtres de Jésus ! Quand vous participez à la Liturgie en exerçant votre service de l’autel, vous offrez à tous un témoignage. Votre attitude de prière, qui vient du cœur et qui se manifeste par les gestes, par le chant, par votre participation, tout cela est déjà apostolat. Vous êtes très proches de Jésus Eucharistie, ce qui est le plus grand signe de son amitié pour vous. Laissez-vous toujours émerveiller par tant d’amour et de proximité ! Chers servants d’autel, soyez toujours amis et apôtres de Jésus ! » Voici cinq prières de la tradition pour exercer cet apostolat sous le regard de Dieu.

 

1 - « Fais de moi un loyal serviteur »

Seigneur,
apprends-moi à toujours mieux te rendre grâce
pour les merveilles que Tu as faites,
à Te découvrir dans Ta Parole,
à Te découvrir dans mes frères.

 

Fais de moi un loyal serviteur,
témoin de Ta présence,
proclamant Ta bonne nouvelle,
portant Ta lumière avec joie.

 

Donne-moi d’être sans cesse
disponible à mes frères,
semeur d’amour et de paix
à l’exemple de Marie,
mère de ton fils et notre Mère à tous.

 

Secours-moi dans les difficultés
Aide-moi à ne pas avoir peur pour m’engager
sur la terre, comme au ciel.

 

Amen.

 

2 - Aider les fidèles de ma communauté

Merci Seigneur de nous avoir aimés
jusqu’à te faire l’un de nous,
jusqu’à te livrer entièrement entre nos mains.

 

Merci de nous avoir choisi pour te servir à l’autel,
où le prêtre rend présents ton Corps et ton Sang
que tu nous offres à chaque Eucharistie.

 

Donne-moi d’écouter et de comprendre la Parole.
Accepte l’offrande que je fais de ma vie,
avec le pain et le vin.

 

Permets que par mon service et ma tenue,
ma prière et mon recueillement,
j’aide tous mes frères
à te rencontrer dans la prière.


Amen

 

3 - « Garde-moi des distractions »

Seigneur Jésus, merci pour la joie que tu me donnes de servir à l’autel.

 

Éveille mon cœur et mon esprit à ta présence, pour que mon attitude aide toute l’assemblée à mieux t’aimer et te prier.

 

Garde-moi des distractions, pardonne-moi mes imperfections, et fais que par toute ma vie, je cherche à vivre près de Toi dans la joie.

 

Bénis notre groupe des servants d’autel, bénis notre Évêque, nos prêtres, nos séminaristes et tous les jeunes qui se posent la question de la vocation.


Amen.

 

4 - Dans la fidélité et dans la joie

Seigneur Jésus,

nous avons quitté notre maison, nos activités, pour venir servir la messe.

 

Nous voudrions qu’elle soit belle pour toi et pour tous ceux qui participeront.

 

Tu as enseigné à tes disciples l’esprit de service : donne-nous de te servir aujourd’hui dans la fidélité et dans la joie.

 

Ouvre nos cœurs à ta parole, au mystère de ton Eucharistie.

 

Et toi, Marie, Mère de Jésus, sois avec nous et prie pour nous.

 

Amen.

 

5 - Prière à saint Tarcisius, patron des servants d’autel

Saint Tarcisius,
toi qui étais si fortement attaché à l’eucharistie,
que tu as donné ta vie pour elle,
donne-nous le courage
de témoigner du Christ devant nos amis
qui ne te connaissent pas.

 

Tu es le saint patron
des servants d’autel du monde entier,
protège notre foi et notre désir
de toujours servir le Seigneur.


Amen.

 

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 15:09
La Transfiguration, de Raphaël (Musée du Vatican)

La Transfiguration, de Raphaël (Musée du Vatican)

LA TRANSFIGURATION, TABLEAU DE RAPHAËL

     Actuellement conservé au musée du Vatican, « La Transfiguration » (405 X 278 cm) est le dernier tableau peint par Raphaël. Commencé en 1518, il sera achevé par l’un de ses disciples en 1520.

 

J’ai pensé à cette œuvre pour répondre à la question que beaucoup se posent : « Jésus est-il Dieu ? »

 

     Le tableau comporte deux parties distinctes, elles évoquent deux passages qui se suivent dans l’Évangile : En haut du tableau, la transfiguration (Matthieu 17,1-9) et en bas, la guérison de l’épileptique (Matthieu 17,14-21). Les quatre versets qui séparent ces deux épisodes correspondent à un échange entre Jésus et ses disciples à propos du retour d’Élie.

 

     Élie justement. L’artiste l’a peint en symétrie avec Moïse, l’autre grand prophète de l’Ancien Testament. Tous deux contemplent le personnage central : le Christ en gloire. Les trois personnages semblent voler. Leurs vêtements sont pris dans un tourbillon de vent. Seul le Christ a les bras tendus. Ses mains sont grand ouvertes. On dirait qu’il est déjà en croix, mais son corps n’en porte pas encore les stigmates. Son visage rayonne. Derrière lui, un halo d’une douce lumière : dans la nuit, le ciel se déchire. On perçoit donc l’annonce de la croix, mais aussi celle de la résurrection. « Crucifié pour nous sous ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel… » professe le Credo.

 

     Juste en dessous, trois apôtres, Pierre, Jacques et Jean, sont les témoins de cette scène. Ils sont éblouis. Ils se cachent les yeux tant la lumière est forte. Ils sont couchés. Pierre, dont les jambes sont dans le même mouvement ( celui de la marche) que celles des trois personnages célestes, semble être le plus dans la vérité de l’événement. Peut-être parce que six jours auparavant, à Césarée de Philippe, il avait proclamé à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Matthieu 16,16). Seuls trois doigts de sa main droite sont visibles, comme pour désigner les trois personnages qu’il voit. Mais ne serait-il pas déjà dans une vérité plus grande ? Les trois doigts levés ne désigneraient-ils pas les trois personnes de la Trinité ?

 

     Dans la partie inférieure du tableau, nous distinguons deux groupes de personnes. A gauche, celui des apôtres, ceux qui ne sont pas montés sur la montagne du Thabor. Face à eux (en symétrie, comme les deux prophètes dans le ciel), un groupe de personnes vient les implorer pour la guérison d’un enfant lunatique. Le jeune malade, soutenu par son père, crie et se débat. Ses yeux louchent. Les bras en croix, il semble agoniser. Au premier plan, de dos, une femme est agenouillée. Elle supplie les apôtres d’intervenir pour l’enfant. Serait-ce le sien ? Comme une mère, elle pointe son doigt sur le cœur du malade, et elle fixe l’apôtre qui répond en désignant Jésus. Avec un autre apôtre, qui, comme lui, pointe son doigt vers les hauteurs, il témoigne avec insistance que le Salut vient du Ciel. Plus précisément du Christ lui-même. Seul Jésus, le Fils de Dieu a le pouvoir de guérir l’enfant épileptique.

 

     En bas du tableau, à gauche, le grand livre de la Parole est ouvert. Un apôtre, Saint Matthieu, l’Évangéliste lui-même, relit et relie les deux événements. Seul le Fils de Dieu, le vainqueur des ténèbres, la Lumière Divine, peut donner la guérison et la vie.

 

     Le peintre Raphaël, en juxtaposant les deux scènes, montra son génie. Sans doute est-ce l’Esprit-Saint lui-même qui l’inspira. Comment pouvait-on mieux affirmer que Jésus est bien plus grand que Moïse et Élie ? Qu’Il est lui-même le Verbe, « la Lumière née de la Lumière », le Fils de Dieu qui relève et guérit. Qu’il est Dieu !

 

Père Xavier LEMBLÉ

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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 14:56

 

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23 juillet 2022 6 23 /07 /juillet /2022 20:23
PAPE FRANÇOIS : LA VRAIE RICHESSE DES PERSONNES AGÉES

Antoine Mekary | ALETEIA

« La vie de nos communautés doit savoir profiter des talents et des charismes de tant de personnes âgées, déjà retraitées, mais qui sont une richesse à valoriser », a déclaré le pape François lors de l’audience générale prononcée place Saint-Pierre le 11 mai 2022. Il a cité les missions dans lesquelles elles ont toutes leur place : « enseigner, conseiller, construire, soigner, écouter », ou encore venir en aide aux « plus démunis ».

 

Le pontife a poursuivi son enseignement ce mercredi sur les personnes âgées, s’arrêtant cette fois-ci sur la figure de Judith. De retour dans sa ville de Béthulie après avoir tué le chef de ses ennemis, la Bible raconte qu’elle aurait vécu « une belle vieillesse jusqu’à 105 ans ». Après avoir sauvé son peuple de l’envahisseur assyrien, elle vit le « temps de la retraite », explique le pontife, une période importante à notre époque où « la coexistence des générations s’allonge ».

 

« Judith n’est pas une retraitée qui vit son vide de façon mélancolique : c’est une femme âgée passionnée qui remplit de dons le temps que Dieu lui offre », a expliqué le chef de l’Église catholique. « Ainsi je voudrais que soient toutes nos grands-mères, toutes courageuses, sages. Qu’elles nous laissent non pas l’héritage de l’argent, mais celui de la sagesse, une sagesse ».

 

Le pape François a noté avec ironie qu’aujourd’hui, « les grands-parents sont devenus plus importants, parce qu’ils ont leur pension de retraite ». Cependant, il remarque qu’avec la baisse de la natalité et l’éloignement des parents – souvent en raison du travail ou des difficultés d’hébergement – on tend à donner une place moins importante aux grands-parents dans les sociétés actuelles.

 

D’autre part, la retraite est souvent une « source d’inquiétude », la retraite signifiant aussi la fin d’une période où on avait un « rôle, une considération méritée, un emploi à temps plein ». Et le pape de reconnaître qu’on peut se poser alors la question : « Que vais-je faire maintenant que ma vie va être vidée de tout ce qui l’a remplie pendant si longtemps ? »

 

Remodeler l’alliance entre les générations

Face à ces nouveaux défis, le pape François enjoint à « remodeler l’alliance traditionnelle entre les générations », fondant sa nouvelle alliance sur « la force de la tendresse et le respect de la fragilité » qui vient des petits-enfants mais aussi des grands-parents. Ces derniers, dans leurs échanges avec les plus jeunes – qui ne sont pas forcément leurs descendants – doivent avoir à cœur de transmettre « le bon héritage de la sagesse, de la tendresse », qui est « un héritage du bien et pas seulement de biens ». 

 

En vieillissant, la personne âgée « perd un peu la vue » mais son « regard intérieur devient plus pénétrant », a insisté le chef de l’Église catholique. Elle doit dès lors s’efforcer de ne pas vivre « son vide de façon mélancolique », mais offrir ses talents au service de la communauté.

 

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 08:23
Lettre apostolique Desiderio Desideravi du Saint-Père François

Source : Église catholique en France - Édité par la Conférence des Évêques de France

 

Lettre apostolique Desiderio Desideravi du Saint-Père François aux évêques, prêtres, diacres, aux personnes consacrées et aux personnes laïcs sur la formation liturgique du Peuple de Dieu (29 juin 2022).

 

      Le Pape François publie ce 29 juin «J’ai désiré d’un grand désir», une Lettre apostolique au peuple de Dieu offrant des pistes de réflexion sur la célébration de la liturgie.

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Publiée le jour de la solennité de saint Pierre et de saint Paul, la nouvelle Lettre apostolique «J’ai désiré d’un grand désir» (Desiderio Desideravi en latin), revient sur la signification profonde de la célébration eucharistique, telle qu’elle a émergé du Concile Vatican II. Elle invite tous les fidèles à retrouver un émerveillement de la liturgie, notamment à travers la formation.

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Le texte est divisé en 65 paragraphes.

 

       Cette Lettre apostolique, indique François, n’est pas une nouvelle instruction ou un directoire avec des normes spécifiques. Elle souhaite davantage apporter des pistes de réflexion pour comprendre la beauté de la célébration liturgique et son rôle dans l’évangélisation. Elle se conclut par un appel du Pape François: «Abandonnons nos polémiques pour écouter ensemble ce que l’Esprit dit à l’Église. Sauvegardons notre communion. Continuons à nous émerveiller de la beauté de la liturgie».

 

Redécouvrir la beauté de la liturgie

       La foi chrétienne, écrit François, est soit une rencontre avec Jésus vivant, soit n’est pas. La Liturgie nous garantit la possibilité d’une telle rencontre, indique-t-il: «Nous n’avons pas besoin d’un vague souvenir de la dernière Cène: nous avons besoin d’être présents à ce repas». Le Saint-Père rappelle ainsi l’importance de la constitution "Sacrosanctum Concilium" de Vatican II, qui a conduit à la redécouverte de la compréhension théologique de la liturgie. Il invite l’ensemble du peuple de Dieu à redécouvrir la beauté de la Liturgie.

 

“«Je voudrais que la beauté de la célébration chrétienne et ses conséquences nécessaires dans la vie de l’Église ne soient pas défigurées par une compréhension superficielle et réductrice de sa valeur ou, pire encore, par son instrumentalisation au service d’une vision idéologique, quelle qu’elle soit.» - Pape François”

 

Cette redécouverte de la beauté de la liturgie ne doit cependant pas nous pousser à la «recherche d’un esthétisme rituel qui se réjouit seulement dans le soin de la formalité extérieure», ni à confondre la «simplicité du rite» avec une «banalité bâclée» ou un «fonctionnalisme pratique exaspéré», note François.

 

S’émerveiller devant le mystère pascal: un élément essentiel de l’acte liturgique

      Comment vivre en plénitude l’action liturgique? Seconde piste de réflexion de cette Lettre apostolique, la nécessité pour les laïcs comme pour le clergé de s’émerveiller devant le mystère pascal. Pour ce faire, «chaque aspect de la célébration doit être soigné (…) et chaque rubrique doit être observée», demande le Souverain pontife. «Cette attention suffirait à éviter de voler à l’assemblée ce qui lui est dû, c’est-à-dire le mystère pascal célébré selon la modalité rituelle que l’Église établit».

Cet émerveillement pour le mystère pascal, présent dans le caractère concret des signes sacramentels, n’est pas une sorte de désarroi devant une réalité obscure ou un rite énigmatique, rappelle le Saint-Père. C’est «au contraire, l’émerveillement face au fait que le plan salvifique de Dieu nous a été révélé dans la Pâque de Jésus».

 

La nécessité d’une formation théologique sérieuse

      Face au défi de la post-modernité, à l’individualisme, au subjectivisme et encore au spiritualisme abstrait, l’Homme moderne a perdu sa capacité de s’engager dans l’action symbolique, constate François. C’est précisément à cette réalité du monde moderne que l’Église a voulu se confronter, lors du Concile Vatican II.

 

“«Ce n’est pas un hasard si cet immense effort de réflexion du Conseil œcuménique – qui est la plus haute expression de la synodalité dans l’Église et dont je suis appelé, avec vous tous, à être le gardien de la richesse – a commencé par une réflexion sur la Liturgie.» - Pape François”

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Au sujet de la formation liturgique, François en distingue deux aspects: la formation pour la liturgie et la formation par la liturgie. «La première est fonctionnelle par rapport à la seconde qui est essentielle», indique-t-il. Si beaucoup a déjà été fait concernant la formation à la liturgie, François demande de poursuivre les efforts pour diffuser cette connaissance au-delà du milieu universitaire, «de manière accessible, afin que chaque fidèle puisse grandir dans la connaissance du sens théologique de la Liturgie».

 

L’art de célébrer

      Il est notamment important, explique encore le Pape, d’éduquer à la compréhension des symboles, toujours plus difficile pour l’homme moderne. Une façon de le faire «est certainement de soigner l’art de célébrer». Ce dernier ne s’apprend pas en suivant un cours de communication publique ou persuasive, mais demande «un dévouement diligent à la célébration en laissant la célébration elle-même nous transmettre son art». Le Saint-Père mentionne au passage la place du silence dans la célébration, «d’une importance absolue», qui «pousse au repentir et au désir de conversion».

 

 

 

Lettre apostolique Desiderio Desideravi du Saint-Père François aux évêques, prêtres, diacres, aux personnes consacrées et aux personnes laïcs sur la formation liturgique du Peuple de Dieu (29 juin 2022), ci-dessous :

 

 

 

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9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 08:25
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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 06:31
 
LA PHASE NATIONALE DU SYNODE SUR LA SYNODALITÉ S'ACHÈVE EN FRANCE
La phase nationale du synode sur la synodalité s’achève en France
 

Assemblée plénière extraordinaire des évêques de France 

 

Paris, le 15 juin 2022

 

 

Mercredi 15 juin, les 100 évêques de France à l’écoute de leurs 100 invités, réunis depuis 2 jours en assemblée plénière extraordinaire à Lyon, ont voté un texte pour accompagner la collecte des synthèses synodales qui sera envoyée à Rome.

 

Le pape François a ouvert le Synode sur la synodalité en octobre 2021 afin de faire participer l’ensemble du peuple de Dieu à la vie et à la mission de l’Église. Chaque diocèse a ainsi rédigé une synthèse des échanges qui ont eu lieu dans chaque paroisse. La collecte de ces synthèses représente la contribution de près de 150.000 fidèles de toute la France. Elle sera adressée à Rome, accompagnée de ce texte voté par les évêques.

 

« Nous, les évêques de France, rendons grâce pour la joie et l’élan suscités par la phase diocésaine de l’itinéraire synodal voulu par le pape François. Nous remercions celles et ceux qui y ont participé. Avec l’aide des invités de nos diocèses, réunis à Lyon, nous accueillons avec gratitude la collecte nationale qui s’en fait l’écho et nous cherchons à discerner l’œuvre de l’Esprit Saint » indiquent les évêques dans le texte voté en clôture de cette assemblée plénière, par ailleurs mis en ligne sur le site internet de la CEF.

 

« Les désirs, les rêves, les regrets, les reproches que nous avons entendus sont nourris de la volonté d’être une Eglise plus fidèle à son Seigneur et servant mieux les femmes et les hommes auxquels elle est envoyée. Nous désirons poursuivre ce chemin de conversion communautaire et personnelle », poursuit le texte.

 

« Une telle expérience dissipe les peurs qui éloignent des autres et freinent le travail d’écoute et de prise en compte des paroles et des vies. Elle est source de joie : des chemins se sont ouverts en nos cœurs (cf. Ps 83, 6) ».

 

Pour rappel, après une première phase de recueil des contributions sur le terrain dans les diocèses partout dans le monde, le processus synodal se poursuivra par une phase continentale au cours de l’année prochaine, et se conclura au Vatican en octobre 2023 par l’Assemblée générale du Synode des évêques.

 

 

LA PHASE NATIONALE DU SYNODE SUR LA SYNODALITÉ S'ACHÈVE EN FRANCE

CLIQUER SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

 

 

 

 
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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 20:23
PAPE FRANÇOIS : ANGÉLUS, CÉLÉBRER LA SAINTE TRINITÉ EST UNE RÉVOLUTION
PAPE FRANÇOIS : ANGÉLUS, CÉLÉBRER LA SAINTE TRINITÉ EST UNE RÉVOLUTION
Xavier Sartre – Cité du Vatican
Angélus: célébrer la Sainte-Trinité est une révolution

     À l’occasion de la solennité de la Sainte-Trinité, le Pape François, lors de l’angélus place Saint-Pierre, a interrogé les fidèles pour savoir si leur vie reflétait le Dieu auquel ils croient. Les actes comptent bien plus que les paroles a affirmé le Saint-Père.

 

     Il y a d’abord une constatation que fait le Pape : «l’Esprit Saint parle, mais pas de lui-même», «le Père, qui possède tout (…) donne au Fils tout ce qu’il possède». Tout le contraire de nous, en somme : «lorsque nous parlons, nous voulons toujours que l’on dise du bien de nous, et souvent nous ne parlons que de nous-mêmes et de ce que nous faisons», remarque François. «Et, à propos de ce que nous possédons, combien nous en sommes jaloux et combien il nous est difficile de le partager avec les autres, même avec ceux qui manquent du nécessaire». «En paroles, c'est facile, mais en pratique, c'est très difficile» concède-t-il.

 

     C’est pourquoi, «célébrer la Sainte-Trinité n’est pas tant un exercice théologique qu’une révolution dans notre façon de vivre», s’exclame le Saint-Père. «Dieu, en qui chaque Personne vit pour l’autre et non pour elle-même, nous incite à vivre avec les autres et pour les autres», poursuit-il. D’où cette question : notre vie reflète-t-elle le Dieu auquel nous croyons ?

 

Notre vie reflète-t-elle nos paroles ?
 

     Le Dieu trinitaire et unique doit être montré «par des actes avant les mots» répond François. «Dieu, qui est l'auteur de la vie, se transmet moins par les livres et plus par le témoignage de vie», précise-t-il avant d’inviter à se rappeler des «personnes bonnes, généreuses, douces que nous avons rencontrées : en nous rappelant leur façon de penser et d'agir, nous pouvons avoir un petit reflet de Dieu-Amour». Et aimer, c’est avant tout «accueillir les autres, faire de la place aux autres, donner de l’espace aux autres», explique le Pape.

 

     Pour bien comprendre, il suffit de penser aux Personnes divines que nous prononçons lors du signe de la croix : «la Trinité nous enseigne que l’un ne peut jamais être sans l’autre. Nous ne sommes pas des îles, nous sommes dans le monde pour vivre à l’image de Dieu : ouverts, ayant besoin des autres et ayant besoin d’aider les autres», continue le Saint-Père. Avant de poser une dernière question : «suis-je aussi un reflet de la Trinité ? Le signe de croix que je fais chaque jour reste-t-il un geste pour lui-même, ou inspire-t-il ma façon de parler, de rencontrer, de répondre, de juger, de pardonner ?»

 

 

 
 
 
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